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mercredi 10 octobre 2012

L'album d'octobre (disque A) : "The 2nd Law" (Muse)

Franchement, une année où je ne disparais pas à plusieurs reprises des (web)écrans radar pendant quelques semaines, ce n'est pas concevable.

Alors tant pis pour les Mayas, tant pis si c'est la dernière fois, mais surtout désolé, amis lecteurs, je n'étais pas trop dispo ces derniers temps pour vous donner de quoi lire par ici.

Dans l'épisode précédent, il était question de musique. Pour relancer la machine, j'ai donc décidé de rebrancher le mange-disque, pour parler des aventures musicales de Matthew Bellamy et ses petits camarades.

Un après 
The Resistance attendu...

Sixième album de Muse, The 2nd Law arrive dans les bacs trois ans après The Resistance... et j'avoue que je l'attendais avec une certaine curiosité. Pas parce que je suis un mordu absolu du groupe (je respecte beaucoup son travail mais ce n'est pas ma référence ultime) mais parce que le tournant "popeux" pris avec The Resistance ne m'avait vraiment pas emballé.

Du coup, je me suis très vite demandé si le groupe que j'aimais bien allait devenir super fadasse. A en croire certains critiques, la réponse est "oui" si l'on écoute ce nouvel album.

Sauf que je ne suis pas d'accord.

Personnellement, j'ai bien plus d'atomes crochus avec The 2nd Law qu'avec The Resistance : les combinaisons mélodiques, qui donnent souvent un vrai volume aux compositions, marchent agréablement. En tout cas, pour les premières pistes de l'album. En ce qui me concerne, j'y ai précisément retrouvé ce qui m'avait manqué la dernière fois. Et qui faisait l'intérêt de Black Holes and Revelations ou d'Absolution.




A un moment, je pensais même carrément à Origin of Symmetry. Mais je l'ai réécouté hier soir tout en travaillant et il faut bien se rendre à l'évidence : on ne va tout de même pas trop s'emballer...

Reste donc un album plutôt bien fichu, qui ne renvoie pas forcément à toute la fulgurance qui caractérise le répertoire du groupe du jour, mais qui mérite mieux que des mimiques mièvres ou du dédain.

Bien à vous,
Benny

jeudi 20 septembre 2012

L'album de septembre : "Head Down" (Rival Sons)

Amis des guitares qui jouent la carte du rock mâtiné d'un esprit blues, voilà de quoi ravir vos petites oreilles en quête de nouveaux riffs.

Cette dernière semaine estivale est effectivement marquée par le retour des excellents Rival Sons, auxquels ce blog avait déjà rendu hommage en juin dernier.

Après Before The Fire et Pressure and Time, le groupe californien conduit par le très bon Jay Buchanan revient avec 13 titres porte bonheur et un goût intact pour les mélodies soignées et pleines d'énergie.

Si certains regretteront peut-être que les Rival Sons ne s'affranchissent toujours pas vraiment de leurs illustres références, les autres apprécieront Head Down pour ce qu'il est : un pur album rock, cohérent et sans vraie faiblesse.

Est-ce qu'il manque un titre absolu, capable de mettre tout le monde d'accord (Un peu comme Sacred Tongue ou Torture, jolies créations du passé) ? C'est possible. Mais alors il faut aussi reconnaître que cette nouvelle virée rock/blues/psyché est aussi une des plus chouettes entendues cette année. Parce que Buchanan a une voix puissante et que l'on ne s'ennuie jamais d'une plage à l'autre.



De l'intro dynamique offerte par le duo Keep On Swinging / Wild Animal aux instants plus posés mais pas moins évocateurs offerts par Jordan, sans oublier le titre en deux parties Manifest Destiny (Part 1. & 2), on a ici un vrai bon projet à l'ancienne. Bien conçu et bien exécuté. Je ne peux donc que vous conseiller d'y mettre une oreille (par exemple, par ici : ça devrait être valide quelques temps).

Bien à vous,
Benny

dimanche 9 septembre 2012

L'InstantMusique #18 : "The Chain" (Florence + The Machine)

En ce moment, j'écoute la version originale de cette chanson en boucle (parmi d'autres). Extraite de l'album Rumours, carton de l'année 1977 en Angleterre (31 semaines de présence en tête du Bilboard, quand même...), The Chain est une véritable pépite, toute en mélodie et pleine d'énergie.

Rien d'étonnant à ce que Florence + The Machine aient repris ce titre lors de la passage sur la scène magique du Glastonbury Festival en 2010. C'est un peu comme si cette reprise était une évidence pour le groupe emmené par Florence Welch: sur ce coup, la mise en images à même quelque chose de magique. Les mains de la harpiste sur les cordes, le soleil qui joue à cache-cache avec le manche de guitare, le public en délire et, bien sûr, la flamboyante Florence...

Un joli moment d'été, alors que la saison, chez nous, est en train de s'achever. Une perle à admirer sans attendre.



Bien à vous,
Benny

lundi 27 août 2012

L'album d'août : "Last of a Dyin Breed" (Lynyrd Skynyrd)

Le Sud est-il immortel ? C'est ce que les membres toujours debout du groupe Lynyrd Skynyrd veulent affirmer avec force, avec un nouvel album qui vient tout juste de sortir.

En 2009, la sortie de Gods and Guns, qui marquait un énième retour de la formation insubmersible après six années de silence, avait été assez fraîchement accueilli par la critique : difficile de toujours retrouver ce qui a effectivement fait le succès du groupe dans ce nouvel opus.

Bonne nouvelle cette fois-ci, l'ensemble se tient mieux : mélodiquement,  le quinze titres propose quelque chose d'aussi varié que travaillé.

De Ready To Fly à Good Teacher, on a là quelque chose de vraiment très efficace et entraînant... et ça fait plaisir. Piano, guitares, choeurs et batterie rappellent en effet que le sud des States produit toujours un son vraiment singulier. Efficace et souvent émouvant.

Maintenant, avec Lynyrd Skynyrd, c'est toujours un peu le même problème : si on ne s'est pas remis du crash d'avion qui a emporté le premier chanteur du groupe, on peut avoir l'impression de ne jamais vraiment retrouver la formation mythique des années 70.

Johnny Van Zant a beau en effet avoir une vraie bonne voix, celle de son frère Ronnie apportait vraiment un truc singulier à des compositions comme Sweet Home Alabama, Simple Man ou encore l'incontournable Free Bird. Et je crois que je suis un peu passéiste sur ce coup, malheureusement.



Le mieux dans ces cas-là, c'est encore d'apprécier l'album pour ce qu'il est. En jetant un voile sur le passé. Ce qui marche plutôt pas mal pour apprécier Last of a Dyin Breed, lequel est -je le redis- tout de même bien réussi.

Bien à vous,
Benny


lundi 20 août 2012

L'InstantMusique #17 : "Dancing Shoes" (Rhythms Del Mundo)

C'est le clip parfait quand on traverse une période de forte chaleur... et je l'ai trouvé par hasard. Revisitant sur des rythmes cubains un des meilleur titres de l'album Whatever People Say I Am, That's What I'm Not des Arctic Monkeys, cette reprise fonctionne vraiment bien.

Ce titre est disponible sur le premier volume de Rhythms Del Mundo, une série de compilations qui réunit les musiciens de Buena Vista Social Club et plusieurs formations et artistes à tendance pop rock.

Enregistré en 2006, ce premier album a fait des petits depuis : en quatre ans, jusqu'en 2010, cinq enregistrements ont eu lieu. Et à mon sens, Dancing Shoes fait partie des tous meilleurs titres.

Je vous laisse l'apprécier.



Bien à vous,
Benny

mardi 24 juillet 2012

L'album de juillet (Disque B) : "I Predict A Graceful Explosion" (Cold Specks)

Il y en a pour qui c'est le bruit des vagues, le goût des glaces ou l'odeur de l'odeur de la crème solaire... pour moi, l'été, ça va avec un album de folk blues bien ficelé. Avec une voix profonde, des notes de musiques qui s'allongent alors que les derniers rayons de soleil s'en vont dans le ciel...

C'est une résurgence de BennyCity, du festival de musique qui est organisé là-bas à cette période de l'année. Un rendez-vous pendant lequel on entend souvent des groupes qui donnent dans ce style de musique.

C'est amusant de constater, alors que je cherchais un album intéressant à chroniquer dans une période plutôt calme, que ce soit un projet comme Cold Specks qui m'ait attrapé...

Cold Specks, c'est d'abord Al Spx, une chanteuse canadienne de 22 ans dont la voix rauque sert à merveille un blues venu du sud des Etats-Unis. Le tout est profond, envoûtant et se permet quelques incursions indie qui donnent un peu plus de chair à l'ensemble.



Quelque chose me dit que je n'ai pas fini d'écouter cet album dans les prochains jours : je n'écouterais pas ça tout le temps, mais pour certains moments, c'est juste parfait.

Vu sous cet angle, l'été sera plutôt pas mal... s'il ne pleut plus.

Bien à vous,
Benny

lundi 23 juillet 2012

Ces séries qui connaissent la chanson #3 : "Brothers in Arms" (Dire Straits/The West Wing)

C'est un grand classique. Un de ces moments de série qui restent gravé dans l'esprit des amateurs du genre. Et puisque je ne pouvais pas ne pas l'aborder dans cette rubrique... autant le faire aujourd'hui.

L'extrait du jour

C'est encore (et toujours) la dernière scène d'un épisode. La dernière scène de la saison 2 de The West Wing, l'excellent Two Cathedrals.

Ce qui se passe

Le président Bartlet enterre Mrs Landingham, sa fidèle assistante décédée dans un accident de voiture. Ce drame personnel survient alors que le grand public apprend que le commander in chief est atteint d'une sclérose en plaques.

Après une très éprouvante journée, il doit se rendre à une conférence de presse au cours de laquelle il doit annoncer qu'il ne se représentera pas pour un second mandat. Seul, en colère alors que l'orage gronde, il se débat avec ses propres pensées... et repense à Mrs Landingham.

Pourquoi ça le fait

Je crois que Two Cathedrals est mon épisode préféré de The West Wing. Parce qu'il donne à voir qui est Jed Bartlet. En quelques flashbacks, Sorkin esquisse brillamment qui est son héros: ce qui fait sa force comme sa fragilité.



Illustrant à la perfection l'expression selon laquelle une image vaut parfois mille mots, Sorkin laisse le corps de son héros parler pour lui. Un peu comme si, au gré des précédentes scènes, les dialogues avaient déjà tout dit et que la meilleure façon de laisser Bartlet être Bartlet (une image célèbre de la série), c'est encore de le laisser avancer. Pour exprimer ce qu'il est et surtout ce qu'il devient.

Sorkin le laisse en fait atteindre son but, résolument et sans mot dire.

A ce petit jeu, il fallait une chanson puissante et crépusculaire: tout le parcours de Bartlet, c'est celui d'un homme qui apprend à devenir homme d'Etat. La marche vers cette conférence de presse traduit une nouvelle étape, celle où il se donne encore un peu plus à sa fonction et laisse derrière lui une partie de ces doutes.

Dans cette logique, la chanson accompagnant ces images ne pouvait être que Brothers in Arms... et bon sang, ça file des frissons, ce truc-là.

Bien à vous,
Benny

mercredi 18 juillet 2012

Ces séries qui connaissent la chanson #2 : "Iguazu" (Gustavo Santaolalla/Deadwood)

Deuxième épisode de la série estivale qui mélange musique et pur moment d'histoire... et je commence déjà à pervertir (un peu) la formule en choisissant un titre où personne ne chante. Je vous jure : on ne peut faire confiance à personne, de nos jours...

L'extrait du jour

C'est la scène finale de l'épisode 1.04 de Deadwood, Here was a man. 

Le titre musical, c'est Iguazu de Gustavo Santaolalla. Un morceau que le cinéma et la télévision ont utilisé à de multiples reprises pour illustrer des bandes originales. Il hante par exemple complètement le film Babel d'Alejandro Gonzalez Inarritu. Et on l'entend aussi dans le pilote de 24.

Ce qui se passe

Alors que la tension est jusqu'ici montée crescendo entre Wild Bill Hickok et Jack McCall, ce dernier, encore un peu plus saoûl que d'habitude, décide d'en finir une bonne fois pour toute avec lui.

Alors que l'un des plus crépusculaires personnages de la série vit ses derniers instants, tous les regards du campement se tournent vers McCall... puis vers un cavalier qui débarque avec la tête décapitée d'un Indien.

Pourquoi ça le fait

Les moments où tous les personnages de la série convergent vers un même point sont assez rares. C'est ce qui arrive dans cette scène assez magnétique et puissamment évocatrice. La tension et l'émotion sont fortes pendant ces trois minutes. Même le très rigide Bullock parvient à émouvoir ce coup-ci : c'est dire...



Si cela marche aussi bien, c'est parce que le flot de notes déversées par Santaolalla et sa guitare accompagnent magnifiquement la montée en puissance de l'émotion et la convergence des regards vers ce qui se passe à la sortie du bar de Tom Nuttall.

Avec cet extrait, on a un peu tout ce qui est réussi dans Deadwood : de la tension sourde, lourde, une multiplicité d'intrigues et des moments qui sortent de nulle part (l'arrivée du cavalier) mais donnent un côté surréaliste et assez fascinant à l'ensemble.

A titre personnel, je trouve que, tout au long de ces trois saisons, la série n'aura que trop peu de fois magnifié ce genre de moments. Alors autant savourer.

Bien à vous,
Benny

vendredi 13 juillet 2012

Ces séries qui connaissent la chanson #1 : "Devil" (Stereophonics/Rescue Me)

Encore une petite rubriquette pour passer l'été. Encore un moyen de revisiter l'univers des séries de manière ludique. Encore une façon de partager un coup de coeur.

Le principe est tout simple : je reviens sur une scène d'une série, un extrait porté par une chanson. Le procédé est hyper courant mais les moments où l'on se dit "ça le fait vraiment", ce n'est pas si facile à trouver.

Alors autant essayer de comprendre pourquoi.

L'extrait du jour

C'est la dernière scène du premier épisode de la saison 3 de Rescue Me.

Le titre de la chanson, c'est Devil des Stereophonics (et c'est aussi le titre de l'épisode, écrit par les créateurs du show, Denis Leary et Peter Tolan. SPOILER ALERT : la description qui suit révèle un élément très important de la saison. Si vous ne l'avez pas vu, pas de chance, il va vous falloir faire l'impasse. Sad but true).

Ce qui se passe

Plusieurs mois ont passé depuis la mort du fils de Tommy Gavin. Il est à nouveau séparé de sa femme Janet et se retrouve encore au bord du gouffre. Mais pour l'instant, il reste debout. Malgré le stress, malgré le chagrin et l'envie de replonger dans la drogue et l'alcool.

Contre toute attente pourtant, comme le reste de la caserne, il décide d'arrêter de fumer. Et il tient bon, jusqu'à ce soir d'intervention, au cours duquel il a sorti d'un incendie une petite fille mal en point...



Pourquoi ça le fait grave...

Parce que cette scène a un petit côté overzetop/badass assez génial. Elle n'est pas du tout crédible et pourtant, avec la chanson, avec ce qu'on sait de Gavin, tout ce qui lui est arrivé et tout ce qui lui pend au nez, le fait que la fiction torde le cou à la vraisemblance passe parfaitement.

Parce qu'on a envie d'y croire, ce qui arrive à Tommy à ce moment-là. Un peu pour nous, beaucoup pour lui.

Gavin, c'est un pompier au-dessus de tous les autres. Qui réalise dans son boulot des choses qu'il est le seul capable d'accomplir. Le prix à payer, c'est une vie chaotique, douloureuse et qui va toujours un peu plus vers le néant.

C'est comme ça qu'il arrive à sauver des vies que d'autres ne peuvent sauver. C'est en quelque sorte son pacte avec le Diable (Devil, donc) : c'est hyper-dramatique, franchement soapy parfois... mais bon sang, qu'est-ce que c'est bon à regarder.

En tout cas, vous l'aurez compris : moi, je me suis laissé porter. Ca fait du bien d'y croire des fois... D'ailleurs, c'est peut-être pour ça que, l'an passé, pendant un moment un peu bad, j'avais ce titre et cette scène dans la tête.

Des fois, laisser faire la fiction, laisser couler la chanson, ça a du bon.

Bien à vous,
Benny

vendredi 6 juillet 2012

L'album de juillet (disque A) : "Lex Hives" (The Hives)

Les Suédois de The Hives sont revenus juste avant que ne débarque l'été avec un sixième album en douze ans d'histoire. Toujours emmené par Pelle Almqvist, chanteur à l'attitude très jeaggerienne, le groupe au son très garage a retranché la prise pour livrer une nouvelle galette bondissante pour les platines.

Avec The Hives, on sait ce qu'on achète : des riffs énergiques mais pas forcément des mélodies qui bluffent l'auditoire.


Lex Hives ne fait pas franchement exception à la règle.
J'ai dû l'écouter trois ou quatre fois ces dernières semaines sans qu'il ne marque mes oreilles ou mon esprit de façon durable.



C'est d'ailleurs un peu le problème avec ces Scandinaves pour le moins sympathiques. Hormis l'imparable Tick Tick Boom, il est difficile de trouver dans leur discographie un single marqué du sceau de l'inventivité. Les titres passent, et si c'est définitivement mieux que de la musique d'ascenseur, ils manquent du petit surcroît d'âme qui fait qu'on les garde en tête pendant des jours entiers.

Dommage...

Bien à vous,
Benny

dimanche 24 juin 2012

L'album de juin (disque B) : "Oceania" (The Smashing Pumpkins)

C'est un peu l'invité surprise du mois. Celui que l'on attendait pas forcément, et qui se rappelle assez adroitement à votre souvenir. Billy Corgan est de retour, avec un nouvel album de The Smashing Pumpkins.

Difficile cependant de penser à The Smashing Pumpkins quand on écoute Oceania. Non pas que l'album soit en complet décalage avec le reste de la discographie du groupe, mais le fait est que le groupe n'a plus grand-chose à voir avec celui qui électrisa les (enfin surtout, mes) années 90.

Loin de moi l'idée de cracher sur Jeff Schroeder, Mike Byrne et Nicole Fiorentino, les autres membres du groupe à qui l'on doit Oceania. Mais aujourd'hui, les Smashing, c'est Corgan et surtout Corgan. James Iha, D'Arcy Wretzky puis Melissa Auf der Maur et Jimmy Chamberlin ont quitté l'aventure depuis un joli petit nombre d'années et ils faisaient partie intégrante de l'aventure artistique qui aura permis de faire naître le sublime album qu'est Mellon Collie & The Infinite Sadness.

Quoi de neuf pour Oceania ? Eh bien, pour ce qui est justement le neuvième album du groupe, on retrouve un large éventail de titres qui revisite assez efficacement le parcours musical du groupe.

Si Quasar, titre inaugural qui pose d'entrée une ambiance rock qui rappelle un peu Mellon Collie, le reste de l'album a un côté plus alternatif/pop/atmosphérique, proche de ce qu'on pouvait entendre dans Ava Adore - même si un titre comme The Chimera évoque aussi l'esprit de Siamese Dream ou de Pisces Iscariot.





Et au final, c'est bien ou pas ? Moi, j'ai aimé. Encore une fois, l'univers mélodique des Smashing n'a plus grand chose à voir avec celui qui a fait son retentissant succès en 1995 mais la balade reste plaisante. C'est typiquement le genre d'album qu'il faut prendre pour ce qu'il est : un ensemble cohérent et facile à apprécier.

Le reste, c'est du verbiage.

Bien à vous,
Benny

dimanche 17 juin 2012

L'album de juin (Disque A) : "Endless Flowers" (Crocodiles)

Mettre à l'honneur deux garçons qui viennent de Californie alors que l'on attend désespérément que l'été arrive enfin, ça tient un peu de l'incantation mélodique.

Avec Brandon Welchez et Charles Rowell, on a là deux musiciens qui ont un vrai don pour produire des mélodies qui portent le soleil en elles. La preuve est donnée d'entrée : Grâce à Endless Flowers en ouverture et un Sunday qui rappelle furieusement les plus belles heures de The Cure, la démonstration est efficace.

Tout au long de ses dix pistes, le troisième album des Crocodiles a tout du parfait candidat pour finir dans la boîte à gants d'une voiture qui va beaucoup rouler cet été. L'ensemble est efficace et si certains pensent aux Strokes en les écoutant, on remarquera tout de même qu'il leur manque un soupçon d'inventivité pour rivaliser avec la bande à Casablancas.

Cette audace, longtemps attendue, pointe le bout de son nez à la toute fin du CD avec You are Forgiven, excellent titre qui sort un peu du registre pop ensoleillé pour nous conduire vers des terres musicales plus vastes.



Le travail des deux gars de San Diego gagne alors en densité et en diversité. C'est bien vu et en même temps, c'est un peu dommage : on se dit que tout ceci aurait pu être un poil plus aventureux finalement. Et du coup, un peu plus marquant. Parce que si Hung Up on a Flower possède un côté expérimental, cela n'est pas particulièrement réussi...

Eh oui : c'est tout le problème des albums qui sentent bon l'été. Quand revient l'heure d'enfiler un imper, on ne sait vraiment pas trop quoi en faire.

Bien à vous,
Benny

jeudi 24 mai 2012

L'album de mai (disque B) : "Apocalyptic Love" (Slash)

On n'arrête plus le guitar hero au chapeau. Après de longs mois pendant lesquels il a laissé sa guitare dans l'étui, le voici qui nous pond un deuxième album en deux ans.

La première fois, il avait rameuté pas mal de monde pour donner du volume à son projet : Dave Grohl, Andrew Stockdale, Iggy Pop, Lemmy de Motorhead ou encore Fergie des Black Eyed Peas (oui, bon...). A l'époque, je n'avais pas caché mon enthousiasme parce que l'ex-gratteux des Guns & Roses donnait la pleine mesure de son talent avec une vraie variété de titres.

Cette fois, Slash remet ça avec Miles Kennedy (Alter Bridge), qui était déjà de la partie en 2010, et comment dire... C'est punchy, les solos sont très souvent réussis, mais ça le fait moins. Ca manque cruellement de relief. Du coup, on s'ennuie. Et on passe vite à autre chose, parce qu'on se dit qu'en fait, des albums comme ça, le guitariste et sa bande peuvent en faire un par an ou presque.



C'est un peu dur de dire ça mais franchement, la déception est là.

Bien à vous,
Benny

mercredi 9 mai 2012

L'album de mai (disque A) : "This Machine" (The Dandy Warhols)

Suivant qui vous êtes, le nom des Dandy Warhols peut vous évoquer de multiples choses. Si vous êtes sériephile (ce qui a de bonnes chances d'être le cas en atterrissant ici), cela vous évoquera une chanson. We Used To Be Friends, qui est aussi le thème musical de Veronica Mars.

Si vous êtes mélomanes (ce qui n'est pas non plus impossible si vous êtes un fidèle de ce blog), il vous évoquera sans doute des sentiments contrastés. Pour beaucoup, les Dandys, ce sont trois albums salués par le public (The Dandy Warhols Come Down, Thirteen Tales from Urban Bohemia et Welcome to the Monkey House) et une suite nettement moins encourageante. Voire carrément décevante (Earth to the Dandy Warhols).

De multiples courants (d'air), mais pour s'accrocher...

Voilà que débarque This Machine, septième album du groupe originaire de Portland combinant sonorités électro torturées (Slide, Alternative Power to the People) et compositions rock plus classiques (Seti vs. The Wow!  ; I am Free).

Sans grande surprise, mon coeur aura toujours tendance à pencher du second côté. La balade, qui compte 11 titres, est plutôt agréable mais elle manque sans doute de relief pour vraiment emballer les oreilles. On mettra cependant au crédit du groupe de Courteney Taylor-Taylor une vraie capacité à osciller entre les genres et les courants.




De l'efficace Sad Vacation à 16 Tons en passant par le plutôt planant The Automn Carnival ou Enjoy Yourself, le tour d'horizon est assez large, avec de jolis moments et plusieurs passages à vide (Alternative Power... mouais). C'est peut-être pour ça qu'au final, cela ne marquera sans doute pas les esprits durablement.

Bien à vous,
Benny

lundi 30 avril 2012

Séries : dis-moi quel est ton générique (et je te dirai qui tu es)

En ce lundi où vous faites peut-être le pont (veinards), je vous propose aujourd'hui un coup de projecteur sur les génériques des dernières séries arrivées à l'antenne aux Etats-Unis.

D'abord parce que je l'ai déjà fait une fois en début d'année et que c'était plutôt ludique, ensuite parce que c'est mon petit côté militant à moi (oui, certains militent pour l'arrêt du nucléaire ou pour le mariage gay, moi c'est pour la défense et la sauvegarder des vrais génériques...).

Voici donc ma sélection printanière de thèmes musicaux...

NUMERO 4 : TOUCH (Par Lisa Coleman & Wendy Melvoin, 2012)

Ce qu'il y a de bien, avec certains thèmes musicaux, c'est qu'ils en disent beaucoup sur une série. Là, par exemple, on sait tout de suite qu'on est avec Tim Kring (notamment à cause de l'ultime image, qui fait très Heroes) mais on ne voit pas toujours où on va (en même temps, avec Tim Kring hein...). Reste que le duo Coleman/Melvoin, qui travaille avec le créateur de Heroes depuis Crossing Jordan, signe une création assez réussie.



NUMERO 3 : LUCK (Massive Attack, Splitting the atom)

A l'image de la mise en scène et de l'écriture de la série, le thème musical de la courte création de David Milch et Michael Mann possède un générique très soigné. C'est dans le répertoire d'un des plus célèbres groupe de trip hop au monde que cette fine équipe est allée chercher sa mélodie d'ouverture. Massive Attack fait donc la passe de trois puisque Teardrop, le générique de House, et Paradise Circus, celui de la série britannique Luther, étaient déjà une de ses compositions.



NUMERO 2 : PRIME SUSPECT US (XCD214, Glorious)

Bon, ça n'a pas marché non plus... et j'ai déjà eu l'occasion de dire que je le regrettais beaucoup. Mais l'adaptation de l'univers de Linda LaPlante par Alexandra Cuningham et Peter Berg aurait vraiment mérité un autre destin. Parce que c'était chouette et que même son générique avait de la gueule. Rageant, je vous dis.




NUMERO 1 : NYC 22 (Jay Z, Heart of the City (Ain't No Love))

Pour son tout nouveau top show made in New York, CBS a fait appel à des habitués de Big Apple. La série créée par Richard Price et produite par Robert De Niro a effectivement choisi un titre du rappeur Jay Z pour ouvrir ses épisodes. Comme l'animation est au niveau, on savoure le tout avec un certain plaisir. Espérons qu'on pourra encore dire ça à la fin de saison. Qui est (déjà) toute proche.



Bien à vous,
Benny

mercredi 25 avril 2012

L'album d'avril (disque B) : "Blunderbuss" (Jack White)

C'est un des rendez-vous du printemps. Quatorze mois après la séparation des White Stripes, parallèlement à ses aventures percutantes avec The Dead Weather (il est derrière la batterie), l'infatigable Jack White revient en solo ce mois-ci avec un nouvel album.

Infatigable testeur taillé dans le rock, le fils de Detroit continue d'explorer les rythmes pour élargir sa palette. Cette fois-ci, c'est la country qui se taille une jolie place dans la playlist, notamment avec des titres comme On and On and On ou encore Take me with you when you go.


Côté instruments, dès Missing Pieces, le titre inaugural, les claviers se disputent les faveurs du compositeur avec les cordes de ses guitares adorées. Le tout fait furieusement penser au son de Consolers of the Lonely et aux Raconteurs (notamment avec le très bon Weep themselves to sleep), un des side projects du garçon.

Les mots blues, les rythmes aussi

Le tout s'inscrit cependant une ambiance plus feutrée. Certains diront que l'ensemble est plutôt apaisé, d'autres diront qu'on finit par s'ennuyer. Je serais plutôt dans la première catégorie, parce que j'ai aussi apprécié le revigorant Sixteen Saltines, qu'on aurait pu retrouver sur Elephant des White Stripes ou sur un des deux disques de The Dead Weather.



Projet carrément blues, Blunderbuss ne perd jamais de vue l'envie - presque le besoin viscéral - de son créateur de produire des mélodies fluides et/ou enlevées (comme avec I'm shakin'). Du coup, si l'ensemble est plutôt doux amer, si les textes sont assez torturés, l'empreinte musicale de cet album reste assez forte. On y revient avec plaisir : pas besoin d'avoir le moral dans les pantoufles pour l'apprécier.

Au final, et même si on pouvait facilement s'en douter : Jack is back. Et ça marque.

Pour écouter l'album, cliquez ici.

Bien à vous,
Benny

lundi 16 avril 2012

L'album d'avril : "Underwater sunshine" (Counting crows)

Appuyer sur "Play" pour écouter un album, parfois, c'est comme pousser une DeLorean à 55 miles à l'heure. Avec Underwater sunshine, les Counting Crows nous ramènent facilement en arrière.

Au milieu des années 90 tout d'abord. Lorsque, avec Mister Jones, Adam Duritz et ses musiciens apportaient un peu de nouveauté dans une époque franchement grunge. Une époque que l'on retrouve sans peine dès les premières notes de Untitled (Love Song), qui ouvre ce nouvel album.

La patte Counting Crows est toujours là, avec des ballades bien calibrées. Et il ne serait pas franchement étonnant de retrouver un (voire plusieurs) de ces titres sur une (voire plusieurs) bandes originales de films et/ou de séries.

Le voyage dans le temps, cependant, ne s'arrête pas là. Convoquant volontiers des mélodies folk et country au gré des pistes, Underwater Sunshine nous ramène parfois carrément dans les années 70, en lorgnant du côté de Lynyrd Skynyrd par exemple.




L'hommage est soigné. Il n'est franchement pas désagréable à écouter. Mais il manque un peu de coeur, un peu d'âme pour vraiment marquer les esprits. Et il y a de fortes chances que cet album soit assez vite oublié, même si on a pris plaisir à le découvrir.

C'est l'inconvénient des voyages dans le temps, parfois : ils rappellent que le temps passe. Et que l'on a changé, même dans ses goûts musicaux.

Bien à vous,
Benny

lundi 9 avril 2012

Semaine spéciale "Chuck" (partie 1) : L'InstantMusique #9, "Short Skirt / Long Jacket" (Cake)

Cela fait un petit moment que je n'ai pas proposé sur ce blog une série thématique de posts. Si on excepte les groupes de posts consacrés aux fins d'année, cela date de mon analyse en deux temps de la première saison de In Treatment (ça se passait et ).

Aujourd'hui (et plus largement cette semaine), je remets ça avec une série pour laquelle mon affection ne cesse de grandir... ce qui n'est pas sans me surprendre.

Car, oui : plus le temps passe, plus je me fais et me refais des épisodes de Chuck, plus je me dis que cette série possède des qualités qui méritent d'être un peu mieux connues.


Un titre qui résonne dans les têtes

Je profite donc très opportunément de l'arrivée de la saison 4 de Chuck en prime time sur NT1 (c'était samedi dernier : et avec quatre épisodes, le show de Josh Schwartz a doublé l'audience de la chaîne de la TNT) pour lancer ce lundi une Semaine spéciale Chuck.

Et ça commence avec un "hommage" à la chanson qui sert de générique aux aventures de l'espion du Buy More, signée par le groupe californien Cake.

Connu en France pour des titres comme The Distance et une reprise géniale de I will survive (une des mes chansons cultes !), le groupe emmené par John McCrea a continué un joli bout de chemin dans les années 2000, notamment avec l'album Comfort Eagle.




C'est sur ce quatrième épisode des aventures de Cake que Josh Schwartz et sa bande sont allés chercher Long skirt / Short Jacket : un titre à la rythmique entêtante. Tellement entêtante qu'il suffit de la faire écouter à des passants et de filmer leurs réactions pour en faire un clip.

Une idée amusante qui fonctionne vraiment bien. Mention spéciale au petit gars à casquette, Robert L. Clarke, qui est bien dedans. La preuve ci-dessus.

Bien à vous,
Benny

jeudi 5 avril 2012

L'InstantMusique #8 : "Baltimore's fireflies" (Woodkid)

Une claque. Un bijou d'équilibre, à la fois fragile et puissant. Virevoltant et profond. C'est ce que vous découvrirez si vous vous procurez l'EP Iron de Woodkid.

Derrière ce pseudo, on retrouve un Français. Yoann Lemoine est musicien, chanteur et réalisateur. Installé derrière la caméra lors du tournage de clips de Katy Perry (Teenage Dream) ou encore Taylor Swift (Back to December), ce touche-à-tout qui se rapproche de la trentaine est aussi le réalisateur de Born To Die, de Lana Del Rey.

Il prépare actuellement son premier album, intitulé The Golden Age. Si le reste est aussi brillant que ce titre (et s'il ne s'enferme pas trop dans un même rythme), sa sortie risque de faire beaucoup parler.



On dit que les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés : la vidéo ci-dessus, un peu tristounette, a tendance à le confirmer (mais c'est la seule que j'ai trouvée dans laquelle la force du titre ressort pleinement). Espérons qu'un vrai clip sortira un jour...

Bien à vous,
Benny

mercredi 28 mars 2012

L'album de mars (bonus) : "Out Of Frequency" (The Asteroids Galaxy Tour)

Ce n'était pas prévu mais les deux albums de ce mois de mars vont franchement bien ensemble. Après les Britanniques de The Ting Tings, c'est au tour d'une bande de Danois de prendre le micro. Ceux réunis autour de la chanteuse Mette Lindberg, avec un album sorti chez nous fin janvier.

Surtout connus pour le titre Around The Bend, les six de The Asteroids Galaxy Tour font dans la pop bien balancée. Celle qui s'appuie sur des mélodies bondissantes et que l'on charge d'effets sonores plus ou moins bienvenus et plus ou moins bien vus.

La première chose à savoir, pour ceux qui auraient bien envie de sauter le pas, c'est que Mette Lindberg a un timbre de voix assez singulier, plutôt criard. On aime ou on déteste. Et c'est d'autant plus vrai cette fois-ci que l'artiste a tendance à jouer à fond là-dessus (alors que, franchement, elle y gagnerait à jouer la carte de la modulation).

Une grosse sucrerie mélodique

Passée cette réserve, Out of Frequency joue à fond la carte des cuivres et des instruments électroniques pour donner du souffle à son univers mélodique. Ayant toujours eu une grosse tendresse pour les premiers, je dois dire que ça a plutôt bien marché sur moi.


Cela a d'autant mieux marché que les seconds "collent" assez bien à l'ensemble : le tout est plutôt dynamique, clairement cohérent et on se laisse facilement happé par un monde "surcoloré", assez psychédélique par moments, mais toujours aventureux. 



C'est dansant, c'est rafraîchissant. Ou comme dirait Cyril Lignac dans Top Chef : "C'est gourmand".
Et bon appétit, bien sûr.

Bien à vous, 
Benny