Remettre en route ce blog, c'est aussi reprendre des rubriques pour partager des découvertes. Ce dimanche, c'est le clip Hoochie Coochie des Band of Skulls.
Extrait de l'album Hymalayan sorti en 2014 (oui, l'avantage des pauses sur-prolongées, c'est que je peux aussi sortir du placard des découvertes plus vraiment neuves...), cette vidéo est l'oeuvre d'Änders Rostad, réalisateur installé aux Etats-Unis et qui a aussi signé (entre autres) un clip de Nicole Scherzinger.
Pourquoi j'aime cette vidéo? Parce que son concept, tout simple, n'en demeure pas moins très efficace et remarquablement exploité. Je pense parfois à écrire une histoire qui reprend cette idée, comme l'épisode Hindsight, dans la saison 9 d'Urgences.
Je ne sais pas si je le ferai un jour, mais typiquement, ce genre de créations est une agréable piqûre de rappel pour s'y mettre pour de bon, peut-être.
Troisième clip à l'honneur en ce mois de juillet, Greenback Boogie est un air que vous connaissez bien si vous aimez la série Suits, diffusée sur USA Network et dont on attend encore la diffusion en France.
Aujourd'hui, pas question de vraiment s'arrêter sur Harvey Spector et Mike Ross : c'est bel et bien le clip imaginé par Frank Jerky qui mérite toute votre attention.
Le principe est simple (une vue plongeante, des saynètes qui s'enchaînent) mais c'est redoutablement efficace et bien filmé.
Ca méritait donc que l'on s'y arrête, histoire de préciser au passage que les Californiens d'Ima Robot ont trois albums rock à leur actif. Le dernier est sorti en 2010 et s'intitule Another's Man Treasure.
Aujourd'hui, ça s'anime sur Le Monde de Benny. Enfin, plus exactement, ça parle d'un clip d'animation signé par un maître du genre, Tim burton. Oigno Boingo, c'est le groupe de musique du compositeur américain Danny Elfman, un fidèle complice du réalisateur d'Edward aux mains d'argent.
La spécialité des Boingo, c'est de proposer des compos new wave très eighties qui ont tous les atouts pour séduire pendant une nuit d'Halloween. En témoigne ce titre, It's a Dead Man's Party dont l'ambiance gothique à souhait s'appuie sur une rythmique efficace et entêtante.
Si ce titre vous rappelle par un curieux hasard, le générique de Weird Science/Code Lisa (ou de Une créature de rêve, de John Hugues, pour les plus cinéphiles d'entre vous, c'est normal : c'est également une création signée Oingo Boingo.
Petite précision pour les fans : on peut entendre ce titre dans un très bon épisode de la saison 4 de Chuck, dans lequel l'équipe Bartowski simule l'enterrement du major Casey.
Aujourd'hui, je ressors le mange disque pour partager avec vous un de mes coups de court du moment. Rival Sons est un groupe de blues rock californien pas franchement connu mais dont les compositions rappellent furieusement ce que les seventies ont produit de meilleur.
Les références des Rival, ce sont Led Zeppelin, Creedence ou encore les Black Crowes. L'hommage est respectueux: il prend sa source dans des mélodies qui font taper du pied et une belle énergie créative.
De Sleepwalker à Torture, on se rend effectivement compte que le songwriter Jay Buchanan sait aussi sortir avec fougue des rails dans lesquels il aime s'aventurer.
Autant vous dire qu'on ferait bien de les suivre. Et de les écouter. Sans oublier de les regarder, parce qu'en la matière, le clip de Pressure & Time est quand même un petit bijou...
C'est une de mes années fétiches alors pourquoi se priver ? Nous revoici en 1994 : les Beastie Boys sortent III Communication et ils sont en grande, grande forme. Pour marquer leur tonitruant retour dans les bacs, les New Yorkais sortent un authentique missile, mêlant rap rock et sonorités hip hop. Son titre : Sabotage.
Pour asseoir la singularité du morceau, la bande d'Adam MCA Yauch (récemment décédé) confie au réalisateur Spike Jonze le soin de réaliser un clip hommage aux séries et films policiers des années 70.Starsky & Hutch, Hawai Police d'Etat ou encore Les Rues de San Francisco ont inspiré le réalisateur de Dans la peau de John Malkovitch au moment de mettre en boîte une vidéo survitaminée.
En 2004, le magazine Rolling Stone a classé Sabotage à la 475e place des 500 plus grandes chansons de tous les temps.
Nous voici en 1993, aux Etats-Unis. Venus de Gainesville (Floride), Tom Petty et ses Heartbeakers, qui tournent depuis déjà 17 ans sur les routes et les scènes américaines, font sensation en sortant la vidéo d'un single de l'album Wildflowers.
Sensiblement inspiré par Great Expectations de Dickens, le clip, franchement sombre, met en scène Petty en assistant mortuaire qui kidnappe le corps d'une jeune femme interprétée par Kim Basinger pour l'emmener diner chez elle.
Histoire d'amour ou histoire de drogue ?
Dit comme ça, soyons clairs, ce n'est pas franchement joyeux. Mais il faut bien admettre que la mise en images, très soignée et qui n'aurait pas fait tâche dans la filmographie de Tim Burton, colle vraiment bien à la rythmique de la chanson. Et une fois qu'on a vu la vidéo, on s'en souvient durablement.
Primés aux MTV Music Awards en 1994, ce clip et cette chanson évoquent pour certains les ravages de la drogue, Marie Jane renvoyant à la marijuana... Le guitariste Mike Campbell, interrogé à ce sujet, reconnaît que c'est possible. Il indique : "C'est surtout ce que vous voulez que ce soit : une chanson qui parle de drogue mais aussi une histoire d'amour".
Ah, le printemps : la saison des amours et tous les mammifères qui se tournent autour...
Les clips dans lesquels on voit un garçon tourner autour d'une fille (ou l'inverse, ou alors juste des filles, juste des garçons et juste des loutres aussi, j'imagine), on en connaît tous un sacré paquet.
Oubliez cependant tout ce que vous connaissez - ou croyez connaître - sur la séduction et la façon dont on peut faire craquer l'autre, car voici Reggie et Brenda.
Un improbable duo qui résiste aux sirènes du désir pendant près de trois minutes trente pendant que la bande de Phantom Planet martèle le tempo.
Trois constatations : c'est plutôt drôle (si), ce n'est pas toujours très fin (non), et c'est un titre que l'on doit à des habitués de l'univers de Josh Schwartz. Avant de se séparer, les Phantom Planet ont signé, outre ce titre bien rythmé, une chanson bien connue des sériephiles : California, le générique de The OC.
Cela fait un petit moment que je n'ai pas proposé sur ce blog une série thématique de posts. Si on excepte les groupes de posts consacrés aux fins d'année, cela date de mon analyse en deux temps de la première saison de In Treatment (ça se passait là et là).
Aujourd'hui (et plus largement cette semaine), je remets ça avecune série pour laquelle mon affection ne cesse de grandir... ce qui n'est pas sans me surprendre.
Car, oui : plus le temps passe, plus je me fais et me refais des épisodes de Chuck, plus je me dis que cette série possède des qualités qui méritent d'être un peu mieux connues.
Un titre qui résonne dans les têtes
Je profite donc très opportunément de l'arrivée de la saison 4 de Chuck en prime time sur NT1 (c'était samedi dernier : et avec quatre épisodes, le show de Josh Schwartz a doublé l'audience de la chaîne de la TNT) pour lancer ce lundi une Semaine spéciale Chuck.
Et ça commence avec un "hommage" à la chanson qui sert de générique aux aventures de l'espion du Buy More, signée par le groupe californien Cake.
Connu en France pour des titres comme The Distance et une reprise géniale de I will survive (une des mes chansons cultes !), le groupe emmené par John McCrea a continué un joli bout de chemin dans les années 2000, notamment avec l'album Comfort Eagle.
C'est sur ce quatrième épisode des aventures de Cake que Josh Schwartz et sa bande sont allés chercher Long skirt / Short Jacket : un titre à la rythmique entêtante. Tellement entêtante qu'il suffit de la faire écouter à des passants et de filmer leurs réactions pour en faire un clip.
Une idée amusante qui fonctionne vraiment bien. Mention spéciale au petit gars à casquette, Robert L. Clarke, qui est bien dedans. La preuve ci-dessus.
Ami lecteur, je partage aujourd'hui avec toi un de mes hymnes. Une de ces chansons qui fait hocher la tête de bas en haut, taper parfois du pied (c'est pas trop mon genre, mais bon) et file la pêche à chaque fois que l'on a l'occasion de l'écouter.
Or, jusqu'ici, je ne l'avais pas fait sur ce blog. L'oubli est aujourd'hui réparé avec le single qui ouvre l'album Out of Exile, sorti en 2005.
Du deuxième album de la rencontre de Chris Cornell et des anciens musiciens de Rage Against The Machine, on retient plus facilement le titre Be Yourself que celui-ci.
Pourtant, de son intro à son solo de guitare furibard, c'est un titre dopé à l'énergie pure. Aussi, si vous avez un jour du mal à vous réveiller, si vous avez quelque chose à fêter, ou si vous êtes énervé et que vous cherchez à vous défouler, c'est définitivement ce titre-là qu'il faut écouter.
Vous verrez, dans quelque temps, vous me remercierez.
Si vous farfouillez attentivement dans la partie musicale de ce blog, vous vous rendrez compte, de manière assez troublante, que plusieurs clips marquants que je présente ici sont un chouya crypto-gay.
Je sais : je viens de le faire.
Avant d'entamer une réflexion psychanalytique cette semaine, je vous propose de voir (ou revoir) un clip qui confirmera que ce n'est pas qu'une impression... mais tant pis/tant mieux, la vidéo vaut le coup. Elle est même super drôle.
Issu de la même scène que les regrettés White Stripes (ils sont de Detroit), le groupe Electric Six existe depuis une bonne quinzaine d'années mais cela fait surtout depuis 10 ans que leurs compositions mélangeant rock, garage, punk et métal font parler d'eux.
Extrait de l'album Fire, qui date de 2003, le single qui nous intéresse aujourd'hui a fini en cinquième place des classements au Royaume-Uni cette année-là.
La vidéo sera aussi l'occasion de rappeler qu'on est en pleine primaire républicaine aux USA. Et que le premier président républicain, c'était Abraham Lincoln. Si, c'est important de faire parfois dans l'alibi culturel.
Faire du neuf avec du vieux ? Pas tout à fait mais pas loin. Cette semaine, alors que j'étais parti pour vous proposer un morceau avec de grosses guitares, j'ai finalement changé d'avis : on va revisiter un album chroniqué ici-même au cours de l'été 2008, alors que le BennyBlog n'en était qu'à sa saison 1.
We walk, c'est la dernière piste de We Started Nothing, des très bons Ting Tings. A l'époque, je n'avais pas hésité à écrire que c'était le meilleur titre de l'album. Quatre ans plus tard, même si Shut up and let me go reste plus populaire auprès du public, je dois dire qu'il reste toujours aussi bon à écouter. Grâce notamment à une très belle intro proposée en préambule à une rythmique redoutable.
Comme, par ici, on n'a jamais eu peur des jeux de mots pourris, je n'hésite pas une seconde au moment d'écrire la phrase qui suit : We walk, ça marche.
Frais et dynamique, We walk bénéficie en plus d'une mise en images alerte. En clair, le clip est à la hauteur de la mélodie. En l'écoutant, en le regardant, on en profitera pour noter que le prochain album, intitulé Sounds from Nowhereville, sortira très bientôt. La date retenue pour sa diffusion est celle du 27 février.
J'ai toujours eu une tendresse particulière pour le rock des années 90, que ce soit metal ou rock FM. Sans doute parce que c'est à cette époque-là que mes oreilles se sont ouvert au monde de la musique (parallèlement, ma peau, elle, découvrait les joies de la puberté. Bonheur intense).
C'est, logiquement, en farfouillant dans mes souvenirs (et les vidéos de YouTube) que j'ai dégoté cette vidéo d'un groupe que j'aimais bien... mais dont je ne connaissais pas ce titre.Veruca Salt - qui doit son nom à une fille que l'on retrouve dans Charlie et la chocolaterie - est un groupe de nanas qui vient de Chicago et qui s'est surtout fait connaître avec le titre Seether, extrait d'American Sighs (de fait, un des riffs du clip du jour renvoie directement à Seether, sans pour autant être une pâle copie).
Le titre choisi, Volcano Girls, est lui extrait de Eight Arms to Hold You, qui date de 1997. Leur style de musique, un rock alternatif qui lorgne résolument du côté du grunge, ne manque pas d'énergie : il rappelle surtout toute la dimension dépouillée et efficace du son qui résonnait à l'époque sur les radios.
Le clip, quant à lui, est assez chouette : en tout cas, il a dû être marrant à réaliser...
Nouvelle rubrique, toujours pour de la musique. Après avoir (vainement) essayé de vous proposer un clip qui dépote une fois par mois (c'était en 2011), après avoir également tenté (tout aussi vainement) de vous faire découvrir une reprise qui déchire douze fois par an (ça, c'était en 2012), je tente autre chose. Encore. L'InstantMusique, c'est un truc qui ouvre ma revue de presse proposée chaque jour de la semaine (du lundi au vendredi, en général) depuis mon compte Twitter et c'est une vidéo musicale piochée (le plus souvent) sur YouTube.
Pour la nouvelle année, j'ai décidé de donner une nouvelle vie à cette rubrique sur le BennyBlog en vous faisant découvrir, deux fois par mois, une vidéo que j'aime bien. C'est pas compliqué, c'est plutôt souple dans le principe (si c'est un super clip, tant mieux; si c'est une chouette reprise, youpi; sinon, ben c'est pas grave)... et je devrais pouvoir tenir le pari d'en mettre 26 en 2012.
On commence avec de la grosse guitare (désolé pour ceux qui n'aiment pas), avec Metallica et un titre emblématique du groupe pour ceux qui les ont déjà vus en concert, For Whom The Bell Tolls. La vidéo est plutôt récente puisqu'elle met en vedette Robert Trujillo, le dernier bassiste de la formation. Ce dernier s'en donne effectivement à coeur joie dans l'intro... et il a un jeu de scène assez marquant.
Bon, aujourd'hui on va faire dans le mauvais. Le mauvais goût, je veux dire. Mais le vrai hein, pas le kitsch qui fait sourire. Le vrai gros mauvais goût. Celui qui fait rire aussi, mais qui colle sur votre visage une étonnante expression d'effroi.
Retour en 1983. Avec le groupe Kiss, connu à l'époque (et après) pour ses maquillages et ses grimaces pendant des concerts à grand spectacle. Adulé ou detesté par le public (ce qui est encore plus le cas aujourd'hui) pour ses compos glam metal, le groupe de Gene Simmons tente un gros coup de poker au milieu de cette décennie: poursuivre l'aventure... sans le maquillage. Et c'est ce qui donne cette "extraordinaire" vidéo, le clip de Lick It Up, extrait de l'album du même nom.
Une performance que le groupe n'a pas trop cherché à rééditer. L' "initiative démaquillée" a effectivement tourné au bide. Mais le clip et son univers à la Mad Max reste, à sa façon, inoubliable. Si vous le regarder attentivement, vous constaterez que chaque plan est vraiment ringard. Chorégraphie, mise en scène, costume, paroles de la chanson (d'une grande classe)... tout y est. Avec une mention toute spéciale pour le guitariste Vinnie Vincent, qui a un sens plutôt étonnant de la mode (c'est le petit maigrichon).
Certains diront qu'il y a match avec Heaven's on Fire, autre vidéoclip sans fard (à paupière) du groupe. Si ce dernier est effectivement un hymne au pantalon à franges, il reste moins "mythique" que celui-là...
Voilà pourquoi, dans cette sélection de clips inoubliables, il a ici toute sa place... enfin, je crois.
Après l'annonce exceptionnelle, on en revient au quotidien. Cette fois-ci en continuant à explorer la cliposphère dans ses coins les plus cool. Retour en pleine période grunge avec un groupe de Seattle qui, à l'instar de Nirvana et Pearl Jam, a marqué le mouvement en question: Alice in Chains. I Stay Away est extrait d'un Sept titres, Jar of Flies, lui-même sorti entre deux albums du groupe, Dirt et l'album eponyme Alice in Chains. La particularité de ce titre, c'est l'utilisation des cordes d'un violon, ce qui est quelque chose d'assez unique dans la discographie du groupe.
Pour la mise en image de ce très bon titre, le groupe a pris le pari de faire un clip tout en animation. Réalisé par Nick Donkin, il est marqué par une ambiance inquiétante, avec des personnages aux visages eux-mêmes assez effrayants.
Une chose est sûre : il n'en est pas moins marquant...
Ce mois-ci, on prend un peu de hauteur pour regarder le clip d'une des plus belles chansons de la décennie passée. L'une des plus belles reprises pour être précis, mais comme beaucoup ne connaissent pas le titre original, interprétée par Tears for Fears, alors bon...
Originaire de Californie, Jules a composé cette reprise pour la BO d'un film, Donnie Darko. Ce qui aurait pu rester une piste parmi d'autres va alors connaître un destin fulgurant puisqu'on va la retrouver dans de multiples bandes originales, notamment celle des Experts et de FBI: Portés disparus (l'épisode 2.01, The Bus, est complètement rythmé par ce titre).
Sa mélodie, aussi mélancolique que profonde, marque très souvent les esprits. Elle a notamment terminé à la première place des charts en Angleterre, au Canada et aux Etats-Unis. Mais on oublie (ou on ignore) que Mad World, c'est aussi un superbe clip qui rappelle ces espèces de parades vues du ciel qui sont très populaires en Asie. Je vous laisse apprécier...
Encore un clip super cool, encore du glam rock: décidément... Cette fois-ci, on se tourne vers un groupe venu de New York, les Scissor Sisters, surtout connus chez nous pour leur album Ta Dah, sur lequel on trouve aussi le titre I don't feel like dancin'
La particularité de She's my man, qui raconte comment un mec se retrouve accro à sa nana (qui, paradoxalement, est comme un pote pour lui), c'est que c'est un clip qui mobilise des personnes au premier plan (un couple) et d'autres quasi invisibles au second, qui créent de multiples illusions d'optique par leurs actions.
Je ne sais plus comment ça s'appelle mais je sais que c'est particulièrement populaire au Japon et... que c'est vachement chouette à regarder. Et très drôle aussi. Alors plutôt que de trop longs discours...
J'avais prévu de laisser tomber. Cette rubrique, je veux dire : au départ, je voulais proposer des clips pendant une petite année et passer à autre chose. Sauf que je ne suis pas complètement satisfait de ce que je vous ai montré (lire: j'aurais pu faire mieux) et que, hier soir, mon pote Ray m'a montré ce qui suit.
Là, je me suis dit : "OK, on remet le couvert pour un an : y a pas moyen".
Voici donc la suite de la série consacrée aux clips qui méritent le coup d'oeil, avec un joli morceau de n'importe quoi signé The Darkness. Ce groupe est composé de quatre musiciens anglais qui puisent leur inspiration dans de multiples références rock, de AC/DC à Aerosmith... mais c'est sans doute avec Queen que la filiation est la plus forte.
Véritable tribute au glam rock qui sait voir plus loin, leur album Permission to Land est sorti en 2003 et compte un joli nombre de titres réussis, de Black Shuck à Love is Only a Feeling. La signature vocale de Justin Hawkins est très particulière et c'est ce qui fait que ce groupe a une place singulière dans le rock des années 2000: on croirait qu'il a vingt ans de plus.
Un peu comme ce clip kitschissime et du coup assez énorme...
Avis aux amateurs de billets en rafale : Le Monde de Benny finira la décennie en trombe avec une grosse pelletée de posts pour terminer. Au menu, du clip, de la série télé, de la musique, du DVD sans oublier la traditionnelle rétro finale. L'idéal aurait bien évidemment été de poster au fur et à mesure ce mois-ci sauf que... ben, je n'avais soit pas le temps, soit pas l'envie.
On va commencer en enrichissant la courte série dédiée aux clips qui valent le coup d'oeil. Et en programmant la DeLorean en 1999 pour redécouvrir un clip de Fatboy Slim. Praise You n'est pas le titre ni le clip les plus connus de You've come a long way, baby, l'album phare du garçon. Certains d'entre vous se souviennent sans doute bien de Right Here Right Now, où l'artiste retrace l'évolution à vitesse grand V. D'autres (peut-être moins nombreux) ont en mémoire The Rockafeller Skank, où un gars danse dans toute une série de lieux publics. Mais Praise You, c'est aussi un joli morceau de clip. Tourné à Los Angeles dans un ciné sans l'autorisation des propriétaires et au milieu de la foule, on y voit une compagnie de danse fictive, le Torrance Community Dance Group, qui danse sur le titre à l'honneur (diffusé sur un radiocassette) sous le regard des spectateurs étonnés.
Une idée mise en images par Spike Jonze, réalisateur de Dans la peau de John Malkowich et qui a plu à l'époque. Avec ce petit film où on voit notamment le directeur de l'établissement essayer de couper la musique, Jonze et Fatboy Slim ont en effet décroché le MTV Video Music Awards 1999 de la meilleure découverte, la meilleure direction (attribuée au Torrance Community Dance Group) et la meilleure chorégraphie.
Ce matin, je me suis réveillé avec une intro mortelle en tête. Celle du titre qui ouvre le disc B de Mellon Collie & the Infinite Sadness des Smashing Pumpkins : Where Boys fear to Tread. Je l'ai donc cherchée sur YouTube, pensant que Deezer ne l'avait toujours pas dans ses archives. Erreur ! L'album est désormais en écoute.
Tout ça, ça m'a imparablement renvoyé au milieu des années 90. Au Noël où je l'ai eu en cadeau, au voyage en Grèce avec la classe de philo et pour lequel je l'avais copier sur une cassette de 90 minutes (une cassette Type II, s'il vous plaît : le son était quand même nettement meilleur).
J'ai repensé aux heures passées et repassées à l'écouter, pour les dernières heures de cours avant le bac, pour les longues nuits d'été où j'étais avachi dans un vieux fauteuil pas pratique (et où je me faisais bouffer par les moustiques)... Au point que je l'ai singulièrement usé. Aujourd'hui, je me dis que je devrais le racheter.
Mellon Collie, c'est le premier album rock que j'ai eu, donc c'est forcément particulier. Il y a, évidemment, Bullet with Butterfly wings, mais pas que. Tonight, tonight me fait toujours de l'effet, JellyBelly et Muzzle me font gueuler les paroles (oui, j'ai abandonné ma comparaison avec le chanteur Billy Corgan à 23 ans), Galapagos me donne toujours un petit sourire, les premières notes au piano de Thru the Eyes of Ruby m'électrisent (et me rappellent quand, plus tard, je bossais de nuit et que je l'écoutais pour rentrer)...
Ce n'est pas un double album : ce sont deux heures et une minute de mon adolescence et un peu plus que ça. C'est ce que j'étais, et ce que je suis aussi.