C'est une de mes années fétiches alors pourquoi se priver ? Nous revoici en 1994 : les Beastie Boys sortent III Communication et ils sont en grande, grande forme. Pour marquer leur tonitruant retour dans les bacs, les New Yorkais sortent un authentique missile, mêlant rap rock et sonorités hip hop. Son titre : Sabotage.
Pour asseoir la singularité du morceau, la bande d'Adam MCA Yauch (récemment décédé) confie au réalisateur Spike Jonze le soin de réaliser un clip hommage aux séries et films policiers des années 70. Starsky & Hutch, Hawai Police d'Etat ou encore Les Rues de San Francisco ont inspiré le réalisateur de Dans la peau de John Malkovitch au moment de mettre en boîte une vidéo survitaminée.
En 2004, le magazine Rolling Stone a classé Sabotage à la 475e place des 500 plus grandes chansons de tous les temps.
Bien à vous,
Benny
mercredi 30 mai 2012
lundi 28 mai 2012
"The Hatfields & McCoys" : Ted Mann remonte (enfin ?) à cheval
Les miniséries, ce n'est pas forcément ce qui me plaît le plus à la télévision. Ce coup-ci, je me sens pourtant près à faire une exception.
La raison : la chaîne History s'apprête à diffuser une nouvelle version de The Hatfields & McCoys, une histoire qui a déjà eu les honneurs du cinéma (avec Jack Palance et Richard Hatch). Le casting donne dans le lourd, puisque Bill Paxton, Kevin Costner et Tom Berenger seront au générique.
Mais ce qui m'intéresse le plus, c'est que le projet est porté par un scénariste aussi talentueux que discret. Le canadien Ted Mann fait en effet parti de ces auteurs que l'on retrouve dans de très bons projets mais qui n'a jamais voulu (ou jamais pu ?) monter en première ligne.
De Wiseguy à Deadwood, un parcours et plusieurs succès
Wiseguy, NYPD Blue, Millennium, Deadwood, Crash ou encore John from Cincinnati, ce fidèle complice de David Milch (il a signé le tout dernier épisode de Deadwood) travaille depuis plus de trente ans pour l'industrie audiovisuelle américaine. Mais c'est surtout dans les années 90 qu'il a fait parler de lui, en travaillant activement sur plusieurs productions de Steven Bochco, bonnes ou mauvaises (Civil Wars, Brooklyn South ou encore Total Security).
On remarquera d'ailleurs que pendant les plus belles années du créateur de L.A. Law, Mann (qui n'a aucun lien de parenté avec Michael) est toujours de la partie. On lui doit notamment le double épisode Lost Israël de la saison 5 de NYPD Blue, qui a reçu l'Emmy Award du meilleur scénario.
Adepte d'une écriture dense, capable de poser subtilement les personnalités des protagonistes sans jamais ralentir le récit de ces histoires, il fait aujourd'hui figure de vénérable ancien à Hollywood. Voilà pourquoi on aurait tort de louper sa prochaine adaptation.
Ted Mann a effectivement toutes les qualités pour rendre une histoire connue (celle de deux amis qui, après la guerre civile, s'affrontent dans une Amérique en proie au ressentiment) vraiment excitante.
Et peut-être que c'est lui, la vraie star de The Hatfields & McCoys...
Bien à vous,
Benny
La raison : la chaîne History s'apprête à diffuser une nouvelle version de The Hatfields & McCoys, une histoire qui a déjà eu les honneurs du cinéma (avec Jack Palance et Richard Hatch). Le casting donne dans le lourd, puisque Bill Paxton, Kevin Costner et Tom Berenger seront au générique.
Mais ce qui m'intéresse le plus, c'est que le projet est porté par un scénariste aussi talentueux que discret. Le canadien Ted Mann fait en effet parti de ces auteurs que l'on retrouve dans de très bons projets mais qui n'a jamais voulu (ou jamais pu ?) monter en première ligne.
De Wiseguy à Deadwood, un parcours et plusieurs succès
Wiseguy, NYPD Blue, Millennium, Deadwood, Crash ou encore John from Cincinnati, ce fidèle complice de David Milch (il a signé le tout dernier épisode de Deadwood) travaille depuis plus de trente ans pour l'industrie audiovisuelle américaine. Mais c'est surtout dans les années 90 qu'il a fait parler de lui, en travaillant activement sur plusieurs productions de Steven Bochco, bonnes ou mauvaises (Civil Wars, Brooklyn South ou encore Total Security).
On remarquera d'ailleurs que pendant les plus belles années du créateur de L.A. Law, Mann (qui n'a aucun lien de parenté avec Michael) est toujours de la partie. On lui doit notamment le double épisode Lost Israël de la saison 5 de NYPD Blue, qui a reçu l'Emmy Award du meilleur scénario.
Adepte d'une écriture dense, capable de poser subtilement les personnalités des protagonistes sans jamais ralentir le récit de ces histoires, il fait aujourd'hui figure de vénérable ancien à Hollywood. Voilà pourquoi on aurait tort de louper sa prochaine adaptation.
Ted Mann a effectivement toutes les qualités pour rendre une histoire connue (celle de deux amis qui, après la guerre civile, s'affrontent dans une Amérique en proie au ressentiment) vraiment excitante.
Et peut-être que c'est lui, la vraie star de The Hatfields & McCoys...
Bien à vous,
Benny
dimanche 27 mai 2012
"Trailer est-il ?" : La sélection des bandes annonces qui m'ont le plus plu pour la rentrée télé
En quelques jours, les vidéos promo se sont mis à pousser comme des pissenlits dans une pelouse. Les séries américaines à découvrir à la rentrée sont déjà là, et si quelques jolis projets sont passés à la trappe, certaines ont l'air pas mal. Voire pas mal du tout.
Aussi, plutôt que de vous proposer toutes ces vidéos (ce que d'autres sites ou blogs ont fait plus tôt et très bien), j'ai décidé de vous proposer une sélection des trailers qui m'ont le plus emballés.
NUMERO 5 : Animal Practice (NBC)
L'histoire : Vétérinaire atypique, George Coleman est surtout un soignant hors pair pour toutes sortes de mammifères. Sauf pour ses congénères, avec qui cela passe nettement moins bien. Pas de chance, il va devoir compter avec une nouvelle femme dans son entourage...
Pourquoi ça m'a plu : A cause de deux trucs. Le premier, c'est l'ambiance délirante que l'on pressent avec ces premières images (Si jamais les scénaristes lorgnent du côté de Better Off Ted, ça pourrait beaucoup me plaire). Le second, c'est l'interprétation de Justin Kirk. S'il confirme l'abattage dont on le sent capable dans cet extrait de comédie, ça peut le faire. Les nostalgiques de Gregory House et les amateurs de fortes têtes pourraient bien être séduits.
NUMERO 4 : Ben & Kate (Fox)
Pourquoi ça m'a plu : Pas parce que le pitch était très audacieux, ça c'est une évidence ! Mais la bande annonce possédait un charme certain. J'attends de voir ce dont sont vraiment capables Dakota Johnson et Nat Faxon: si l'alchimie opère entre eux deux et si le script préserve une vraie fraicheur, je peux succomber.
NUMERO 3 : The Goodwin Games (Fox)
L'histoire : A la mort de leur père, deux frères et une soeur se retrouvent au moment où il est question de partager l'héritage. Sauf que le patriarche a eu une drôle d'idée avant de mourir : pour toucher son argent, ils vont devoir se plier à toutes sortes d'épreuves saugrenues.
Pourquoi ça m'a plu : l'idée de départ est marrante (ça tombe bien : c'est une comédie). Et là aussi, ce qu'on nous donne déjà à voir est plutôt séduisant. Maintenant, je reste très méfiant : le concept est imaginé par les créateurs de How I Met Your Mother, dont on sait qu'il ne sont pas les plus fins spécialistes de la comédie concept. Enfin, ça c'est mon avis : j'en ai déjà parlé sur ce blog.
NUMERO 2 : Vegas (CBS)
L'histoire : Ralph Lamb est une des figures les plus marquantes de la ville de tous les vices. Cow-boy devenu shérif de la cité qui attire tous les joueurs (et tous les malfrats), il s'est fait connaître dans les années 60/70... et c'est justement cette période tourmentée que raconte la série.
Pourquoi ça m'a plu : A cause du casting. Dennis Quaid et Michael Chiklis (The Shield) réunis dans un projet qui a de la gueule (il est produit par Nicholas Les Affranchis Pileggi et Greg Without a Trace Walker), il y a de quoi saliver à l'avance. Même si, dans l'esprit, je me demande si on peut faire plusieurs bonnes saisons de 22 épisodes...
NUMERO 1 : Revolution (NBC)
L'histoire : A la suite d'un black out mondial, la Terre se retrouve privée d'électricité. Alors que les milices ont refait leur apparition aux quatre coins des Etats-Unis, une jeune femme essaie de comprendre pourquoi son père a été tué par ces soldats qui ne font pas dans le détail. Il pourrait en effet être lié à ce qui a plongé l'humanité dans le noir...
Pourquoi ça m'a plu : Même si ce n'est pas forcément ce que je regarde en priorité, il faut reconnaître que le pilote a l'air de faire dans le grand spectacle. Au point de marquer autant les esprits que celui de Lost dans les années 2000 ? On verra ça, mais JJ Abrams produit le show, créé par Eric Kripke dont le travail sur Supernatural n'est pas toujours suffisamment salué. Et en plus, je suis content de voir Billy Burke (Wonderland) sur le devant de la scène.
Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Y a-t-il d'autres trailers qui vos ont emballé ? Si c'est le cas, lâchez-vous dans les commentaires !
Bien à vous,
Benny
Aussi, plutôt que de vous proposer toutes ces vidéos (ce que d'autres sites ou blogs ont fait plus tôt et très bien), j'ai décidé de vous proposer une sélection des trailers qui m'ont le plus emballés.
NUMERO 5 : Animal Practice (NBC)
L'histoire : Vétérinaire atypique, George Coleman est surtout un soignant hors pair pour toutes sortes de mammifères. Sauf pour ses congénères, avec qui cela passe nettement moins bien. Pas de chance, il va devoir compter avec une nouvelle femme dans son entourage...
Pourquoi ça m'a plu : A cause de deux trucs. Le premier, c'est l'ambiance délirante que l'on pressent avec ces premières images (Si jamais les scénaristes lorgnent du côté de Better Off Ted, ça pourrait beaucoup me plaire). Le second, c'est l'interprétation de Justin Kirk. S'il confirme l'abattage dont on le sent capable dans cet extrait de comédie, ça peut le faire. Les nostalgiques de Gregory House et les amateurs de fortes têtes pourraient bien être séduits.
NUMERO 4 : Ben & Kate (Fox)
L'histoire : Inséparables quand ils étaient enfants, les routes de Kate et Ben Fox se croisent à nouveau lorsque le frère pas franchement finaud revient dans la ville où sa soeur élève seule sa petite fille.
Pourquoi ça m'a plu : Pas parce que le pitch était très audacieux, ça c'est une évidence ! Mais la bande annonce possédait un charme certain. J'attends de voir ce dont sont vraiment capables Dakota Johnson et Nat Faxon: si l'alchimie opère entre eux deux et si le script préserve une vraie fraicheur, je peux succomber.
NUMERO 3 : The Goodwin Games (Fox)
L'histoire : A la mort de leur père, deux frères et une soeur se retrouvent au moment où il est question de partager l'héritage. Sauf que le patriarche a eu une drôle d'idée avant de mourir : pour toucher son argent, ils vont devoir se plier à toutes sortes d'épreuves saugrenues.
Pourquoi ça m'a plu : l'idée de départ est marrante (ça tombe bien : c'est une comédie). Et là aussi, ce qu'on nous donne déjà à voir est plutôt séduisant. Maintenant, je reste très méfiant : le concept est imaginé par les créateurs de How I Met Your Mother, dont on sait qu'il ne sont pas les plus fins spécialistes de la comédie concept. Enfin, ça c'est mon avis : j'en ai déjà parlé sur ce blog.
NUMERO 2 : Vegas (CBS)
L'histoire : Ralph Lamb est une des figures les plus marquantes de la ville de tous les vices. Cow-boy devenu shérif de la cité qui attire tous les joueurs (et tous les malfrats), il s'est fait connaître dans les années 60/70... et c'est justement cette période tourmentée que raconte la série.
Pourquoi ça m'a plu : A cause du casting. Dennis Quaid et Michael Chiklis (The Shield) réunis dans un projet qui a de la gueule (il est produit par Nicholas Les Affranchis Pileggi et Greg Without a Trace Walker), il y a de quoi saliver à l'avance. Même si, dans l'esprit, je me demande si on peut faire plusieurs bonnes saisons de 22 épisodes...
NUMERO 1 : Revolution (NBC)
L'histoire : A la suite d'un black out mondial, la Terre se retrouve privée d'électricité. Alors que les milices ont refait leur apparition aux quatre coins des Etats-Unis, une jeune femme essaie de comprendre pourquoi son père a été tué par ces soldats qui ne font pas dans le détail. Il pourrait en effet être lié à ce qui a plongé l'humanité dans le noir...
Pourquoi ça m'a plu : Même si ce n'est pas forcément ce que je regarde en priorité, il faut reconnaître que le pilote a l'air de faire dans le grand spectacle. Au point de marquer autant les esprits que celui de Lost dans les années 2000 ? On verra ça, mais JJ Abrams produit le show, créé par Eric Kripke dont le travail sur Supernatural n'est pas toujours suffisamment salué. Et en plus, je suis content de voir Billy Burke (Wonderland) sur le devant de la scène.
Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Y a-t-il d'autres trailers qui vos ont emballé ? Si c'est le cas, lâchez-vous dans les commentaires !
Bien à vous,
Benny
jeudi 24 mai 2012
L'album de mai (disque B) : "Apocalyptic Love" (Slash)
On n'arrête plus le guitar hero au chapeau. Après de longs mois pendant lesquels il a laissé sa guitare dans l'étui, le voici qui nous pond un deuxième album en deux ans.
La première fois, il avait rameuté pas mal de monde pour donner du volume à son projet : Dave Grohl, Andrew Stockdale, Iggy Pop, Lemmy de Motorhead ou encore Fergie des Black Eyed Peas (oui, bon...). A l'époque, je n'avais pas caché mon enthousiasme parce que l'ex-gratteux des Guns & Roses donnait la pleine mesure de son talent avec une vraie variété de titres.
Cette fois, Slash remet ça avec Miles Kennedy (Alter Bridge), qui était déjà de la partie en 2010, et comment dire... C'est punchy, les solos sont très souvent réussis, mais ça le fait moins. Ca manque cruellement de relief. Du coup, on s'ennuie. Et on passe vite à autre chose, parce qu'on se dit qu'en fait, des albums comme ça, le guitariste et sa bande peuvent en faire un par an ou presque.
C'est un peu dur de dire ça mais franchement, la déception est là.
Bien à vous,
Benny
La première fois, il avait rameuté pas mal de monde pour donner du volume à son projet : Dave Grohl, Andrew Stockdale, Iggy Pop, Lemmy de Motorhead ou encore Fergie des Black Eyed Peas (oui, bon...). A l'époque, je n'avais pas caché mon enthousiasme parce que l'ex-gratteux des Guns & Roses donnait la pleine mesure de son talent avec une vraie variété de titres.
Cette fois, Slash remet ça avec Miles Kennedy (Alter Bridge), qui était déjà de la partie en 2010, et comment dire... C'est punchy, les solos sont très souvent réussis, mais ça le fait moins. Ca manque cruellement de relief. Du coup, on s'ennuie. Et on passe vite à autre chose, parce qu'on se dit qu'en fait, des albums comme ça, le guitariste et sa bande peuvent en faire un par an ou presque.
C'est un peu dur de dire ça mais franchement, la déception est là.
Bien à vous,
Benny
mardi 22 mai 2012
"The Newsroom", une série d'Aaron Sorkin que j'attends (vraiment) sans rien attendre
A moins d'un mois de la diffusion du pilote de la quatrième série d'Aaron Sorkin, HBO est en train de monter la pression médiatique tout doucement. Après un premier trailer diffusé au mois d'avril, deux nouveaux montages de scènes de la série ont déjà été diffusés sur la Toile.
Ce mardi, c'est l'affiche du show qui vient d'être dévoilée à un public plutôt curieux de savoir ce que tout cela va donner.
Dans une interview vidéo à découvrir ci-dessous, le scénariste oscarisé pour The Social Network laisse à penser qu'il va reprendre le principe de Sports Night, avec les coulisses d'une émission d'infos dans lesquelles s'entrecroisent les histoires personnelles des différents protagonistes.
Se souvenir du grand brun
Du coup, je me demande ce que l'on va voir sans attente préconçue. Je peux me tromper mais j'ai la sensation que certains attendent Sorkin au tournant. Un peu comme s'ils s'en méfiaient (alors que d'autres sont déjà très enthousiastes).
J'ai lu ici et là que certains se demandent s'il saura garder l'énergie de The West Wing tout en apportant quelque chose de neuf. Et tout ça sans prendre le ton d'un donneur de leçons, ce que certains lui ont reproché pour Studio 60 (notamment dans son rapport à la téléréalité).
Personnellement, quand je repense à ce dernier point, je me demande si ceux qui ont adoré d'emblée ce scénariste n'ont pas tendance à oublier que l'idéalisme porté par ses scripts, la naïveté qui les caractérisent parfois (je suis en train de revoir la première saison de The West Wing, c'est assez évident), a toujours fait parti de sa façon d'écrire.
Let Sorkin be Sorkin
Oui, parfois, ses personnages sont imbus d'eux-mêmes. C'est vrai, ils peuvent être franchement agaçants. Mais il y a aussi tous un tas de moments plus subtils, fortement chargés en émotion que l'on ne trouve quasiment nulle part ailleurs (Deux mots : Two Cathedrals).
Que ça plaise ou non, Sorkin est un scénariste hors pair parce qu'il arrive à embarquer son audience dans des histoires pas ou peu réalistes. Ce sont ses aptitudes de mystificateur qui lui ont valu une brouette de prix, je ne vois pas pourquoi ça changerait aujourd'hui. Ou même demain.
Personnellement, ce n'est donc pas sur les spécificités de l'écriture à la Sorkin que j'attends le producteur, c'est dans sa capacité à apporter un récit dynamique, surprenant et addictif. Le reste, ce n'est que de la littérature. Plus ou moins bonne, plus ou moins pertinente.
Bien à vous,
Benny
Ce mardi, c'est l'affiche du show qui vient d'être dévoilée à un public plutôt curieux de savoir ce que tout cela va donner.
Dans une interview vidéo à découvrir ci-dessous, le scénariste oscarisé pour The Social Network laisse à penser qu'il va reprendre le principe de Sports Night, avec les coulisses d'une émission d'infos dans lesquelles s'entrecroisent les histoires personnelles des différents protagonistes.
Se souvenir du grand brun
Du coup, je me demande ce que l'on va voir sans attente préconçue. Je peux me tromper mais j'ai la sensation que certains attendent Sorkin au tournant. Un peu comme s'ils s'en méfiaient (alors que d'autres sont déjà très enthousiastes).
J'ai lu ici et là que certains se demandent s'il saura garder l'énergie de The West Wing tout en apportant quelque chose de neuf. Et tout ça sans prendre le ton d'un donneur de leçons, ce que certains lui ont reproché pour Studio 60 (notamment dans son rapport à la téléréalité).
Personnellement, quand je repense à ce dernier point, je me demande si ceux qui ont adoré d'emblée ce scénariste n'ont pas tendance à oublier que l'idéalisme porté par ses scripts, la naïveté qui les caractérisent parfois (je suis en train de revoir la première saison de The West Wing, c'est assez évident), a toujours fait parti de sa façon d'écrire.
Let Sorkin be Sorkin
Oui, parfois, ses personnages sont imbus d'eux-mêmes. C'est vrai, ils peuvent être franchement agaçants. Mais il y a aussi tous un tas de moments plus subtils, fortement chargés en émotion que l'on ne trouve quasiment nulle part ailleurs (Deux mots : Two Cathedrals).
Que ça plaise ou non, Sorkin est un scénariste hors pair parce qu'il arrive à embarquer son audience dans des histoires pas ou peu réalistes. Ce sont ses aptitudes de mystificateur qui lui ont valu une brouette de prix, je ne vois pas pourquoi ça changerait aujourd'hui. Ou même demain.
Personnellement, ce n'est donc pas sur les spécificités de l'écriture à la Sorkin que j'attends le producteur, c'est dans sa capacité à apporter un récit dynamique, surprenant et addictif. Le reste, ce n'est que de la littérature. Plus ou moins bonne, plus ou moins pertinente.
Bien à vous,
Benny
vendredi 18 mai 2012
"Chuck" (saison 4) : Les aventures de Mr. & Mrs Carmichael
Plus d'un mois après la semaine spéciale Chuck, je remets ça une (avant-)dernière fois, en chroniquant la plus longue saison (24 épisodes) de la vraie-fausse série d'aventures de NBC.
Après avoir très adroitement géré le passage à l'InterSecret 2.0, qui fait du héros un super-espion updated, Chris Fedak et Josh Schwartz devaient gérer le pire des adversaires qui soient pour l'équipe Bartowski : la routine.
Chuck vs. le double-piège
Chuck, à la base, c'est un garçon maladroit, un espion malgré lui qui craque pour la sculpturale blonde qui lui sert de garde du corps. Après le démantèlement de l'Alliance, sa vie est considérablement différente : le réparateur de Nerd Herd assume complètement son statut hors normes et l'agent Walker et lui coulent des jours heureux après s'être tourné autour pendant une petite cinquantaine d'épisodes.
S'il n'est pas facile de réussir la première mutation, la seconde, elle, est carrément casse-gueule. Il y avait donc de quoi être inquiet.
Pour se sortir de ce double-piège, la série a décidé de s'appuyer sur ses fondamentaux. Parce que Chuck, c'est un tout : le mélange de références geek, de codes du récit d'espionnage et des caractéristiques de la comédie romantique donne un caractère un peu hybride au récit. Et c'est ça qu'il fallait préserver.
Casey et Morgan superstars
Si la tension de la romance Chuck/Sarah en prend un coup par la force des choses, Chris Fedak et Nicholas Wootton (le nouveau producteur exécutif, ex de NYPD Blue) ont fait le pari de s'appuyer sur la dynamique de groupe du show pour préserver le punch de la série.
Globalement, ça marche bien : développées sur des nouvelles bases, celle du couple hors normes, les aventures de Sarah et Chuck n'ont pas le charme des débuts (le fait que cette relation devienne sérieuse fait que les scénaristes tournent un peu en rond), mais elles ne sont pas non plus trop fades. Certains épisodes sont, à ce sujet, particulièrement réussis, comme Chuck vs. The Wedding Planner.
A contrario cependant, l'installation durable du binôme Casey/Morgan donne un joli coup de fouet aux histoires. Et elles permettent surtout de préserver le capital humour du show. A tous les coups ou presque.
L'intrigue Volkoff,
storyline maline
Comme à chaque saison depuis la deuxième année, un fil rouge court sur toute la saison. Cette fois-ci, il s'agit de l'intrigue liée à Alexei Volkoff.
Elle s'articule autour de deux axes : à l'image de ce qui a été fait pour la saison 3, ces 24 épisodes se décomposent en effet en deux étapes (de l'épisode 1 à 13, et de l'épisode 14 à 24 : la peur de se faire annuler en cours de route ?) et là aussi, le bilan est globalement positif.
Si l'ensemble débute sur un bon rythme, on notera quand même que l'intrigue a un peu de mal en repartir dans la seconde période. Mais un twist bien amené permet de lier l'ensemble avec brio, et de donner un peu plus de relief à toute la saison. Au final, tout cela tient même très bien la route.
On aurait donc tort de bouder son plaisir. Surtout quand Linda Hamilton, Timothy Dalton, Lou Ferrigno et plein d'autres guests viennent sur le plateau.
Bien à vous,
Benny
Après avoir très adroitement géré le passage à l'InterSecret 2.0, qui fait du héros un super-espion updated, Chris Fedak et Josh Schwartz devaient gérer le pire des adversaires qui soient pour l'équipe Bartowski : la routine.
Chuck vs. le double-piège
Chuck, à la base, c'est un garçon maladroit, un espion malgré lui qui craque pour la sculpturale blonde qui lui sert de garde du corps. Après le démantèlement de l'Alliance, sa vie est considérablement différente : le réparateur de Nerd Herd assume complètement son statut hors normes et l'agent Walker et lui coulent des jours heureux après s'être tourné autour pendant une petite cinquantaine d'épisodes.
S'il n'est pas facile de réussir la première mutation, la seconde, elle, est carrément casse-gueule. Il y avait donc de quoi être inquiet.
Pour se sortir de ce double-piège, la série a décidé de s'appuyer sur ses fondamentaux. Parce que Chuck, c'est un tout : le mélange de références geek, de codes du récit d'espionnage et des caractéristiques de la comédie romantique donne un caractère un peu hybride au récit. Et c'est ça qu'il fallait préserver.
Casey et Morgan superstars
Si la tension de la romance Chuck/Sarah en prend un coup par la force des choses, Chris Fedak et Nicholas Wootton (le nouveau producteur exécutif, ex de NYPD Blue) ont fait le pari de s'appuyer sur la dynamique de groupe du show pour préserver le punch de la série.
Globalement, ça marche bien : développées sur des nouvelles bases, celle du couple hors normes, les aventures de Sarah et Chuck n'ont pas le charme des débuts (le fait que cette relation devienne sérieuse fait que les scénaristes tournent un peu en rond), mais elles ne sont pas non plus trop fades. Certains épisodes sont, à ce sujet, particulièrement réussis, comme Chuck vs. The Wedding Planner.
A contrario cependant, l'installation durable du binôme Casey/Morgan donne un joli coup de fouet aux histoires. Et elles permettent surtout de préserver le capital humour du show. A tous les coups ou presque.
L'intrigue Volkoff,
storyline maline
Comme à chaque saison depuis la deuxième année, un fil rouge court sur toute la saison. Cette fois-ci, il s'agit de l'intrigue liée à Alexei Volkoff.
Elle s'articule autour de deux axes : à l'image de ce qui a été fait pour la saison 3, ces 24 épisodes se décomposent en effet en deux étapes (de l'épisode 1 à 13, et de l'épisode 14 à 24 : la peur de se faire annuler en cours de route ?) et là aussi, le bilan est globalement positif.
Si l'ensemble débute sur un bon rythme, on notera quand même que l'intrigue a un peu de mal en repartir dans la seconde période. Mais un twist bien amené permet de lier l'ensemble avec brio, et de donner un peu plus de relief à toute la saison. Au final, tout cela tient même très bien la route.
On aurait donc tort de bouder son plaisir. Surtout quand Linda Hamilton, Timothy Dalton, Lou Ferrigno et plein d'autres guests viennent sur le plateau.
Bien à vous,
Benny
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mercredi 16 mai 2012
L'InstantMusique #11 : "Mary Jane's Last Dance" (Tom Petty & The Heartbreakers)
Nous voici en 1993, aux Etats-Unis. Venus de Gainesville (Floride), Tom Petty et ses Heartbeakers, qui tournent depuis déjà 17 ans sur les routes et les scènes américaines, font sensation en sortant la vidéo d'un single de l'album Wildflowers.
Sensiblement inspiré par Great Expectations de Dickens, le clip, franchement sombre, met en scène Petty en assistant mortuaire qui kidnappe le corps d'une jeune femme interprétée par Kim Basinger pour l'emmener diner chez elle.
Histoire d'amour ou histoire de drogue ?
Dit comme ça, soyons clairs, ce n'est pas franchement joyeux. Mais il faut bien admettre que la mise en images, très soignée et qui n'aurait pas fait tâche dans la filmographie de Tim Burton, colle vraiment bien à la rythmique de la chanson. Et une fois qu'on a vu la vidéo, on s'en souvient durablement.
Primés aux MTV Music Awards en 1994, ce clip et cette chanson évoquent pour certains les ravages de la drogue, Marie Jane renvoyant à la marijuana... Le guitariste Mike Campbell, interrogé à ce sujet, reconnaît que c'est possible. Il indique : "C'est surtout ce que vous voulez que ce soit : une chanson qui parle de drogue mais aussi une histoire d'amour".
En voilà un qui ne se mouille pas trop.
Bien à vous,
Benny
Sensiblement inspiré par Great Expectations de Dickens, le clip, franchement sombre, met en scène Petty en assistant mortuaire qui kidnappe le corps d'une jeune femme interprétée par Kim Basinger pour l'emmener diner chez elle.
Histoire d'amour ou histoire de drogue ?
Primés aux MTV Music Awards en 1994, ce clip et cette chanson évoquent pour certains les ravages de la drogue, Marie Jane renvoyant à la marijuana... Le guitariste Mike Campbell, interrogé à ce sujet, reconnaît que c'est possible. Il indique : "C'est surtout ce que vous voulez que ce soit : une chanson qui parle de drogue mais aussi une histoire d'amour".
En voilà un qui ne se mouille pas trop.
Bien à vous,
Benny
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