C'est un de mes petits plaisirs de l'été. Jouer du clavier au rythme de vieilles mélodies tranquilles playlistées par mon pote Ray. Au menu, il y a Horse with no name d'America, il y a Stand by Me de Ben E King, il y a Weather Channel de Sheryl Crow (Magnifique. En tout cas, tellement mieux que son dernier album...). Et il y a ce titre. Extrait de Heart Shaped World, Wicked Game date de 1989. Réalisé par le photographe Herb Ritts, ce clip date lui de 1991, et est un des plus sensuels de la décennie (loin de Sabrina et de Boys, Boys, Boys, avec sa piscine et son maillot qui annonce, déjà, la crise du mauvais tissu). Un homme (Isaak), une femme (le top model danois Helena Christensen) et une musique à la fois lanscinante et envoûtante... il y a de quoi être happé.
Pourtant, si le clip est franchement réussi, le tournage était, lui, nettement moins glamour. "Ils nous jetaient littéralement des seaux d'eau froide à la figure. De l'eau de mer, raconte Chris Isaak. On était près de l'océan et ils voulaient qu'on ait l'air mouillé, mais il y avait du vent. Si vous regardez de plus près, on avait la chair de poule et on était là, roulant à moitié nus sur le sable (rires). Et les pieds d'Helena saignaient. C'était une plage de rochers et de corail.... Mais elle ne s'est jamais plainte."
Et ça, messieurs dames, c'est ce qu'on appelle le courage. Rien de moins.
Âneries mises à part, voici la vidéo...
Bien à vous,
Benny
vendredi 13 août 2010
mercredi 11 août 2010
Le DVD d'août : "Under Great White Northern Lights"
Avec Muse, The White Stripes est sans aucun doute le groupe le plus marquant des années 2000. Six albums en un peu plus de huit ans, un titre d'envergure planétaire (Seven Nation Army) et un chanteur-guitariste-compositeur-créateur de génie (Jack White), le groupe venu Detroit est de ces formations qui ne se reposent jamais sur leurs acquis. Il possède surtout une qualité très rare : celle de s'aventurer vers de nouvelles terres musicales sans jamais perdre de vue ce qui fait sa spécificité. A savoir un duo guitare/batterie qui martèle les rythmes et tord/modèle/enchevêtre les sons avec une acuité assez unique. Folk, blues rock, rock psychédélique, rock garage... quoi qu'il se passe, quoi qu'ils essaient, les White Stripes reviennent toujours à cette vérité essentielle.
Les improbables sessions de la famille White
De voyages, il en est abondamment question dans le documentaire Under Great White Northern Lights, lequel est proposé avec un album live, enregistré pendant le Canadian Tour de 2007. Icky Thump, le dernier album original des WS, vient de sorir et les critiques sont bonnes. De nombreux observateurs saluent le retour du duo à des sonorités rock pures et dures. C'est le moment que choisit le duo pour prendre la route à travers le Canada. Au programme : des concerts dans des grandes (et très grandes) salles mais aussi des sessions acoustiques plus inattendues mais franchement chouettes. Dans un bus, dans une maison de retraite avec des natifs, dans un bowling. Le périple est plutôt chouette. Entrecoupées d'inteviewes qui valent autant pour ce qui est dit que pour les silences qui l'habitent.
Le trouble Meg White
Parce que si Jack White parle beaucoup et que l'on a la confirmation que c'est un bourreau de travail, toujours en train de créer, d'imaginer, de tester des nouveautés (ce dont on pouvait aisément se douter : le gars est quand même impliqué dans deux side projects, The Raconteurs et The Dead Wheather), celui des deux qui fascinent le plus, c'est Meg White. Discrète, silencieuse. Parfois enfantine, parfois accablée par une espèce de souffrance aussi accablante que sourde.
Si on se doutait que dans le binôme, la discrétion, c'était pour la demoiselle (ou la dame, on rappellera que les deux zigotos entretiennent un drôle de flou artistique sur leurs liens : frère et soeur ou mari et femme séparés ?), on ne peut s'empêcher d'être circonspect, pour ne pas dire frappé par cette drôle de fille. C'est un peu comme si elle s'épanouissait sur scène et qu'en même temps, elle n'en peut plus de ces moments si fugaces où elle semble oublier tout le reste. Y compris elle même. La fin du documentaire d'Emmett Malloy, assez bouleversante, ne dit rien de moins. Et il laisse à penser qu'il faudra du temps avant que ces deux là ne nous imaginent un huitième album. Si cela arrive...
Under Great White Northern Lights, un film à voir. Pour les fans des White Stripes comme les autres.
Bien à vous,
Benny
Les improbables sessions de la famille White
De voyages, il en est abondamment question dans le documentaire Under Great White Northern Lights, lequel est proposé avec un album live, enregistré pendant le Canadian Tour de 2007. Icky Thump, le dernier album original des WS, vient de sorir et les critiques sont bonnes. De nombreux observateurs saluent le retour du duo à des sonorités rock pures et dures. C'est le moment que choisit le duo pour prendre la route à travers le Canada. Au programme : des concerts dans des grandes (et très grandes) salles mais aussi des sessions acoustiques plus inattendues mais franchement chouettes. Dans un bus, dans une maison de retraite avec des natifs, dans un bowling. Le périple est plutôt chouette. Entrecoupées d'inteviewes qui valent autant pour ce qui est dit que pour les silences qui l'habitent.
Le trouble Meg White
Parce que si Jack White parle beaucoup et que l'on a la confirmation que c'est un bourreau de travail, toujours en train de créer, d'imaginer, de tester des nouveautés (ce dont on pouvait aisément se douter : le gars est quand même impliqué dans deux side projects, The Raconteurs et The Dead Wheather), celui des deux qui fascinent le plus, c'est Meg White. Discrète, silencieuse. Parfois enfantine, parfois accablée par une espèce de souffrance aussi accablante que sourde.
Si on se doutait que dans le binôme, la discrétion, c'était pour la demoiselle (ou la dame, on rappellera que les deux zigotos entretiennent un drôle de flou artistique sur leurs liens : frère et soeur ou mari et femme séparés ?), on ne peut s'empêcher d'être circonspect, pour ne pas dire frappé par cette drôle de fille. C'est un peu comme si elle s'épanouissait sur scène et qu'en même temps, elle n'en peut plus de ces moments si fugaces où elle semble oublier tout le reste. Y compris elle même. La fin du documentaire d'Emmett Malloy, assez bouleversante, ne dit rien de moins. Et il laisse à penser qu'il faudra du temps avant que ces deux là ne nous imaginent un huitième album. Si cela arrive...
Under Great White Northern Lights, un film à voir. Pour les fans des White Stripes comme les autres.
Bien à vous,
Benny
Libellés :
critiques,
Ouïe pour l'avis
mardi 10 août 2010
Vracorama d'août
La bonne nouvelle de la semaine
Aloha, étranger !
Eh oui, je te salue à la façon des autochtones de là où je suis puisque je viens d'arriver sur mon premier lieu de vacances (oui, dans certaines fermes françaises, c'est comme ça qu'on accueille les gens. Oui, c'est du "Si je veux d'abord..."). Je suis arrivé hier et Ô joie il fait beau, Ô joie, je ne passe pas ma journée à zombifier en laissant retomber la pression du boulot.
J'en suis le premier surpris, le premier ravi. Ca me permet de me mettre au sport d'entrée : je viens justement de pédaler sur 10 km et ça va me très bien (bon, en vrai, c'était du plat : mais c'est toujours ça de pris). Et je me remets à bouquiner aussi. Comme j'ai décidé de me lancer dans le visionnage de la saison 2 de Deadwood, la saison 4 de The Shield et... la saison 1 de The Wire. J'ai abandonné mon projet de voir The Corner avant, donc tout roule. Je vais pouvoir vite oublier le train train quotidien, avant de prendre la poudre d'escampette dans les prochains jours.
Trop. Bon.
La citation de la semaine
C'est du pErDUSA, c'est du Jéjé. C'est du True Blood, c'est du tout bon.
"C’est comme si j’étais devant la pièce maîtresse d’un musée d’art contemporain. Je vois une assiette contenant un étron fumant et j’entends les dithyrambes des critiques, les cris d’extase des fans, les « c’est tellement nul que c’est génial », les « ça change des oeuvres du style ’peinture’ »... Alors je reste devant. Et je continue à voir un gros étron".
On peut ne pas être d'accord avec lui. Moi, je partage son impression. Et j'adore la formule. La suite est bien aussi : elle est à lire ici.
L'info de la semaine
C'est celle qui fait trembler tout le oueb. Ou alors ses voisins : AussieLilie, de My little e-corkboard, a décidé de se mettre à la guitare. Moi, je dis : "Benny aime ça". J'ai toujours trouvé ça hyper chouette de faire de la musique : bon j'imagine que c'est pas toujours facile (Je ne sais plus qui a dit, un scénariste je crois, qu'écrire un script, "c'est comme un mariage : il y a des bons et des mauvais moments mais il faut aller au bout". Je pense que l'apprentissage de la guitare, c'est un peu pareil) mais je trouve ça über cool.
Et promis : le jour où elle sait faire ça, juste en dessous, moi je deviens groupie et je lui jette mon caleçon depuis la fosse en concert...
Je vous laisse : mon fauteuil m'attend sur mon balcon là. C'est dur la vie, des fois, je vous jure...
On parlera de tout le reste une prochaine fois.
Bien à vous,
Benny
Aloha, étranger !
Eh oui, je te salue à la façon des autochtones de là où je suis puisque je viens d'arriver sur mon premier lieu de vacances (oui, dans certaines fermes françaises, c'est comme ça qu'on accueille les gens. Oui, c'est du "Si je veux d'abord..."). Je suis arrivé hier et Ô joie il fait beau, Ô joie, je ne passe pas ma journée à zombifier en laissant retomber la pression du boulot.
J'en suis le premier surpris, le premier ravi. Ca me permet de me mettre au sport d'entrée : je viens justement de pédaler sur 10 km et ça va me très bien (bon, en vrai, c'était du plat : mais c'est toujours ça de pris). Et je me remets à bouquiner aussi. Comme j'ai décidé de me lancer dans le visionnage de la saison 2 de Deadwood, la saison 4 de The Shield et... la saison 1 de The Wire. J'ai abandonné mon projet de voir The Corner avant, donc tout roule. Je vais pouvoir vite oublier le train train quotidien, avant de prendre la poudre d'escampette dans les prochains jours.
Trop. Bon.
La citation de la semaine
C'est du pErDUSA, c'est du Jéjé. C'est du True Blood, c'est du tout bon.
"C’est comme si j’étais devant la pièce maîtresse d’un musée d’art contemporain. Je vois une assiette contenant un étron fumant et j’entends les dithyrambes des critiques, les cris d’extase des fans, les « c’est tellement nul que c’est génial », les « ça change des oeuvres du style ’peinture’ »... Alors je reste devant. Et je continue à voir un gros étron".
On peut ne pas être d'accord avec lui. Moi, je partage son impression. Et j'adore la formule. La suite est bien aussi : elle est à lire ici.
L'info de la semaine
C'est celle qui fait trembler tout le oueb. Ou alors ses voisins : AussieLilie, de My little e-corkboard, a décidé de se mettre à la guitare. Moi, je dis : "Benny aime ça". J'ai toujours trouvé ça hyper chouette de faire de la musique : bon j'imagine que c'est pas toujours facile (Je ne sais plus qui a dit, un scénariste je crois, qu'écrire un script, "c'est comme un mariage : il y a des bons et des mauvais moments mais il faut aller au bout". Je pense que l'apprentissage de la guitare, c'est un peu pareil) mais je trouve ça über cool.
Et promis : le jour où elle sait faire ça, juste en dessous, moi je deviens groupie et je lui jette mon caleçon depuis la fosse en concert...
Je vous laisse : mon fauteuil m'attend sur mon balcon là. C'est dur la vie, des fois, je vous jure...
On parlera de tout le reste une prochaine fois.
Bien à vous,
Benny
mardi 3 août 2010
Vas-y écoute, j'ai amené mon mange-disque
Je n'en ai pas parlé mais ça fait tout de même le troisième mois que c'est là. Depuis juin, au lieu de vous faire un billet désincarné sur une playlist à faire vous même, vous avez peut-être remarqué que je la mets en ligne sur le blog (mais si, regarde à droite. En haut. Non, un peu plus bas. Oui, le truc avec des couleurs, là...). Ce mois-ci, hormis Féfé, il y a peu de chances que les noms évoqués vous parlent. Mais si c'est le cas, je penserai une fois encore que vous êtes très forts.
Celles et ceux que j'ai choisis sont en effet souvent étiquettés Nouvelle Scène. Il y a du blues (Mountain Men), de l'électro (General Elektriks et Peau), de la soul (Féfé), de la folk (Lull), du rock (Narrow Terence) et j'en passe. Cliquez donc, c'est sympa et vous me direz ce que vous en pensez. Tout en sachant que Peau a de très, très fortes chances de se retrouver chroniqué ici, dans la catégorie de l'album du mois.
Et sinon, vous, vous écoutez quoi en ce moment ?
Bien à vous,
Benny
Celles et ceux que j'ai choisis sont en effet souvent étiquettés Nouvelle Scène. Il y a du blues (Mountain Men), de l'électro (General Elektriks et Peau), de la soul (Féfé), de la folk (Lull), du rock (Narrow Terence) et j'en passe. Cliquez donc, c'est sympa et vous me direz ce que vous en pensez. Tout en sachant que Peau a de très, très fortes chances de se retrouver chroniqué ici, dans la catégorie de l'album du mois.
Et sinon, vous, vous écoutez quoi en ce moment ?
Bien à vous,
Benny
lundi 2 août 2010
L'album de juillet : "Pilgrims Progress" (Kula Shaker)
C'est un groupe que ceux qui étaient ados dans les 90's ont sans doute écouté entre deux séances de nettoyage biactol. Au minimum ont-ils entendu quelques titres de ce groupe qui faisait alors dans le rock psychédélique. A l'époque, les garçons réunis autour de Crispian Mills s'étaient notamment illustré (entre autres) en signant une reprise plutôt lochue (oui, pourquoi toujours dire "couillue", c'est agaçant à la fin...) de Hush de Deep Purple. Un titre que l'on trouvait sur la BO de Souviens-toi l'été dernier (oui, bon : j'ai dit que c'était les années Biactol, pour certains ça a duré un poil plus long...) et qui laissait à penser que la brit pop avait de multiples ressources.
Sauf que les Kula ont un peu buggé au moment de passer l'an 2000. Tout au moins chez nous : personne ou presque n'a repéré leur reformation au milieu de la décennie. Et c'est avec une curiosité mâtinée de circonspection que je me suis livré à l'écoute de ce 12 titres le mois dernier.
Verdict : c'est vraiment pas mal. D'aucuns reprocheront sans doute au groupe de beaucoup jouer sur le registre du clin d'oeil (ou tout au moins une capacité certaine à faire penser à des titres déjà connus), il faut quand même bien reconnaître que le tout est suffisamment bien bâti mélodiquement, et suffisamment varié dans les titres, pour qu'on apprécie la découverte.
Kula Shaker - new video Peter Pan RIP
envoyé par naivepromo. - Regardez la dernière sélection musicale.
Avec ses violoncelles, Peter Pan RIP plante le décor : on est dans la folk chiadée, un peu cinématographique par instants, et toujours accrocheuse. Et ce ne sont pas les très bons Ophelia, All Dressed up [and ready to fall in love] ou encore To Wait Till I come qui laisseront penser le contraire. Pas plus que le crépusculaire When a Brave needs a Maid (qui n'aura pas fait tache dans un western spaghetti).
Au bout du compte, c'est sans doute la sincérité de la démarche du groupe - et elle est manifeste - qui fait le succès de ce Pilgrims Progress (quand bien même il y a aussi des titres bof, comme Cavalry ou Ruby). Au point que cette création finira haut dans le classement des disques de 2010. Au moins dans le top 3, c'est dire.
Bien à vous,
Benny
Sauf que les Kula ont un peu buggé au moment de passer l'an 2000. Tout au moins chez nous : personne ou presque n'a repéré leur reformation au milieu de la décennie. Et c'est avec une curiosité mâtinée de circonspection que je me suis livré à l'écoute de ce 12 titres le mois dernier.
Verdict : c'est vraiment pas mal. D'aucuns reprocheront sans doute au groupe de beaucoup jouer sur le registre du clin d'oeil (ou tout au moins une capacité certaine à faire penser à des titres déjà connus), il faut quand même bien reconnaître que le tout est suffisamment bien bâti mélodiquement, et suffisamment varié dans les titres, pour qu'on apprécie la découverte.
Kula Shaker - new video Peter Pan RIP
envoyé par naivepromo. - Regardez la dernière sélection musicale.
Avec ses violoncelles, Peter Pan RIP plante le décor : on est dans la folk chiadée, un peu cinématographique par instants, et toujours accrocheuse. Et ce ne sont pas les très bons Ophelia, All Dressed up [and ready to fall in love] ou encore To Wait Till I come qui laisseront penser le contraire. Pas plus que le crépusculaire When a Brave needs a Maid (qui n'aura pas fait tache dans un western spaghetti).
Au bout du compte, c'est sans doute la sincérité de la démarche du groupe - et elle est manifeste - qui fait le succès de ce Pilgrims Progress (quand bien même il y a aussi des titres bof, comme Cavalry ou Ruby). Au point que cette création finira haut dans le classement des disques de 2010. Au moins dans le top 3, c'est dire.
Bien à vous,
Benny
dimanche 1 août 2010
Revenir, partir
Bonjour les gens,
Me revoici à nouveau derrière mon clavier pour blogger. J'avais bon espoir de tenir un rythme de publications régulier et cette année encore, le mois de juillet a eu raison de mes résolutions. Il faut dire qu'une longue partie du mois, je travaillais de nuit. Du coup, je n'avais ni trop le temps ni trop l'envie de composer par ici.
Alors ? Alors, il va falloir revenir aux bonnes vieilles habitudes... et rattraper le retard dans les chroniques de ce site. Cela devrait être d'autant plus facile que dans exactement une semaine tout pile, je terminerai mon dernier jour de boulot avant les vacances d'été. Et autant dire que j'ai très, très hâte. A un point tel que je crois que je n'ai jamais autant attendu ces vacances d'été.
Tout ça pour dire que, dès la semaine prochaine, je devrais avoir plus de temps pour m'activer par ici. Enfin, je dis ça... j'ai jamais eu autant de projets pour des vacances :
- Me lancer dans l'écriture d'un de mes projets perso (ça suffit : maintenant on y va. Je me conditionne déjà, collecte les idées, me plonge dans les grands axes et les persos)
- Partir en road trip avec mon pote Ray, pour rouler, rouler, rouler, oublier le boulot et claquer mes chèques vacances
- Partir en vadrouille à Paris, voir mes potes et... jouer les VRP
- Faire du sport (c'est l'été bordel, c'est la saison !)
- Me mater une tonne de DVD
- Aller à un mariage. Et a fortiori trouver quelqu'un pour venir avec moi (j'y travaille : si, si)
- Recharger les batteries (si, si : c'est possible. Chez mes parents même)
Autant dire que si j'arrive à tout faire, je change de nom et me fais appeler Abdoul le roi du kebab. Mais vous avez quoi ? Je vais quand même essayer. Et si jamais, finalement, je ne bloggue pas autant que prévu, c'est parce que le reste avancera. Et ça, ce serait cool, non ?
Bon, on se tient au courant, hein ?
Bien à vous,
Benny
Me revoici à nouveau derrière mon clavier pour blogger. J'avais bon espoir de tenir un rythme de publications régulier et cette année encore, le mois de juillet a eu raison de mes résolutions. Il faut dire qu'une longue partie du mois, je travaillais de nuit. Du coup, je n'avais ni trop le temps ni trop l'envie de composer par ici.
Alors ? Alors, il va falloir revenir aux bonnes vieilles habitudes... et rattraper le retard dans les chroniques de ce site. Cela devrait être d'autant plus facile que dans exactement une semaine tout pile, je terminerai mon dernier jour de boulot avant les vacances d'été. Et autant dire que j'ai très, très hâte. A un point tel que je crois que je n'ai jamais autant attendu ces vacances d'été.
Tout ça pour dire que, dès la semaine prochaine, je devrais avoir plus de temps pour m'activer par ici. Enfin, je dis ça... j'ai jamais eu autant de projets pour des vacances :
- Me lancer dans l'écriture d'un de mes projets perso (ça suffit : maintenant on y va. Je me conditionne déjà, collecte les idées, me plonge dans les grands axes et les persos)
- Partir en road trip avec mon pote Ray, pour rouler, rouler, rouler, oublier le boulot et claquer mes chèques vacances
- Partir en vadrouille à Paris, voir mes potes et... jouer les VRP
- Faire du sport (c'est l'été bordel, c'est la saison !)
- Me mater une tonne de DVD
- Aller à un mariage. Et a fortiori trouver quelqu'un pour venir avec moi (j'y travaille : si, si)
- Recharger les batteries (si, si : c'est possible. Chez mes parents même)
Autant dire que si j'arrive à tout faire, je change de nom et me fais appeler Abdoul le roi du kebab. Mais vous avez quoi ? Je vais quand même essayer. Et si jamais, finalement, je ne bloggue pas autant que prévu, c'est parce que le reste avancera. Et ça, ce serait cool, non ?
Bon, on se tient au courant, hein ?
Bien à vous,
Benny
dimanche 4 juillet 2010
"The West Wing" (saison 7) : l'air chaud de la campagne
Voilà, ça c'est fait. Je n'ai pas de liste des trucs à faire pour cette année 2010 mais il ne fait aucun doute que si c'était le cas, j'aurais rayé la phrase "Regarder la dernière saison de The West Wing" avec une certaine émotion au bout du stylo. Parce que c'est, je l'ai déjà dit, une série à laquelle je suis particulièrement attaché. Mais aussi parce que ces 22 derniers segments étaient dans l'ensemble vraiment réussis.
Un vrai thriller politique
Dans le script à rebondissements qu'aura été l'histoire du show (deux très bonnes premières saisons, un léger coup de mou pour la troisième, une reprise en main pour la quatrième, une transition Sorkin/Wells un peu laborieuse en cinquième année, avant une audacieuse mutation pour la sixième), l'ultime saison marque une nouvelle étape.
Après la redistribution des cartes au sein du casting, The West Wing se transforme en effet dans sa septième année en un thriller politique haut de gamme : Josh Lyman, Leo Mc Garry et Matthew Santos deviennent les figures de proue de la candidature démocrate à la succession de Jed Bartlet à la présidence et ils ont, d'entrée de jeu, un sacré défi. Leur mission: rattraper le candidat républicain Arnold Vinick qui caracole dans les sondages.
Ce qui pourrait ressembler à un copier/coller plus ou moins (mal)adroit de l'intrigue centrale de la saison 6 est autrement mieux maîtrisé. Santos n'est plus le candidat venu de nulle part (enfin, du Texas) qui ne semble pas peser lourd entre John Hoynes et Bob Russell pendant les primaires.
Cette fois, il assume pleinement son rôle: dès le début de saison, on a vraiment l'impression qu'il endosse enfin le costume de candidat à la présidence. Il n'est plus seulement un aspirant président idéaliste mais devient une subtile synthèse de l'homme de convictions qu'il a toujours été et de l' "animal politique" qui sait communiquer avec intelligence avec le public. En résumé, lui et Josh (qui, tout au long de la série, est l'incarnation de cet animal politique) marchent d'un pas beaucoup mieux coordonné.
L'aile Ouest préfère la qualité
Cette saison 7 est, les trois-quarts du temps, structurée autour de la course à la présidence. C'est un peu comme si Wells et ses scénaristes passaient la vitesse supérieure après une année à jouer sur deux tableaux : l'administration Bartlet et la course à l'après-Bartlet.
Assez logiquement donc, l'équipe de la Maison Blanche "canal historique" se fait plus discrète. D'un certain côté, on le regrette un peu (Martin Sheen est un peu trop discret après sa magnifique prestation en saison 6), mais ce choix est d'autant plus cohérent que les scénaristes ont judicieusement privilégié la qualité à la quantité. Les intrigues qui se trament en effet du côté de l'aile Ouest sont souvent très réussies : la palme revenant assez évidemment à celle qui implique Toby Ziegler et Jed Bartlet. C'en est presque fini des "dialogues de couloirs" qui ont fait la marque de fabrique de la série : la course est ailleurs. Mais l'ensemble reste diablement efficace.
Un débat comme un symbole
La preuve ? Il y a très peu de temps faibles et les moments marquants sont nombreux. Le débat Santos/Vinick (un épisode tourné en direct) en est un assez symbolique: il traduit le chemin narratif parcouru par la série. En cette fin de course, elle n'a plus grand'chose à voir formellement à celle du début des années 2000. Et pourtant, dans le déroulement de ce débat, avec des personnages que l'on ne connaissait pas en saison 5, on retrouve l'idéalisme, le souffle épique, l'intelligence et l'esprit Let Bartlet be Bartlet qui caractérisent le show.
Tout n'est néanmoins pas toujours parfait : avec Election Night, les scénaristes ont voulu intégrer la disparition d'un personnage clef avec le dénouement de la campagne... et ça ne marche pas complètement. A viser le trop plein émotionnel on en arrive paradoxalement un peu à l'inverse. A regret (d'autant que la disparition réelle de l'acteur rend le tout un peu génant: ça fait grosse ficelle émotionnelle que l'on garde pour un temps fort).
Le temps pour conclure
Cette réserve mise à part, la saison est d'autant plus enthousiasmante qu'elle ne se termine pas avec l'élection. Wells et son équipe ont en effet la bonne idée de ne pas escamoter la question de la transition entre l'équipe de Bartlet et celle du vainqueur. Celle-ci est en effet un excellent prétexte pour boucler les intrigues en plusieurs épisodes. Cela avait commencé avec la storyline entre Josh et Donna (conclue de manière adulte et ouverte) et continue jusqu'à Tomorrow, series finale dont le titre est tout simplement excellent.
Un ultime épisode qui ménage son lot d'émotions et de frissons jusqu'au bout, de la dernière scène entre Jed Bartlet Charlie Young à la dernière scène tout court, remarquable trouvaile qui boucle la boucle tout en récompensant le téléspectateur fidèle.
Là où, il y a quelques semaines, Lost se prenait les pieds dans le tapis en privilégiant l'émotion à la vraie résolution des storylines, The West Wing avait su, quatre ans avant, faire les deux. Brillamment. Mais pouvait-il en être autrement d'une série qui a toujours stimulé l'intelligence du téléspectateur, quitte à secouer les idées qu'on pouvait se faire d'une série? Pour moi, la réponse est assez évidente.
Bien à vous,
Benny
Un vrai thriller politique
Dans le script à rebondissements qu'aura été l'histoire du show (deux très bonnes premières saisons, un léger coup de mou pour la troisième, une reprise en main pour la quatrième, une transition Sorkin/Wells un peu laborieuse en cinquième année, avant une audacieuse mutation pour la sixième), l'ultime saison marque une nouvelle étape.
Après la redistribution des cartes au sein du casting, The West Wing se transforme en effet dans sa septième année en un thriller politique haut de gamme : Josh Lyman, Leo Mc Garry et Matthew Santos deviennent les figures de proue de la candidature démocrate à la succession de Jed Bartlet à la présidence et ils ont, d'entrée de jeu, un sacré défi. Leur mission: rattraper le candidat républicain Arnold Vinick qui caracole dans les sondages.
Ce qui pourrait ressembler à un copier/coller plus ou moins (mal)adroit de l'intrigue centrale de la saison 6 est autrement mieux maîtrisé. Santos n'est plus le candidat venu de nulle part (enfin, du Texas) qui ne semble pas peser lourd entre John Hoynes et Bob Russell pendant les primaires.
Cette fois, il assume pleinement son rôle: dès le début de saison, on a vraiment l'impression qu'il endosse enfin le costume de candidat à la présidence. Il n'est plus seulement un aspirant président idéaliste mais devient une subtile synthèse de l'homme de convictions qu'il a toujours été et de l' "animal politique" qui sait communiquer avec intelligence avec le public. En résumé, lui et Josh (qui, tout au long de la série, est l'incarnation de cet animal politique) marchent d'un pas beaucoup mieux coordonné.
L'aile Ouest préfère la qualité
Cette saison 7 est, les trois-quarts du temps, structurée autour de la course à la présidence. C'est un peu comme si Wells et ses scénaristes passaient la vitesse supérieure après une année à jouer sur deux tableaux : l'administration Bartlet et la course à l'après-Bartlet.
Assez logiquement donc, l'équipe de la Maison Blanche "canal historique" se fait plus discrète. D'un certain côté, on le regrette un peu (Martin Sheen est un peu trop discret après sa magnifique prestation en saison 6), mais ce choix est d'autant plus cohérent que les scénaristes ont judicieusement privilégié la qualité à la quantité. Les intrigues qui se trament en effet du côté de l'aile Ouest sont souvent très réussies : la palme revenant assez évidemment à celle qui implique Toby Ziegler et Jed Bartlet. C'en est presque fini des "dialogues de couloirs" qui ont fait la marque de fabrique de la série : la course est ailleurs. Mais l'ensemble reste diablement efficace.
Un débat comme un symbole
La preuve ? Il y a très peu de temps faibles et les moments marquants sont nombreux. Le débat Santos/Vinick (un épisode tourné en direct) en est un assez symbolique: il traduit le chemin narratif parcouru par la série. En cette fin de course, elle n'a plus grand'chose à voir formellement à celle du début des années 2000. Et pourtant, dans le déroulement de ce débat, avec des personnages que l'on ne connaissait pas en saison 5, on retrouve l'idéalisme, le souffle épique, l'intelligence et l'esprit Let Bartlet be Bartlet qui caractérisent le show.
Tout n'est néanmoins pas toujours parfait : avec Election Night, les scénaristes ont voulu intégrer la disparition d'un personnage clef avec le dénouement de la campagne... et ça ne marche pas complètement. A viser le trop plein émotionnel on en arrive paradoxalement un peu à l'inverse. A regret (d'autant que la disparition réelle de l'acteur rend le tout un peu génant: ça fait grosse ficelle émotionnelle que l'on garde pour un temps fort).
Le temps pour conclure
Cette réserve mise à part, la saison est d'autant plus enthousiasmante qu'elle ne se termine pas avec l'élection. Wells et son équipe ont en effet la bonne idée de ne pas escamoter la question de la transition entre l'équipe de Bartlet et celle du vainqueur. Celle-ci est en effet un excellent prétexte pour boucler les intrigues en plusieurs épisodes. Cela avait commencé avec la storyline entre Josh et Donna (conclue de manière adulte et ouverte) et continue jusqu'à Tomorrow, series finale dont le titre est tout simplement excellent.
Un ultime épisode qui ménage son lot d'émotions et de frissons jusqu'au bout, de la dernière scène entre Jed Bartlet Charlie Young à la dernière scène tout court, remarquable trouvaile qui boucle la boucle tout en récompensant le téléspectateur fidèle.Là où, il y a quelques semaines, Lost se prenait les pieds dans le tapis en privilégiant l'émotion à la vraie résolution des storylines, The West Wing avait su, quatre ans avant, faire les deux. Brillamment. Mais pouvait-il en être autrement d'une série qui a toujours stimulé l'intelligence du téléspectateur, quitte à secouer les idées qu'on pouvait se faire d'une série? Pour moi, la réponse est assez évidente.
Bien à vous,
Benny
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