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samedi 21 février 2009

Gloss et billet qui glace

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais cette semaine, il y a eu du nouveau par ici. Une nouvelle adresse a en effet rejoint les blogs qui retiennent régulièrement mon attention.
Grâce à Une Blonde dans la ville (salutations ^^), j'ai découvert les Chroniques de Sonia.
Sonia, c'est une brune attachante, émouvante aussi parfois qui essaie de se faire sa petite place à Paris. Entre son inénarrable cousin Mimine, son chien Maya et ses pérégrinations glossées qui la font pas mal gloser, chez elle, on n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer.
Régulièrement, on s'amuse, on sourit. Il faut dire que c'est bien écrit, notamment lorsqu'elle décrit les affres de sa vie sentimentale.
Sauf que parfois, ça ne rigole pas.

Un de ses récents billets a fait beaucoup de bruit dans la blogosphère et elle a invité ceux qui la connaissait à le faire circuler.
Je n'ai jamais papoté avec elle mais je la lis. Demain, tout reprendra son cours ici. Mais aujourd'hui, je m'efface et vous envoie la retrouver.

Bien à vous,
Benny

vendredi 2 janvier 2009

My e-Friends

Nouvelle année. Encore.

Un petit événement : cela fait pile poil un an que ce blog existe. 75 épisodes d'une série pas toujours très régulière mais qui continue son petit bout de chemin.

Une citation : "On verra où on en sera dans trois semaines". C'était la phrase qui concluait le post inaugural et finalement, 52 semaines après, le bébé est toujours là. Et si je n'en suis pas complètement surpris, je suis plutôt content de ne pas avoir lâché l'affaire. La raison ? Elle est simple...

Un petit aveu : comme j'ai souhaité à (presque) tous mes proches mes voeux pour 2009, je vais consacrer, sans chichis, ce petit billet à celles et ceux que j'ai "croisé" sur les routes du blog.

Ceux grâce à qui tout a commencé : ils sont trois. Trois à m'avoir donner envie de me créer ce petit espace et dont je lis religieusement (ou presque) les aventures. Un petit coucou et plein de voeux joyeux pour Feyrtys, Arnaud J. Fleishman et Marie (la plus... enfin, celle qui est vraiment.. Et puis tellement... Voilà). Ce modeste recueil de pensées vous doit beaucoup.
Les liens qui peuvent unir des bloggeurs sont étranges. C'est une relation différente, particulière. Mais vachement chouette. J'espère avoir l'occasion de vous croiser un jour... En attendant, profitez bien de 2009.

Ceux que j'ai rencontré en chemin : il y a Jess et Baba, les Nordistes (et plus encore) qui ne manquent ni d'enthousiasme ni de talent pour faire partager leur passion. Il y a Une Blonde dans la ville, qui (comme Marie) apporte une dose d'acidité, une pincée d'humour et parfois un soupçon d'émotion dans mes lectures. Et puis il y a Adam. Un sériephile passionné qui n'a pas oublié d'être malin quand il s'agit de parler de ce qu'il aime ou ce qu'il aime moins. Et un mec bien surtout (puis, il est vachement... Et aussi, très... En gros, génial).
Aux uns et autres, je souhaite la réussite et une flopée de bonnes surprises pour cette année. Vos écrits m'inspirent, vos commentaires aussi : par pitié, n'arrêtez pas de me lire !

Ceux que je ne connais pas mais qui me lisent quand même : nan, sans rire... il y a en a d'autres ? Alors faites vous connaître. Promis, je serai gentil. Plus sérieusement, que ceux qui sont régulièrement de passage et que je ne connais que par ce biais (Goodbauer, Big Brother, Talisma, etc.) sachent qu'ils sont encore plus les bienvenus qu'en 2008 (tout comme les autres).

Bonne année 2009 à toutes et à tous.
Maintenant, la saison 2 peut commencer...

Bien à vous,
Benny

vendredi 11 avril 2008

Stanley Kamel : entre hommage et précision

J’ai découvert l’info en pleine nuit, sur un menu déroulant : « Stanley Kamel, acteur qui a joué dans Beverly Hills et Monk, est décédé à l’âge de 66 ans ». En France, parfois, on a le chic pour réduire des acteurs à leurs prestations les plus basiques. Mais c’est un peu leur faute aussi. En tout cas lorsque les séries dans lesquels ils ont crevé l’écran n’ont pas été des cartons mémorables. On les oublie, logique.
Pourtant, je pense qu’il faut le rappeler : Stanley Kamel ne fut pas que le beau-père de Luke Perry et le psy de Tony Shalhoub. Avec son troublant regard clair, il fut avant tout et surtout le docteur Graham Lester de Murder one.
Psychologue de Neil Avedon et Jessica Costello, il tenait dans le sublime roman noir à épisodes de Steven Bochco, Charles H Eglee et Channing Gibson, un rôle essentiel. Si Richard Cross (Stanley Tucci) est au centre du récit, incarnant à merveille la complexité et l’ambiguité, Lester, lui, représente le mensonge, la tromperie et la duplicité. Le vrai méchant de l’affaire goldilocks, c’est lui. Et si, plus de dix ans après, la série reste inoubliable pour sa richesse narrative et visuelle, elle l’est aussi pour la qualité des portraits qu’elle rassemble, grâce à un casting de très haut vol.
Stanley Kamel, acteur de Murder one, est mort ce mercredi. La précision devait être faite, je crois.

Bien à vous,
Benny

vendredi 28 mars 2008

UNAIRED 2/3 : En février, j’ai vu un passionné prendre une caméra et aller au front

Je l’avais découvert incidemment. Ce soir-là, il présentait en une courte chronique Rocky, diffusé juste après sur Cinécinéma Frisson. Je l’ai revu six mois après, pendant le mois spécial Star Wars, s’excitant avec sa verve toute toulousaine sur la qualité de L’Empire contre-attaque pour mieux vomir sur la Bataille des Clones.
Je venais de tomber sous le charme de Yannick Dahan, chroniqueur ciné passionné comme on en voit peu.

Un éveilleur

Son enthousiasme, son sens de la répartie et son insatiable envie de faire découvrir des films méconnus ou mal jugés m’ont définitivement séduit. Pour moi, c’est LE journaliste. Pas parce qu’il aurait toujours raison, surtout pas. Mais parce qu’il y a chez cet homme une rigueur professionnelle, un souci d’information et une volonté de partage qui me laissent songeur. Le tout enveloppé dans une vraie simplicité que l’on décèle assez bien derrière ses emportements mémorables contre telle « claque mortelle » ou telle « bouse cosmique ».

Ciné transgressif, inventif, et liberté

Pas de chance : je n’ai vu que la fin de ses aventures sur Cinécinéma Frisson. Après cinq ans à présenter l’émission Opération Frisson, il a effectivement décidé de voguer vers d’autres horizons. Plus de « Bonjour et bienvenue », de « Je parle bien sûr de… » et autres « A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures… ». C’est dommage : on devient très, très vite accro.
Dans un paysage cinématographique très consensuel, Dahan aura fait date en laissant entendre une autre voix. Celle d’un ciné aussi transgressif qu’inventif. Celui qui prend des risques par amour du spectateur. Et en tant qu’animateur, il aura mis un point d’honneur à se mettre au diapason.
« Un jour, expliquait-il l’an dernier au magasine de DVD Classik, j’ai descendu une édition de Matrix que je trouvais pitoyable ; le lendemain, l’attachée de presse m’a téléphoné pour m’annoncer qu’on ne m’enverrait plus rien. Seulement j’ai fait ce que semble-t-il personne n’avait osé faire auparavant. Je l’ai dit dans l’émission suivante, en prévenant que même s’ils ne supportaient pas qu’on dise du mal de leurs produits, ça ne m’arrêterait pas, quitte à les acheter moi-même pour en parler. 24 heures plus tard, coup de fil du patron de Warner, qui demandait qu’on m’envoie tout sans poser de questions. Depuis, je n’ai jamais été emmerdé. »

Une histoire vraie. Et comme il doit y en avoir très peu aujourd’hui (le fait que l’émission et l’animal étaient sur le câble expliquent sans doute pas mal de choses). Aaron Sorkin adorerait, c’est sûr…

Good bye & good luck

Je peux me tromper, mais je crois que, plus que tout, ce garçon est intellectuellement honnête. Ca impressionne. Ca m’impressionne en tout cas. Et me fait réfléchir à ce que je veux être.
Prendre des risques disais-je plus haut… Chroniquer des films, c’est bien. Mais quand on aime le cinéma, ça ne suffit pas. Dahan est donc parti faire son cinéma. Son premier film est en tournage. Moi, je croise les doigts… je respecte décidément trop ceux qui ont des cojones.

Bien à vous,
Benny

PS : si j’avais été plus malin, j’aurais pondu cette chronique bien plus tôt. Heureusement, Arnaud J. Fleishman, qui lui est un gars bien (et ponctuel), a assuré en temps et en heure. Big up à l’homme de Cicely.