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vendredi 17 août 2012

"Be Free, Dre"

Je viens de découvrir The Audacity of despair, le blog de David Simon. Et du même coup, un billet annonçant la mort de DeAndre McCullough, l'un des principaux visages de The Corner : enquête sur un marché de la drogue à ciel ouvert que j'ai chroniqué ici-même l'année dernière.

Emotionnellement, ça s'appelle prendre les montagnes russes

Pas plus tard qu'hier, je disais à quelqu'un que parfois, vous trouvez pile la série qu'il vous faut. Dans le fond comme dans la forme, elle est celle qui vous convient vraiment. Et elle vous parle plus que d'autres, elle vous parle vraiment. Ca doit être une question de moment.

Ce soir, au moment d'écrire ces quelques lignes, je m'aperçois qu'il en va en fait ainsi pour toutes les histoires. Quelle que soit leur forme. Et je me rends compte que The Corner, au moment où j'ai quitté un job, un appartement, une ville et une vie pour m'installer dans la Grande Méchante Ville, c'était l'histoire que je recherchais. Sans le savoir.

Une vie avec la dope

J'ai déjà dit tout le bien, j'ai déjà décrit toute la puissance qui habite ce récit. Je n'ai pas grand-chose à rajouter à ce sujet. Mais je me rends compte que cette histoire, ses protagonistes m'habitent depuis de longs mois. Et l'annonce de la mort de DeAndre Mc Cullough me trouble de manière étonnante.

McCullough a eu une vie tumultueuse, même si son chemin et celui de David Simon et Ed Burns se sont plusieurs fois croisé. Il a notamment joué un rôle dans la saison 3 de The Wire : on le voit ci-dessous au côté de Brother Mouzone.


Ironie de l'histoire : j'ai vu ces épisodes il y a moins d'une semaine...

Etonnant gamin, malin et pas dénué de coeur, DeAndre Mc Cullough a toujours vécu avec la drogue. Dans les pages du livre, il incarne quelque chose de magnifique. Parfois indomptable, parfois très fragile.

Ex-dealer du Corner, il est tombé dans la dope et c'est ce qui a entraîné sa disparition. Dans son billet, Simon dit qu'il n'a jamais vu un type être aussi triste quand il était défoncé.

Dans mon esprit, DeAndre Mc Cullough avait la vingtaine. Il est en fait mort à 35 ans. Et je ne sais pas pourquoi, mais la nouvelle de sa disparition me tord le ventre. Complètement.

Bien à vous,
Benny

jeudi 16 août 2012

L'heure de rechausser les bottes de cowboy et le chapeau

Eh bien voilà. Après une bonne quinzaine de jours loin d'un ordi et à profiter du soleil de BennyCity, il fallait bien rentrer. En ligne de mire, une deuxième année dans la Grande Méchante Ville, de nouvelles aventures ouebesques et des projets à mener à bien, le plus loin possible.

La pause a fait du bien, et je vais pouvoir sévir à nouveau à cette adresse (avec la suite des chroniques estivales, des reviews en pagaille et toujours pas mal de musique). 2012/2013, me voilà.

Ca vaut bien un clip avec feu Gary Coleman et un ex monsieur Pamela Anderson pour annoncer la couleur, non ?



Rendez-vous dès demain pour la suite.
Bien à vous,
Benny

lundi 2 janvier 2012

Le club des cinq

Voilà que ça recommence. Nous revoici un 2 janvier et c'est l'heure de lancer une nouvelle saison pour ce blog. La cinquième, déjà. Je ne voudrais pas avoir l'air de celui qui radote, mais à chaque fois que cette date et cet événement reviennent, je suis toujours aussi agréablement surpris de poursuivre cette e-aventure...

Mais c'est pourtant bien le cas. Tout ça, juste après une saison 4 qui aura marqué un petit ralentissement d'activité, parce que ma vie a pas mal bougé lors des douze derniers mois. Et peut-être qu'en terme de mouvements et autres secousses, ce sera encore le cas pour 2012. Une année qui pourrait bien être The Big Bad Year, comme l'annonce la nouvelle balise Title au sommet de cette mise en page new look. L'objectif: Vivre à fond les six prochains mois dans la Grande Méchante Ville... pour qu'il y en ait d'autres derrière.

L'avenir dira si ce sera le cas ou non, mais 2011 m'a donné suffisamment d'armes morales pour aller au feu... autant les mettre à l'épreuve sans tarder. Plus prosaïquement, le BennyBlog gardera sa ligne éditoriale. A savoir parler séries (avec les gars et les filles de la bande de Happy Endings - qui sont six sur la photo *), ciné, musique et vie de trentenaire. En espérant enfin entrer dans un rythme de publication plus régulier (Vous savez, c'est comme l'album de la maturité pour les musiciens, toussa...)

Ils sont venus (ici), ils sont (donc) tous là...

En attendant, je ne peux que vous souhaiter une très belle année 2012, empreinte à la fois de sérénité et d'émotions en tout genre. Que vous soyez juste lecteurs de passage, commentateurs réguliers ou pas (R. LeFourbe, Stéph, Ray, Naine, Lois/Florence, Arthur, Sarah Tatouille et les Anonymes) ou blogueurs.

Et quand j'écris "blogueurs", je ne peux pas ne pas rendre hommage à l'inamovible Boys Club que je lis depuis maintenant plusieurs années, que ce soit Adam de Blabla Séries (que je devrais bientôt retrouver sur mon nouveau terrain de jeu) ou Dylanesque et l'incontournable et fidèle Arnaud J. Fleischman, qui est là depuis le début. Trois noms auxquels je dois ajouter ceux de Fil GB, ceux de toute la bande de pErDUSA et ceux de l'équipe du Village. Certains me lisent, je les lis tous et ce n'est pas près d'arrêter. Bonne année, les gens.

On terminera en saluant les filles ou ex-filles de la blogosphère (**), qui sont toujours (et plus que jamais) les bienvenues: AussieLilie, Feyrtys, Mademoiselle du Petitbois, Elixie, Caroline d'Into The Screen et Une Blonde dans la Ville. A très bientôt et plein de bonnes choses pour les mois à venir.

L'an dernier, j'avais conclu ce season premiere ainsi: "Gardez la pêche et agrippez-vous à vos rêves". Perso, c'est ce que j'ai fait et c'était chouette.
Je relance, pour une année.
Vous me suivez ?
Si oui, mettez-vous tout de suite le refrain de Steve Earle dans la tête...



Bonne année 2012.

Bien à vous (pour la 329e fois),
Benny

(*) : Ce qui fout en l'air la cohérence de mon rapport Titre/Photo. Damnation. 
(**) : Comprendre "Elles ne sévissent plus sur un blog", pas "Elles ont sauté le pas et changé de genre".

samedi 31 décembre 2011

Dernier coup avant minuit : To be Continued...

Cette fois, c'est la dernière. Pour 2011, s'entend. Mais on se retrouve très vite (le 2 janvier) pour une nouvelle saison où on devrait parler de la fin de The Shield, de Friday Night Lights, de 30 Rock (saison 3) ou encore de Sons of Anarchy.

Mais aussi, très sûrement, de la suite des aventures du lauréat du Benny d'Or 2011 (Justified), d'Awkward, de The Wire saison 3, du retour d'Aaron Sorkin sur HBO, de Breaking Bad et encore plein d'autres trucs. Coincés entre des chroniques CD, des confidences sur la Grande Méchante Ville et tout le reste.

En attendant, finissez bien l'année et prenez soin de vous. On se revoit en 2012, pour la saison 5.

Et surtout, surtout, comme on dit à BennyCity...



Bien à vous,
Benny

dimanche 25 décembre 2011

Le BennyBlog prépare sa seconde mue

Alors que certains essaient péniblement de digérer les repas de Noël, d'autres farfouillent dur sur leur ordinateur. A huit jours du lancement d'une nouvelle saison du Monde de Benny, je me triture les méninges pour vous proposer une nouvelle mise en forme qui soit esthétiquement agréable et offrant de nouvelles possibilités aux visiteurs.

Bon... à l'instant T, c'est pas encore ça.

Mais qu'à cela ne tienne, j'ai encore du temps et un certains nombre de choses à tester. Alors en attendant la suite, je ne peux que vous recommander de lire les billets à venir... avant de découvrir la nouvelle formule. Et comme en 2010, on verra ça... le 2 janvier.

Bien à vous,
Benny

samedi 24 décembre 2011

Douze coups avant minuit : en 2011, j'ai eu une double vie...

Non, on ne parlera pas de ma vie privée (parce que c'est... privé, d'abord). On parle de mes activités dans le petit monde du web où l'on parle séries. Presque quatre mois après mon départ en congés de la BennyCorp (déjà...), j'ai un peu tourné à droite et à gauche pour parler petite lucarne et fictions en divers endroits, faisant du même coup, quelques petites infidélités à ce blog.

Des infidélités... et pas tant que ça puisque, souvent, mes contributions viennent compléter ce qui est écrit ici (oui, l'homme volage je justifie toujours facilement). Ainsi, si vous ne l'avez pas encore fait (ou si vous l'ignoriez encore), sachez que vous pouvez lire quelques chroniques séries postées sur LePlus, site participatif du Nouvel Observateur. On parle là-bas de la rentrée US, de Prime Suspect, de Happy Endings ou encore de Boss (qui, pour le coup, est un véritable inédit dans les colonnes à lire ici).

Sinon, j'ai décidé de m'intéresser aussi aux séries françaises, en collaborant avec la sympathique et dynamique équipe du Village, site internet du réseau A Suivre.org, et là-bas, j'ai eu l'occasion de parler de Fais Pas Ci Fais Pas Ca et de Rani, tout en réalisant des entretiens avec le producteur Alain Clert et l'acteur Bruno Salomone. Si vous allez faire un tour là-bas, ne manquez pas cette occasion pour lire les autres articles des excellents Sullivan Le Postec, Emilie Flament et Dominique Montay.

Bien à vous,
Benny

Plein de billets sous le sapin

Non, ce n'est pas ce que je vous souhaite de trouver demain matin en vous levant en pyjama, tout excité à l'idée de deviner ce que le père Noël vous a apporté (quoique...), mais c'est ce que vous retrouverez dans les jours qui viennent de ce côté-ci de la Toile.

Clairement, la fin d'année a été plutôt plan-plan dans Le Monde de Benny. Pas trop le temps alors que je courrais aux quatre coins de la Grande Méchante Ville pour trouver mes marques. Plutôt envie de concentrer mes périodes de clavier sur mes projets perso et les collaborations ici et là. Et du coup, je suis un peu frustré de ne pas avoir écrit plus ici.

Ce n'est pas nouveau : je n'aime pas trop les périodes de plat bloguesque. Et ce n'est pas nouveau non plus, je vais à nouveau corriger le tir. Ca se passera donc dans les jours qui viennent jusqu'au 31 décembre: comme l'an dernier, vous pourrez donc retrouver ici la rubrique "12 coups avant minuit" avec des rétrospectives en pagaille.

Pour parler de ce que j'ai fait ces derniers mois et pour découvrir de nouvelles chroniques séries (enfin, surtout une : celle de l'ultime saison de Six Feet Under. Quelle claque). Pour revisiter l'année musicale et mon départ dans la Grande Méchante Ville aussi. Et pour marquer comme il faut la fin de la saison 4.

Bien à vous,
Benny

mercredi 8 juin 2011

To Jump Off the Cliff

La lettre est arrivée hier matin. Quinze jours après l'entretien. Je l'ai attendue un petit moment et je m'étais promis de ne rien écrire tant qu'elle ne serait pas arrivée.
Quand j'y pense, je ne peux m'empêcher d'avoir l'estomac qui tortille. Avec ce mélange d'excitation et de trouille vers lequel j'aurai tendu pendant de longues semaines, de longs mois. Presque neuf, pour tout dire.
Mais ça y est: la lettre est arrivée chez mes parents, on va pouvoir y aller.

Je quitte la BennyCorp. Je quitte BennyCity. Pour au moins un an.
A la rentrée (a priori mi-septembre), je vais m'installer dans la Grande Méchante Ville.
Je vais vivre à Paris.

C'est fou, en y repensant... ça fait presque six ans que ça me trottait dans la tête. Et l'idée ne m'a pas lâchée, jamais. Peut-être parce que j'avais vraiment envie de connaître ça. Peut-être aussi parce que je suis resté un gamin qui n'a jamais voulu laisser tomber ce après quoi il voulait courir (en même temps, c'est cohérent avec la façon dont, ici, tout a commencé). Sans doute aussi parce que des gens proches de moi depuis longtemps sont là-bas et que j'ai hâte de les retrouver sur place.

Il y a un peu de tout ça. Et puis, je ne sais pas pourquoi, mais ces derniers mois, j'ai souvent pensé à ce titre d'un épisode d'Urgences (Je regarde trop la télé ?). Un épisode de la saison six, et un titre en français : Le temps passe plus vite que nos rêves. C'est joliment formulé et quand on passe la trentaine, c'est une phrase qui prend un certain relief. Pas de quoi inquiéter mais au contraire donner envie de se bouger. Faire ce que l'on a vraiment envie de faire.

Dans mon cas, c'est se confronter à un vrai, gros phénomène urbain. Me consacrer à mes projets perso (parmi lesquels ce blog, pour lequel j'aurai sans doute de la matière à revendre: soyez-en sûrs) et bosser en free lance. Pour ça, j'ai économisé consciencieusement pendant 18 mois. Parce que je vais sans aucun doute en chier, sûrement même. Mais je suis prêt.

Au moment d'écrire ce billet, je n'arrête pas de penser à la saison 6 de The West Wing aussi (oui : je regarde beaucoup trop la télé, on est d'accord). Un épisode dans lequel Bartlet demande à CJ une faveur très particulière et qui va chambouler sa carrière.

"Qu'est-ce que je peux faire pour vous?
- Sauter d'une falaise"
En anglais, To Jump Off the Cliff.

Cette fois, c'est mon tour. J'ai déjà une piste pour un peu de taf, et tout porte à croire que je vais rejoindre une colocation à la rentrée avec une copine. Ce qui ne m'est encore jamais arrivé: il n'est jamais trop tard.
On va pouvoir y aller: après y avoir mûrement réfléchi et avec un appétit juste incroyable. Avec humilité mais une grosse, grosse envie de voir ce que ça va donner.

L'ironie de l'histoire aura voulu que j'ai l'accord oral de ma boîte une heure après avoir découvert dans ma boîte mail un message dans lequel son expéditrice mettait un terme à une histoire qui aura duré près de quatre mois.
La vie ne se passe jamais vraiment comme on l'imagine: pourtant, je l'ai attendu, imaginé ce moment...
Il paraît qu'il n'y a pas de hasard dans l'existence, que les choses surviennent comme elles doivent arriver. Je n'en sais rien, peut-être...

Mais je sais une chose: l'heure est venue.
To Jump off the Cliff.

Bien à vous,
Benny

dimanche 2 janvier 2011

Benny la joue Puissance 4 (et autres jeux de mots plus ou moins fameux)

Oyez, oyez : une nouvelle année vient de commencer. 2011 pour vaguement six milliards de Terriens, mais aussi la quatrième saison du Monde de Benny pour... nettement moins de personnes. La malédiction de la saison 3 ayant été vaincue, il est temps de parler du présent et du futur. Et tout ça, c'est un travail d'équipe, comme on dit dans les vestiaires de footeux. C'est surtout possible grâce à une bande de bloggeurs/posteurs/références/lecteurs qui font que l'e-aventure continue depuis 256 épisodes.
Le season premiere est donc une fois encore l'occasion de saluer, coup-de-chapeauter, tire-la-mancher celles et ceux qui passent par ici plus ou moins régulièrement et pour qui j'ai souvent une tendresse particulière.

Le terrible trio télé (mais pas que)
A commencer par Arnaud J. Fleischman, fidèle parmi les fidèles et lecteur actif de mes aventures bloggesques. Il ne lâche pas l'affaire, il n'hésite pas à donner son avis (faites comme lui !) et il a un chouette blog aussi. Une nouvelle formule vient tout juste de débarquer sur la Toile: ça s'appelle And now for something completely different et moi, j'en serai. Vous aussi?

Il est brillant, il est doué, il est prolifique (*), il est pointu dans l'actu (bientôt il la fera)... en fait, c'est un peu le Vinnie Chase des seriephiles : Adam de BlaBla Series est toujours de la partie lui aussi. Vaillemment. Bon, il commente moins par ici mais ça, c'est parce qu'il est overbooké (et que son Entourage doit l'occuper aussi) mais ça reste mon e-brother, donc n'hésitez pas à faire un tour chez lui. Avec un peu de chance, cette année, nos lignes éditoriales se rejoindront si je suis plus réactif sur les nouveautés.

Autre phénomène bloggesque : Dylanesque. L'homme qui poste plus vite que son ombre est devenu - à juste titre - incontournable pour suivre l'actu TV. Il s'est même lancé dans la production de fiction (ça se passe ici-même: comme je passe les fêtes là où l'ADSL veut dire "Ah désolé, ce sera singulièrement lent", j'ai pas pu regarder encore. My bad). Sinon, il a aussi un blog musical qui a rejoint les liens de ce site. C'est évident : ce garçon, qui fait trop de chouettes trucs, a été clôné. Suivez-le !

"J'aime les filles (de la Toile)..."
Mais le BennyBlog, ce n'est pas que la petite lucarne. C'est aussi de la musique et du ciné, comme le blog de Louis Elegy. C'est aussi un peu de bazar de trentenaire aussi. Ce n'est pas aussi brillant que le blog d'Elixie (sur lequel l'Unesco va bientôt se pencher, c'est évident : c'est carrément un pan de la culture des thirtysomething, madame), mais ça s'en nourrit. Si vous n'avez encore pas fait un tour là-bas, c'est le truc à faire en 2011. Parce que c'est souvent léger et vachement bien écrit. Et que c'est court en plus. Comme il ne faut jamais oublier de suivre les aventures d'Une Blonde dans la Ville, autre bloggeuse qui compte.

Certains ne sont plus trop actifs en ce moment, comme AussieLilie de My Little e-Corkboard et surtout Feyrtys (que l'on retrouve parfois sur pErDUSA). Être bloggeur, c'est aussi avoir ses habitudes de posteur et de lecteur. J'avais celle de les lire et... oui, ça me manque. Peut-être les retrouverons-nous bientôt (**), comme Cafeinette qui a repris du service. Tous mes voeux vous accompagnent en tout cas pour 2010, les filles. A bientôt donc.

Comment dire (commentaires
et pas comment taire)

Et puis il y a tous les Autres. Vachement plus sympa que ceux de Lost, ces Autres. Tous ceux qui m'ont fait le plaisir de commenter l'an passé ou avant. Tous mes voeux donc à Ray, Baba, Sidonie (via le profil Facebook), Jess, R LeFourbe (qui a laissé sa prose ici : ça, c'est la classe quand même), Miam, Yo, Anonyme (et toute sa famille), Florence/Lois (Mon Dieu : maintenant que j'en ai fini avec The West Wing, quelle série dois-je chroniquer pour te relire ? Dis-le, dis-le, dis-le... :p ). Vos commentaires, c'est mon carburant pour que ce blog continue à rouler. Merci et à très vite.

A part ça, plus prosaïquement, cette saison va rester branchée culture, peut-être en anglant davantage les choses. Peut-être en tentant de nouvelles choses aussi. Dès la semaine prochaine, une nouvelle rubrique fera son apparition. Je reste aussi ouvert aux suggestions : je sais être à l'écoute et même relever des défis.
Le numéro de la saison a changé, pas la philosophie. Ici, on va continuer de parler culture et trucs de trentenaire, avec sincérité et simplicité.
A tous, une très bonne année 2011 : gardez la pêche et agrippez-vous à vos rêves.

Bien à vous,
Benny

(*) : Dans ses textes je veux dire. Le reste, je veux pas savoir même si je sais qu'il adore Big Love. Respect de la vie de chacun, tout ça...
(**) : Depuis, AussieLilie a de nouveau frappé. C'est beau le Nouvel an.

mercredi 3 novembre 2010

"Retrouvailles"

J'ai décidé de poster plus. Mais je suis à la bourre ce soir. Du coup, je me sers du prétexte de la vraie fausse urgence pour poster une nouvelle que j'ai écrite. Soyez pas trop cruels s'il vous vient à l'idée de commenter. Mais soyez honnêtes. D'avance merci.


J'arrive devant la porte de l'appartement et j'ai le coeur qui cogne contre ma poitrine. Ma bouche est sèche et les muscles de mes jambes sont tendus comme si je n'avais pas bougé depuis des années. Un peu comme si j'avais deux piquets en bois qui partent du haut de mes cuisses pour s'enfoncer dans le sol.
C'est comme la première fois. Tout recommence.
Je m'apprête à sonner à la porte et puis non. Je ne peux pas, c'est trop tôt. Je fais demi-tour, direction le couloir. Et puis, au moment de passer devant la glace à côté de l'ascenseur je m'arrête. Le col de mon gilet est à l'envers. Cela doit faire deux heures que c'est comme ça et je ne m'en aperçois que maintenant. Je le rajuste, avant de fermer ses boutons sur ma robe.
Je prends une profonde respiration et je fouille dans mon sac. Mon portable : un nouveau message. Encore un. Je referme le clapet avant de le remettre là où il était.
Non, je ne peux pas repartir. Plus maintenant. Pourtant, c'est évident, je ne suis pas prête. C'est sûr, c'est trop tôt. Je lève les yeux au ciel : les moulures du plafond ont été refaites et je ne sais pas pourquoi, ça me refait penser à cette famille chez qui j'étais il y a deux ans pendant l'été. Le père était platrier et c'était une de ses spécialités, les moulures. Je me demande s'ils vont bien, tous...
Entre la porte et moi, il y a une petite chaise. Je décide de m'asseoir. Après tout, rien ne presse.
La sonnerie de l'ascenseur retentit. Je sursaute sur la chaise. Un homme, une femme et une petite fille sortent de la cage et passent devant moi. La mère m'adresse un sourire poli (que je lui rends) tandis que le père fait comme si je n'existais pas et sa fille me regarde comme une bête curieuse.
Ca devrait pourtant être plus facile, cette fois. Je ne devrais pas être si nerveuse. Mais c'est le cas. C'est peut-être même pire. Et ça me rend folle. C'est comme si j'étais irrésistiblement attirée.
Je sens les larmes qui montent...
Me calmer, respirer. Faire le vide. Fermer les yeux.



Je me souviens, la première fois. Quand elle a ouvert la porte, elle portait un chemisier marron et un tablier de cuisine. Ce qui m'a frappé, ce n'est pas la blondeur de ses cheveux, ce sont ses yeux : il y a toujours une lueur triste dans son regard bleu. Même quand elle vous sourit pour dire bonjour.
J'étais nerveuse, comme aujourd'hui. J'ai eu du mal à parler. Je lui ai demandé si elle était bien celle que je venais voir, si elle était bien née en 1956 à Oran en Algérie, si elle a fait ses études à Biarritz. Son sourire a disparu, laissant place à la méfiance. Je lui ai dit comment je m'appelais, quel âge j'avais, d'où je venais... et là aussi, j'ai senti les larmes monter.
Elle m'a très vite demandé ce que je voulais, qui j'étais et encore une fois ce que je voulais. Dans ma tête, les idées se sont bousculées : j'aurais pu lui parler de la tache de naissance sur ma cuisse gauche, de cet été-là à la plage où on était tous ensemble à manger des fruits de mer, des comptines récitées avant d'aller à l'école...
Tout c'est que j'ai pu dire, juste avant de fondre en larmes, c'est que je me souvenais des chaussures bleues. Celles de la rentrée en CP. Sur mon visage, cela devait se voir que je m'en voulais. Evoquer un truc aussi anodin, insignifiant comme ça... Pourtant, dans ses yeux, j'ai vu qu'elle avait compris.
On imagine mal ce que c'est de retrouver la personne qui compte le plus au monde dans votre vie.
Elle, est restée là, prostrée. On s'est regardé, on a pleuré, avant qu'elle ne me dise d'entrer.
On a longtemps parlé, très longtemps. Il y avait chez elle un besoin d'y croire et, en même temps, une retenue naturelle. "Ne m'en veux pas je t'en prie, mais j'ai tellement attendu cet instant, je veux être sûre...".
 

Je lui ai raconté mon enfance, le moment où celle que je prenais pour ma mère m'a annoncé sur son lit de mort qu'elle m'avait prise sur le parking à côté du camping alors que je n'avais que six ans. Je lui ai expliqué mes recherches, pour les retrouver elle et papa. Mes déceptions, mes échecs. Et comment je les ai finalement retrouvés. Mon Dieu, ce que l'on a pu pleurer...

Je rouvre les yeux. Je suis plus calme. Dans mon sac, il y a un exemplaire de journal plié en quatre. Je le sors et lis l'article qui occupe un quart de page. Je l'ai déjà lu au moins douze fois. Je le parcours plus qu'autre chose : mon esprit est ailleurs.
Je me souviens des journées, des soirées qui ont suivi ce premier jour. Des repas avec les oncles, les cousins. Des photos qu'on a regardés tous ensemble jusqu'à en avoir mal aux yeux. Du bonheur que c'était d'être à nouveau tous les trois. Je n'avais alors qu'une envie : aller de l'avant, oublier le passé.
Mais le temps qui passait n'a rien voulu savoir. Le temps et une autre personne.
Si elle et moi, on voulait toutes les deux que ce soit vrai, si nous étions prêtes à y croire à tout prix, ce n'était pas son cas à lui.
Celui qui partageait sa vie.
Il voulait comprendre ce qui était arrivé, ça l'obsédait. Il me posait question sur question. Je le vivais mal : à cause de ça, elle et lui se disputaient souvent... Mais il avait raison. Les détails sont devenus de plus en plus nombreux. Le doute n'a cessé de grandir entre nous. Jusqu'à ce que l'on soit sûr : ils n'étaient pas mes parents. Je ne serai pas leur fille.
Elle l'a haï pour ça, je le sais : elle me l'a dit. Elle a beaucoup pleuré et moi aussi.
Finalement, une dernière fois, on s'est réuni tous les trois. Il m'a dit qu'il était désolé. Il était sincère, je crois. On était ensemble mais on était seuls. A nouveau.
Et c'est un sentiment insupportable.
Quand on s'est quittés, elle a voulu me donner un peu d'argent. J'ai refusé, ce n'est pas ce que je cherche. Elle m'a aussi dit qu'elle voulait qu'on garde contact, qu'on se rappelle dans un mois ou deux.
"J'avais presque retrouvé ma fille, j'y étais presque...", a-t-elle longtemps répété.
Je lui ai répondu que je le voulais aussi. Mais je n'y croyais pas.
Jusqu'à ce message ce matin. Quinze jours après. Et celui-ci, cet après-midi.




Je range le journal et sors à nouveau mon portable. Je me lève et, tout en composant le numéro de messagerie, je me dirige vers la porte de l'appartement.
Au bout du fil, c'est elle : "Il faut que je te voie, Lilie... Aujourd'hui. C'est urgent. S'il... s'il te plaît, viens".
J'étais calme mais sa voix, inquiète, dans laquelle on devine des sanglots, me fait perdre tout le bénéfice de mes exercices de respiration. Ca et surtout le fait que je sois maintenant devant la porte.
C'est trop tôt... mais je me sens comme aspirée.
Mes doigts se posent sur la sonnette d'entrée, j'appuie sur le bouton.
Tout recommence.
J'entends des pas derrière la porte. Je ferme le clapet de mon portable et le garde à la main.
Mon coeur bat à tout rompre.
La porte s'ouvre, lentement.
C'est une grande femme brune, très maigre avec des yeux noirs.
- Oui ?
- Bonjour, madame... Vous êtes Solange Mercier ?
- Oui, c'est à quel sujet ?
- ... Solange Mercier... et vous êtes née le 3 avril 1963 à Maubeuge ?
- C'est pour quoi ?...
Le regard triste. La méfiance. La peur. Et autre chose aussi.
- Je... je suis...
Je sens les larmes qui commencent à monter. Comme toujours.
- Je m'appelle Aurélie Gilard. Je suis née le 8 septembre 1982 à Senlis et j'ai été adoptée le 4 novembre 1987. Je crois que... je...
Mon portable m'échappe. Je me baisse pour le ramasser. Elle s'accroupit elle aussi.
Je glisse le téléphone dans mon sac, sur l'article de journal. Sur le papier, on voit sa photo avec une petite fille.
Elle me regarde, presque paniquée.
Je peux commencer à pleurer.


Bien à vous,
Benny

dimanche 1 août 2010

Revenir, partir

Bonjour les gens,

Me revoici à nouveau derrière mon clavier pour blogger. J'avais bon espoir de tenir un rythme de publications régulier et cette année encore, le mois de juillet a eu raison de mes résolutions. Il faut dire qu'une longue partie du mois, je travaillais de nuit. Du coup, je n'avais ni trop le temps ni trop l'envie de composer par ici.
Alors ? Alors, il va falloir revenir aux bonnes vieilles habitudes... et rattraper le retard dans les chroniques de ce site. Cela devrait être d'autant plus facile que dans exactement une semaine tout pile, je terminerai mon dernier jour de boulot avant les vacances d'été. Et autant dire que j'ai très, très hâte. A un point tel que je crois que je n'ai jamais autant attendu ces vacances d'été.
Tout ça pour dire que, dès la semaine prochaine, je devrais avoir plus de temps pour m'activer par ici. Enfin, je dis ça... j'ai jamais eu autant de projets pour des vacances :

- Me lancer dans l'écriture d'un de mes projets perso (ça suffit : maintenant on y va. Je me conditionne déjà, collecte les idées, me plonge dans les grands axes et les persos)
- Partir en road trip avec mon pote Ray, pour rouler, rouler, rouler, oublier le boulot et claquer mes chèques vacances
- Partir en vadrouille à Paris, voir mes potes et... jouer les VRP
- Faire du sport (c'est l'été bordel, c'est la saison !)
- Me mater une tonne de DVD
- Aller à un mariage. Et a fortiori trouver quelqu'un pour venir avec moi (j'y travaille : si, si)
- Recharger les batteries (si, si : c'est possible. Chez mes parents même)

Autant dire que si j'arrive à tout faire, je change de nom et me fais appeler Abdoul le roi du kebab. Mais vous avez quoi ? Je vais quand même essayer. Et si jamais, finalement, je ne bloggue pas autant que prévu, c'est parce que le reste avancera. Et ça, ce serait cool, non ?

Bon, on se tient au courant, hein ?
Bien à vous,
Benny

lundi 24 mai 2010

Tout ce que vous n'avez jamais lu chez Benny

Question : Combien font 82 plus 74 ajoutés à 44 ? Ne vous provoquez pas d'hemorragie méningée, je vais vous le dire : ça fait 200. Aujourd'hui, le Monde de Benny fête son 200e post.
Pour marquer le coup, j'aurais pu organiser un grand concours avec plein de lots à gagner, des lots qui font rêver mais bon :

1/J'ai pas de généreux donateurs de cadeaux (A moins que récupérer le demi-coffret de la saison 3 de The West Wing - épisodes 1 à 11- vous fasse rêver. Vous trouvez ça idiot, une moitié de saison ? Ben vous comprenez mon désarroi à voir la boite prendre la poussière...)

2/J'ai pas trop d'idée de concours trop-la-classe-comme-Jimmy-Paige à vous proposer

3/Faut se rendre à l'évidence, ce blog est aussi fréquenté qu'une salle Art & Essai dans la Creuse (Mais c'est comme ça : ici, on travaille la qualité du lecteur, madame. c'est lui le roi)

Alors on va faire autre chose. On va sortir les bonus. Le chutier. Les anecdotes et secrets plus ou moins honteux. Tout ça avec une photo de mon principal outil de création (non, l'outil en question, c'est pas mon caleçon: ça, c'est pour tenir une promesse pour appâter le chaland. Mais oui, il est propre).

Les posts que vous n'avez jamais lus :
Un texte qui s'appelait "Thirtysomething else", en hommage à une série des années 90, Thirtysomething, laquelle évoquait la vie de trentrenaires qui bavassait beaucoup. Ca racontait comment moi et mes potes on est passé des soirées bières/films/Discussions sur le sexe opposé à soirées vin/films/échange de recettes de cuisine/temps qui passe. Mais c'était beaucoup trop décousu.

Un autre sur le jour où j'ai rencontré Adam de Blabla Series dans The real life. C'était super cool même si je l'ai trouvé vachement grand quand je l'ai rencontré (c'est ça ou j'ai les genoux bien trop près du sol. Ce qui est tout à fait possible). On est surtout aller boire un coup en ville dans un improbable bouiboui. "Chez Poppy", ça s'appelait je crois. C'était très typique : la patronne avait des dents comme les pavés des vieux rues de AdamCity. Sinon, on a parlé séries et plein de trucs c'était cool.

Un autre encore sur ce périple pseudo-romantico-concon où je me suis mis dans la tête de faire une surprise à une fille que je voyais sporadiquement. Je suis parti à 19h et je devais arriver chez elle à 20H30. Enfin ça, c'était le plan : je me suis perdu et j'ai absolument tenu à ne pas l'appeler (oui, j'aime crier "surprise" avec un bouquet de fleurs, quand j'achète un bouquet de fleurs pour faire une surprise). Résultat : je suis arrivé à 23H, avec un bouquet tout flappy devant une fille qui portait un pyjama en pilou, sous somnifères parce qu'elle avait subi une opération la semaine avant. Elle avait rendez-vous le lendemain tôt avec son médecin et... sa mère était là. Une très gentille dame.

Un autre sur ma rencontre avec Une Blonde dans la ville. Ben, les enfants, elle est encore plus chouette, intéressante et drôle en vrai. Un très très chouette moment. Enfin tout ça, c'était avant de lire sa recette personnalisée du cake qui fait que je ne regarde plus du tout une feuille de papier sulfurisé de la même façon...

Un autre où j'aurais dit tout le mal que je pensais de Grey's Anatomy. Mais à tout prendre, je préfère parler de trucs que j'aime plutôt que de perdre mon temps avec ce soap histerico-bancal Comme une critique du film "Collateral" de Michael Mann qui est un pur film et que j'aimerai bien analyser un jour.

Sinon, il y a le très, très fameux reportage (ou plutôt tentative de reportage) que j'ai essayé de faire pour la BennyCorp en pleine polémique sur l'interdiction de la fessée... en demandant leur avis aux membres du milieu SM de BennyCity. Je me suis retrouvé coincé à 9h du mat dans un sauna libertin vendredi, à attendre le patron. Avant de me rendre compte que j'étais coincé à l'intérieur avec deux plombiers. Je sais : ça ressemble à un pitch de film où les gens passent leur temps à se faire la sexualité mais l'histoire s'arrête là. Et le patron de l'établissement, arrivé une heure plus tard, n'avait rien à dire sur le sujet qui m'amenait. Chou blanc.

On peut aussi parler de la fois où, toujours pour la BennyCorp, j'ai fait le portrait d'un drôle de gars sorti de taule. Un peu timide, en tout cas peu bavard. On avait rendez-vous à l'Observatoire des prisons et je lui avais laissé mon numéro en cas de souci. Ca c'était avant de savoir qu'il avait notamment été condamné pour harcèlement téléphonique. Mais bon, il m'a jamais rappelé... alors ça va : le papier devait se tenir.

Voilà, voilà.
On se donne rendez-vous pour le numéro 300 ? En même temps, si vous venez pour le 201, c'est bien hein...

Bien à vous,
Benny

samedi 15 mai 2010

Le BennyBlog a "son coin bleu" (copyright BlaBla-Series)

A la BennyCorp, je fais un boulot où l'on est assez attentif aux chiffres. Aux stats de la veille, à celles de la semaine et à d'autres plus anciennes encore. C'est sans doute un peu pour ça que sur ce blog, je suis tout sauf à cheval sur l'audience (ça et puis les compteurs de stats ça se bidouille assez facilement, je pense).
Tout cela ne m'empêche pas d'être un paradoxe sur pattes et de me poser des questions sur les gens qui passent ici ou pas. J'ignore complètement si ça y répondra mais j'ai décidé, sur les conseils d'autres bloggeurs, de créer un profil Facebook pour Le Monde de Benny (oui, je suis encore old school : j'ai pas envie de twitter).
Donc, si vous en avez envie, vous pouvez rejoindre ce petit réseau en cliquant là (ou en cliquant sur le badge  à droite de votre écran). Comme ça, vous serez au courant des dernières publications du BennyBlog. Même qu'on pourra se poker si vous êtes cool...

Bien à vous,
Benny