J'avais besoin de faire le point. J'avais envie de poser ces lignes pour voir où j'en suis. Alors je me suis dit que j'allais le faire ici. Parce que 2017 aura été une année d'une intensité rare, que je suis un peu sur les genoux et que je ne sais pas encore comment je vais m'approprier 2018, par quel bout.
Et donc, en 2017 :
1. J'ai travaillé dans une grande rédaction numérique et j'ai aimé ça
2. J'ai fêté l'anniversaire de mes deux parents, avec eux, le jour J
3. Je me suis rapproché de mon filleul
4. J'ai davantage vu deux de mes meilleurs potes
5. J'ai tissé de nouveaux liens avec mon premier amour
6. Je me suis considérablement rapproché d'un couple d'amis
7. J'ai vu une consoeur prendre un peu plus confiance et j'étais aux premières loges
8. Je suis reparti en vadrouille pendant l'été
9. J'ai rencontré une nouvelle co-auteure
10. J'ai réalisé de nouveaux bonus DVD (et c'était pas simple)
11. J'ai croisé pas mal de nouvelles têtes (notamment en continuant à animer des ateliers)
12. Je me suis trop souvent cassé la figure
13. Je me suis entaillé le nez
14. Je n'ai pas fait assez de reportages cool (il faudra rectifier)
15. J'étais avec mon père avant un rendez-vous chez le cardiologue et je crois qu'il avait peur de ce moment. J'étais content d'être là
16. Je me suis efforcé d'être présent pour mes proches
17. J'ai laissé derrière moi une pige que je gérai depuis trois ans et demi
18. J'ai quitté le bureau d'une association dont j'ai participé au lancement
19. J'ai fait mon premier festival de La Rochelle
20. J'ai pas mal cravaché: la semaine du 9 au 16 avril aura sans doute été la plus dingue
21. J'ai rencontré et interviewé Antonio Fargas
22. J'ai interviewé par téléphone David Simon et George Pelecanos (je me suis trouvé nul, faudrait recommencer)
23. J'ai découvert qu'on pouvait s'attacher à - aimer sincèrement- une petite fille sans jamais l'avoir rencontrée, rien qu'en écoutant sa maman en parler
24. J'ai co-écrit deux épisodes de série télé, diffusés dans quelques jours
25. J'ai co-écrit deux autres épisodes de série télé (enfin, surtout un), tournés dans quelques semaines
26. J'ai tenté de rejoindre une autre équipe d'auteurs, et je me suis planté
27. J'ai rejoint un atelier pour développer deux concepts (et ne sais pas ce que ça va donner)
28. J'ai lu plein de trucs intéressants et j'en ai débattu avec des personnes stimulantes (surtout une)
29. J'ai découvert, et écouté le plus attentivement possible, une femme à la personnalité incroyable.
30. J'ai été choisi pour un développer un projet peut-être impossible à réaliser (et c'est pour ça que j'y crois comme un fou)
31. J'ai fêté mon anniversaire avec des gens qui comptent (et le leur ai fait savoir)
32. J'ai encore savouré la magie de Noël avec mes parents (ça m'émeut toujours autant)
33. J'ai vu une amie proche devenir la maman d'un petit garçon
34. J'ai vu un scénariste que je respecte obtenir un début de reconnaissance qu'il mérite
35. Je me suis intéressé à la parentalité et à la maternité comme jamais
36. J'ai vu un ami proche connaître une année difficile et s'efforcer de rester debout (balèse)
37. J'ai vu une amie décider d'avoir un enfant toute seule (et ça me touche)
38. J'ai réalisé un rêve (écrire pour une série télé), quelque chose qui me tient depuis 1996 et le visionnage de l'épisode The Leap Home de Code Quantum
39. J'ai aimé quelqu'un. Comme ça ne m'était jamais arrivé. Avec passion, avec tendresse et avec attention (en tout cas, je crois) (et sinon, ça en fait, du monde...).
40. Je me suis éloigné de cette personne. Et comme le dit un personnage de série dans un épisode à venir (et sur lequel je n'ai pas bossé): "C'est dur, de laisser partir quelqu'un qu'on aime". C'est peut-être la chose la plus dure au monde.
Quelle putain d'année, tout de même.
Bien à vous,
Benny
Affichage des articles dont le libellé est The single life. Afficher tous les articles
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dimanche 31 décembre 2017
vendredi 7 juillet 2017
Les semaines de mon sac à dos
Ce n'est pas parce que le temps s'emploie à jouer avec votre planning que vous devez abandonner toute envie de planifier. C'est ce que je me suis dit cette semaine au moment d'envisager l'été qui débute.
Si je pense que je peux très officiellement m'asseoir sur l'idée de prendre de vraies vacances, avec un repos qui s'inscrit dans la durée, j'ai décidé cependant d'avancer. En me fixant différents objectifs pour les mois à venir.
Au programme, ces prochaines semaines, donc:
Un bref retour à BennyCity, du 24 au 28 juillet. Pour l'anniversaire de ma mère, le petit tour chez le médecin de mon père, mais avant de repartir travailler tout le week-end dans la Grande Méchante Ville.
Trois jours à Brest, du 1er au 3 août. Pourquoi? Pourquoi pas. Ca fait sept ans que j'ai pas pris mon sac, mes pompes et ma playlist longue comme le bras pour marcher, découvrir et réfléchir (et moins parler. Si, si: ça m'arrive). Cette année, on va remettre ça.
Un 2e retour à BennyCity, après le 20 août. Pour assister à un mariage et à l'anniversaire de mon père.
Un court séjour en Drôme provençale, début septembre. Pour redécouvrir un joli coin visité il y a dix ans pour un reportage à la BennyCorp... et se faire une petite résidence d'écriture. Tout ça, dans une petite maison située au coeur d'un village de 300 habitants.
Enfin, cerise sur le gâteau, je pense très sérieusement me rendre à Montréal, début octobre. Parce que j'ai très envie de découvrir cette ville... et que je peux le faire, a priori.
Franchement, comme programme, on a vu pire. Et puis c'est bien, parfois, d'esquisser des perspectives.
Bien à vous,
Benny
Si je pense que je peux très officiellement m'asseoir sur l'idée de prendre de vraies vacances, avec un repos qui s'inscrit dans la durée, j'ai décidé cependant d'avancer. En me fixant différents objectifs pour les mois à venir.
Au programme, ces prochaines semaines, donc:
Un bref retour à BennyCity, du 24 au 28 juillet. Pour l'anniversaire de ma mère, le petit tour chez le médecin de mon père, mais avant de repartir travailler tout le week-end dans la Grande Méchante Ville.
Trois jours à Brest, du 1er au 3 août. Pourquoi? Pourquoi pas. Ca fait sept ans que j'ai pas pris mon sac, mes pompes et ma playlist longue comme le bras pour marcher, découvrir et réfléchir (et moins parler. Si, si: ça m'arrive). Cette année, on va remettre ça.
Un 2e retour à BennyCity, après le 20 août. Pour assister à un mariage et à l'anniversaire de mon père.
Un court séjour en Drôme provençale, début septembre. Pour redécouvrir un joli coin visité il y a dix ans pour un reportage à la BennyCorp... et se faire une petite résidence d'écriture. Tout ça, dans une petite maison située au coeur d'un village de 300 habitants.
Enfin, cerise sur le gâteau, je pense très sérieusement me rendre à Montréal, début octobre. Parce que j'ai très envie de découvrir cette ville... et que je peux le faire, a priori.
Franchement, comme programme, on a vu pire. Et puis c'est bien, parfois, d'esquisser des perspectives.
Bien à vous,
Benny
lundi 3 juillet 2017
"Faut bien s'y faire..."
Ce mois-ci, mon père va passer un scanner pour son coeur. Suivi depuis maintenant une douzaine d'années par un cardiologue, le spécialiste veut contrôler quelque chose au niveau de son aorte. A priori, pas de quoi s'alarmer puisqu'il ne doit pas revoir le médecin en question avant la fin juillet.
Mais comme me l'a dit une personne qui compte, vous pouvez tout à fait aborder une question sensible d'un point de vue rationnel et nourrir une angoisse. Je crois que c'est mon cas.
L'année 2016/2017, dont j'ignore encore quand elle s'achèvera, a été une des plus intenses de ma vie d'adulte. Peut-être la plus intense. Notamment sur le plan professionnel parce que j'ai eu (et j'ai encore) de nombreux défis à relever. Et peu de vacances pour souffler.
Peu de vacances, ça veut dire être loin de BennyCity. Être loin de mes amis et de mes parents. Et le temps file tellement vite que résonne en moins l'echo inquiet d'un regret à venir. Celui de ne pas avoir profité assez de Papa et de Maman. Une peur qui, je crois, habite tous les enfants.
Comme un aveu, dans un souffle
Ce sentiment n'a pas faibli ces derniers jours, bien au contraire. Je pense que mes parents aussi oscillent entre le rationnel et l'émotionnel. Même mon père, ce fameux héros en slip dont je suis fier.
La semaine dernière, au téléphone, je lui ai demandé comment il vivait la perspective de cet examen. Autant je sais ma mère capable d'exprimer ses angoisses, autant mon père m'a toujours semblé entravé, pénalisé, à ce niveau.
A ma question, il a répondu "Oh, faut bien s'y faire...". Une pure remarque de ce fils de la Terre, aussi pudique que sa mère. J'y ai pourtant perçu un soupçon d'interrogation. Etait-ce un ricochet des miennes ou l'expression pudique d'une peur voilée? Je n'en sais rien. Mais à l'autre bout de la ligne, j'étais ému.
Bien à vous,
Benny
PS: J'ignore si (ou combien de temps) ça durera, mais ça fait du bien d'écrire à nouveau de ce côté-ci du net. Spécifiquement pour cerner avec des mots des moments comme ceux-là.
lundi 2 janvier 2012
Le club des cinq
Voilà que ça recommence. Nous revoici un 2 janvier et c'est l'heure de lancer une nouvelle saison pour ce blog. La cinquième, déjà. Je ne voudrais pas avoir l'air de celui qui radote, mais à chaque fois que cette date et cet événement reviennent, je suis toujours aussi agréablement surpris de poursuivre cette e-aventure...
Mais c'est pourtant bien le cas. Tout ça, juste après une saison 4 qui aura marqué un petit ralentissement d'activité, parce que ma vie a pas mal bougé lors des douze derniers mois. Et peut-être qu'en terme de mouvements et autres secousses, ce sera encore le cas pour 2012. Une année qui pourrait bien être The Big Bad Year, comme l'annonce la nouvelle balise Title au sommet de cette mise en page new look. L'objectif: Vivre à fond les six prochains mois dans la Grande Méchante Ville... pour qu'il y en ait d'autres derrière.
L'avenir dira si ce sera le cas ou non, mais 2011 m'a donné suffisamment d'armes morales pour aller au feu... autant les mettre à l'épreuve sans tarder. Plus prosaïquement, le BennyBlog gardera sa ligne éditoriale. A savoir parler séries (avec les gars et les filles de la bande de Happy Endings - qui sont six sur la photo *), ciné, musique et vie de trentenaire. En espérant enfin entrer dans un rythme de publication plus régulier (Vous savez, c'est comme l'album de la maturité pour les musiciens, toussa...)
En attendant, je ne peux que vous souhaiter une très belle année 2012, empreinte à la fois de sérénité et d'émotions en tout genre. Que vous soyez juste lecteurs de passage, commentateurs réguliers ou pas (R. LeFourbe, Stéph, Ray, Naine, Lois/Florence, Arthur, Sarah Tatouille et les Anonymes) ou blogueurs.
Et quand j'écris "blogueurs", je ne peux pas ne pas rendre hommage à l'inamovible Boys Club que je lis depuis maintenant plusieurs années, que ce soit Adam de Blabla Séries (que je devrais bientôt retrouver sur mon nouveau terrain de jeu) ou Dylanesque et l'incontournable et fidèle Arnaud J. Fleischman, qui est là depuis le début. Trois noms auxquels je dois ajouter ceux de Fil GB, ceux de toute la bande de pErDUSA et ceux de l'équipe du Village. Certains me lisent, je les lis tous et ce n'est pas près d'arrêter. Bonne année, les gens.
On terminera en saluant les filles ou ex-filles de la blogosphère (**), qui sont toujours (et plus que jamais) les bienvenues: AussieLilie, Feyrtys, Mademoiselle du Petitbois, Elixie, Caroline d'Into The Screen et Une Blonde dans la Ville. A très bientôt et plein de bonnes choses pour les mois à venir.
L'an dernier, j'avais conclu ce season premiere ainsi: "Gardez la pêche et agrippez-vous à vos rêves". Perso, c'est ce que j'ai fait et c'était chouette.
Je relance, pour une année.
Vous me suivez ?
Si oui, mettez-vous tout de suite le refrain de Steve Earle dans la tête...
Bonne année 2012.
Bien à vous (pour la 329e fois),
Benny
(*) : Ce qui fout en l'air la cohérence de mon rapport Titre/Photo. Damnation.
(**) : Comprendre "Elles ne sévissent plus sur un blog", pas "Elles ont sauté le pas et changé de genre".
Mais c'est pourtant bien le cas. Tout ça, juste après une saison 4 qui aura marqué un petit ralentissement d'activité, parce que ma vie a pas mal bougé lors des douze derniers mois. Et peut-être qu'en terme de mouvements et autres secousses, ce sera encore le cas pour 2012. Une année qui pourrait bien être The Big Bad Year, comme l'annonce la nouvelle balise Title au sommet de cette mise en page new look. L'objectif: Vivre à fond les six prochains mois dans la Grande Méchante Ville... pour qu'il y en ait d'autres derrière.
L'avenir dira si ce sera le cas ou non, mais 2011 m'a donné suffisamment d'armes morales pour aller au feu... autant les mettre à l'épreuve sans tarder. Plus prosaïquement, le BennyBlog gardera sa ligne éditoriale. A savoir parler séries (avec les gars et les filles de la bande de Happy Endings - qui sont six sur la photo *), ciné, musique et vie de trentenaire. En espérant enfin entrer dans un rythme de publication plus régulier (Vous savez, c'est comme l'album de la maturité pour les musiciens, toussa...)
Ils sont venus (ici), ils sont (donc) tous là...
En attendant, je ne peux que vous souhaiter une très belle année 2012, empreinte à la fois de sérénité et d'émotions en tout genre. Que vous soyez juste lecteurs de passage, commentateurs réguliers ou pas (R. LeFourbe, Stéph, Ray, Naine, Lois/Florence, Arthur, Sarah Tatouille et les Anonymes) ou blogueurs.
Et quand j'écris "blogueurs", je ne peux pas ne pas rendre hommage à l'inamovible Boys Club que je lis depuis maintenant plusieurs années, que ce soit Adam de Blabla Séries (que je devrais bientôt retrouver sur mon nouveau terrain de jeu) ou Dylanesque et l'incontournable et fidèle Arnaud J. Fleischman, qui est là depuis le début. Trois noms auxquels je dois ajouter ceux de Fil GB, ceux de toute la bande de pErDUSA et ceux de l'équipe du Village. Certains me lisent, je les lis tous et ce n'est pas près d'arrêter. Bonne année, les gens.
On terminera en saluant les filles ou ex-filles de la blogosphère (**), qui sont toujours (et plus que jamais) les bienvenues: AussieLilie, Feyrtys, Mademoiselle du Petitbois, Elixie, Caroline d'Into The Screen et Une Blonde dans la Ville. A très bientôt et plein de bonnes choses pour les mois à venir.
L'an dernier, j'avais conclu ce season premiere ainsi: "Gardez la pêche et agrippez-vous à vos rêves". Perso, c'est ce que j'ai fait et c'était chouette.
Je relance, pour une année.
Vous me suivez ?
Si oui, mettez-vous tout de suite le refrain de Steve Earle dans la tête...
Bonne année 2012.
Bien à vous (pour la 329e fois),
Benny
(*) : Ce qui fout en l'air la cohérence de mon rapport Titre/Photo. Damnation.
(**) : Comprendre "Elles ne sévissent plus sur un blog", pas "Elles ont sauté le pas et changé de genre".
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Bennyverse,
Cafarnaüm,
The single life
samedi 24 décembre 2011
Plein de billets sous le sapin
Non, ce n'est pas ce que je vous souhaite de trouver demain matin en vous levant en pyjama, tout excité à l'idée de deviner ce que le père Noël vous a apporté (quoique...), mais c'est ce que vous retrouverez dans les jours qui viennent de ce côté-ci de la Toile.
Clairement, la fin d'année a été plutôt plan-plan dans Le Monde de Benny. Pas trop le temps alors que je courrais aux quatre coins de la Grande Méchante Ville pour trouver mes marques. Plutôt envie de concentrer mes périodes de clavier sur mes projets perso et les collaborations ici et là. Et du coup, je suis un peu frustré de ne pas avoir écrit plus ici.
Ce n'est pas nouveau : je n'aime pas trop les périodes de plat bloguesque. Et ce n'est pas nouveau non plus, je vais à nouveau corriger le tir. Ca se passera donc dans les jours qui viennent jusqu'au 31 décembre: comme l'an dernier, vous pourrez donc retrouver ici la rubrique "12 coups avant minuit" avec des rétrospectives en pagaille.
Pour parler de ce que j'ai fait ces derniers mois et pour découvrir de nouvelles chroniques séries (enfin, surtout une : celle de l'ultime saison de Six Feet Under. Quelle claque). Pour revisiter l'année musicale et mon départ dans la Grande Méchante Ville aussi. Et pour marquer comme il faut la fin de la saison 4.
Bien à vous,
Benny
Clairement, la fin d'année a été plutôt plan-plan dans Le Monde de Benny. Pas trop le temps alors que je courrais aux quatre coins de la Grande Méchante Ville pour trouver mes marques. Plutôt envie de concentrer mes périodes de clavier sur mes projets perso et les collaborations ici et là. Et du coup, je suis un peu frustré de ne pas avoir écrit plus ici.
Ce n'est pas nouveau : je n'aime pas trop les périodes de plat bloguesque. Et ce n'est pas nouveau non plus, je vais à nouveau corriger le tir. Ca se passera donc dans les jours qui viennent jusqu'au 31 décembre: comme l'an dernier, vous pourrez donc retrouver ici la rubrique "12 coups avant minuit" avec des rétrospectives en pagaille.
Pour parler de ce que j'ai fait ces derniers mois et pour découvrir de nouvelles chroniques séries (enfin, surtout une : celle de l'ultime saison de Six Feet Under. Quelle claque). Pour revisiter l'année musicale et mon départ dans la Grande Méchante Ville aussi. Et pour marquer comme il faut la fin de la saison 4.
Bien à vous,
Benny
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Bennyverse,
The single life
lundi 10 octobre 2011
Dites "33"
Non, je ne vais pas chez le médecin. Non, je ne veux pas reparler d' Urgences (quoique... si : on signalera effectivement en passant que la série est diffusée en semaine sur France 4 entre 13h30 et 16h30... et que si la photographie de la série entretient un côté vieilli, côté histoires, ça le fait toujours).
Non en fait, c'est juste que ce blog de trentenaire l'est encore un peu plus ce lundi. J'ai 33 ans aujourd'hui. Et c'est cool. Si parce que je fais toujours aussi jeune.
Sinon, histoire de rendre ce post pas complètement inintéressant (si, si : j'aurais pu...), je profite de l'occasion pour signaler qu'on devrait parler dans les jours et semaines à venir de Hart of Dixie, Boardwalk Empire (saison 1), How to Make It in America (saison 2) et The Shield (saison 6). Et aussi (et surtout) de Awkward.
En clair : Stay tunned!
Bien à vous,
Benny
Non en fait, c'est juste que ce blog de trentenaire l'est encore un peu plus ce lundi. J'ai 33 ans aujourd'hui. Et c'est cool. Si parce que je fais toujours aussi jeune.
Sinon, histoire de rendre ce post pas complètement inintéressant (si, si : j'aurais pu...), je profite de l'occasion pour signaler qu'on devrait parler dans les jours et semaines à venir de Hart of Dixie, Boardwalk Empire (saison 1), How to Make It in America (saison 2) et The Shield (saison 6). Et aussi (et surtout) de Awkward.
En clair : Stay tunned!
Bien à vous,
Benny
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Pleine lucarne,
The single life
vendredi 23 septembre 2011
Devine qui vient de retrouver le net?
Bonjour, bonjour!
C'est avec le sourire jusqu'aux cheveux que je vous annonce mon retour sur l'InterWeb après dix jours au régime pain super sec/eau croupie côté connexion, le temps de s'installer dans mon nouvel appart dans la Grande Méchante Ville avec ma coloc... et d'avoir une Box qui me permette de retrouver les autoroutes de l'info. Les premiers jours auront été bien remplis, à gérer tout plein de questions pratiques (et ce n'est pas fini: j'ai pas encore de lit) mais le fait de pouvoir bloguer à nouveau est quand même une sacrée bonne nouvelle.
Je vous raconte la suite très, très vite. Quand j'aurais fini de faire des bons de joie partout. La vie normale, quoi...
Bien à vous,
Benny
C'est avec le sourire jusqu'aux cheveux que je vous annonce mon retour sur l'InterWeb après dix jours au régime pain super sec/eau croupie côté connexion, le temps de s'installer dans mon nouvel appart dans la Grande Méchante Ville avec ma coloc... et d'avoir une Box qui me permette de retrouver les autoroutes de l'info. Les premiers jours auront été bien remplis, à gérer tout plein de questions pratiques (et ce n'est pas fini: j'ai pas encore de lit) mais le fait de pouvoir bloguer à nouveau est quand même une sacrée bonne nouvelle.
Je vous raconte la suite très, très vite. Quand j'aurais fini de faire des bons de joie partout. La vie normale, quoi...
Bien à vous,
Benny
Libellés :
Benny in Big Bad City,
The single life
mercredi 24 août 2011
Going to California
Entre deux cartons rangés dans le frigo transporté dans un camion, et des mails et coups de fil pour trouver un appartement dans la Grande Méchante Ville (et composer des dossiers de candidatures hallucinants), je suis allé à la Fnac profiter d'une opération promo sur le rock californien des 80's et 90's (c'est pas que pour moi, c'est aussi et surtout pour le mange-disque de la BennyMobile).
L'occasion de compléter ma collection de classiques avec des albums qui manquaient sur mes étagères en mouvement. Et un petit moyen pour voyager dans le temps. Alors que certains ne savent pas trop quoi attendre de la sortie imminente du prochain album des Red Hot Chili Peppers, moi, je fais tourner Blood Sugar Sex Magik, non sans me rappeler des nuits où, ado, j'enregistrais sur des cassettes Type II, Suck My Kiss et autres titres qui secouaient quand même bien sa mémé...
Au-delà de cette confidence hyper générationnelle (qui fera sourire les uns et pouffer les autres), je me suis aussi aperçu d'un truc étonnant. Que ce soit l'album susnommé des Red Hot ou Use Your Illusion I & II, ces albums avaient 16 ou 17 pistes à faire entendre. Alors certes: tout n'est pas d'une originalité confondante ou d'une qualité ébouriffante, mais quand même... pourquoi est-ce que les albums de 2011 n'ont que huit à dix titres à offrir à nos oreilles? Crise du disque qu'ils disaient...
Bien à vous,
Benny
PS : Sinon, j'ai aussi fait main basse sur la BO de Tenacious D, avec Jack Black et ça le fait bien. Ca et un autre truc dont on reparle très vite.
L'occasion de compléter ma collection de classiques avec des albums qui manquaient sur mes étagères en mouvement. Et un petit moyen pour voyager dans le temps. Alors que certains ne savent pas trop quoi attendre de la sortie imminente du prochain album des Red Hot Chili Peppers, moi, je fais tourner Blood Sugar Sex Magik, non sans me rappeler des nuits où, ado, j'enregistrais sur des cassettes Type II, Suck My Kiss et autres titres qui secouaient quand même bien sa mémé...
Au-delà de cette confidence hyper générationnelle (qui fera sourire les uns et pouffer les autres), je me suis aussi aperçu d'un truc étonnant. Que ce soit l'album susnommé des Red Hot ou Use Your Illusion I & II, ces albums avaient 16 ou 17 pistes à faire entendre. Alors certes: tout n'est pas d'une originalité confondante ou d'une qualité ébouriffante, mais quand même... pourquoi est-ce que les albums de 2011 n'ont que huit à dix titres à offrir à nos oreilles? Crise du disque qu'ils disaient...
Bien à vous,
Benny
PS : Sinon, j'ai aussi fait main basse sur la BO de Tenacious D, avec Jack Black et ça le fait bien. Ca et un autre truc dont on reparle très vite.
vendredi 12 août 2011
Ca cartonne
Dans une autre vie, dans un article, j'ai écrit "déménager, c'est empaqueter sa vie, avec ses hauts et ses bas que l'on retrouve aussi sur de gros cartons marrons". Cette semaine, je remets ça, pour la quatrième fois en huit ans. Je ne sais pas si ça devient une habitude mais je le vis avec moins de stress que les autres fois. Disons que j'ai toujours autant envie d'en voir le bout le plus rapidement possible... mais je le gère plutôt bien cette année.
Sans doute parce que je sais que je peux compter sur le soutien de mes potes et surtout de mes parents (et plus encore de ma môman... faudra qu'on en reparle). Sans doute aussi parce que la perspective du prochain défi (tout autant que la durée de ma dernière mission : quatre ans au même endroit, record personnel de longévité) m'excite pas mal.
Pourtant, c'est toujours aussi particulier de cartonner toute une journée. Prenez aujourd'hui, j'ai passé une bonne partie de l'après-midi à trier des papiers. Pas de boites à vis et boulons comme chez Arnaud J. Fleischman (note à l'intéressé : tu penses bien que j'ai vérifié en pensant à toi), mais plein de petites choses qui vous font prendre conscience du temps qui passe dans un appartement.
J'aimerais vous faire un inventaire à la Elixie, mais il n'y a qu'une seule blogueuse qui dit "Fuck you Billy". Sachez cependant qu'en triant, j'ai trouvé:
- Le supplément spécial de Libé paru au lendemain de la mort de Michael Jackson (juin 2009)
- Un numéro de TechniKart avec en Une une photo de Amy Winehouse illustrant un dossier sur... la culture picole (Novembre 2007: Sic Transit Gloria Mundi, disent les latinistes)
- Une place jamais utilisée pour un concert de Patrice à Saint-Malo (soit à des centaines de kilomètres de BennyCity), auquel sur un coup de tête j'ai proposé à une fille de venir tout en faisant un road trip alors qu'elle vivait à Annecy. On y est jamais allé... et comme une andouille, je ne me suis pas fait remboursé
- Un joli petit paquet de numéros du projet sur lequel j'ai bossé avec la BennyCorp ces dernières saisons
- Et... la liste des choses que je voulais faire cette année. Ô surprise, le bilan est plus que pas mal. Et surtout il me reste du temps pour rayer quelques lignes avant de partir (*). Du coup, on en reparlera très bientôt.
Bien à vous,
Benny
(*) Message personnel à Ray : Mec, tu es directement concerné. La liste dit "Faire un vrai beau truc ensemble". Et Dieu merci, ce ne sera pas un enfant...
Sans doute parce que je sais que je peux compter sur le soutien de mes potes et surtout de mes parents (et plus encore de ma môman... faudra qu'on en reparle). Sans doute aussi parce que la perspective du prochain défi (tout autant que la durée de ma dernière mission : quatre ans au même endroit, record personnel de longévité) m'excite pas mal.
Pourtant, c'est toujours aussi particulier de cartonner toute une journée. Prenez aujourd'hui, j'ai passé une bonne partie de l'après-midi à trier des papiers. Pas de boites à vis et boulons comme chez Arnaud J. Fleischman (note à l'intéressé : tu penses bien que j'ai vérifié en pensant à toi), mais plein de petites choses qui vous font prendre conscience du temps qui passe dans un appartement.
J'aimerais vous faire un inventaire à la Elixie, mais il n'y a qu'une seule blogueuse qui dit "Fuck you Billy". Sachez cependant qu'en triant, j'ai trouvé:- Le supplément spécial de Libé paru au lendemain de la mort de Michael Jackson (juin 2009)
- Un numéro de TechniKart avec en Une une photo de Amy Winehouse illustrant un dossier sur... la culture picole (Novembre 2007: Sic Transit Gloria Mundi, disent les latinistes)
- Une place jamais utilisée pour un concert de Patrice à Saint-Malo (soit à des centaines de kilomètres de BennyCity), auquel sur un coup de tête j'ai proposé à une fille de venir tout en faisant un road trip alors qu'elle vivait à Annecy. On y est jamais allé... et comme une andouille, je ne me suis pas fait remboursé
- Un joli petit paquet de numéros du projet sur lequel j'ai bossé avec la BennyCorp ces dernières saisons
- Et... la liste des choses que je voulais faire cette année. Ô surprise, le bilan est plus que pas mal. Et surtout il me reste du temps pour rayer quelques lignes avant de partir (*). Du coup, on en reparlera très bientôt.
Bien à vous,
Benny
(*) Message personnel à Ray : Mec, tu es directement concerné. La liste dit "Faire un vrai beau truc ensemble". Et Dieu merci, ce ne sera pas un enfant...
mardi 9 août 2011
Ali Benny et les 40 calepins
Beyond the finish line... Les amis, ça y est, je suis un garçon shortable. Traduction : j'ai enfilé la tenue qui me va le mieux quand je suis en vacances. Plus exactement, dimanche, j'ai fait mon dernier jour à la BennyCorp, pour au mois un an. Me voilà donc dans la zone de transition avant de rejoindre la Grande Méchante Ville, vraisemblablement pour la mi-septembre.
Sans surprise, ça fait bizarre de mettre un point final à une aventure de quatre ans: quand bien même je suis invité à regagner mon entreprise préférée en août de l'année prochaine, ça reste la fin d'une étape exaltante, exigeante mais le plus souvent excitante. Dimanche donc, j'ai fait mes cartons et c'est toujours la même chose: c'est quand on bouge que l'on constate l'astronomique quantité de cochonneries que l'on concentre dans ses tiroirs.
En fait, je me suis rendu compte que j'étais devenu un as du stockage de calepins. Près d'une quarantaine en quatre ans, et de toutes les tailles. Du petit forcément tordu dans les poches aux grands à cornes sur les côtés, en passant par ceux à spirales plus ou moins épais. Sans oublier mes préférés, les carnets de taille moyenne à petits carreaux.
J'ai tout empaqueté et il faudrait que je songe à en jeter mais je suis un peu sentimental... donc il va falloir se faire un peu violence.
En même temps, je n'ai pas trop le choix, d'autres cartons vont bientôt faire leur apparition : ceux que je vais faire en quittant mon appart de BennyCity. En espérant qu'il n'y en aura pas quarante...
Sinon bonne nouvelle : comme je suis en vacances, je vais enfin avoir plus de temps pour sévir par ici. Et même qu'on va parler coup de coeur, country rap et chapeau de cowboy. Oh yeah...
Bien à vous,
Benny
Sans surprise, ça fait bizarre de mettre un point final à une aventure de quatre ans: quand bien même je suis invité à regagner mon entreprise préférée en août de l'année prochaine, ça reste la fin d'une étape exaltante, exigeante mais le plus souvent excitante. Dimanche donc, j'ai fait mes cartons et c'est toujours la même chose: c'est quand on bouge que l'on constate l'astronomique quantité de cochonneries que l'on concentre dans ses tiroirs.
En fait, je me suis rendu compte que j'étais devenu un as du stockage de calepins. Près d'une quarantaine en quatre ans, et de toutes les tailles. Du petit forcément tordu dans les poches aux grands à cornes sur les côtés, en passant par ceux à spirales plus ou moins épais. Sans oublier mes préférés, les carnets de taille moyenne à petits carreaux.
J'ai tout empaqueté et il faudrait que je songe à en jeter mais je suis un peu sentimental... donc il va falloir se faire un peu violence.
En même temps, je n'ai pas trop le choix, d'autres cartons vont bientôt faire leur apparition : ceux que je vais faire en quittant mon appart de BennyCity. En espérant qu'il n'y en aura pas quarante...
Sinon bonne nouvelle : comme je suis en vacances, je vais enfin avoir plus de temps pour sévir par ici. Et même qu'on va parler coup de coeur, country rap et chapeau de cowboy. Oh yeah...
Bien à vous,
Benny
lundi 27 juin 2011
Derrière la montagne
I did it. J'en ai terminé avec le gros projet de la BennyCorp qui aspirait toutes mes heures ces deux dernières semaines. Vous savez, ce genre de boulots vraiment super accaparants où l'on ne compte pas les heures, pas les jours pour arriver au but. Comme si on devait gravir la montagne Taf. Le type de challenges qui vous occupent à longueur de journée et où la marge de manoeuvre est quand même super étroite. A un point tel qu'à un moment, sans douter qu'on ira au bout, on se dit que ça va être chaud chaud cacao...
Mais j'y suis arrivé. Yes. Bon, la vérité, c'est que j'ai un peu la trouille de voir le produit fini. Pas parce que c'est la fin d'une étape (oui, un peu quand même aussi), mais aussi parce que ça y est, le truc est parti. Il ne m'appartient plus, je ne peux plus le retoucher. Et vu le temps passé dessus, je pense que la moindre cagade va me faire hurler, rager, pester.
Mais bon, ça, c'est ok. Et surtout, je me rends compte que oui, je vais lentement mais sûrement me rapprocher vers la sortie. Programmée début août. Et, je me connais : je sens qu'intérieurement, ça va me faire bizarre. Et que ce drôle de sentiment va croître jusqu'aux plus chaudes heures de l'été.
Confidence: en fait ça me fait déjà bizarre...
Je suis une endive. Mais une endive sentimentale.
Bon, sinon, en ce moment je regarde ça... et j'aime bien!
On en reparle vite.
Bien à vous,
Benny
Mais j'y suis arrivé. Yes. Bon, la vérité, c'est que j'ai un peu la trouille de voir le produit fini. Pas parce que c'est la fin d'une étape (oui, un peu quand même aussi), mais aussi parce que ça y est, le truc est parti. Il ne m'appartient plus, je ne peux plus le retoucher. Et vu le temps passé dessus, je pense que la moindre cagade va me faire hurler, rager, pester.
Mais bon, ça, c'est ok. Et surtout, je me rends compte que oui, je vais lentement mais sûrement me rapprocher vers la sortie. Programmée début août. Et, je me connais : je sens qu'intérieurement, ça va me faire bizarre. Et que ce drôle de sentiment va croître jusqu'aux plus chaudes heures de l'été.
Confidence: en fait ça me fait déjà bizarre...
Je suis une endive. Mais une endive sentimentale.
Bon, sinon, en ce moment je regarde ça... et j'aime bien!
On en reparle vite.
Bien à vous,
Benny
mardi 14 juin 2011
Hop, hop, hop... au boulot!
J'ai jamais eu de bandeau éponge, mais c'est peut-être l'heure d'y songer. Pendant une quinzaine de jours, les aiguilles de l'horloge vont se mettre à tourner vite-vite-vite. J'ai beaucoup de taf à la BennyCorp, plus que d'habitude et je compte bien tout faire bien comme il faut.
Dans ce cas-là, pas le choix : il faut une chanson, un hymne pour donner du rythme au travail. Je l'ai trouvé, et je remercie (en vrac) James Bond, Jack White, Alicia Keys, les guitare, piano, cuivres qui donnent à ce titre une énergie de malade...
Et maintenant, on y retourne!
Bien à vous,
Benny
PS : Sinon, y a un truc que j'avais oublié en préparant mon départ. C'est que je déteste déménager. Principalement à cause des agences immobilières. Et ça, c'est ballot.
Dans ce cas-là, pas le choix : il faut une chanson, un hymne pour donner du rythme au travail. Je l'ai trouvé, et je remercie (en vrac) James Bond, Jack White, Alicia Keys, les guitare, piano, cuivres qui donnent à ce titre une énergie de malade...
Et maintenant, on y retourne!
Bien à vous,
Benny
PS : Sinon, y a un truc que j'avais oublié en préparant mon départ. C'est que je déteste déménager. Principalement à cause des agences immobilières. Et ça, c'est ballot.
mercredi 8 juin 2011
To Jump Off the Cliff
La lettre est arrivée hier matin. Quinze jours après l'entretien. Je l'ai attendue un petit moment et je m'étais promis de ne rien écrire tant qu'elle ne serait pas arrivée.
Quand j'y pense, je ne peux m'empêcher d'avoir l'estomac qui tortille. Avec ce mélange d'excitation et de trouille vers lequel j'aurai tendu pendant de longues semaines, de longs mois. Presque neuf, pour tout dire.
Mais ça y est: la lettre est arrivée chez mes parents, on va pouvoir y aller.
Je quitte la BennyCorp. Je quitte BennyCity. Pour au moins un an.
A la rentrée (a priori mi-septembre), je vais m'installer dans la Grande Méchante Ville.
Je vais vivre à Paris.
C'est fou, en y repensant... ça fait presque six ans que ça me trottait dans la tête. Et l'idée ne m'a pas lâchée, jamais. Peut-être parce que j'avais vraiment envie de connaître ça. Peut-être aussi parce que je suis resté un gamin qui n'a jamais voulu laisser tomber ce après quoi il voulait courir (en même temps, c'est cohérent avec la façon dont, ici, tout a commencé). Sans doute aussi parce que des gens proches de moi depuis longtemps sont là-bas et que j'ai hâte de les retrouver sur place.
Il y a un peu de tout ça. Et puis, je ne sais pas pourquoi, mais ces derniers mois, j'ai souvent pensé à ce titre d'un épisode d'Urgences (Je regarde trop la télé ?). Un épisode de la saison six, et un titre en français : Le temps passe plus vite que nos rêves. C'est joliment formulé et quand on passe la trentaine, c'est une phrase qui prend un certain relief. Pas de quoi inquiéter mais au contraire donner envie de se bouger. Faire ce que l'on a vraiment envie de faire.
Dans mon cas, c'est se confronter à un vrai, gros phénomène urbain. Me consacrer à mes projets perso (parmi lesquels ce blog, pour lequel j'aurai sans doute de la matière à revendre: soyez-en sûrs) et bosser en free lance. Pour ça, j'ai économisé consciencieusement pendant 18 mois. Parce que je vais sans aucun doute en chier, sûrement même. Mais je suis prêt.
Au moment d'écrire ce billet, je n'arrête pas de penser à la saison 6 de The West Wing aussi (oui : je regarde beaucoup trop la télé, on est d'accord). Un épisode dans lequel Bartlet demande à CJ une faveur très particulière et qui va chambouler sa carrière.
"Qu'est-ce que je peux faire pour vous?
- Sauter d'une falaise"
En anglais, To Jump Off the Cliff.
Cette fois, c'est mon tour. J'ai déjà une piste pour un peu de taf, et tout porte à croire que je vais rejoindre une colocation à la rentrée avec une copine. Ce qui ne m'est encore jamais arrivé: il n'est jamais trop tard.
On va pouvoir y aller: après y avoir mûrement réfléchi et avec un appétit juste incroyable. Avec humilité mais une grosse, grosse envie de voir ce que ça va donner.
L'ironie de l'histoire aura voulu que j'ai l'accord oral de ma boîte une heure après avoir découvert dans ma boîte mail un message dans lequel son expéditrice mettait un terme à une histoire qui aura duré près de quatre mois.
La vie ne se passe jamais vraiment comme on l'imagine: pourtant, je l'ai attendu, imaginé ce moment...
Il paraît qu'il n'y a pas de hasard dans l'existence, que les choses surviennent comme elles doivent arriver. Je n'en sais rien, peut-être...
Mais je sais une chose: l'heure est venue.
To Jump off the Cliff.
Bien à vous,
Benny
Quand j'y pense, je ne peux m'empêcher d'avoir l'estomac qui tortille. Avec ce mélange d'excitation et de trouille vers lequel j'aurai tendu pendant de longues semaines, de longs mois. Presque neuf, pour tout dire.
Mais ça y est: la lettre est arrivée chez mes parents, on va pouvoir y aller.
Je quitte la BennyCorp. Je quitte BennyCity. Pour au moins un an.
A la rentrée (a priori mi-septembre), je vais m'installer dans la Grande Méchante Ville.
Je vais vivre à Paris.
C'est fou, en y repensant... ça fait presque six ans que ça me trottait dans la tête. Et l'idée ne m'a pas lâchée, jamais. Peut-être parce que j'avais vraiment envie de connaître ça. Peut-être aussi parce que je suis resté un gamin qui n'a jamais voulu laisser tomber ce après quoi il voulait courir (en même temps, c'est cohérent avec la façon dont, ici, tout a commencé). Sans doute aussi parce que des gens proches de moi depuis longtemps sont là-bas et que j'ai hâte de les retrouver sur place.
Il y a un peu de tout ça. Et puis, je ne sais pas pourquoi, mais ces derniers mois, j'ai souvent pensé à ce titre d'un épisode d'Urgences (Je regarde trop la télé ?). Un épisode de la saison six, et un titre en français : Le temps passe plus vite que nos rêves. C'est joliment formulé et quand on passe la trentaine, c'est une phrase qui prend un certain relief. Pas de quoi inquiéter mais au contraire donner envie de se bouger. Faire ce que l'on a vraiment envie de faire.
Dans mon cas, c'est se confronter à un vrai, gros phénomène urbain. Me consacrer à mes projets perso (parmi lesquels ce blog, pour lequel j'aurai sans doute de la matière à revendre: soyez-en sûrs) et bosser en free lance. Pour ça, j'ai économisé consciencieusement pendant 18 mois. Parce que je vais sans aucun doute en chier, sûrement même. Mais je suis prêt.
Au moment d'écrire ce billet, je n'arrête pas de penser à la saison 6 de The West Wing aussi (oui : je regarde beaucoup trop la télé, on est d'accord). Un épisode dans lequel Bartlet demande à CJ une faveur très particulière et qui va chambouler sa carrière.
"Qu'est-ce que je peux faire pour vous?
- Sauter d'une falaise"
En anglais, To Jump Off the Cliff.
Cette fois, c'est mon tour. J'ai déjà une piste pour un peu de taf, et tout porte à croire que je vais rejoindre une colocation à la rentrée avec une copine. Ce qui ne m'est encore jamais arrivé: il n'est jamais trop tard.
On va pouvoir y aller: après y avoir mûrement réfléchi et avec un appétit juste incroyable. Avec humilité mais une grosse, grosse envie de voir ce que ça va donner.
L'ironie de l'histoire aura voulu que j'ai l'accord oral de ma boîte une heure après avoir découvert dans ma boîte mail un message dans lequel son expéditrice mettait un terme à une histoire qui aura duré près de quatre mois.
La vie ne se passe jamais vraiment comme on l'imagine: pourtant, je l'ai attendu, imaginé ce moment...
Il paraît qu'il n'y a pas de hasard dans l'existence, que les choses surviennent comme elles doivent arriver. Je n'en sais rien, peut-être...
Mais je sais une chose: l'heure est venue.
To Jump off the Cliff.
Bien à vous,
Benny
Libellés :
Bennyverse,
Il était une fois Benny,
The single life
mercredi 1 juin 2011
Bon, faut qu'on se parle...
Je n'étais pas trop dispo ces derniers temps. C'est vrai. La faute au boulot, mais pas que... en ce moment, il y a pas mal de choses qui bougent dans ma vie. Des trucs chouettes, d'autres moins glamour mais pas non plus dramatiques. D'autres encore chouettes. Donc, j'avais moyen le temps pour m'épancher par ici.
Ça devrait changer, même si le mois de juin s'annonce particulièrement chargé à la BennyCorp. Ce n'est pas la première fois que je l'écris... mais dans l'ensemble, j'ai plus ou moins bien tenu ma promesse. Ou à tout le moins, je n'ai jamais complètement lâché l'affaire.
Dans les prochains jours, on va encore parler musique, mais aussi d'une très jolie surprise télé et d'un bouquin qui est juste énorme.
De ça, et aussi du reste.
Donc, je n'ai plus qu'une chose à dire: Stay Tunned... et écoutez donc la courte (mais sympathique) playlist de juin (ça se passe dans la colonne de droite, avec le player Deezer). Histoire de patienter, encore un peu.
Bien à vous,
Benny
Ça devrait changer, même si le mois de juin s'annonce particulièrement chargé à la BennyCorp. Ce n'est pas la première fois que je l'écris... mais dans l'ensemble, j'ai plus ou moins bien tenu ma promesse. Ou à tout le moins, je n'ai jamais complètement lâché l'affaire.
Dans les prochains jours, on va encore parler musique, mais aussi d'une très jolie surprise télé et d'un bouquin qui est juste énorme.
De ça, et aussi du reste.
Donc, je n'ai plus qu'une chose à dire: Stay Tunned... et écoutez donc la courte (mais sympathique) playlist de juin (ça se passe dans la colonne de droite, avec le player Deezer). Histoire de patienter, encore un peu.
Bien à vous,
Benny
mercredi 13 avril 2011
Y a qu'à demander !
En fait, ce blog, c'est un peu la chronique de l'éternel retour. Partir, revenir. Un peu comme un cadre de chez Renault (sauf que toi tu n'es pas un traitre, même pour de faut), ami lecteur, tu es à nouveau le bienvenu sur cette page qui évolue de façon irrégulomadaire. Ton Carlos Ghosn du clavier semble en avoir terminé avec ses misères de connections internet et devrait enfin pouvoir poster plus souvent.
Encore faut-il que le Wifi ne me la joue pas trop "Nonfi" (ce qui est un peu le cas encore), que mon PC qui est quand même plutôt en fin de vie tienne le coup sous respirateur artificiel (six ans cette année : paraît que c'est une jolie perf pour un ordi. Problème: je voudrais qu'il tienne encore jusqu'à fin 2012. Le compte à rebours est lancé). Que je ne sois plus maudit non plus parce que là, je viens de manger bon pour l'entretien de la BennyMobile. Oui, disons-le : en ce moment, je suis un peu dans l'oeil du Cyclope.
Tout de suite, la suite
Autant dire que vos nombreux témoignages d'affection, de soutien et vos sollicitations multiples que je me refuse à compter (bon, d'accord : un) m'ont donné envie de vous dire, tel un Poppy, que non, non, non rien n'a changé. Tout, tout, tout va continuer. En parlant musique et CD (Le Prince Miiaou et The Kills, pour ne pas les nommer). En causant télé (La deuxième saison de "En Analyse": très bien!) et en parlant aussi nouvelles séries (mais là, il faut que je trouve un peu du temps).
Tout ça pour dire: c'est reparti. Again. And again.
Et puisque ce post est un brin décousu, terminons avec un vieux clip bien vintage qui n'a rien à voir. Mais qui est plutôt sympa. Un peu comme ce blog, peut-être.
Bien à vous,
Benny
Encore faut-il que le Wifi ne me la joue pas trop "Nonfi" (ce qui est un peu le cas encore), que mon PC qui est quand même plutôt en fin de vie tienne le coup sous respirateur artificiel (six ans cette année : paraît que c'est une jolie perf pour un ordi. Problème: je voudrais qu'il tienne encore jusqu'à fin 2012. Le compte à rebours est lancé). Que je ne sois plus maudit non plus parce que là, je viens de manger bon pour l'entretien de la BennyMobile. Oui, disons-le : en ce moment, je suis un peu dans l'oeil du Cyclope.
Tout de suite, la suite
Autant dire que vos nombreux témoignages d'affection, de soutien et vos sollicitations multiples que je me refuse à compter (bon, d'accord : un) m'ont donné envie de vous dire, tel un Poppy, que non, non, non rien n'a changé. Tout, tout, tout va continuer. En parlant musique et CD (Le Prince Miiaou et The Kills, pour ne pas les nommer). En causant télé (La deuxième saison de "En Analyse": très bien!) et en parlant aussi nouvelles séries (mais là, il faut que je trouve un peu du temps).
Tout ça pour dire: c'est reparti. Again. And again.
Et puisque ce post est un brin décousu, terminons avec un vieux clip bien vintage qui n'a rien à voir. Mais qui est plutôt sympa. Un peu comme ce blog, peut-être.
Bien à vous,
Benny
mardi 19 octobre 2010
My life on a Biba List
Ce devrait être une règle immuable. Un petit peu comme "Ne jamais, jamais, jamais laisser s'endormir son blog parce qu'on a la flemme/pas le temps/un creux d'inspiration". Et ça ressemble un brin à "Méfie-toi de ce que tu souhaites, tu pourrais l'avoir" dans une espèce de drôle de symétrie centrale.
Quel truc ?
"Méfies-toi de ce dont tu te moques, un jour tu pourrais faire exactement la même chose"
De quoi je parle ? de l'un de mes tout, tout premiers posts (le deuxième pour être précis) sur ce blog. Je parlais de la dernière tendance du moment, qui faisait fureur dans plusieurs magazines féminins et me faisait rire de manière peu classe.
Il s'agissait de faire des listes pour organiser sa vie. Pas la liste du style "acheter des poireaux, de la mousse à raser, du chocolat à la noix de coco et du white-spirit-pour-faire-une-bombe-à-manifs" que n'importe quel lycéen triplant sa terminale fait en ce moment chaque semaine tout en s'érigeant contre la réforme du régime de retraite. Non. Je parle d'une liste de trucs à faire pour mieux gérer (ou en tout cas essayer) le temps qui file à toute vitesse.
Un peu plus de trente mois après, qui est la pauvre quiche qui s'y met ?
Si vous vous sentez d'une humeur de Nelson Muntz, à me montrer du doigt en faisant "Ha Ha", je pourrais difficilement vous en vouloir...
Bon, on a qu'à dire que j'ai pas été mouton, que j'ai eu le temps de m'approprier la démarche, qu'elle fait sens et que je vais à contre-courant (si si : en cherchant bien. Et puis regardez : ça prouve que je suis à la bourre. Et ça, c'est tellement moi... personne ne pourra le nier) et une fois passer le Moment 3245 où j'ai l'air idiot, concentrons-nous sur le contenu.
Eh oui parce qu'elle dit quoi la liste ? Des trucs très accessoires (genre changer de téléphone et prendre un webphone, offrir un canapé d'angle à mes parents) à d'autres plus essentiels comme retrouver la trace de gens que j'ai perdus de vue, prendre plus de temps avec ceux que j'aime, établir une liste de voyages à faire dans les douze mois qui viennent et... je m'y tiens. J'ai webphone. Hourra.
Non plus sérieusement, c'est vrai que c'est très bête mais avoir ça sous le nez ou sous sa fesse gauche (je la garde avec moi) eh bien, je dois admettre que je me bouge davantage, je vois plus de monde (et parfois je les drague ! Dingue...), je fais plus de trucs.
La preuve : aujourd'hui, je vais pouvoir rayer la ligne "Me remettre à blogger sérieusement".
"I'm just trying to be a better person. My name is Benny".
Bien à vous,
Benny
Quel truc ?
"Méfies-toi de ce dont tu te moques, un jour tu pourrais faire exactement la même chose"
De quoi je parle ? de l'un de mes tout, tout premiers posts (le deuxième pour être précis) sur ce blog. Je parlais de la dernière tendance du moment, qui faisait fureur dans plusieurs magazines féminins et me faisait rire de manière peu classe.
Il s'agissait de faire des listes pour organiser sa vie. Pas la liste du style "acheter des poireaux, de la mousse à raser, du chocolat à la noix de coco et du white-spirit-pour-faire-une-bombe-à-manifs" que n'importe quel lycéen triplant sa terminale fait en ce moment chaque semaine tout en s'érigeant contre la réforme du régime de retraite. Non. Je parle d'une liste de trucs à faire pour mieux gérer (ou en tout cas essayer) le temps qui file à toute vitesse.
Un peu plus de trente mois après, qui est la pauvre quiche qui s'y met ?
Si vous vous sentez d'une humeur de Nelson Muntz, à me montrer du doigt en faisant "Ha Ha", je pourrais difficilement vous en vouloir...
Bon, on a qu'à dire que j'ai pas été mouton, que j'ai eu le temps de m'approprier la démarche, qu'elle fait sens et que je vais à contre-courant (si si : en cherchant bien. Et puis regardez : ça prouve que je suis à la bourre. Et ça, c'est tellement moi... personne ne pourra le nier) et une fois passer le Moment 3245 où j'ai l'air idiot, concentrons-nous sur le contenu.
Eh oui parce qu'elle dit quoi la liste ? Des trucs très accessoires (genre changer de téléphone et prendre un webphone, offrir un canapé d'angle à mes parents) à d'autres plus essentiels comme retrouver la trace de gens que j'ai perdus de vue, prendre plus de temps avec ceux que j'aime, établir une liste de voyages à faire dans les douze mois qui viennent et... je m'y tiens. J'ai webphone. Hourra.
Non plus sérieusement, c'est vrai que c'est très bête mais avoir ça sous le nez ou sous sa fesse gauche (je la garde avec moi) eh bien, je dois admettre que je me bouge davantage, je vois plus de monde (et parfois je les drague ! Dingue...), je fais plus de trucs.
La preuve : aujourd'hui, je vais pouvoir rayer la ligne "Me remettre à blogger sérieusement".
"I'm just trying to be a better person. My name is Benny".
Bien à vous,
Benny
mardi 10 août 2010
Vracorama d'août
La bonne nouvelle de la semaine
Aloha, étranger !
Eh oui, je te salue à la façon des autochtones de là où je suis puisque je viens d'arriver sur mon premier lieu de vacances (oui, dans certaines fermes françaises, c'est comme ça qu'on accueille les gens. Oui, c'est du "Si je veux d'abord..."). Je suis arrivé hier et Ô joie il fait beau, Ô joie, je ne passe pas ma journée à zombifier en laissant retomber la pression du boulot.
J'en suis le premier surpris, le premier ravi. Ca me permet de me mettre au sport d'entrée : je viens justement de pédaler sur 10 km et ça va me très bien (bon, en vrai, c'était du plat : mais c'est toujours ça de pris). Et je me remets à bouquiner aussi. Comme j'ai décidé de me lancer dans le visionnage de la saison 2 de Deadwood, la saison 4 de The Shield et... la saison 1 de The Wire. J'ai abandonné mon projet de voir The Corner avant, donc tout roule. Je vais pouvoir vite oublier le train train quotidien, avant de prendre la poudre d'escampette dans les prochains jours.
Trop. Bon.
La citation de la semaine
C'est du pErDUSA, c'est du Jéjé. C'est du True Blood, c'est du tout bon.
"C’est comme si j’étais devant la pièce maîtresse d’un musée d’art contemporain. Je vois une assiette contenant un étron fumant et j’entends les dithyrambes des critiques, les cris d’extase des fans, les « c’est tellement nul que c’est génial », les « ça change des oeuvres du style ’peinture’ »... Alors je reste devant. Et je continue à voir un gros étron".
On peut ne pas être d'accord avec lui. Moi, je partage son impression. Et j'adore la formule. La suite est bien aussi : elle est à lire ici.
L'info de la semaine
C'est celle qui fait trembler tout le oueb. Ou alors ses voisins : AussieLilie, de My little e-corkboard, a décidé de se mettre à la guitare. Moi, je dis : "Benny aime ça". J'ai toujours trouvé ça hyper chouette de faire de la musique : bon j'imagine que c'est pas toujours facile (Je ne sais plus qui a dit, un scénariste je crois, qu'écrire un script, "c'est comme un mariage : il y a des bons et des mauvais moments mais il faut aller au bout". Je pense que l'apprentissage de la guitare, c'est un peu pareil) mais je trouve ça über cool.
Et promis : le jour où elle sait faire ça, juste en dessous, moi je deviens groupie et je lui jette mon caleçon depuis la fosse en concert...
Je vous laisse : mon fauteuil m'attend sur mon balcon là. C'est dur la vie, des fois, je vous jure...
On parlera de tout le reste une prochaine fois.
Bien à vous,
Benny
Aloha, étranger !
Eh oui, je te salue à la façon des autochtones de là où je suis puisque je viens d'arriver sur mon premier lieu de vacances (oui, dans certaines fermes françaises, c'est comme ça qu'on accueille les gens. Oui, c'est du "Si je veux d'abord..."). Je suis arrivé hier et Ô joie il fait beau, Ô joie, je ne passe pas ma journée à zombifier en laissant retomber la pression du boulot.
J'en suis le premier surpris, le premier ravi. Ca me permet de me mettre au sport d'entrée : je viens justement de pédaler sur 10 km et ça va me très bien (bon, en vrai, c'était du plat : mais c'est toujours ça de pris). Et je me remets à bouquiner aussi. Comme j'ai décidé de me lancer dans le visionnage de la saison 2 de Deadwood, la saison 4 de The Shield et... la saison 1 de The Wire. J'ai abandonné mon projet de voir The Corner avant, donc tout roule. Je vais pouvoir vite oublier le train train quotidien, avant de prendre la poudre d'escampette dans les prochains jours.
Trop. Bon.
La citation de la semaine
C'est du pErDUSA, c'est du Jéjé. C'est du True Blood, c'est du tout bon.
"C’est comme si j’étais devant la pièce maîtresse d’un musée d’art contemporain. Je vois une assiette contenant un étron fumant et j’entends les dithyrambes des critiques, les cris d’extase des fans, les « c’est tellement nul que c’est génial », les « ça change des oeuvres du style ’peinture’ »... Alors je reste devant. Et je continue à voir un gros étron".
On peut ne pas être d'accord avec lui. Moi, je partage son impression. Et j'adore la formule. La suite est bien aussi : elle est à lire ici.
L'info de la semaine
C'est celle qui fait trembler tout le oueb. Ou alors ses voisins : AussieLilie, de My little e-corkboard, a décidé de se mettre à la guitare. Moi, je dis : "Benny aime ça". J'ai toujours trouvé ça hyper chouette de faire de la musique : bon j'imagine que c'est pas toujours facile (Je ne sais plus qui a dit, un scénariste je crois, qu'écrire un script, "c'est comme un mariage : il y a des bons et des mauvais moments mais il faut aller au bout". Je pense que l'apprentissage de la guitare, c'est un peu pareil) mais je trouve ça über cool.
Et promis : le jour où elle sait faire ça, juste en dessous, moi je deviens groupie et je lui jette mon caleçon depuis la fosse en concert...
Je vous laisse : mon fauteuil m'attend sur mon balcon là. C'est dur la vie, des fois, je vous jure...
On parlera de tout le reste une prochaine fois.
Bien à vous,
Benny
dimanche 27 juin 2010
Elle a toujours le sourire
Elle et moi, ça va faire dix ans qu'on se connaît. A l'époque, on essayait désespérement de se faire embaucher par la BennyCorp, quitte à courir après tous les rendez-vous pour ça. On était trois comme ça, pendant un an, et elle, c'était celle qui avait toujours le sourire. Vous avez peut-être des gens comme ça, vous aussi, dans votre entourage. Des gens qui irradient par leur appétit de vivre, leur simplicité et leur bonne humeur quasi-permanente.
A l'époque, son grand jeu c'était de faire croire qu'elle me courrait après. Enfin, je pense que c'était un jeu parce que je n'y ai jamais cru. Je pense que c'était surtout un bon moyen d'obliger celui qui allait devenir le père de ses futurs enfants à se bouger pour elle. Force est d'admetttre que ça a bien marché quand on pense à ses deux magnifiques petites filles...
Se rapprocher, s'éloigner
Après quoi, j'ai eu mon premier contrat et ça a lancé un espèce de loooong chassé-croisé qui fait qu'on a que très peu retravaillé ensemble. On s'est revu de très nombreuses fois : pour une fête surprise pour ses 27 ans, pour la naissance de sa première fille et après celle de la seconde. A chaque fois, évidemment, elle avait toujours le sourire. Partout où elle est passée, elle a croisé des gens avec qui j'ai aussi bossé. Ils sont tombé sous son charme, évidemment. Son sourire, son énergie, son éternelle envie de rire : c'est à se demander comment on peut ne pas l'aimer.
J'ai plus souvent bossé dans les mêmes locaux que son mec. Sur lequel, à une époque, trainaient des rumeurs pas très nettes. J'ai préféré ne pas y croire, tout ce qu'on me racontait me semblant trop gros pour être vrai. Peut-être que je n'ai pas voulu savoir.
Avec le temps, elle et moi, on s'est éloigné sans vraiment s'éloigner. La distance entre nos villes, la distance entre nos coups de fil ont fait qu'on est devenu moins proches. Presque sans rien sentir. La preuve : quand mes parents ont fait une grande fête avec tous mes potes, elle n'est pas venue. Alors que pour moi, c'était évident qu'il fallait qu'elle soit là. Je ne lui en ai pas voulu mais j'étais un chouya déçu... on se perdait un peu de vue.
Presque comme si de rien n'était...
Finalement, on s'est retrouvé à BennyCity cette année. Elle, son mec et moi. Pour l'avoir vu à l'oeuvre, j'ai souvent considérait qu'il aimait séduire, sans forcément aller au-delà. Sauf que c'était pas du tout ça. Aujourd'hui, je suis allé voir un vieil ami qui m'a parlé des aventures plus ou moins glauques du bonhomme. Des trucs plus ou moins connus des autres.
Il y a deux mois, ils se sont séparés après qu'elle a découvert des mails sans équivoque. Je la croise des fois, le matin, avec ses filles et elle a toujours le sourire. Comme ce mardi soir où je suis allé boire des verres (l'expression consacrée étant plutôt "boire des seaux" comme on dit avec mes camarades de beuverie) et où elle est venue avec mes potes. Je lui ai un peu parlé et elle m'a dit "arrêtes sinon, je vais encore pleurer". Et dans ses yeux, j'ai vu de la détresse plus ou moins dissimulée. Caché derrière un piètre sourire.
J'aurais peut-être dû farfouiller dans le merdier que je pressentais. J'aurais peut-être dû faire des tas de trucs. J'en sais rien... Ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui, je ne vais pas la lâcher. Plus la lâcher. Comme je lui ai dit aujourd'hui : "Ecoute, moi je t'invite, je te raconte des tas d'idioties et quand tu en as marre, tu m'envoies chier hein, pas de souci".
Elle a rien dit. J'espère qu'elle a un peu souri.
Bien à vous,
Benny
A l'époque, son grand jeu c'était de faire croire qu'elle me courrait après. Enfin, je pense que c'était un jeu parce que je n'y ai jamais cru. Je pense que c'était surtout un bon moyen d'obliger celui qui allait devenir le père de ses futurs enfants à se bouger pour elle. Force est d'admetttre que ça a bien marché quand on pense à ses deux magnifiques petites filles...
Se rapprocher, s'éloigner
Après quoi, j'ai eu mon premier contrat et ça a lancé un espèce de loooong chassé-croisé qui fait qu'on a que très peu retravaillé ensemble. On s'est revu de très nombreuses fois : pour une fête surprise pour ses 27 ans, pour la naissance de sa première fille et après celle de la seconde. A chaque fois, évidemment, elle avait toujours le sourire. Partout où elle est passée, elle a croisé des gens avec qui j'ai aussi bossé. Ils sont tombé sous son charme, évidemment. Son sourire, son énergie, son éternelle envie de rire : c'est à se demander comment on peut ne pas l'aimer.
J'ai plus souvent bossé dans les mêmes locaux que son mec. Sur lequel, à une époque, trainaient des rumeurs pas très nettes. J'ai préféré ne pas y croire, tout ce qu'on me racontait me semblant trop gros pour être vrai. Peut-être que je n'ai pas voulu savoir.
Avec le temps, elle et moi, on s'est éloigné sans vraiment s'éloigner. La distance entre nos villes, la distance entre nos coups de fil ont fait qu'on est devenu moins proches. Presque sans rien sentir. La preuve : quand mes parents ont fait une grande fête avec tous mes potes, elle n'est pas venue. Alors que pour moi, c'était évident qu'il fallait qu'elle soit là. Je ne lui en ai pas voulu mais j'étais un chouya déçu... on se perdait un peu de vue.
Presque comme si de rien n'était...
Finalement, on s'est retrouvé à BennyCity cette année. Elle, son mec et moi. Pour l'avoir vu à l'oeuvre, j'ai souvent considérait qu'il aimait séduire, sans forcément aller au-delà. Sauf que c'était pas du tout ça. Aujourd'hui, je suis allé voir un vieil ami qui m'a parlé des aventures plus ou moins glauques du bonhomme. Des trucs plus ou moins connus des autres.
Il y a deux mois, ils se sont séparés après qu'elle a découvert des mails sans équivoque. Je la croise des fois, le matin, avec ses filles et elle a toujours le sourire. Comme ce mardi soir où je suis allé boire des verres (l'expression consacrée étant plutôt "boire des seaux" comme on dit avec mes camarades de beuverie) et où elle est venue avec mes potes. Je lui ai un peu parlé et elle m'a dit "arrêtes sinon, je vais encore pleurer". Et dans ses yeux, j'ai vu de la détresse plus ou moins dissimulée. Caché derrière un piètre sourire.
J'aurais peut-être dû farfouiller dans le merdier que je pressentais. J'aurais peut-être dû faire des tas de trucs. J'en sais rien... Ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui, je ne vais pas la lâcher. Plus la lâcher. Comme je lui ai dit aujourd'hui : "Ecoute, moi je t'invite, je te raconte des tas d'idioties et quand tu en as marre, tu m'envoies chier hein, pas de souci".
Elle a rien dit. J'espère qu'elle a un peu souri.
Bien à vous,
Benny
mardi 22 juin 2010
Si vous vous posez la question...
... je vais bien et je ne boude pas. C'est juste qu'en ce moment, en plus du boulot classique déjà très accaparant, la BennyCorp m'a confié la coordination d'un projet pour le mois de juin. Autant dire que je ne chôme pas et que je n'ai pas beaucoup de temps à moi.
Mais globalement, ça va plutôt pas mal. Hier, alors que j'étais à la Fête de la Musique, j'ai croisé une fille qui était au même collège que moi. On ne s'était pas vu depuis cette époque-là. Vous savez ce qu'elle a dit ? "Tu n'as pas changé". C'était il y a quinze ans. Autant dire que malgré la surcharge de taf et le manque de vrai soleil, je parade un peu comme un petit coq depuis ce moment-là.
Ah et puis, j'ai tendance à suivre les indications d'AussieLilie pour faire front. Je fais une cure de musique qui booste, pour tenir le choc. Il vaut mieux : j'en termine avec le fameux projet en fin de semaine et samedi, c'est jour de mariage (oui, c'est dans les montagnes, donc ils sont à la bourre de six jours par rapport à Bamako. Qu'il en soit ainsi...)
Conclusion, comme dirait ce brave Jack aux alentours de 1'42"" sur la vidéo qui suit :
"LaLaLaLaLaLaLaLaLaLa"
(C'est génial : ça marche aussi bien quand je suis survolté que quand je suis fatigué ou enervé, ce truc. Soit en gros 98% du temps en ce moment).
Bien à vous,
Benny
PS : Quand je serai grand, j'épouserai un mix de Marie Gillain et de Meg White.
EDIT, 23/6, 11h09 : Bon hier soir, je suis tombé dans un traquenard. Un ami de retour, une looooooongue nuit avec la tournée des grands ducs, des petits ducs et même des sans culotte... autant vous dire que c'est pas très joli joli ce matin. Et que je peux pas écouter de musique à cause du pic-vert qui cogne dedans ma tête. Damnation.
Mais globalement, ça va plutôt pas mal. Hier, alors que j'étais à la Fête de la Musique, j'ai croisé une fille qui était au même collège que moi. On ne s'était pas vu depuis cette époque-là. Vous savez ce qu'elle a dit ? "Tu n'as pas changé". C'était il y a quinze ans. Autant dire que malgré la surcharge de taf et le manque de vrai soleil, je parade un peu comme un petit coq depuis ce moment-là.
Ah et puis, j'ai tendance à suivre les indications d'AussieLilie pour faire front. Je fais une cure de musique qui booste, pour tenir le choc. Il vaut mieux : j'en termine avec le fameux projet en fin de semaine et samedi, c'est jour de mariage (oui, c'est dans les montagnes, donc ils sont à la bourre de six jours par rapport à Bamako. Qu'il en soit ainsi...)
Conclusion, comme dirait ce brave Jack aux alentours de 1'42"" sur la vidéo qui suit :
"LaLaLaLaLaLaLaLaLaLa"
(C'est génial : ça marche aussi bien quand je suis survolté que quand je suis fatigué ou enervé, ce truc. Soit en gros 98% du temps en ce moment).
Bien à vous,
Benny
PS : Quand je serai grand, j'épouserai un mix de Marie Gillain et de Meg White.
EDIT, 23/6, 11h09 : Bon hier soir, je suis tombé dans un traquenard. Un ami de retour, une looooooongue nuit avec la tournée des grands ducs, des petits ducs et même des sans culotte... autant vous dire que c'est pas très joli joli ce matin. Et que je peux pas écouter de musique à cause du pic-vert qui cogne dedans ma tête. Damnation.
mardi 8 juin 2010
Téléphone immobile
Vous savez, ce que c'est qu'être adulte ? C'est l'art de compliquer des choses simples. A plus forte raison si les choses impliquent le sexe opposé. Si. Même que des fois, on se retrouve à faire des trucs pas du tout adultes. Ouais, ouais.
Démonstration.
J'ai rencontré une fille l'autre jour, au boulot. Si, si : ça m'arrive encore. Même quand mon boulot me coince avec un emploi du temps démentiel et que j'ai parfois l'impression que mon temps se résume en trois phases.
Phase 1 : travailler
Phase 2 : dormir
Phase 3 : peaufiner mon plan pour envahir la Pologne en me refaisant une intégrale télé de Boomtown, de Graham Yost. On en reparlera bientôt d'ailleurs. De Boomtown pas de mon tunnel jusqu'à Cracovie, hein.
Donc, la fille. Brune. Toute mimi. Le genre mimi qui te fait dire "Hey, elle est cool. J'aimerais bien la revoir".
Une semaine passe après notre rencontre. Je la rappelle pour un renseignement. Et je me dis encore que j'aimerais bien la revoir.
Je me dis, je vais la rappeler. Lui proposer d'aller boire un coup et bavarder. "Envoie plutôt un texto, c'est mieux", me conseille celle qui est, en gros, ma petite soeur.
C'est là que mon esprit tortueux se met en marche. Le numéro qu'elle m'a donné, c'est le sien ou celui de l'asso pour lequel elle bosse ? Si j'envoie un texto drôle et plein d'esprit pour l'inviter et que je me retrouve dans un bar avec son collègue barbu - encore ! -, je fais quoi (à part boire pour oublier) ?
J'en parle à ma PPS (pour Presque petite soeur, vous suivez ?) qui me dit : "Deux solutions : tu vas sur le site internet de l'asso et tu checkes leur numéro, si ça se trouve leur numéro de portable est en ligne. Tu pourras vérifier. Et sinon, tu consultes un site spécialisé dans les numéros inversés".
Là, je me suis dis deux choses :
1/Le jour où je dois quitter le pays précipitamment, j'irais voir ma PPS. Là, elle me tendra sans doute un passeport avant de me dire "Désormais, ton nom est Ramon Mimosas. Tu embarques pour le prochain vol pour Cancun dans 8 heures et 27 minutes. Classe affaires".
2/En fait, je pense que ma PPS passait son temps, au début des années 2000, à courir au ralenti dans des couloirs sur fond de musique techno avec une perruque de couleur différente à chaque sortie. Oui, ma PPS, c'est sûrement Sydney Bristow.
Toujours est-il que j'ai fait ce qu'elle m'a dit. Sur le site internet, y avait rien. Et les annuaires inversés, c'est une grosse connerie. Ou plutôt disons que j'ai dépensé 3,50€ d'appels surtaxés pour rien.
Dans cette situation, il ne reste plus qu'une chose à faire. Ce que ferait n'importe quel célibataire normalement constitué.
Appeler le numéro à 2h du matin pour écouter la messagerie du correspondant.
Non, en vrai je l'ai pas fait (surtout pas : imaginons qu'elle décroche, j'ai en ce moment un rhume carabiné. Vous voyez pas le rapport ? Si elle dit "allo ?" et que, pour raison x ou y, je raccroche pas, tout ce qu'elle entendra, c'est le bruit de mon nez qui siffle. Et je passerai pour un vrai malade (ce qui n'est heureusement pas le cas avec ce billet).)
Non, plus sérieusement, j'ai appelé avec une excuse bidon pour le boulot.
C'était bien elle.
J'ai fait une blague, elle a ri.
Je lui ai parlé boulot avant de lui dire que si elle voulait boire un coup, un jour en fin de journée avec moi, ce serait cool.
Elle a été un peu surprise (enfin, je crois) avant de dire "On en reparle".
Je pense que ça veut dire non. Je pense aussi que je suis une suave saucisse.
Mon portable est juste en face de moi, sur la table basse, et ne bouge pas.
C'est tout moi, ça : capable de faire des trucs de dingue au taf et avoir l'air d'un vrai ado pour d'autres choses.
Wait & See.
Au pire, la semaine prochaine, j'enverrai peut-être un autre texto à une autre fille. Et celle-ci, je suis que c'est bien son numéro, à elle.
Bien à vous,
Benny
Démonstration.
J'ai rencontré une fille l'autre jour, au boulot. Si, si : ça m'arrive encore. Même quand mon boulot me coince avec un emploi du temps démentiel et que j'ai parfois l'impression que mon temps se résume en trois phases.
Phase 1 : travailler
Phase 2 : dormir
Phase 3 : peaufiner mon plan pour envahir la Pologne en me refaisant une intégrale télé de Boomtown, de Graham Yost. On en reparlera bientôt d'ailleurs. De Boomtown pas de mon tunnel jusqu'à Cracovie, hein.
Donc, la fille. Brune. Toute mimi. Le genre mimi qui te fait dire "Hey, elle est cool. J'aimerais bien la revoir".
Une semaine passe après notre rencontre. Je la rappelle pour un renseignement. Et je me dis encore que j'aimerais bien la revoir.
Je me dis, je vais la rappeler. Lui proposer d'aller boire un coup et bavarder. "Envoie plutôt un texto, c'est mieux", me conseille celle qui est, en gros, ma petite soeur.
C'est là que mon esprit tortueux se met en marche. Le numéro qu'elle m'a donné, c'est le sien ou celui de l'asso pour lequel elle bosse ? Si j'envoie un texto drôle et plein d'esprit pour l'inviter et que je me retrouve dans un bar avec son collègue barbu - encore ! -, je fais quoi (à part boire pour oublier) ?
J'en parle à ma PPS (pour Presque petite soeur, vous suivez ?) qui me dit : "Deux solutions : tu vas sur le site internet de l'asso et tu checkes leur numéro, si ça se trouve leur numéro de portable est en ligne. Tu pourras vérifier. Et sinon, tu consultes un site spécialisé dans les numéros inversés".
Là, je me suis dis deux choses :
1/Le jour où je dois quitter le pays précipitamment, j'irais voir ma PPS. Là, elle me tendra sans doute un passeport avant de me dire "Désormais, ton nom est Ramon Mimosas. Tu embarques pour le prochain vol pour Cancun dans 8 heures et 27 minutes. Classe affaires".
2/En fait, je pense que ma PPS passait son temps, au début des années 2000, à courir au ralenti dans des couloirs sur fond de musique techno avec une perruque de couleur différente à chaque sortie. Oui, ma PPS, c'est sûrement Sydney Bristow.
Toujours est-il que j'ai fait ce qu'elle m'a dit. Sur le site internet, y avait rien. Et les annuaires inversés, c'est une grosse connerie. Ou plutôt disons que j'ai dépensé 3,50€ d'appels surtaxés pour rien.
Dans cette situation, il ne reste plus qu'une chose à faire. Ce que ferait n'importe quel célibataire normalement constitué.
Appeler le numéro à 2h du matin pour écouter la messagerie du correspondant.
Non, en vrai je l'ai pas fait (surtout pas : imaginons qu'elle décroche, j'ai en ce moment un rhume carabiné. Vous voyez pas le rapport ? Si elle dit "allo ?" et que, pour raison x ou y, je raccroche pas, tout ce qu'elle entendra, c'est le bruit de mon nez qui siffle. Et je passerai pour un vrai malade (ce qui n'est heureusement pas le cas avec ce billet).)
Non, plus sérieusement, j'ai appelé avec une excuse bidon pour le boulot.
C'était bien elle.
J'ai fait une blague, elle a ri.
Je lui ai parlé boulot avant de lui dire que si elle voulait boire un coup, un jour en fin de journée avec moi, ce serait cool.
Elle a été un peu surprise (enfin, je crois) avant de dire "On en reparle".
Je pense que ça veut dire non. Je pense aussi que je suis une suave saucisse.
Mon portable est juste en face de moi, sur la table basse, et ne bouge pas.
C'est tout moi, ça : capable de faire des trucs de dingue au taf et avoir l'air d'un vrai ado pour d'autres choses.
Wait & See.
Au pire, la semaine prochaine, j'enverrai peut-être un autre texto à une autre fille. Et celle-ci, je suis que c'est bien son numéro, à elle.
Bien à vous,
Benny
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