dimanche 25 décembre 2011

Onze coups avant minuit : pErDUSA en 2011, la belle décennie

Il y a des célébrations que l'on ne voit pas venir mais qui font vraiment plaisir. Vendredi, sur pErDUSA (ci-contre, une capture d'écran du site) on annonçait fièrement que les aventures de l'équipe qui dit du mal des séries télé et le pense avaient commencé il y a pile dix ans.

L'auteur de ces modestes lignes ne peut que saluer l'événement et vous encourager à lire le sujet consacré à cet anniversaire sur le site. Des liens vers pErDUSA, j'en ai fait des brouettes sur ce blog et j'en suis fier. J'ai découvert le site assez tard, puisque c'était en 2006. A l'époque, le projet venait de changer de nom et je n'ai pas vraiment connu la première époque, celle d'EDUSA (pour En direct des USA : il m'arrive régulièrement de fureter dans les archives encore en ligne). Je me souviens qu'à ce moment-là, je cherchais depuis un moment un site capable de satisfaire ma faim d'infos sur le petit monde des séries US... et pErDUSA est devenu une sorte de modèle, de source d'inspiration et de vraie référence dans mon esprit.

Certes, ce ne sont pas le fil des news qui fait la force du site (il n'y en a plus, en tout cas pas sous la forme "classique") mais Ju, Drum, Tigrou, Jéjé et tous les autres sont vraiment au taquet quand il s'agit de trouver les nouveautés à voir... comme quand il faut descendre un show qui ne vise pas haut. On peut ne pas être d'accord avec ce qu'écrivent (et pensent) les uns et les autres, mais pErDUSA a, depuis dix ans, conservé une ligne éditoriale forte.

Avec des textes qui mélangent la mauvaise foi et le bon goût - qu'il soit autoproclamé ou, plus souvent, défendu par des contributions solides et argumentées. Avec une mise en forme régulièrement revue pour garder une fraîcheur esthétique réelle (et rendre l'ensemble assez fluide. En tout cas, ça a progressé). Et avec un forum où l'on ne prend jamais de gants pour répondre aux contributeurs.

On aime ou on n'aime pas. Mais le fait est là : c'est du taf de qualité, en gérant au mieux les coups de moins bien (dix ans, putain !) et personnellement, j'espère que ça durera encore longtemps. Parce que ça reste une référence.

Bien à vous,
Benny

Le BennyBlog prépare sa seconde mue

Alors que certains essaient péniblement de digérer les repas de Noël, d'autres farfouillent dur sur leur ordinateur. A huit jours du lancement d'une nouvelle saison du Monde de Benny, je me triture les méninges pour vous proposer une nouvelle mise en forme qui soit esthétiquement agréable et offrant de nouvelles possibilités aux visiteurs.

Bon... à l'instant T, c'est pas encore ça.

Mais qu'à cela ne tienne, j'ai encore du temps et un certains nombre de choses à tester. Alors en attendant la suite, je ne peux que vous recommander de lire les billets à venir... avant de découvrir la nouvelle formule. Et comme en 2010, on verra ça... le 2 janvier.

Bien à vous,
Benny

samedi 24 décembre 2011

Douze coups avant minuit : en 2011, j'ai eu une double vie...

Non, on ne parlera pas de ma vie privée (parce que c'est... privé, d'abord). On parle de mes activités dans le petit monde du web où l'on parle séries. Presque quatre mois après mon départ en congés de la BennyCorp (déjà...), j'ai un peu tourné à droite et à gauche pour parler petite lucarne et fictions en divers endroits, faisant du même coup, quelques petites infidélités à ce blog.

Des infidélités... et pas tant que ça puisque, souvent, mes contributions viennent compléter ce qui est écrit ici (oui, l'homme volage je justifie toujours facilement). Ainsi, si vous ne l'avez pas encore fait (ou si vous l'ignoriez encore), sachez que vous pouvez lire quelques chroniques séries postées sur LePlus, site participatif du Nouvel Observateur. On parle là-bas de la rentrée US, de Prime Suspect, de Happy Endings ou encore de Boss (qui, pour le coup, est un véritable inédit dans les colonnes à lire ici).

Sinon, j'ai décidé de m'intéresser aussi aux séries françaises, en collaborant avec la sympathique et dynamique équipe du Village, site internet du réseau A Suivre.org, et là-bas, j'ai eu l'occasion de parler de Fais Pas Ci Fais Pas Ca et de Rani, tout en réalisant des entretiens avec le producteur Alain Clert et l'acteur Bruno Salomone. Si vous allez faire un tour là-bas, ne manquez pas cette occasion pour lire les autres articles des excellents Sullivan Le Postec, Emilie Flament et Dominique Montay.

Bien à vous,
Benny

Plein de billets sous le sapin

Non, ce n'est pas ce que je vous souhaite de trouver demain matin en vous levant en pyjama, tout excité à l'idée de deviner ce que le père Noël vous a apporté (quoique...), mais c'est ce que vous retrouverez dans les jours qui viennent de ce côté-ci de la Toile.

Clairement, la fin d'année a été plutôt plan-plan dans Le Monde de Benny. Pas trop le temps alors que je courrais aux quatre coins de la Grande Méchante Ville pour trouver mes marques. Plutôt envie de concentrer mes périodes de clavier sur mes projets perso et les collaborations ici et là. Et du coup, je suis un peu frustré de ne pas avoir écrit plus ici.

Ce n'est pas nouveau : je n'aime pas trop les périodes de plat bloguesque. Et ce n'est pas nouveau non plus, je vais à nouveau corriger le tir. Ca se passera donc dans les jours qui viennent jusqu'au 31 décembre: comme l'an dernier, vous pourrez donc retrouver ici la rubrique "12 coups avant minuit" avec des rétrospectives en pagaille.

Pour parler de ce que j'ai fait ces derniers mois et pour découvrir de nouvelles chroniques séries (enfin, surtout une : celle de l'ultime saison de Six Feet Under. Quelle claque). Pour revisiter l'année musicale et mon départ dans la Grande Méchante Ville aussi. Et pour marquer comme il faut la fin de la saison 4.

Bien à vous,
Benny

dimanche 4 décembre 2011

"The Office" (saison 5) : La barre du cent, dessus-dessous

Ce dimanche, on reprend (un peu) les habitudes bloguesques et on se tourne vers une valeur sûre, puisque l'on reprend la rétro consacrée aux aventures des employés de Dunder Mufflin. Après une saison 4 passablement plombée par la grève des scénaristes, la bande à Michael Scott livre dans sa cinquième année sa saison la plus longue... pour atteindre la barre des 100 épisodes avec le season finale.

Cette saison 5 se situe clairement dans la dynamique de la saison 3: les arcs narratifs sont plus solides, les scénaristes se aussi débarrassés de la consigne des "supersize épisodes" (ces histoires de deux fois 22 minutes, finalement plus déséquilibrés qu'autre chose)... et ça marche mieux.

Des arcs qui s'enchaînent bien...

The Office retrouve aussitôt l'énergie qui sied parfaitement au mockumentary : l'arc Holly Flax, le retour de Toby, le triangle amoureux autour d'Angela et surtout, surtout l'arc de la Michael Scott Paper Compagny sont autant de temps forts pour cette cinquième année.

En ce qui concerne cette dernière histoire, je dois dire qu'on m'en avait dit vraiment beaucoup de bien. Du coup, j'avais peur d'en attendre trop, d'être déçu. Finalement, l'histoire, tout autant que l'excellent travail de Steve Carell, font qu'on se laisse vraiment prendre. Et que, quand on est devant son téléviseur, on s'éclate devant sa conclusion/négociation

Série chorale, la comédie de bureau la plus célèbre de la télévision continue de tisser les storylines de façon assez adroite. Et elle n'est jamais meilleure que quand elle mobilise adroitement tous ses personnages au détour d'une histoire. Le meilleur exemple ? C'est sans doute dans l'ouverture de l'épisode 13, Stress Relief, qu'on en a l'illustration la plus drôle qui soit.



A côté de ça... on sent quand même que la série commence un peu à s'user. Pas de manière dramatique, puisque l'on ne sent pas de vraie baisse de régime en cours de route... mais le fait est qu'avec la proposition de mariage que Jim fait à Pam, il est assez évident que le show connaît la fin d'une époque. Pendant un peu plus de trois ans (surtout trois ans, en fait), The Office était une satire du monde du travail adroitement combinée à une sublime comédie romantique. Tout ça s'achève irrémédiablement au moment où Jim s'agenouille devant Pam avec une bague dans ses mains.

 ... mais la fin d'une époque?

Des séries qui ne parviennent pas à rebondir sur tout un pan narratif quand deux de ses personnages finissent en couple (non sans s'être longtemps couru après), on en connaît des tas. Et le fait est que, cette saison, Jim et Pam perdent une part considérable de leur pouvoir d'attraction aux yeux du téléspectateur... sans que les scénaristes ne parviennent à véritablement trouver un palliatif. La relation Michael-Holly est touchante et drôle, le trio Angela/Andy/Dwight est lui aussi divertissant... mais il manque quelque chose à la série. Un peu comme on peut regretter, une fois encore, que l'aspect satirique du show s'efface durablement derrière les bouffonneries de Michael Scott, qui ne font pas mouche à tous les coups.



D'où une certaine inquiétude: on se dit, au terme d'un épisode 100 vraiment efficace - et qui remet Jim et Pam sur le devant de la scène - que la série vient peut-être de tourner le dos à son âge d'or. Ces craintes sont-elles avérées? Il faudra attendre la saison 6 pour le savoir...

Bien à vous,
Benny

vendredi 11 novembre 2011

Turbulences pour "Pan Am"

C'est l'histoire de la vie qui imite l'art, qui imite la vie...

Le week-end dernier, je regardais un épisode de Suburgatory dans lequel on assistait, au détour d'une séquence, à la projection d'une de ces vidéos dites éducatives très prisées aux USA.

Vous savez, ces créations dans lesquelles des personnages de dessin animé pas très youpi portent un message à teneur pédagogique (oui : disons pédagogique), avec des voix synthétisées qui vous fichent la trouille.

L'industrie télé (et ses méchants dirigeants) expliquée au public
Et le lundi suivant: bang! Encore ces visages. Encore ces voix. Par la faute d'un lien sur pErDUSA. Un lien renvoyant vers le site Deadline.com et la vidéo Pan Am for Dummies (Pan Am pour les nuls).

Un petit film dans lequel un garçon interroge une petite fille qui serait dirigeant de la chaîne ABC, au sujet de la diffusion de la série qui prend l'air dans les sixties.

Dans la vidéo, le gars essaie de défendre les velléités narratives du projet Pan Am (une immersion dans l'Amérique de la guerre froide en suivant des hôtesses et des pilotes) pendant que la fille, forcément vilaine, essaie de niveler le show par le bas en proposant quelque chose de plus cheap, léger et glamour avec... de jolies hôtesses de l'air.

Quand les avions font du rase-motte
La démonstration est lourde. Balourde même. La légende veut que cette pastille (qui a dit "cartouche" ?) soit l’œuvre d'un des scénaristes du show, alors que la chaîne vient de décider de remodeler l'équipe qui le produit. Info ou intox? On ne sait pas. Et on aura du mal à le savoir puisque la vidéo en question a été supprimée.

Cet épisode intervient en tout cas dans un contexte difficile pour la série créée par Jack Orman. Côté audiences, le show fait du rase-motte depuis un petit moment... et l'histoire ne prend pas vraiment.

Disons pour être plus précis que la mise en place est laborieuse et que l'exploration du passé des héros ne parvient pas à cacher le manque d'ambition des aventures qu'ils vivent au présent. Les pérégrinations de Laura dans le monde de l'espionnage, par exemple, ne suffisent pas à emporter l'adhésion du téléspectateur... ce qui est vraiment frustrant.

Pourquoi? Parce que plus d'une fois, au milieu d'un épisode, je me suis dit que j'allais lâcher l'affaire. Mais bizarrement, il y a toujours un petit quelque chose, au bout des 42 minutes syndicales, qui me donne envie de voir la suite... sans vraiment savoir si je le retrouverais la prochaine fois.

Et c'est bien là tout le problème.



Orman au placard ?
Chez ABC, c'est sans doute ce que l'on a compris. Et c'est pourquoi on a demandé à Steve Maeda, passé par X Files et Without a Trace, de prendre place dans le cockpit. Voire... d'agripper le manche? Officiellement rien ne permet de l'affirmer.

Mais on peut s'interroger sur la place que la chaîne lui a réellement assigné, au milieu d'une équipe d'auteurs qui a déjà travaillé ensemble sur Urgences (Orman mais aussi Lydia Woodward, Yahlin Chang et Thomas Schlamme). Et se demander si Orman ne s'est pas tout simplement fait placardiser...

Au final, on peut regretter que les auteurs en place se fassent bouger par les exécutifs de la chaîne. Mais les scénaristes en question n'avaient certainement pas besoin d'une vidéo manichéenne pour se dédouaner alors que, manifestement, on est ici face à une déception. En terme d'audience... mais pas seulement.

mardi 1 novembre 2011

Zoom sur trois sitcoms en forme

Aujourd'hui, c'est peut-être à la Toussaint mais on va aussi et surtout fêter trois sitcoms qui font rire. Vous allez me dire que c'est un peu le minimum syndical (et vous aurez raison) mais force est d'admettre que ces trois shows ont plutôt le vent en poupe en ce moment. Alors si vous avez envie de vous détendre, de passer un bon moment et d'avoir le sourire en éteignant votre ordi, ça se passe par ici.

NUMERO 3 / NEW GIRL
On en a déjà parlé ici même et le fait que le show ait été prolongé pour une saison est plutôt une bonne chose. Parce que c'est sympa, que la dynamique d'ensemble semble réelle - même si elle est encore balbutiante - et que Zooey Deschanel et sa bande méritent d'avoir un peu de temps en plus, histoire de voir ce que ce show a vraiment dans le ventre.



NUMERO 2 / 2 BROKE GIRLS
Franchement, au départ, j'y suis allé à reculons. J'avais tort et j'ai même très vite changé d'avis devant le pilote. Six épisodes plus tard, je suis séduit par l'univers des deux serveuses de Brooklyn. Alors oui, c'est de l'humour parfois bas de plafond, voire vulgaire; oui, certains personnages ne servent à rien; oui, Kat Dennings sera peut-être la prochaine victime du syndrome Barney Stinson (aka, le personnage très drôle qui devient une caricature dont on se lasse) mais pour l'heure, j'ai envie de voir où ces deux nanas et leur cheval vont nous conduire.




NUMERO 1 / HAPPY ENDINGS
Le must de l'automne. Ni plus ni moins. Parce qu'après une première saison à chercher ses marques (sans jamais oublier d'être drôle ou presque), le show de David Caspe tourne à plein régime. Plus seulement grâce à la géniale Penny Hartz (Casey Wilson, épouse-moi. Ou réponds à ma Tweet Proposal, c'est toi qui voit) mais parce que tous les personnages se sont étoffés et qu'une authentique alchimie existe entre les six personnages. Et comme il y a aussi des guest stars qui tuent (voir la vidéo), on a hâte de voir la suite...



Bien à vous,
Benny