dimanche 25 septembre 2011

"Prime Suspect" (NBC) : Chapeau, Maria Bello

Le pitch : Nouvellement incorporée à la brigade criminelle de la police de New York, l'inspecteur Jane Timoney peine à se faire une place dans un univers très masculin. A la suite d'un concours de circonstances dramatique, elle se retrouve pourtant propulsée sur le devant de la scène. Pour elle, le plus dur commence...

Dans la cohorte de nouveautés plus ou moins alléchantes proposée par les networks, ce projet se situait, sur le papier, dans la bonne catégorie. Normal : il réunit une actrice qui bénéficie d'une jolie cote de sympathie auprès du public (Maria Bello), un producteur à qui l'on doit Friday Night Lights (Peter Berg, réalisateur de l'épisode) et un projet original qui compte parmi les grands classiques du polar british... Clairement, l'arrivée d'un remake de Suspect numéro 1 sur NBC avait de quoi rendre curieux. Et pour une fois, la curiosité paie.

L'atmosphère fait la différence


Pourquoi? Parce que le beau portrait de femme imaginé originellement par la Britannique Linda LaPlante est adapté avec intelligence par Alexandra Cunningham (ex-scénariste de Desperate Housewives qui a aussi travaillé avec Steven NYPD Blue Bochco). Jane Tennison devient Jane Timoney mais toutes deux évoluent dans un univers sombre et qui ne tolère aucune faiblesse. L'une des plus grandes réussites de ce pilote, c'est d'installer une atmosphère très prenante... comme trop peu de cop shows ont su le faire ces dernières années.

L'autre point fort de Prime Suspect, c'est son premier rôle. Maria Bello incarne avec force et subtilité cette femme inspecteur qui doit jongler entre vie professionnelle et vie privée... et qui fait surtout comme elle peut. En 43 minutes, on la voit se démener, faire face à l'adversité, se prendre des coups, se relever... et on y croit.


Le pilote de la rentrée ?...
A force de se farcir des séries sur USA Networks, Showtime ou TNT où on nous présente des pseudo femmes fortes qui sont des super-héroïnes pour qui tout ou presque finira bien, on se demandait si on allait le trouver ce personnage féminin à la fois iconique et crédible. Après Alicia Florrick (The Good Wife), Jane Timoney est peut-être celle que l'on attendait tant.

Les fans de Jane Tennison et de la version anglaise avec Helen Mirren trouveront peut-être qu'à coups d'arrangements hollywoodiens, le concept perd de sa force. On objectera que la version de la BBC a 20 ans, que l'intérêt est peut-être de proposer autre chose (quel intérêt d'un copier-coller?)... et que si c'est à ce prix que l'on doit voir s'installer une vraie bonne série policière sur NBC (chose qui ne s'est pas vu depuis un sacré moment), le jeu en vaut résolument la chandelle.


... mais une série (déjà) menacée


Problème: lors de sa diffusion, ce pilote n'a attiré que six millions de téléspectateurs. Loin, trop loin des chiffres de Grey's Anatomy et The Mentalist. La tendance peut-elle s'inverser? Si la série garde ce ton, cette puissance narrative, on aimerait vraiment que ce soit le cas. Pour Maria Bello. Et pour tout le casting qui l'accompagne, d'Aidan Quinn (Third Watch) à Kenneth Johnson (The Shield) en passant par le toujours très bon Kirk Acevedo (Oz, Fringe, Band of Brothers).

Croisons les doigts... parce que ça peut valoir le coup. Vraiment.

Bien à vous,
Benny

samedi 24 septembre 2011

Pilote contre pilote: "New Girl" vs. "Up all night"

Bon, c'est pas le tout de dire que l'on est de retour sur la toile... maintenant, il faut rattraper le retard accumulé. Et se plonger direct dans l'actualité. Comme il fait beau ce week-end dans la Grande Méchante Ville, on va donner dans le soleil de la comédie (en vrai, ça n'a aucun rapport mais on s'en fiche).

Au menu du jour, deux sitcoms qui viennent de faire leur apparition sur les écrans de l'autre côté de l'océan. Deux séries multi-caméras qui braquent leurs objectifs sur de jeunes actifs: à ma gauche, New Girl d'Elizabeth Meriwether avec Zooey Deschanel (Fox); à ma droite, Up all Night d'Emily Spivey avec Christina Applegate et Will Arnett (NBC).

New Girl, Deschanel or not Deschanel?
Jess Day est enseignante et de nouveau célibataire. Après avoir découvert que son petit ami la trompait, elle a décidé de repartir de l'avant... en proposant de rejoindre une colocation composée de trois mecs. Il y a Nick, qui ne se remet pas de sa propre rupture; Schmidt, dragueur qui ne recule jamais devant une blague lourde; et Coach, entraîneur sportif qui a un vrai problème de communication avec les femmes. Ces trois gars sont plutôt stéréotypés mais ça tombe bien, le personnage de Jess l'est tout autant. Elle est un peu barrée, assez naïve. Elle aime chanter pour tout et pour rien. Et comme on est dans un pilote de sitcom, il ne lui faudra pas plus de 22 minutes pour mettre dans sa poche les trois gars qui partagent sa vie. Et pas plus de temps pour qu'ils se mettent à chanter aussi.


Dit comme ça, on pourrait croire que je n'ai pas aimé. Que c'était beaucoup trop cliché. En vérité, c'est cliché... mais je trouve que ça passe bien quand même. Soyons clairs: New Girl aurait pu s'appeler, comme ça se faisait bien à la fin des 90's, The Zooey Deschanel Show tant la série repose sur les jolies épaules de la brune aux yeux bleus. Si son jeu vous agace, si ses minauderies vous écorchent les oreilles, vous allez détester cette comédie.  A plus forte raison si, pour vous comme pour Iris de pErDUSA, Deschanel est la parfaite incarnation de la fille excentrique qui vient mettre de la couleur dans des existences trop grises. Là, vous ne pourrez qu'être déçu en constatant que cet aspect de la personnalité de Jess Day est développé de manière assez limité. (Trop limité?).

Par contre, si Deschanel ne vous rebute pas et surtout si vous abordez l'héroïne qu'elle incarne comme un personnage de sitcom gentiment décalé et plutôt léger, ça peut le faire. Parce que le script de ce premier épisode est rythmé. Il est plutôt bien écrit aussi. Comprendre: les gags ne sont pas d'une originalité folle mais s'enchainent bien. Et vite.

En fait dans l'exercice périlleux du pilote, New Girl a l'avantage de faire rire en donnant un minimum d'infos sur ses personnages. Du coup, ça donne envie de voir la suite. Est-ce que ce coup d'envoi remplit toutes les fonctions de l'épisode inaugural? Pas complètement : la caractérisation des héros est encore une fois super légère et on peut raisonnablement se demander si la série saura faire fructifier son capital sympathie en développant des héros vraiment attachants... capables de surprendre, et donc de retenir durablement l'attention.
Pour l'heure, on ne peut pas répondre. Et on se doute que Jess et Nick vont se tourner autour. Mais New Girl mérite qu'on lui donne sa chance pendant un petit moment.
  
Up all Night: des nuits blanches... pour bosser encore
Pour Reagan et Chris, l'arrivée de la petite Amy s'apparente à un micro big bang. La nouvelle maman, assistante de production d'un show télé, va devoir jongler avec sa vie professionnelle et les exigences de son nouveau statut privé. Ceci alors que le jeune papa a, lui, lâché son travail pour s'occuper à plein temps de l'enfant mais n'est pas vraiment doué. Pour ne rien arranger, Reagan doit composer avec Ava, présentatrice de l'émission pour laquelle elle travaille et qui demande encore plus d'attention qu'un bébé. C'est sûr, pour le jeune couple, une nouvelle vie débute... et, qu'il le veuile ou non, ce ne sera pas simple.

Des poids lourds au casting, une plume du Saturday Night Live pour conduire l'ensemble, une diffusion sur NBC... toute ressemblance entre 30 Rock n'est pas complètement fortuite, pour le meilleur comme pour le pire. Disons-le tout de suite: ce pilote est plutôt bancal. Pas toujours drôle, ou en tout cas pas assez rythmé dans sa dynamique comique. En s'attachant à présenter un peu lourdement ses héros, Up All Night ne laisse pas vraiment voir tout son potentiel humoristique. Autant le dire: c'est un vrai problème.


On le sait, le test du premier épisode est particulièrement casse-gueule pour une sitcom. Et n'est jamais complètement révélateur de ce qu'un show a à offrir. Cette réalité, Up all Night la prend de plein fouet... mais le show distille néanmoins çà et là quelques éléments qui, paradoxalement, peuvent lui permettre de voir plus loin. L'ambiance est par moments très agréable et si Will Arnett retrousse ses manches, ça peut peut-être le faire. Le souci est évident: la mise en place est maladroite (Ava = Tracy Jordan ?). Un peu comme ce qui s'était passé pour 30 Rock justement. Il va donc vite falloir passer la vitesse supérieure.

Pour l'heure, en tout cas, je donne l'avantage à New Girl...

Bien à vous,
Benny

PS: Ceci était le post n°300 de ce blog. Il fallait le dire (et ça permet aussi d'habiller la dernière photo avec du texte: rien ne se perd ^^).

vendredi 23 septembre 2011

"The Pacific", la tête à l'enfer (en moins bien que "Band of Brothers"?)

1942/1945: la Deuxième Guerre mondiale vue sur le front du Pacifique. Là où troupes américaines et japonaises se livrent une série de batailles sanglantes. De Guadalcanal à Okinawa, en passant par Pavuvu ou Iwo Jima, le corps des Marines des Etats-Unis est sur tous les fronts. Sous le casque du combattant, plusieurs visages regardent la guerre droit dans  les yeux. Parmi eux, il y a John Basilone, Robert Leckie et Eugene Sledge, qui vont voir ce qu'il y a de meilleur et surtout ce qu'il y a de pire chez l'homme pendant cette campagne...

Hanks et Spielberg repartent en guerre
Authentique événement de l'année 2010, The Pacific était attendu avec impatience par un très large public. Il faut dire que Band of Brothers, la précédente production TV du tandem Steven Spielberg/Tom Hanks sur un thème analogue, a marqué beaucoup de monde au début de la décennie. Explorant le volet européen de la Deuxième Guerre mondiale, l'adaptation du livre de Stephen Ambrose avait su emporter l'adhésion avec un récit porté par tout un lot de figures iconiques et dont l'intensité narrative allait croissant. Dans cette épopée en dix parties, des plages de Normandie à Carentan, de Bastogne à Foix, les images fortes se succédaient à mesure que l'on apprenait à mieux connaître les frères d'armes de la Easy Company. Et ça fonctionnait vraiment très bien.

It's (not) so Easy...
The Pacific très attendue, donc... mais The Pacific plusieurs fois critiquée au final. En cause (pour certains): une narration un peu trop didactique, surtout dans les premiers épisodes. La raison numéro 1: les parcours des trois principaux protagonistes, s'ils sont liés par la force des choses historiques, ne se croisent presque jamais. Si Leckie et Basilone participent à la bataille de Guadalcanal, ils le font dans deux compagnies distinctes. Et quand Sledge rejoint le front, Basilone est revenu au pays. C'est peut être ce côté "collage de destins" pas toujours très adroit (la série s'inspire de deux livres distincts) qui peut expliquer les réserves d'une partie de l'audience. C'est en tout cas principalement à cause de cela que  l'on ne retrouve pas la montée en puissance du récit de Band of Brothers.

La tête dans les tranchées
Mais il faut savoir aller plus loin. Si les deux séries ont deux identités bien différentes, The Pacific aborde aussi la Deuxième Guerre mondiale avec ses propres armes. La plus grosse? Une approche sans doute plus fine de l'aspect psychologique du conflit. Plus dure aussi. Si la série compte elle aussi ses personnages faisant office de figures de proue (expression décidément très utilisée sur ce blog...), au premier rang desquels on retrouve le sergent John Basilone, la dimension mentale des affrontements, son poids sur les âmes, n'est jamais escamotée.

La bataille pour l'Après
La guerre broie. Elle marque et souvent, elle brise les hommes. Et c'est ce que raconte d'abord The Pacific. Cette question, si elle n'était pas vraiment éludée par Band of Brothers, n'etait cependant pas au cœur du récit. Ici, c'est le cas. Sombre, souvent âpre, celle que France 2 a (assez justement) rebaptisé Band of Brothers: L'enfer du Pacifique n'est cependant complètement désespérée. Il y a une vie après les tranchées. C'est ce qui vous fait tenir quand vous êtes embourbés là-dedans et c'est (aussi) ce pour quoi il faut encore et toujours se battre quand les armes sont déposées. Un combat lui aussi long et difficile mais pas une mission impossible. Et c'est ça que le show raconte avec le plus d'acuité, avec le plus de force.

 Deux séries complémentaires
Alors, et pour répondre à la question initiale, peut-on dire que The Pacific est une déception en comparaison à sa devancière? Pour moi, la réponse est non. Clairement. Elle est surtout vraiment différente, avec une narration peut-être un peu moins achevée mais porteuse d'une force psychologique plus grande, laquelle colle avec force à des images de combat  souvent dantesques. En définitive, assez souvent, c'est un peu comme si ces deux séries soeurs se répondaient l'une à l'autre. Pour offrir un tout de haute qualité.

Bien à vous,
Benny

Devine qui vient de retrouver le net?

Bonjour, bonjour!

C'est avec le sourire jusqu'aux cheveux que je vous annonce mon retour sur l'InterWeb après dix jours au régime pain super sec/eau croupie côté connexion, le temps de s'installer dans mon nouvel appart dans la Grande Méchante Ville avec ma coloc... et d'avoir une Box qui me permette de retrouver les autoroutes de l'info. Les premiers jours auront été bien remplis, à gérer tout plein de questions pratiques (et ce n'est pas fini: j'ai pas encore de lit) mais le fait de pouvoir bloguer à nouveau est quand même une sacrée bonne nouvelle.
Je vous raconte la suite très, très vite. Quand j'aurais fini de faire des bons de joie partout. La vie normale, quoi...

Bien à vous,
Benny

samedi 27 août 2011

L'album d'août: "The Geeks and the Jerkin'socks" (Shaka Ponk)

Ils font partie de cette scène française qui se fout des cases pour mieux diffuser un son plein d'énergie... et c'est sans doute celle-là que je préfère. Les Frenchies de Shaka Ponk ont sorti cette année leur troisième album et il faut admettre qu'il a pour lui une réelle capacité à rassembler plusieurs publics.

Punk, funk, electro-rock quand il n'est pas teinté de sonorités hip hop, le son de la bande à Goz, le singe virtuel, joue sur de multiples registres sans jamais oublier de proposer des refrains entêtants et diablement efficaces. C'est précisément ce qui fait que cette formation est capable de plaire à des gens qui conchierait le hip hop.

Cerise sur le gâteau, le groupe compte désormais dans ses rangs une chanteuse dont la voix apporte un incontestable plus à l'ensemble. Quand, en plus, le groupe invite le boss de Beat Assailant (Old School Rocka) et Bertrand Cantat (Palabra mi amor) derrière le micro, cela devient assez imparable.


LET'S BANG - SHAKA PONK par totoutard

Si vous aimez les expériences rock qui n'ont pas peur d'être un peu aventureuses, cet album est fait pour vous. On peut ne pas tout aimer mais on doit reconnaître la sincérité et la qualité de la démarche qui anime cette formation.

Bien à vous,
Benny

mercredi 24 août 2011

Going to California

Entre deux cartons rangés dans le frigo transporté dans un camion, et des mails et coups de fil pour trouver un appartement dans la Grande Méchante Ville (et composer des dossiers de candidatures hallucinants), je suis allé à la Fnac profiter d'une opération promo sur le rock californien des 80's et 90's (c'est pas que pour moi, c'est aussi et surtout pour le mange-disque de la BennyMobile).

L'occasion de compléter ma collection de classiques avec des albums qui manquaient sur mes étagères en mouvement. Et un petit moyen pour voyager dans le temps. Alors que certains ne savent pas trop quoi attendre de la sortie imminente du prochain album des Red Hot Chili Peppers, moi, je fais tourner Blood Sugar Sex Magik, non sans me rappeler des nuits où, ado, j'enregistrais sur des cassettes Type II, Suck My Kiss et autres titres qui secouaient quand même bien sa mémé...

Au-delà de cette confidence hyper générationnelle (qui fera sourire les uns et pouffer les autres), je me suis aussi aperçu d'un truc étonnant. Que ce soit l'album susnommé des Red Hot ou Use Your Illusion I & II, ces albums avaient 16 ou 17 pistes à faire entendre. Alors certes: tout n'est pas d'une originalité confondante ou d'une qualité ébouriffante, mais quand même... pourquoi est-ce que les albums de 2011 n'ont que huit à dix titres à offrir à nos oreilles? Crise du disque qu'ils disaient...

Bien à vous,
Benny

PS : Sinon, j'ai aussi fait main basse sur la BO de Tenacious D, avec Jack Black et ça le fait bien. Ca et un autre truc dont on reparle très vite.

samedi 20 août 2011

Clip, clip, clip Hourra: "Lick It Up" (Kiss, 1983)

Bon, aujourd'hui on va faire dans le mauvais. Le mauvais goût, je veux dire. Mais le vrai hein, pas le kitsch qui fait sourire. Le vrai gros mauvais goût. Celui qui fait rire aussi, mais qui colle sur votre visage une étonnante expression d'effroi.
Retour en 1983. Avec le groupe Kiss, connu à l'époque (et après) pour ses maquillages et ses grimaces pendant des concerts à grand spectacle. Adulé ou detesté par le public (ce qui est encore plus le cas aujourd'hui) pour ses compos glam metal, le groupe de Gene Simmons tente un gros coup de poker au milieu de cette décennie: poursuivre l'aventure... sans le maquillage. Et c'est ce qui donne cette "extraordinaire" vidéo, le clip de Lick It Up, extrait de l'album du même nom.
Une performance que le groupe n'a pas trop cherché à rééditer. L' "initiative démaquillée" a effectivement tourné au bide. Mais le clip et son univers à la Mad Max reste, à sa façon, inoubliable. Si vous le regarder attentivement, vous constaterez que chaque plan est vraiment ringard. Chorégraphie, mise en scène, costume, paroles de la chanson (d'une grande classe)... tout y est. Avec une mention toute spéciale pour le guitariste Vinnie Vincent, qui a un sens plutôt étonnant de la mode (c'est le petit maigrichon).



Certains diront qu'il y a match avec Heaven's on Fire, autre vidéoclip sans fard (à paupière) du groupe. Si ce dernier est effectivement un hymne au pantalon à franges, il reste moins "mythique" que celui-là...
Voilà pourquoi, dans cette sélection de clips inoubliables, il a ici toute sa place... enfin, je crois.

Bien à vous,
Benny