C'est l'histoire de la vie qui imite l'art, qui imite la vie...
Le week-end dernier, je regardais un épisode de Suburgatory dans lequel on assistait, au détour d'une séquence, à la projection d'une de ces vidéos dites éducatives très prisées aux USA.
Vous savez, ces créations dans lesquelles des personnages de dessin animé pas très youpi portent un message à teneur pédagogique (oui : disons pédagogique), avec des voix synthétisées qui vous fichent la trouille.
L'industrie télé (et ses méchants dirigeants) expliquée au public
Et le lundi suivant: bang! Encore ces visages. Encore ces voix. Par la faute d'un lien sur pErDUSA. Un lien renvoyant vers le site Deadline.com et la vidéo Pan Am for Dummies (Pan Am pour les nuls).
Un petit film dans lequel un garçon interroge une petite fille qui serait dirigeant de la chaîne ABC, au sujet de la diffusion de la série qui prend l'air dans les sixties.
Dans la vidéo, le gars essaie de défendre les velléités narratives du projet Pan Am (une immersion dans l'Amérique de la guerre froide en suivant des hôtesses et des pilotes) pendant que la fille, forcément vilaine, essaie de niveler le show par le bas en proposant quelque chose de plus cheap, léger et glamour avec... de jolies hôtesses de l'air.
Quand les avions font du rase-motte
La démonstration est lourde. Balourde même. La légende veut que cette pastille (qui a dit "cartouche" ?) soit l’œuvre d'un des scénaristes du show, alors que la chaîne vient de décider de remodeler l'équipe qui le produit. Info ou intox? On ne sait pas. Et on aura du mal à le savoir puisque la vidéo en question a été supprimée.
Cet épisode intervient en tout cas dans un contexte difficile pour la série créée par Jack Orman. Côté audiences, le show fait du rase-motte depuis un petit moment... et l'histoire ne prend pas vraiment.
Disons pour être plus précis que la mise en place est laborieuse et que l'exploration du passé des héros ne parvient pas à cacher le manque d'ambition des aventures qu'ils vivent au présent. Les pérégrinations de Laura dans le monde de l'espionnage, par exemple, ne suffisent pas à emporter l'adhésion du téléspectateur... ce qui est vraiment frustrant.
Pourquoi? Parce que plus d'une fois, au milieu d'un épisode, je me suis dit que j'allais lâcher l'affaire. Mais bizarrement, il y a toujours un petit quelque chose, au bout des 42 minutes syndicales, qui me donne envie de voir la suite... sans vraiment savoir si je le retrouverais la prochaine fois.
Et c'est bien là tout le problème.
Orman au placard ?
Chez ABC, c'est sans doute ce que l'on a compris. Et c'est pourquoi on a demandé à Steve Maeda, passé par X Files et Without a Trace, de prendre place dans le cockpit. Voire... d'agripper le manche? Officiellement rien ne permet de l'affirmer.
Mais on peut s'interroger sur la place que la chaîne lui a réellement assigné, au milieu d'une équipe d'auteurs qui a déjà travaillé ensemble sur Urgences (Orman mais aussi Lydia Woodward, Yahlin Chang et Thomas Schlamme). Et se demander si Orman ne s'est pas tout simplement fait placardiser...
Au final, on peut regretter que les auteurs en place se fassent bouger par les exécutifs de la chaîne. Mais les scénaristes en question n'avaient certainement pas besoin d'une vidéo manichéenne pour se dédouaner alors que, manifestement, on est ici face à une déception. En terme d'audience... mais pas seulement.
vendredi 11 novembre 2011
mardi 1 novembre 2011
Zoom sur trois sitcoms en forme
Aujourd'hui, c'est peut-être à la Toussaint mais on va aussi et surtout fêter trois sitcoms qui font rire. Vous allez me dire que c'est un peu le minimum syndical (et vous aurez raison) mais force est d'admettre que ces trois shows ont plutôt le vent en poupe en ce moment. Alors si vous avez envie de vous détendre, de passer un bon moment et d'avoir le sourire en éteignant votre ordi, ça se passe par ici.
NUMERO 3 / NEW GIRL
On en a déjà parlé ici même et le fait que le show ait été prolongé pour une saison est plutôt une bonne chose. Parce que c'est sympa, que la dynamique d'ensemble semble réelle - même si elle est encore balbutiante - et que Zooey Deschanel et sa bande méritent d'avoir un peu de temps en plus, histoire de voir ce que ce show a vraiment dans le ventre.
NUMERO 2 / 2 BROKE GIRLS
Franchement, au départ, j'y suis allé à reculons. J'avais tort et j'ai même très vite changé d'avis devant le pilote. Six épisodes plus tard, je suis séduit par l'univers des deux serveuses de Brooklyn. Alors oui, c'est de l'humour parfois bas de plafond, voire vulgaire; oui, certains personnages ne servent à rien; oui, Kat Dennings sera peut-être la prochaine victime du syndrome Barney Stinson (aka, le personnage très drôle qui devient une caricature dont on se lasse) mais pour l'heure, j'ai envie de voir où ces deux nanas et leur cheval vont nous conduire.
NUMERO 1 / HAPPY ENDINGS
Le must de l'automne. Ni plus ni moins. Parce qu'après une première saison à chercher ses marques (sans jamais oublier d'être drôle ou presque), le show de David Caspe tourne à plein régime. Plus seulement grâce à la géniale Penny Hartz (Casey Wilson, épouse-moi. Ou réponds à ma Tweet Proposal, c'est toi qui voit) mais parce que tous les personnages se sont étoffés et qu'une authentique alchimie existe entre les six personnages. Et comme il y a aussi des guest stars qui tuent (voir la vidéo), on a hâte de voir la suite...
Bien à vous,
Benny
NUMERO 3 / NEW GIRL
On en a déjà parlé ici même et le fait que le show ait été prolongé pour une saison est plutôt une bonne chose. Parce que c'est sympa, que la dynamique d'ensemble semble réelle - même si elle est encore balbutiante - et que Zooey Deschanel et sa bande méritent d'avoir un peu de temps en plus, histoire de voir ce que ce show a vraiment dans le ventre.
NUMERO 2 / 2 BROKE GIRLS
Franchement, au départ, j'y suis allé à reculons. J'avais tort et j'ai même très vite changé d'avis devant le pilote. Six épisodes plus tard, je suis séduit par l'univers des deux serveuses de Brooklyn. Alors oui, c'est de l'humour parfois bas de plafond, voire vulgaire; oui, certains personnages ne servent à rien; oui, Kat Dennings sera peut-être la prochaine victime du syndrome Barney Stinson (aka, le personnage très drôle qui devient une caricature dont on se lasse) mais pour l'heure, j'ai envie de voir où ces deux nanas et leur cheval vont nous conduire.
NUMERO 1 / HAPPY ENDINGS
Le must de l'automne. Ni plus ni moins. Parce qu'après une première saison à chercher ses marques (sans jamais oublier d'être drôle ou presque), le show de David Caspe tourne à plein régime. Plus seulement grâce à la géniale Penny Hartz (Casey Wilson, épouse-moi. Ou réponds à ma Tweet Proposal, c'est toi qui voit) mais parce que tous les personnages se sont étoffés et qu'une authentique alchimie existe entre les six personnages. Et comme il y a aussi des guest stars qui tuent (voir la vidéo), on a hâte de voir la suite...
Bien à vous,
Benny
mercredi 19 octobre 2011
"The Shield" (saison 6) : Farmington et le début de la fin
Ecrire l'avant-dernière chronique consacrée à l'intégrale de la série de Shawn Ryan, c'est d'abord faire un constat: A l'image de Homicide dans les années 90, The Shield possède un récit dont la logique renvoie à celle du roman. Il y a un début, un milieu et une fin.
Si on considère que les deux premières années servent à installer toutes les ramifications de l'histoire du Barn et de ses figures, si on peut tout aussi légitimement avancer que les saisons 3, 4 et 5 constituent le milieu de cette épopée, l'issue de cette période plonge irrémédiablement le téléspectateur dans une sorte de voie sans issue. Celle au bout de laquelle on saura comment Vic Mackey va finir.
Ambiance "Les jours d'après"
Le fait est que la conclusion de la cinquième saison était magistrale. Plus forte que la saison 2 qui ouvrait tout un champ de possibilités. Plus tendue que le finale de la saison 3, qui s'achevait pourtant sur une vraie opposition frontale. Plus inquiétante pour les principaux protagonistes que la saison 4, qui annonçait pourtant déjà de sombres heures à venir... et la plus belle réussite de cette saison 6, c'est sans aucun doute de n'avoir jamais trahi les promesses faites en amont.
Car oui, la saison 6 explore encore de nouveaux terrains avec Claudette dans le bureau de capitaine et en plaçant Vic encore plus sur la sellette... et sous la supervision d'un petit nouveau. Oui, la tension dramatique ne faiblit jamais et les conséquences du drame survenu juste avant (je ne spoile pas : ce serait criminel pour ceux qui n'ont pas vu la série) sont très intelligemment explorées par les scénaristes. A la manière d'un jeu de dominos, les événements "tombent" les uns après les autres dans un enchaînement aussi implacable que maîtrisé.
Dans le bon timing
Si ces nouveaux épisodes fonctionnent aussi bien, si la menace va crescendo sur les personnages principaux, c'est sûrement parce que The Shield a un sens du timing assez parfait. La preuve ultime? La storyline avec Kavanaugh des Affaires Internes, qui évolue de façon cohérente... et ne traine pas en longueur. Le risque était pourtant réel. Si on se met à la place des producteurs, il aurait même étant tentant de faire durer les choses (l'opposition entre Mackey et lui fonctionne à mort). Mais non: tout évolue dans le bon tempo, jusqu'à un épisode final. Ce coup-ci, le "héros" obtient un sursis... cependant il ne fait aucun doute que le compte à rebours est lancé. The clock is ticking, comme on dit. Et la prochaine fois, ce sera la fin.
Bien à vous,
Benny
Si on considère que les deux premières années servent à installer toutes les ramifications de l'histoire du Barn et de ses figures, si on peut tout aussi légitimement avancer que les saisons 3, 4 et 5 constituent le milieu de cette épopée, l'issue de cette période plonge irrémédiablement le téléspectateur dans une sorte de voie sans issue. Celle au bout de laquelle on saura comment Vic Mackey va finir.
Ambiance "Les jours d'après"
Le fait est que la conclusion de la cinquième saison était magistrale. Plus forte que la saison 2 qui ouvrait tout un champ de possibilités. Plus tendue que le finale de la saison 3, qui s'achevait pourtant sur une vraie opposition frontale. Plus inquiétante pour les principaux protagonistes que la saison 4, qui annonçait pourtant déjà de sombres heures à venir... et la plus belle réussite de cette saison 6, c'est sans aucun doute de n'avoir jamais trahi les promesses faites en amont.
Car oui, la saison 6 explore encore de nouveaux terrains avec Claudette dans le bureau de capitaine et en plaçant Vic encore plus sur la sellette... et sous la supervision d'un petit nouveau. Oui, la tension dramatique ne faiblit jamais et les conséquences du drame survenu juste avant (je ne spoile pas : ce serait criminel pour ceux qui n'ont pas vu la série) sont très intelligemment explorées par les scénaristes. A la manière d'un jeu de dominos, les événements "tombent" les uns après les autres dans un enchaînement aussi implacable que maîtrisé.
Dans le bon timing
Si ces nouveaux épisodes fonctionnent aussi bien, si la menace va crescendo sur les personnages principaux, c'est sûrement parce que The Shield a un sens du timing assez parfait. La preuve ultime? La storyline avec Kavanaugh des Affaires Internes, qui évolue de façon cohérente... et ne traine pas en longueur. Le risque était pourtant réel. Si on se met à la place des producteurs, il aurait même étant tentant de faire durer les choses (l'opposition entre Mackey et lui fonctionne à mort). Mais non: tout évolue dans le bon tempo, jusqu'à un épisode final. Ce coup-ci, le "héros" obtient un sursis... cependant il ne fait aucun doute que le compte à rebours est lancé. The clock is ticking, comme on dit. Et la prochaine fois, ce sera la fin.
Bien à vous,
Benny
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mardi 18 octobre 2011
"Hart of Dixie" (saison 1) : Sweet (new) home Alabama
Le pitch : La vie de Zoe Hart est à New York. Elle a d'ailleurs tout programmé. C'est là-bas qu'elle va se marier, là-bas qu'elle va devenir un chirurgien reconnu par ses pairs et obtenir la considération de son père (l'inverse, ça marche aussi). Sauf que rien ne va se passer comme prévu, et que le docteur Hart va se faire éjecter hors de la Grosse Pomme. Direction Bluebell, petite ville d'Alabama, où l'attend un poste de généraliste. Pas pour longtemps a priori. Enfin, c'est ce qu'elle se dit.
La télé repart en campagne (encore)
Bon, cette fois, c'est sûr : la rentrée sérielle de 2011 est tout, vraiment tout sauf originale. Après les remake plus ou moins heureux (Prime Suspect sauve cette catégorie d'un point de vue purement critique), après l'exploration des 60's des Mad Men en version (très) allégée (Pan Am et PlayBoy Club qui, apparemment, ne valait pas un pet de lapin - huhu), on retrouve les séries qu'on pourrait appeler "de communauté".
Mais si, vous savez : ces shows où l'on plonge un individu au centre d'une communauté plus ou moins loufoque, et dans laquelle il essaie de se faire une place. Ça a commencé il y a deux décennies avec Bienvenue en Alaska / Northern Exposure (spéciale dédicace à Arnaud J. Feishman), ça s'est décliné à l'envie pendant plusieurs années (Ed, Providence, Gilmore Girls, Men in Trees et j'en oublie c'est sûr) et c'est remis au goût du jour avec Hart of Dixie.
Bilson, Schwartz: les retrouvailles
Un projet de série imaginé par Leila Gerstein mais avant tout porté par deux personnes : le très sympathique Josh Schwartz (si: Chuck, c'est sympa. Du coup, je lui pardonne facilement Gossip Girl, moins probant) et la non moins sympathique (mais surtout très craquante) Rachel Bilson. Ces deux-là se connaissent depuis The OC / Newport Beach et on sait qu'ils ont plaisir à bosser ensemble. Quand on regarde le pilote de Hart of Dixie, c'est d'ailleurs cette impression qui prédomine.
Côté storylines, on sait ce à quoi on va avoir droit et on ne boude pas son plaisir. On a la citadine aussi à l'aise dans la cambrousse sudiste qu'un plongeur en scaphandre dans un 110 mètres haies. On a aussi les personnages archétypaux qui vont bien : le médecin méfiant, pas agréable et qui ne veut pas de l'héroïne, le beau gosse sympa mais pas accessible, le beau gosse pénible mais trop accessible...
Il faudra une belle dose d'audace et de talent aux scénaristes pour secouer un schéma hyper connu et on peut se prendre à rêver que cela arrive. Mais on peut aussi être réaliste, prédire un polygone amoureux des familles entre Zoe Hart et les différents beaux gosses de BlueBell et se rendre à l'évidence : Hart of Dixie trouvera aussi son public.
Rendez-vous en terrain connu
La raison est simple : c'est justement parce qu'on est en terrain connu et qu'il y a toujours un public pour ces séries légères. Des shows que l'on voyait (un peu) moins sur les grilles de programmes US ces derniers temps. Les histoires de séries étant apparemment une éternelle source de recommencement, on peut prédire à Hart of Dixie entre deux et quatre saisons sans encombre. Parce que c'est le minimum syndical et que ce n'est pas non plus une insulte à l'intelligence du téléspectateur. Ben oui: c'est du Josh Schwartz.
Bien à vous,
Benny
La télé repart en campagne (encore)
Bon, cette fois, c'est sûr : la rentrée sérielle de 2011 est tout, vraiment tout sauf originale. Après les remake plus ou moins heureux (Prime Suspect sauve cette catégorie d'un point de vue purement critique), après l'exploration des 60's des Mad Men en version (très) allégée (Pan Am et PlayBoy Club qui, apparemment, ne valait pas un pet de lapin - huhu), on retrouve les séries qu'on pourrait appeler "de communauté".
Mais si, vous savez : ces shows où l'on plonge un individu au centre d'une communauté plus ou moins loufoque, et dans laquelle il essaie de se faire une place. Ça a commencé il y a deux décennies avec Bienvenue en Alaska / Northern Exposure (spéciale dédicace à Arnaud J. Feishman), ça s'est décliné à l'envie pendant plusieurs années (Ed, Providence, Gilmore Girls, Men in Trees et j'en oublie c'est sûr) et c'est remis au goût du jour avec Hart of Dixie.
Bilson, Schwartz: les retrouvailles
Un projet de série imaginé par Leila Gerstein mais avant tout porté par deux personnes : le très sympathique Josh Schwartz (si: Chuck, c'est sympa. Du coup, je lui pardonne facilement Gossip Girl, moins probant) et la non moins sympathique (mais surtout très craquante) Rachel Bilson. Ces deux-là se connaissent depuis The OC / Newport Beach et on sait qu'ils ont plaisir à bosser ensemble. Quand on regarde le pilote de Hart of Dixie, c'est d'ailleurs cette impression qui prédomine.
Côté storylines, on sait ce à quoi on va avoir droit et on ne boude pas son plaisir. On a la citadine aussi à l'aise dans la cambrousse sudiste qu'un plongeur en scaphandre dans un 110 mètres haies. On a aussi les personnages archétypaux qui vont bien : le médecin méfiant, pas agréable et qui ne veut pas de l'héroïne, le beau gosse sympa mais pas accessible, le beau gosse pénible mais trop accessible...
Il faudra une belle dose d'audace et de talent aux scénaristes pour secouer un schéma hyper connu et on peut se prendre à rêver que cela arrive. Mais on peut aussi être réaliste, prédire un polygone amoureux des familles entre Zoe Hart et les différents beaux gosses de BlueBell et se rendre à l'évidence : Hart of Dixie trouvera aussi son public.
Rendez-vous en terrain connuLa raison est simple : c'est justement parce qu'on est en terrain connu et qu'il y a toujours un public pour ces séries légères. Des shows que l'on voyait (un peu) moins sur les grilles de programmes US ces derniers temps. Les histoires de séries étant apparemment une éternelle source de recommencement, on peut prédire à Hart of Dixie entre deux et quatre saisons sans encombre. Parce que c'est le minimum syndical et que ce n'est pas non plus une insulte à l'intelligence du téléspectateur. Ben oui: c'est du Josh Schwartz.
Bien à vous,
Benny
lundi 10 octobre 2011
Dites "33"
Non, je ne vais pas chez le médecin. Non, je ne veux pas reparler d' Urgences (quoique... si : on signalera effectivement en passant que la série est diffusée en semaine sur France 4 entre 13h30 et 16h30... et que si la photographie de la série entretient un côté vieilli, côté histoires, ça le fait toujours).
Non en fait, c'est juste que ce blog de trentenaire l'est encore un peu plus ce lundi. J'ai 33 ans aujourd'hui. Et c'est cool. Si parce que je fais toujours aussi jeune.
Sinon, histoire de rendre ce post pas complètement inintéressant (si, si : j'aurais pu...), je profite de l'occasion pour signaler qu'on devrait parler dans les jours et semaines à venir de Hart of Dixie, Boardwalk Empire (saison 1), How to Make It in America (saison 2) et The Shield (saison 6). Et aussi (et surtout) de Awkward.
En clair : Stay tunned!
Bien à vous,
Benny
Non en fait, c'est juste que ce blog de trentenaire l'est encore un peu plus ce lundi. J'ai 33 ans aujourd'hui. Et c'est cool. Si parce que je fais toujours aussi jeune.
Sinon, histoire de rendre ce post pas complètement inintéressant (si, si : j'aurais pu...), je profite de l'occasion pour signaler qu'on devrait parler dans les jours et semaines à venir de Hart of Dixie, Boardwalk Empire (saison 1), How to Make It in America (saison 2) et The Shield (saison 6). Et aussi (et surtout) de Awkward.
En clair : Stay tunned!
Bien à vous,
Benny
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The single life
dimanche 9 octobre 2011
Le carré d'albums d'octobre: partie 3, "Money & Celebrity" (The Subways)
Deux gars, une fille et une batterie qui tape fort et plutôt vite. La formule de The Subways, formation britannique à la pop plutôt percutante, a déjà fait recette, surtout sur scène où ça envoie tout de même pas mal.
Assez logiquement, les deux frères Billy et Josh et la rafraîchissante Charlotte Cooper (aaah...) proposent donc un troisième album plein d'énergie. Le principe: des titres qui ne remporteront jamais le prix des textes les mieux écrits (non, pas de danger) mais qui sont susceptibles de vous donner la pêche en les écoutant.
Si on excepte Celebrity, qui est un assez honteux plagiat de la rythmique de Banquet de Bloc Party, Money & Celebrity est un album qui privilégie l'efficacité, jusqu'à rappeler, dans ses meilleurs moments, l'envie de Green Day entonnant son mythique Basket Case, notamment sur We don't need money to have a good time (J'ai dit quoi sur les textes, déjà?).
Le point noir, c'est que l'ensemble manque quand même un peu de fond. Il n'y a pas ici de titre vraiment audacieux, de rupture burnée (c'est du français pas un pseudo-anglicisme) capable de marquer durablement les esprits. Et le plus gros problème de Money & Celebrity est là: si on ne boude pas son plaisir à l'écouter, rien ne garantit que dans un an, dans deux ans, on s'en souvienne de façon marquante.
En résumé: si on vous l'offre, prenez-le. Mais demandez si on ne veut pas vous offrir les tickets de concert qui vont avec. C'est pas parce qu'on est en pleine crise de la Dette qu'il faut baisser le pavillon du culot et des ambition.
Bien à vous,
Benny
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Ouïe pour l'avis
vendredi 7 octobre 2011
"The Wire" (saison 2): Baltimore, avec vue sur l'amer
La journée est placée sous le signes des jolis retours. Après Deadwood, voici venir une autre série de HBO: la monumentale The Wire, également décortiquée dans le cours de l'été dernier. C'est un parti pris, le même que pour The West Wing: face à la densité de l’oeuvre, à la grande qualité de sa construction, j'ai décidé de prendre mon temps pour l'apprécier. Pour mieux savourer toutes les subtilités de l'histoire quand les pièces de ce puzzle narratif s'assemblent.
On prend les mêmes... et on continue, plus loin
Nous voilà donc Back to Maryland, assez peu de temps après la clôture de l'affaire Barksdale et de la saison 1. Ce nouveau chapitre s'ouvre d'ailleurs avec un tour d'horizon de ce que sont devenus les protagonistes, prolongeant ce que laissaient supposer les ultimes images du finale, avec Step by Step de Jesse Winchester en fond sonore. McNulty paie ses rapports plus qu'orageux avec le major Rawls en travaillant du côté de l'unité maritime de la police de la ville, tandis que le lieutenant Daniels a été réaffecté aux archives. Alors que Kima travaille derrière un bureau, Freamon lui a retrouvé le terrain aux côtés de Bunk. Ceci pendant que Prez, Carv et Hauk poursuivent chacun de leur côté leur petit bout de chemin.
Les dealers de Baltimore Ouest sont toujours là eux aussi, drivés par l'ombrageux Stringer Bell. Chose un peu plus étonnante, on va également suivre la trajectoire des Barksdale de l'autre côté des barreaux... ce à quoi je ne m'attendais pas vraiment. Et c'est pourtant cohérent: dans The Wire, on s'attache à raconter un roman à épisodes. Ce qui n'est pas surprenant en revanche, c'est de voir apparaître de nouveaux visages dans cette ambitieuse description du phénomène urbain. Pour cela, les caméras abandonnent un temps les tours des quartiers pauvres pour rejoindre le port. Là où le syndicat des dockers compose comme il peut avec la récession.
De sacrés points forts...
Autrefois point fort de l'économie de la ville, le port de Charm City est en train de mourir. Lentement. Douloureusement. Franck Sobotka, à la tête de l'organisation, se donne un mal de chien pour maintenir à flot le bateau sur lequel tous sont embarqués. On peut même dire qu'il fait vraiment tout ce qu'il peut pour sauver tout le monde: qu'il s'agisse de ses vieux compagnons de route comme Horseface ou des plus jeunes comme son neveu Nick ou son fils Ziggy. La découverte de cadavres dans un container va pourtant porter un sacré coup à son action. Elle va non seulement mettre au jour les corps sans vie de plus d'une douzaine de femmes nues mais aussi le dramatique glissement d'une poignée d'hommes vers des activités illégales.
Encore une fois, The Wire fait fort. Très fort parce le récit inscrit à nouveau son propos dans une réalité sociale forte. Et que cette histoire très sombre joue habilement sur un effet de miroir. Clairement, c'est le marasme de l'activité portuaire qui pèse sur les épaules des personnages, qui pèse aussi sur leur choix. Et c'est leur façon de composer avec ces difficultés, au boulot comme dans la vie de tous les jours, qui donne corps aux réalités de la crise. A travers l'exploration dramatique d'un phénomène peu prisé dans ce genre de format, la série marque à nouveau des points.
... mais pas que
Ce qui ne veut pas dire que cette saison deux soit exempte de tout reproche. A titre personnel, j'ai trouvé que la volonté de poursuivre le récit de la saison 1 et le développement de la nouvelle intrigue ne s'articulaient pas toujours très bien. D'abord parce qu'il n'est pas toujours été facile de mobiliser tout le casting (franchement, si Hauk et Carver ne sont pas là, il n'y a pas mort d'homme...). Mais aussi parce que l'on ne retrouve pas vraiment ici un des moteurs de la narration de la première saison: la progression de l'enquête de police. Ici, le procédé est un peu moins linéaire et l'absence d'une certaine montée en puissance est un peu regrettable. Quand bien même il y a une belle et évidente accéleration sur la fin.
Cela reste cependant de petits regrets... et n'empêche nullement de savourer cette nouvelle saison qui embarque le téléspectateur toujours plus loin.
Way down in a hole...
Bien à vous,
Benny
On prend les mêmes... et on continue, plus loin
Nous voilà donc Back to Maryland, assez peu de temps après la clôture de l'affaire Barksdale et de la saison 1. Ce nouveau chapitre s'ouvre d'ailleurs avec un tour d'horizon de ce que sont devenus les protagonistes, prolongeant ce que laissaient supposer les ultimes images du finale, avec Step by Step de Jesse Winchester en fond sonore. McNulty paie ses rapports plus qu'orageux avec le major Rawls en travaillant du côté de l'unité maritime de la police de la ville, tandis que le lieutenant Daniels a été réaffecté aux archives. Alors que Kima travaille derrière un bureau, Freamon lui a retrouvé le terrain aux côtés de Bunk. Ceci pendant que Prez, Carv et Hauk poursuivent chacun de leur côté leur petit bout de chemin.
Les dealers de Baltimore Ouest sont toujours là eux aussi, drivés par l'ombrageux Stringer Bell. Chose un peu plus étonnante, on va également suivre la trajectoire des Barksdale de l'autre côté des barreaux... ce à quoi je ne m'attendais pas vraiment. Et c'est pourtant cohérent: dans The Wire, on s'attache à raconter un roman à épisodes. Ce qui n'est pas surprenant en revanche, c'est de voir apparaître de nouveaux visages dans cette ambitieuse description du phénomène urbain. Pour cela, les caméras abandonnent un temps les tours des quartiers pauvres pour rejoindre le port. Là où le syndicat des dockers compose comme il peut avec la récession.
De sacrés points forts...Autrefois point fort de l'économie de la ville, le port de Charm City est en train de mourir. Lentement. Douloureusement. Franck Sobotka, à la tête de l'organisation, se donne un mal de chien pour maintenir à flot le bateau sur lequel tous sont embarqués. On peut même dire qu'il fait vraiment tout ce qu'il peut pour sauver tout le monde: qu'il s'agisse de ses vieux compagnons de route comme Horseface ou des plus jeunes comme son neveu Nick ou son fils Ziggy. La découverte de cadavres dans un container va pourtant porter un sacré coup à son action. Elle va non seulement mettre au jour les corps sans vie de plus d'une douzaine de femmes nues mais aussi le dramatique glissement d'une poignée d'hommes vers des activités illégales.
Encore une fois, The Wire fait fort. Très fort parce le récit inscrit à nouveau son propos dans une réalité sociale forte. Et que cette histoire très sombre joue habilement sur un effet de miroir. Clairement, c'est le marasme de l'activité portuaire qui pèse sur les épaules des personnages, qui pèse aussi sur leur choix. Et c'est leur façon de composer avec ces difficultés, au boulot comme dans la vie de tous les jours, qui donne corps aux réalités de la crise. A travers l'exploration dramatique d'un phénomène peu prisé dans ce genre de format, la série marque à nouveau des points.
... mais pas que
Ce qui ne veut pas dire que cette saison deux soit exempte de tout reproche. A titre personnel, j'ai trouvé que la volonté de poursuivre le récit de la saison 1 et le développement de la nouvelle intrigue ne s'articulaient pas toujours très bien. D'abord parce qu'il n'est pas toujours été facile de mobiliser tout le casting (franchement, si Hauk et Carver ne sont pas là, il n'y a pas mort d'homme...). Mais aussi parce que l'on ne retrouve pas vraiment ici un des moteurs de la narration de la première saison: la progression de l'enquête de police. Ici, le procédé est un peu moins linéaire et l'absence d'une certaine montée en puissance est un peu regrettable. Quand bien même il y a une belle et évidente accéleration sur la fin.
Cela reste cependant de petits regrets... et n'empêche nullement de savourer cette nouvelle saison qui embarque le téléspectateur toujours plus loin.
Way down in a hole...
Bien à vous,
Benny
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