Cette fois, notre petit tour du côté du grand écran nous envoie dans les archives. Et au début des années 2000 aussi, pour parler d'un film diffusé ce mois-ci sur CinéCinéma...
New York. Quelque mois après que les tours du World Trade Center se sont effondrées. Montgomery Monty Brogan (Edward Norton) est ce qu'on peut appeler un fils de la Grosse Pomme. Ce jeune New Yorkais vit sa dernière journée dans sa ville.
Dealer pour un trafiquant d'Europe de l'Est, il s'est fait serré par la DEA et va passer les sept prochaines années de sa vie en prison, à Otisville. Avant de quitter ce qui fait son monde, il va aller à la rencontre de tous ceux qui ont fait ce qu'il est. Son père, un pompier irlandais à la retraite qui tient un bar. Son boss, qui tient une boîte de nuit. Mais aussi ses amis d'enfance. D'un côté Jacob Elinsky (Philip Seymour Hoffman), prof de littérature anglaise plutôt timide et complexé, et qui est troublé par une de ses étudiantes (Anna Paquin). De l'autre Franck Slaughtery (Barry Pepper), un trader très sûr de lui, plutôt arrogant.
Tous les deux vont passer ensemble une dernière nuit avec Monty et sa petite amie, Naturelle (Rosario Dawson). Jusqu'à ce que survienne l'heure du départ...
Des hommes dans le crépuscule d'une vie
The 25th Hour (ou 24 heures avant la nuit, comme on l'a plus tard rebaptisé) est une puissante histoire d'hommes éclairée par des rayons crépusculaires. Elle raconte avec émotion le temps qui passe, les choix de vie et les regrets qui en découlent parfois, à un moment où l'on arrive une fois encore à la croisée des chemins. Dans une Amérique traumatisée par le 11 Septembre (le récit est enraciné dans ce drame), on suit un homme arrivé au terme d'une étape de sa vie et c'est tout ce qui colore son parcours cette nuit-là. Comme celui de ses proches, du reste.
Une histoire forte, donc. Avec en toile de fond, l'ombre du soupçon: une partie du film consiste à savoir qui a balancé Monty aux flics. Est-ce que c'est Naturelle, qui a plus que profité du train de vie de Brogan? Dans le groupe, ils sont plusieurs à le penser. Et c'est ce qui apporte une tension sourde à leurs relations cette nuit-là...
Devenez Edward Norton
En définitive, si The 25th Hour est une réussite, c'est d'abord parce que le film dessine un héros complexe, qui ne fait pas de choix gratuits et dans lesquels tout un chacun pourrait facilement se reconnaître. Le but est en fait de construire un récit jouant à fond la carte de la personnification. Et cela, dans la forme comme dans le fond. Faire en sorte que nous soyons tous Monty Brogan. Pour que l'on adhère au twist final.
Ce dernier peut effectivement poser question, gêner voire carrément rebuter, mais le fait est que l'histoire est bâtie avec assez de finesse pour que ce que Yannick Dahan appelle la "suspension d'incrédulité" fonctionne. En tout cas, cela a été le cas pour moi. Mais peut-être me suis-je laissé emporter par l'envoûtante et émouvante musique de Terence Blanchard dès le départ...
Je ne sais pas: c'est à vous de voir. Quelqu'un l'a vu ? Si oui, vous avez un avis là-dessus ?
Bien à vous,
Benny
jeudi 17 mars 2011
mercredi 16 mars 2011
Clip, clip, clip hourra: "Mad World" (Gary Jules, 2003)
Ce mois-ci, on prend un peu de hauteur pour regarder le clip d'une des plus belles chansons de la décennie passée. L'une des plus belles reprises pour être précis, mais comme beaucoup ne connaissent pas le titre original, interprétée par Tears for Fears, alors bon...
Originaire de Californie, Jules a composé cette reprise pour la BO d'un film, Donnie Darko. Ce qui aurait pu rester une piste parmi d'autres va alors connaître un destin fulgurant puisqu'on va la retrouver dans de multiples bandes originales, notamment celle des Experts et de FBI: Portés disparus (l'épisode 2.01, The Bus, est complètement rythmé par ce titre).
Sa mélodie, aussi mélancolique que profonde, marque très souvent les esprits. Elle a notamment terminé à la première place des charts en Angleterre, au Canada et aux Etats-Unis. Mais on oublie (ou on ignore) que Mad World, c'est aussi un superbe clip qui rappelle ces espèces de parades vues du ciel qui sont très populaires en Asie. Je vous laisse apprécier...
Bien à vous,
Benny
Originaire de Californie, Jules a composé cette reprise pour la BO d'un film, Donnie Darko. Ce qui aurait pu rester une piste parmi d'autres va alors connaître un destin fulgurant puisqu'on va la retrouver dans de multiples bandes originales, notamment celle des Experts et de FBI: Portés disparus (l'épisode 2.01, The Bus, est complètement rythmé par ce titre).
Sa mélodie, aussi mélancolique que profonde, marque très souvent les esprits. Elle a notamment terminé à la première place des charts en Angleterre, au Canada et aux Etats-Unis. Mais on oublie (ou on ignore) que Mad World, c'est aussi un superbe clip qui rappelle ces espèces de parades vues du ciel qui sont très populaires en Asie. Je vous laisse apprécier...
Bien à vous,
Benny
mardi 8 mars 2011
"Generation Kill" : Les anti-héros de guerre
"Bagdad, Irak, 2003. Mission: imprécise. Ennemi: non-identifié. Durée de la mission: inconnue".
On dira ce qu'on voudra sur les jaquettes de DVD en général, mais celle du coffret de Generation Kill a le sens de la formule. Et surtout celui de la concision. Adaptation du roman eponyme d'Evan Wright, journaliste de Rolling Stone, cette courte mini-série (sept épisodes, donc oui on peut dire courte: ce n'est pas si redondant que ça) est assurément un ovni dans le genre "série de guerre".
Plantés dans le désert (mais pas trop longtemps)
Si vous vous attendez à une version irakienne de Band of Brothers, vous pouvez laisser tomber tout de suite cette idée. Et si vous imaginez une adaptation de The Wire dans l'univers de l'armée (l'adaptation du bouquin a été confiée à David Simon et Ed Burns, producteur des aventures de Omar, McNulty et tous les autres), vous risquez d'être également un peu surpris.
Car Generation Kill est ce que l'on peut appeler une expérience à part. Troublante. Plutôt abrupte, surtout dans sa narration.
L'histoire? C'est celle du premier bataillon de reconnaissance des Marines avec, en son sein, des Américains venus de multiples horizons. Dès le premier épisode, le téléspectateur est littéralement balancé dans le désert, au milieu de (beaucoup de) gars qui attendent de partir en mission... et il va devoir se créer ses repères tous seuls. Burns et Simon prennent effectivement un malin plaisir à complexifier le récit pour renforcer l'impression de réalisme.
Il faudra attendre l'arrivée du personnage qui joue le rôle de Wright (mais qui n'a pas de nom : il est interprété par Lee Tergesen) pour que les choses se simplifient quelque peu pour le public. Et qu'on embarque avec lui à bord de l'équipe Hitman 2-1, emmenée par le sergent Brad Iceman Colbert (Alexander Skarsgard).
Captain America est un gros con
Le choix de placer le spectateur en immersion totale colle en tous points avec l'ambition de scénaristes de Generation Kill. Cette nouvelle intervention américaine survient en effet dans un contexte plus que chaotique. Les soldats imaginent être là pour libérer le peuple irakien ? Ils vont traverser le pays sans véritablement s'arrêter, enchaînant les interventions sans véritable conducteur... et surtout, sans faire ce pour quoi ils ont été entraînés : remplir des missions de reconnaissance.
Dans Generation Kill, la guerre est tout sauf une histoire de héros. La faute à un état-major plus que vacillant, incarné en premier lieu par le capitaine du First Recon rebaptisé ironiquement par ses troupes Captain America. Ici, les gradés sont incapables d'avoir une vision à long, voire à moyen terme. Incapables de donner à leurs hommes le matériel dont ils ont besoin, ne serait-ce que des piles pour des lunettes à infra-rouge. Incapables de mobiliser véritablement des troupes livrées au vent d'indications contradictoires.
Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de bons soldats dans cette guerre. Colbert en est un, Ray Person, le pilote de son Humvee en est un autre. Comme le chef de leur section, le lieutenant Fick, qui sait être à l'écoute et a du bon sens. Mais il y a aussi les troufions de base, venus pour tirer sur tout ce qui bouge, comme Trombley. Une arme de guerre plus que dangereuse dans un contexte plus que flou. Il y en a dans tous conflits armés... mais ici, ils apparaissent encore plus dangereux.
L'inertie en plein écran
Réquisitoire sans pitié, Generation Kill est aussi et surtout une description méticuleuse des effets de l'inertie sur les hommes.
Il ne faut en effet pas s'y tromper : si les marines de Generation Kill vont remplir les missions qu'on va leur confier, ils seront bien incapables de dire quel était le but final poursuivi... ce sont d'authentiques anti-héros de guerre, qui subissent les événements sans jamais avoir une véritable prise sur ce qui se passe.
Un propos audacieux, étayé de manière méticuleuse, mais inscrit dans une narration singulière et qui laisse peu de place aux aménagements classiques (Burns et Simon ne cherchent pas forcément à créer de complicité entre leurs héros et le public). C'est ce qui fait qu'il faut vraiment s'accrocher pour rentrer dans l'histoire. Un peu plus qu'avec The Wire, je pense. Il faut donc s'investir dans le récit.
Mais le final, qui résonne sur des notes de Johnny Cash, vous fait dire, au bout du chemin, que cela vaut assurément le coup.
Bien à vous,
Benny
On dira ce qu'on voudra sur les jaquettes de DVD en général, mais celle du coffret de Generation Kill a le sens de la formule. Et surtout celui de la concision. Adaptation du roman eponyme d'Evan Wright, journaliste de Rolling Stone, cette courte mini-série (sept épisodes, donc oui on peut dire courte: ce n'est pas si redondant que ça) est assurément un ovni dans le genre "série de guerre".
Plantés dans le désert (mais pas trop longtemps)
Si vous vous attendez à une version irakienne de Band of Brothers, vous pouvez laisser tomber tout de suite cette idée. Et si vous imaginez une adaptation de The Wire dans l'univers de l'armée (l'adaptation du bouquin a été confiée à David Simon et Ed Burns, producteur des aventures de Omar, McNulty et tous les autres), vous risquez d'être également un peu surpris.
Car Generation Kill est ce que l'on peut appeler une expérience à part. Troublante. Plutôt abrupte, surtout dans sa narration.
L'histoire? C'est celle du premier bataillon de reconnaissance des Marines avec, en son sein, des Américains venus de multiples horizons. Dès le premier épisode, le téléspectateur est littéralement balancé dans le désert, au milieu de (beaucoup de) gars qui attendent de partir en mission... et il va devoir se créer ses repères tous seuls. Burns et Simon prennent effectivement un malin plaisir à complexifier le récit pour renforcer l'impression de réalisme.
Il faudra attendre l'arrivée du personnage qui joue le rôle de Wright (mais qui n'a pas de nom : il est interprété par Lee Tergesen) pour que les choses se simplifient quelque peu pour le public. Et qu'on embarque avec lui à bord de l'équipe Hitman 2-1, emmenée par le sergent Brad Iceman Colbert (Alexander Skarsgard).
Captain America est un gros con
Le choix de placer le spectateur en immersion totale colle en tous points avec l'ambition de scénaristes de Generation Kill. Cette nouvelle intervention américaine survient en effet dans un contexte plus que chaotique. Les soldats imaginent être là pour libérer le peuple irakien ? Ils vont traverser le pays sans véritablement s'arrêter, enchaînant les interventions sans véritable conducteur... et surtout, sans faire ce pour quoi ils ont été entraînés : remplir des missions de reconnaissance.
Dans Generation Kill, la guerre est tout sauf une histoire de héros. La faute à un état-major plus que vacillant, incarné en premier lieu par le capitaine du First Recon rebaptisé ironiquement par ses troupes Captain America. Ici, les gradés sont incapables d'avoir une vision à long, voire à moyen terme. Incapables de donner à leurs hommes le matériel dont ils ont besoin, ne serait-ce que des piles pour des lunettes à infra-rouge. Incapables de mobiliser véritablement des troupes livrées au vent d'indications contradictoires.
Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de bons soldats dans cette guerre. Colbert en est un, Ray Person, le pilote de son Humvee en est un autre. Comme le chef de leur section, le lieutenant Fick, qui sait être à l'écoute et a du bon sens. Mais il y a aussi les troufions de base, venus pour tirer sur tout ce qui bouge, comme Trombley. Une arme de guerre plus que dangereuse dans un contexte plus que flou. Il y en a dans tous conflits armés... mais ici, ils apparaissent encore plus dangereux.
L'inertie en plein écran
Réquisitoire sans pitié, Generation Kill est aussi et surtout une description méticuleuse des effets de l'inertie sur les hommes.
Il ne faut en effet pas s'y tromper : si les marines de Generation Kill vont remplir les missions qu'on va leur confier, ils seront bien incapables de dire quel était le but final poursuivi... ce sont d'authentiques anti-héros de guerre, qui subissent les événements sans jamais avoir une véritable prise sur ce qui se passe.
Un propos audacieux, étayé de manière méticuleuse, mais inscrit dans une narration singulière et qui laisse peu de place aux aménagements classiques (Burns et Simon ne cherchent pas forcément à créer de complicité entre leurs héros et le public). C'est ce qui fait qu'il faut vraiment s'accrocher pour rentrer dans l'histoire. Un peu plus qu'avec The Wire, je pense. Il faut donc s'investir dans le récit.
Mais le final, qui résonne sur des notes de Johnny Cash, vous fait dire, au bout du chemin, que cela vaut assurément le coup.
Bien à vous,
Benny
jeudi 3 mars 2011
"30 Rock" (saison 2): satire sur tout ce qui se bouge
On reprend le cours des chroniques laissées en suspens. Comme annoncé dans le season finale de 2010, cette balade critique nous fait repasser par Manhattan et le 30 Rockfeller Center. Et, accessoirement, par l'année 2007. A l'automne de cette année-là, le show imaginé par Tina Fey est bien installée dans la grille des programmes de NBC. Enfin. Studio 60, l'autre show sur les coulisses d'une émission à sketches imaginée par Aaron Sorkin, n'aura pas duré, et si rien ne fut vraiment simple pour la série produite par Lorne Michaels (Saturday Night Live), la voici qui revient à l'antenne avec l'Emmy Award de la meilleure comédie.
La valse des guests
Hasard ou coïncidence, cette distinction va faire entrer 30 Rock dans une nouvelle ère. Alors qu'elle bénéficie d'une meilleure exposition médiatique, ses scenarii deviennent plus audacieux, plus délirants. Plus équilibrés aussi. Le personnage de Liz Lemon est mieux défini et ses interactions avec Jack Donaghy et Tracy Jordan sont nettement plus efficaces. Comme l'intégration de nombreuses guest stars qui marquent efficacement leur passage dans le show.
La clef du succès? Quand les histoires s'inscrivent véritablement dans sa thématique, à savoir la satire du monde des médias, l'humour de la série fait mouche à chaque fois. Les épisodes sont rythmés, inventifs et l'humour vraiment mordant. De la préservation de l'environnement à la lutte contre le terrorisme (avec un excellent épisode qui a The Amazing Race en toile de fond), 30 Rock s'approprie alors de multiples questions qu'elle présente sous un prisme déformant mais sans jamais se départir d'une certaine malice.
La sortie... manquée ?
La saison est courte (15 épisodes) donc on n'a pas le temps de s'ennuyer... et pourtant, le final est un peu décevant. Soucieux de clore une storyline qui aura couru toute la saison (la course de Jack à la présidence de General Electric), les scénaristes perdent un peu de vue la dimension satirique qui a fait le succès de la majeure partie des épisodes. Du coup, les trois derniers épisodes manquent de sel... et l'ensemble des histoires secondaires tiennent plus du patchwork mal cousu qu'autre chose.
Un constat qui ne doit pas remettre en cause une évidence. Avec cette saison 2, 30 Rock trouve vraiment les éléments pour devenir une vraie comédie à succès. Encore faut-il être capable de les mobiliser efficacement. Sinon, la série peut être aussi fade et inutile que le personnage de Pete Hornberger.
Bien à vous,
Benny
La valse des guests
Hasard ou coïncidence, cette distinction va faire entrer 30 Rock dans une nouvelle ère. Alors qu'elle bénéficie d'une meilleure exposition médiatique, ses scenarii deviennent plus audacieux, plus délirants. Plus équilibrés aussi. Le personnage de Liz Lemon est mieux défini et ses interactions avec Jack Donaghy et Tracy Jordan sont nettement plus efficaces. Comme l'intégration de nombreuses guest stars qui marquent efficacement leur passage dans le show.
La clef du succès? Quand les histoires s'inscrivent véritablement dans sa thématique, à savoir la satire du monde des médias, l'humour de la série fait mouche à chaque fois. Les épisodes sont rythmés, inventifs et l'humour vraiment mordant. De la préservation de l'environnement à la lutte contre le terrorisme (avec un excellent épisode qui a The Amazing Race en toile de fond), 30 Rock s'approprie alors de multiples questions qu'elle présente sous un prisme déformant mais sans jamais se départir d'une certaine malice.
La sortie... manquée ?
La saison est courte (15 épisodes) donc on n'a pas le temps de s'ennuyer... et pourtant, le final est un peu décevant. Soucieux de clore une storyline qui aura couru toute la saison (la course de Jack à la présidence de General Electric), les scénaristes perdent un peu de vue la dimension satirique qui a fait le succès de la majeure partie des épisodes. Du coup, les trois derniers épisodes manquent de sel... et l'ensemble des histoires secondaires tiennent plus du patchwork mal cousu qu'autre chose.
Un constat qui ne doit pas remettre en cause une évidence. Avec cette saison 2, 30 Rock trouve vraiment les éléments pour devenir une vraie comédie à succès. Encore faut-il être capable de les mobiliser efficacement. Sinon, la série peut être aussi fade et inutile que le personnage de Pete Hornberger.
Bien à vous,
Benny
dimanche 27 février 2011
Vous en reprendrez bien... ("Just like Heaven", Katie Melua)
Si toi aussi, tu as envie d'un peu de douceur dans ce monde de brutes; si toi aussi, tu as besoin de petits rayons de soleil parce que tu en as marre de ce printemps qui ne vient pas; si toi aussi, tu as envie d'entamer la semaine qui s'annonce avec une jolie mélodie, le deuxième épisode de cette chronique consacrée aux reprises plutôt bien troussées est fait pour toi.
Cette fois, celle qui s'y colle, c'est Katie Melua. En 2005, la Georgienne avait repris un incontournable des années 80 et des Cure (dans le désordre) en jouant la corde sensible. Ou plutôt les cordes puisque c'est avec une guitare que la beauté brune a revisité la chanson auparavant interprétée par Robert Smith. Un titre à redécouvrir sur l'album Piece by Piece (son meilleur) et sur lequel on peut également apprécier une reprise de On the Road Again, chanté à l'origine par Willie Nelson.
Bien à vous,
Benny
Cette fois, celle qui s'y colle, c'est Katie Melua. En 2005, la Georgienne avait repris un incontournable des années 80 et des Cure (dans le désordre) en jouant la corde sensible. Ou plutôt les cordes puisque c'est avec une guitare que la beauté brune a revisité la chanson auparavant interprétée par Robert Smith. Un titre à redécouvrir sur l'album Piece by Piece (son meilleur) et sur lequel on peut également apprécier une reprise de On the Road Again, chanté à l'origine par Willie Nelson.
Bien à vous,
Benny
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Vous en reprendrez bien...
lundi 21 février 2011
L'album de février: "If you can't smoke'em, sell'em" (Rodeo Massacre)
Il y a des noms qui sont d'authentiques invitations au voyage. Par exemple, quand vous vous appelez Izzy Lindqwister, que vous êtes la chanteuse d'un groupe de rock à tendance psychédélique et que votre album est produit par un petit label qui s'appelle Smoky Carrot Records, ça le fait quand même pas mal...
If you can't smoke'em, sell'em, c'est le premier 12 titres de Rodeo Massacre après un premier essai très concluant, l'EP Heartaches & Wonders. Un album qui joue à fond sur ses deux principaux atouts: la voix puissante et grave de sa chanteuse (qui envoie quand même du lourd) et des mélodies où se mêlent cuivres et cordes dans un esprit old school qui rappelle Jefferson Airplane (et qui ne déplairait sans doute pas à Kula Shaker, auteur du plus bel hold up mélodique sur ce blog en 2010).
En quarante minutes, les rockeurs basés à Londres jouent la carte du "court mais bon" à fond. Et surtout ils multiplient les sons au gré des pistes : orgue, trompette, flute de pan, harmonica... tout l'héritage musical sur lequel est construit leur album est là. Dans une réappropriation rafraîchissante de toute une série d'instruments dont la combinaison donne du coffre à la musique des Rodeo Massacre. Zombies of Life, Love, Desert man, The End (reprise d'Alice Cooper), l'instrumental et néanmoins excellent Sneaky French Love... l'invitation à tailler la route initialement balancée par le groupe est honorée avec goût. Cet album est une vraie, belle réussite. Un peu comme le clip Mama told me so que voilà...
Bien à vous,
Benny
If you can't smoke'em, sell'em, c'est le premier 12 titres de Rodeo Massacre après un premier essai très concluant, l'EP Heartaches & Wonders. Un album qui joue à fond sur ses deux principaux atouts: la voix puissante et grave de sa chanteuse (qui envoie quand même du lourd) et des mélodies où se mêlent cuivres et cordes dans un esprit old school qui rappelle Jefferson Airplane (et qui ne déplairait sans doute pas à Kula Shaker, auteur du plus bel hold up mélodique sur ce blog en 2010).
En quarante minutes, les rockeurs basés à Londres jouent la carte du "court mais bon" à fond. Et surtout ils multiplient les sons au gré des pistes : orgue, trompette, flute de pan, harmonica... tout l'héritage musical sur lequel est construit leur album est là. Dans une réappropriation rafraîchissante de toute une série d'instruments dont la combinaison donne du coffre à la musique des Rodeo Massacre. Zombies of Life, Love, Desert man, The End (reprise d'Alice Cooper), l'instrumental et néanmoins excellent Sneaky French Love... l'invitation à tailler la route initialement balancée par le groupe est honorée avec goût. Cet album est une vraie, belle réussite. Un peu comme le clip Mama told me so que voilà...
Bien à vous,
Benny
dimanche 20 février 2011
"Mr Sunshine" : nouveau lever de soleil pour Matthew Perry ?
Bienvenue au Sunshine Center de San Diego, stade couvert qui accueille, soir après soir, des milliers de Californiens. Que ce soit pour un match de basket, pour des spectacles ou des concerts, l'édifice qui appartient à Crystal Cohen (Allison Janney) est le théâtre de tous les événements, de toutes les surprises. Et aussi de tous les imprévus.
Leur gestion? C'est le job de Ben Donovan (Matthew Perry), le directeur.
En poste depuis dix ans, Donovan travaille avec toute une petite équipe. Il y a Alonzo (James Lesure), ex-basketteur reconverti qui joue de son image de gendre idéal; il y a Alice (Andrea Anders), directrice du marketing qui entretient une relation sentimentale compliquée avec Ben; il y a aussi Heather (Portia Doubleday), son assistante pas si douce qu'elle n'en a l'air, et bientôt... Roman (Ben Torrance), le fils un peu ahuri de Crystal que cette dernière a collé dans les pattes de Ben le jour de ses quarante ans.
Car oui, Donovan a tout juste 40 ans quand débute la série. C'est le jour qu'Alice choisit pour mettre enfin un terme à leur relation... pour s'engager avec Alonzo. Le directeur entame alors un examen de conscience et constate que sa vie ne tourne qu'autour de son job et surtout, de sa petite personne. Peut-être est-ce le temps de remettre les choses à plat, puisque le temps passe très vite...
De bons prémices,
des marques à trouver
C'est un acteur que j'ai toujours aimé. A ses débuts, mais aussi dans le rôle de Joe Quincy dans The West Wing ou quand il interprétait le rôle de Matt Albie dans Studio 60. Même quand il était bouffi par les médocs dans Friends, je l'aimais bien... alors autant dire que retrouver Matthew Perry (plutôt affuté, en plus) dans une comédie dont il est le producteur, c'est une bonne nouvelle. Surtout quand on découvre à ses côtés Allison Janney et la sublime Andrea Anders (Ah, son rôle dans Better off Ted...).
Avec un pitch assez sympa et un cadre original pour l'histoire (le stade et ses coulisses), Mr Sunshine débute gentiment. On éprouve du plaisir à retrouver les figures qui composent le casting et les deux premiers épisodes sont assez efficaces. On sourit peut-être plus que l'on ne rit mais c'est parce qu'on sent que la bonne formule n'a pas encore été complètement trouvée.
Matthew Perry fait très bien son boulot, Andrea Anders aussi, le duo Roman/Heather est discret mais super efficace... mais le personnage de Allison Janney aurait sans doute besoin d'être un peu mieux exposé. Pour l'instant, il fait un peu penser à celui de Tracy Jordan dans 30 Rock: capable de tout et n'importe quoi, mais un peu n'importe comment parfois.
Le besoin d'un peu de temps
L'analogie avec 30 Rock tient d'ailleurs à plus d'un titre. On a l'impression que Mr Sunshine tournera à plein régime quand une vraie dynamique de groupe s'instaurera entre les personnages, comme cela aura été le cas pour l'équipe entourant Liz Lemon. Il faut aussi qu'une complicité s'établisse avec le spectateur, comme avec toute bonne comédie et cela semble franchement faisable si on lui laisse le temps. En tout cas, j'ai préféré ces débuts-là à ceux de Cougar Town. Pourvu que ça dure: personnellement, j'ai envie d'y croire.
Bien à vous,
Benny
Leur gestion? C'est le job de Ben Donovan (Matthew Perry), le directeur.
En poste depuis dix ans, Donovan travaille avec toute une petite équipe. Il y a Alonzo (James Lesure), ex-basketteur reconverti qui joue de son image de gendre idéal; il y a Alice (Andrea Anders), directrice du marketing qui entretient une relation sentimentale compliquée avec Ben; il y a aussi Heather (Portia Doubleday), son assistante pas si douce qu'elle n'en a l'air, et bientôt... Roman (Ben Torrance), le fils un peu ahuri de Crystal que cette dernière a collé dans les pattes de Ben le jour de ses quarante ans.
Car oui, Donovan a tout juste 40 ans quand débute la série. C'est le jour qu'Alice choisit pour mettre enfin un terme à leur relation... pour s'engager avec Alonzo. Le directeur entame alors un examen de conscience et constate que sa vie ne tourne qu'autour de son job et surtout, de sa petite personne. Peut-être est-ce le temps de remettre les choses à plat, puisque le temps passe très vite...
De bons prémices,
des marques à trouver
C'est un acteur que j'ai toujours aimé. A ses débuts, mais aussi dans le rôle de Joe Quincy dans The West Wing ou quand il interprétait le rôle de Matt Albie dans Studio 60. Même quand il était bouffi par les médocs dans Friends, je l'aimais bien... alors autant dire que retrouver Matthew Perry (plutôt affuté, en plus) dans une comédie dont il est le producteur, c'est une bonne nouvelle. Surtout quand on découvre à ses côtés Allison Janney et la sublime Andrea Anders (Ah, son rôle dans Better off Ted...).
Avec un pitch assez sympa et un cadre original pour l'histoire (le stade et ses coulisses), Mr Sunshine débute gentiment. On éprouve du plaisir à retrouver les figures qui composent le casting et les deux premiers épisodes sont assez efficaces. On sourit peut-être plus que l'on ne rit mais c'est parce qu'on sent que la bonne formule n'a pas encore été complètement trouvée.
Matthew Perry fait très bien son boulot, Andrea Anders aussi, le duo Roman/Heather est discret mais super efficace... mais le personnage de Allison Janney aurait sans doute besoin d'être un peu mieux exposé. Pour l'instant, il fait un peu penser à celui de Tracy Jordan dans 30 Rock: capable de tout et n'importe quoi, mais un peu n'importe comment parfois.
Le besoin d'un peu de temps
L'analogie avec 30 Rock tient d'ailleurs à plus d'un titre. On a l'impression que Mr Sunshine tournera à plein régime quand une vraie dynamique de groupe s'instaurera entre les personnages, comme cela aura été le cas pour l'équipe entourant Liz Lemon. Il faut aussi qu'une complicité s'établisse avec le spectateur, comme avec toute bonne comédie et cela semble franchement faisable si on lui laisse le temps. En tout cas, j'ai préféré ces débuts-là à ceux de Cougar Town. Pourvu que ça dure: personnellement, j'ai envie d'y croire.
Bien à vous,
Benny
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