samedi 31 mars 2012

"Best Friends Forever" (pilote) : on va pas être copains, je sens...

Le pitch: Lennon et Jessica sont les meilleures amies du monde mais vivent chacune dans une ville différente. Jusqu'à ce que Jessica reçoive un courrier qui scelle la fin de son mariage, son mari ayant la délicatesse de lui envoyer les papiers du divorce par la poste. Jessica laisse alors tout tomber pour rejoindre New York et Lennon, pour retrouver sa BFF et la vie qui va avec. 
Sauf que Lennon vit maintenant avec Joe, et que ce n'est plus vraiment pareil.

Bon, c'est vrai : des fois (souvent ?), je suis méchant. Je le reconnais, ça m'arrive. Surtout quand on parle de séries télé, et qu'on donne dans le foutage de gueule.

Mais je ne suis pas malhonnête. En tout cas, pas trop. La preuve : après avoir vu le pilote de Best Friends Forever, j'ai laissé passer quelques jours pour le revoir à nouveau. Et là, bon...

Du vu, du revu et du rerevu...

J'ai beau être persévérant, il faut se rendre à l'évidence : la nouvelle comédie de NBC, qui doit arriver à l'antenne le 4 avril, loupe complètement son entrée.

Parce que ce n'est pas franchement original dans le fond (le pitch est très classique). Et parce que formellement, ça ne casse pas trois pattes à un canard. 

Les personnages sont stéréotypés à mort, les situations dans lesquelles ils se débattent sont d'une platitude rare, le jeu des acteurs n'apporte pas grand-chose (en même temps, quand il n'y a rien à sauver...).

Ah oui, et puis il y a un détail ennuyeux : ce n'est pas drôle. Et c'est censé être une comédie.

Une nouveauté ou un symptôme ?

Je ne sais pas à quoi ressemblera la suite mais franchement, si rien ne bouge sérieusement après cet épisode initial, Best Friends Forever ne pourra pas faire long feu.

En fait, ce pilote est assez terrible parce qu'il donne du grain à moudre à ceux qui pensent que NBC est un network complètement aux abois, capable de balancer à l'écran des productions complètement vaines tant ses dirigeants ne savent plus quoi faire.



Oui : des fois, je suis méchant. Mais là, avec cette nouveauté terne et pas drôle (je le redis, parce que c'est grave), je suis plus dépité qu'autre chose.

Bien à vous,
Benny

mercredi 28 mars 2012

L'album de mars (bonus) : "Out Of Frequency" (The Asteroids Galaxy Tour)

Ce n'était pas prévu mais les deux albums de ce mois de mars vont franchement bien ensemble. Après les Britanniques de The Ting Tings, c'est au tour d'une bande de Danois de prendre le micro. Ceux réunis autour de la chanteuse Mette Lindberg, avec un album sorti chez nous fin janvier.

Surtout connus pour le titre Around The Bend, les six de The Asteroids Galaxy Tour font dans la pop bien balancée. Celle qui s'appuie sur des mélodies bondissantes et que l'on charge d'effets sonores plus ou moins bienvenus et plus ou moins bien vus.

La première chose à savoir, pour ceux qui auraient bien envie de sauter le pas, c'est que Mette Lindberg a un timbre de voix assez singulier, plutôt criard. On aime ou on déteste. Et c'est d'autant plus vrai cette fois-ci que l'artiste a tendance à jouer à fond là-dessus (alors que, franchement, elle y gagnerait à jouer la carte de la modulation).

Une grosse sucrerie mélodique

Passée cette réserve, Out of Frequency joue à fond la carte des cuivres et des instruments électroniques pour donner du souffle à son univers mélodique. Ayant toujours eu une grosse tendresse pour les premiers, je dois dire que ça a plutôt bien marché sur moi.


Cela a d'autant mieux marché que les seconds "collent" assez bien à l'ensemble : le tout est plutôt dynamique, clairement cohérent et on se laisse facilement happé par un monde "surcoloré", assez psychédélique par moments, mais toujours aventureux. 



C'est dansant, c'est rafraîchissant. Ou comme dirait Cyril Lignac dans Top Chef : "C'est gourmand".
Et bon appétit, bien sûr.

Bien à vous, 
Benny

lundi 26 mars 2012

Si vous aimez les séries télé, il vous sort des clichés

Capture d'écran www.ericpix.com
C'est une découverte que j'ai faite grâce à Twitter en fin de semaine dernière, et j'ai tellement aimé ça (merci @amdsrs !) que je ne résiste pas au plaisir de vous en parler et de la partager.

Eric Liebowitz est photographe. Il a l'habitude de se balader sur les plateaux de ciné et de tournages de séries depuis des années, et de capter toutes sortes d'instants inattendus. Amusantes, surprenantes, parfois émouvantes (découvrir cette image de The West Wing avec John Spencer en fait partie), ses photos permettent de regarder certaines séries cultes sous un autre angle et elles sont souvent très, très réussies.

Des images rares, esthétiquement très travaillées souvent, et qui ont tout pour vous séduire. Rien que pour ça, celle que j'ai choisie et dont j'ai fait une capture d'écran, mérite d'être en pleine largeur (une chose éminemment rare - voire unique - sur ce blog).

Pour en découvrir plus, ça se passe par là : http://www.ericpix.com/

samedi 24 mars 2012

"30 Rock" : Mais bon sang, à quoi sert Pete ?

Je vous le jure : ce n'est pas un post vraiment méchant. Enfin, pas complètement. Mais au moment de dresser le bilan d'une très agréable saison 3 de 30 Rock, la remarque m'a traversé l'esprit pour ne plus vraiment s'en aller.

Ce billet aurait pu s'appeler "Le syndrome Hornberger" si j'étais parvenu à faire un nouveau top 5 des personnages de séries télé qui ne servent à rien.

Parfois imité, jamais égalé


Quand l'idée m'est venue, je me suis dit que je pourrais y glisser Ryan et Esposito, les deux faire-valoir qui accompagnent Rick Castle et Kate Beckett dans Castle. Mais il faut bien avouer que si ces seconds rôles ne servent franchement pas à grand-chose, ils ont au moins quelques échanges plus ou moins mauvais avec les deux personnages principaux à chaque épisode.

J'aurais aussi pu rajouter toute une tripotée de personnages supprimés par David E. Kelley dans ces séries, de Ally MacBeal à Harry's Law, en passant par Boston Public ou Boston Legal.

Mais soyons honnêtes : ces personnages, dont la disparition souvent soudaine survient après plusieurs épisodes à jouer les bibelots, ont au moins le mérite d'avoir été un peu exposé quelques temps (si, si. Même Rachida Jones dans Boston Public).

Et en plus, on passait d'un top 5 à au moins un top 38.

Un personnage dans le trou noir d'Hollywood

La vérité, c'est que très peu de cas de figure atteignent, dans les années 2000, l'anti-niveau du personnage interprété par Scott Adsit.

Vous me trouvez dur ? Alors, servez-vous de votre mémoire : Pete Hornberger, dans 30 Rock, c'est une vague intrigue en saison 1 (son mariage qui périclite), plusieurs épisodes de la saison 2 à jouer les colocs de Liz Lemon (sans qu'aucune évolution du personnage ne soit notable) et juste après... rien. Rien de rien.

Jamais vraiment drôle, sans odeur ni saveur (et pas beaucoup de cheveux : ce garçon n'a pas de bol), le personnage de Pete traverse le temps en remontant, de façon très troublante, la chaîne de l'évolution du personnage comique. Passant du second rôle discret à celui de béquille assez bancale.

Si quelqu'un 
peut m'expliquer...

Il y a quelque temps de ça, Allociné avait fait un classement de ces fameux personnages qui n'ont aucune utilité. On y parlait déjà de 30 Rock, et on parlait surtout de Cerie, l'assistante dont la réflexion est aussi courte que les jupes.

Mais Cerie n'est pas créditée au générique. Cerie  ne servait pas, dans le pilote, de cause du tout premier conflit entre Jack Donaghy et Liz Lemon.

Et elle, elle a des cheveux, quoi. Blonds en plus.

Non, moi je vous le dis : des personnages aussi transparents (et même le wiki qui lui est consacré le montre), aussi peu utilisés (et donc peu utiles), ça n'arrive vraiment pas souvent.

Je ne sais pas ce que vous penserez de tout ça... Ce que je sais en revanche, c'est qu'avec ce post, j'ai mes chances pour finir dans le top des recherches sur Pete Hornberger dans Google.

Et ça, ça ne manque pas d'ironie. L'effet Tina Fey, encore.

Bien à vous,
Benny

vendredi 23 mars 2012

"30 Rock" (saison 3) : Lemon garde tout son goût

Ca faisait longtemps que je n'avais pas donné dans la chronique de saison complète. On y revient aujourd'hui, avec 22 épisodes de comédie made in NBC qui tiennent bien la route.

Pour tout vous dire, cette saison 3 de 30 Rock une agréable surprise pour moi. J'avais en effet entendu dire, ici et là, que le niveau de la série fléchissait sensiblement après la fin de la saison 2.

Une saison dont les derniers épisodes m'avaient déjà laissé une impression mitigée, donc j'étais un peu circonspect au moment de lancer les premiers DVD...

Et en fait, c'était vraiment sympa. Avec des histoires bien menées, un sens de la "réplique Tina Fey" plus que préservé et une évolution des personnages plutôt maîtrisée (à défaut d'être vraiment surprenante), 30 Rock séduit toujours.

Le show parvient surtout à préserver la fraîcheur de son ton, le côté gentiment déjanté qui fait son succès... et son sens du dialogue imparable.

Ce que j'ai aimé

1. Le début de saison, particulièrement mordant. Franchement, dans les huit premiers épisodes, il n'y a pas vraiment de temps mort et beaucoup de guests bien utilisées. C'est rassurant de voir que le show n'est pas victime du syndrome Will & Grace (la sitcom drôle mais pas connue qui devient moins drôle quand elle cartonne)...

2. Le passage de Jon Hamm, qui fend un peu l'armure (ou le costume très sixties, je vous laisse choisir) et montre qu'il peut aussi se faire une petite place dans le monde de la comédie. Bon, il n'y a vraiment pas de quoi faire oublier qu'il est Don Draper dans Mad Men, mais c'était sympa...

3. Tracy Morgan. Globalement, je commence à m'habituer à son personnage pas toujours franchement bien défini. Peut-être parce que cette impression, il l'a aussi. Comme Tina Fey et l'ensemble des scénaristes.

Ce que j'ai moins aimé

1. La storyline avec Salma Hayek. En général, avec les histoires de coeur de Jack, on ne s'ennuie pas. Mais celle de la saison 2, avec Edie Falco, était plus réussie, remplie d'idées stupides et drôles. C'est ce qui fait qu'elle souffre un peu de la comparaison.

2. Jenna Maroney. Je n'ai jamais été le plus grand fan de la blonde de TGS. Mais elle a souvent eu du bon matériel par le passé pour me faire dépasser cet a priori. Là, on a surtout droit à une histoire de vrai faux biopic sur la vie de Janis Joplin (et pour le coup, elle est vraiment bien) et à un épisode qui signe le retour de Dennis Duffy. A part ça, là, j'ai trouvé ça un peu pauvre.

3. Kenneth Parcell. On sent que le personnage atteint un peu ses limites par rapport à ce qu'il a à offrir. Du coup, il passe un peu pour le sidekick plus ou moins intéressant, voire plus ou moins gonflant.

Agréable bémol cependant : il est au coeur d'une intrigue qui permet de réunir le casting de Night Court.

Le verdict, en dépit de ses quelques critiques, reste plus que clément pour la série de l'énorme Alec Baldwin. Et c'est bien ça l'essentiel.

Bien à vous,
Benny

jeudi 22 mars 2012

L'album de mars : "Sounds from Nowheresville" (The Ting Tings)

Il était temps. Après un petit peu moins d'un mois avec un ordinateur silencieux comme Georges Valentin (adieu carte son, puis RIP BennyPC), me revoilà au pays des notes qui chatouillent les oreilles.

Cette fois-ci, ces dernières sont plutôt dansantes puisque c'est le duo White / De Martino qui s'y colle juste  pour l'arrivée du printemps. Plus de trois ans après We started nothing qui lançait leurs aventures, le gars et la fille de The Ting Tings signent leur grand retour avec un nouvel album qui retient avant tout l'attention avec une plasticité mélodique assez saisissante.

Que les Ting Tings possèdent un certain savoir-faire pour produire des mélodies dansantes ou au moins entêtantes, ce n'est pas une énorme surprise. Qu'ils soient en revanche capable d'explorer le registre pop dans toute sa diversité est plus étonnant.

C'est précisément ce que réussi à faire ce très efficace Sounds of Nowheresville, aussi à l'aise quand il s'agit de farfouiller dans des inspirations rock, électro voire folk...  que lorsqu'il faut piocher dans un registre plus franchement sucré.



Certains trouveront sans doute qu'il y a donc à prendre et à laisser. A raison. Mais franchement, la démonstration est tellement bien maîtrisée que ce serait vraiment une erreur de passer à côté.  Et surtout, elle rappelle que la pop, si souvent brocardée, peut aussi vous emballer. Définitivement.

Bien à vous,
Benny

dimanche 18 mars 2012

"Arrested Development" : ce que l'on sait déjà sur la saison 4

Le retour sur les écrans n'est certes prévu que pour l'an prochain... mais on sait déjà quelques petites choses sur les nouveaux épisodes de la sitcom culte des années 2000. Produite près de six ans après son arrêt sur la Fox, la saison 4 d'Arrested Devlopment fera le lien entre les 53 épisodes déjà tournés et un film pour le ciné.

Petit récapitulatif des choses à savoir sur les nouvelles aventures des Bluth

1. Dix épisodes, tournés cet été

On a parlé de Showtime... et ce sera finalement Netflix, leader de la vidéo à la demande, qui diffusera ces inédits au début de l'année prochaine. On a aussi parlé de neuf ou dix épisodes, et c'est l'hypothèse la plus haute qui a été retenue. Le tournage est prévu pour cet été.

2. On prendra les mêmes...

Et on recommencera ? C'est à souhaiter. Ce qui est déjà sûr, c'est que Will Arnett, Jason Bateman, Michael Cera, David Cross, Portia de Rossi, Tony Hale, Alia Shawkat, Jeffrey Tambor et Jessica Walter seront tous sur le pont. Mitchell Hurwitz, Dean Lorey et Jim Vallely s'occuperont de la partie scénario/production alors que des réalisateurs des trois premières saisons seront aussi de la partie.

3. Un Bluth après l'autre ?

Si l'on en croit Première, chaque épisode sera centré sur un membre différent de la famille Bluth et apparemment, toute la saison est déjà écrite. On attendra un peu avant d'être sûr de voir un épisode avec Tobias en vedette mais c'est plausible : a priori, Will Arnett sera toujours engagé cet été sur le tournage de Up All Night pour NBC. Autant dire que l'été sera chargé pour l'interprète de Gob.

4. Un peu d'histoire 
pour rire

Selon le site canadien TVA Nouvelles, les nouveaux épisodes seront également consacrés au passé de chacun des personnages principaux. C'est en tout cas ce qu'a affirmé Hurwitz en fin d'année dernière et c'est précisément tout ce qui devrait donner le matériel exploité pour le film, dont le tournage devrait aussi avoir lieu cet été.

Qui plus est, des infos circulent déjà sur l'épisode consacré à Buster, notamment sur son parcours universitaire...


Bien à vous,
Benny