Cette fois, c'est la dernière. Pour 2011, s'entend. Mais on se retrouve très vite (le 2 janvier) pour une nouvelle saison où on devrait parler de la fin de The Shield, de Friday Night Lights, de 30 Rock (saison 3) ou encore de Sons of Anarchy.
Mais aussi, très sûrement, de la suite des aventures du lauréat du Benny d'Or 2011 (Justified), d'Awkward, de The Wire saison 3, du retour d'Aaron Sorkin sur HBO, de Breaking Bad et encore plein d'autres trucs. Coincés entre des chroniques CD, des confidences sur la Grande Méchante Ville et tout le reste.
En attendant, finissez bien l'année et prenez soin de vous. On se revoit en 2012, pour la saison 5.
Et surtout, surtout, comme on dit à BennyCity...
Bien à vous,
Benny
samedi 31 décembre 2011
Deux coups avant minuit : l'année stetson
Season Finale, ou presque: l'heure est venue de jeter un dernier coup d'oeil dans le rétro pour parler séries et Monde de Benny. Une année encore une fois placée sous le signe des dramas puisque l'on a parlé ici de Generation Kill, In Treatment (saison 2), Dexter (saison 2), Six Feet Under (saison 4 et saison 5), The Shield (saison 5 et saison 6), Deadwood (saison 3), The Pacific, The Wire (saison 2), Justified (saison 1) et aussi (grande nouveauté, joie et fierté) de séries toutes nouvelles comme Harry's Law, Detroit 1-8-7 (avec Southand), Pan Am, Hart of Dixie et Prime Suspect. Côté comédies, The Office (saison 5) et 30 Rock (saison 2) ont partagé l'affiche avec Community, New Girl et Up All Night, mais aussi Suburgatory et 2 Broke Girls.
En tout, 20 séries différentes. Le record de 2010 est donc battu, et pas qu'en regardant des trucs un peu vieux. Woop-di-doo, comme dirait Annie de Community.
Ce qui nous amène à désigner le podium sériel de cette année, pour saluer la série qui succède à The Office (saisons 1, 2, 3), The West Wing (saison 6) et The Wire (saison 1)
NUMERO 3 : COMMUNITY
La comédie qui m'a le plus marqué. A cause de son audace, de son côté auto-reflexif et de sa parfaite connaissance des rouages des comédies US. Un jour, Yannick Dahan a dit que c'est en connaissant le plus intimement des règles que l'on se montre le plus créatif. Pour les transgresser comme pour les dynamiser. Dan Harmon et sa bande mettent brillamment en images cette théorie. Et c'est ce qui fait du show le must de mon année de comédies.
NUMERO 2 : SIX FEET UNDER (SAISON 5)
Elle aurait pu finir numéro 1... car ça ne se joue pas à grand'chose. J'ai déjà dit, deux billets plus tôt, pourquoi cette série m'a carrément bluffé et restera gravée dans ma mémoire de sériephile. Brillante, touchante comme peu de shows peuvent l'être, la série d'Alan Ball a carrément crevé le plafond des mes attentes à son sujet. Elle tient désormais une place de choix dans mes références en la matière. Et c'est énorme parce que je n'aurais pas forcément dit ça l'an dernier (même si j'écrivais déjà que c'était, pour moi, une grande série.
NUMERO 1 : JUSTIFIED
Pourquoi Olyphant, Goggins et Yost se retrouvent tout en haut ? D'abord parce que ce classement est éminement subjectif (c'est mon Monde, ok ? :p) et parce que le show a su utiliser les rouages hyper classiques de la mythologie et des loners pour monter en puissance jusqu'à un final freudien foutrement efficace. A côté de ça, c'est une série qui s'appuie sur quelques uns des plus brillants dialogues que j'ai entendus cette année et que, à la fin du finale, on n'a qu'une envie: voir ce qu'il va advenir des doubles de Harlan County.
Chapeau, messieurs... et à l'année prochaine.
Bien à vous,
Benny
En tout, 20 séries différentes. Le record de 2010 est donc battu, et pas qu'en regardant des trucs un peu vieux. Woop-di-doo, comme dirait Annie de Community.
Ce qui nous amène à désigner le podium sériel de cette année, pour saluer la série qui succède à The Office (saisons 1, 2, 3), The West Wing (saison 6) et The Wire (saison 1)
NUMERO 3 : COMMUNITY
La comédie qui m'a le plus marqué. A cause de son audace, de son côté auto-reflexif et de sa parfaite connaissance des rouages des comédies US. Un jour, Yannick Dahan a dit que c'est en connaissant le plus intimement des règles que l'on se montre le plus créatif. Pour les transgresser comme pour les dynamiser. Dan Harmon et sa bande mettent brillamment en images cette théorie. Et c'est ce qui fait du show le must de mon année de comédies.NUMERO 2 : SIX FEET UNDER (SAISON 5)
Elle aurait pu finir numéro 1... car ça ne se joue pas à grand'chose. J'ai déjà dit, deux billets plus tôt, pourquoi cette série m'a carrément bluffé et restera gravée dans ma mémoire de sériephile. Brillante, touchante comme peu de shows peuvent l'être, la série d'Alan Ball a carrément crevé le plafond des mes attentes à son sujet. Elle tient désormais une place de choix dans mes références en la matière. Et c'est énorme parce que je n'aurais pas forcément dit ça l'an dernier (même si j'écrivais déjà que c'était, pour moi, une grande série.
NUMERO 1 : JUSTIFIED
Pourquoi Olyphant, Goggins et Yost se retrouvent tout en haut ? D'abord parce que ce classement est éminement subjectif (c'est mon Monde, ok ? :p) et parce que le show a su utiliser les rouages hyper classiques de la mythologie et des loners pour monter en puissance jusqu'à un final freudien foutrement efficace. A côté de ça, c'est une série qui s'appuie sur quelques uns des plus brillants dialogues que j'ai entendus cette année et que, à la fin du finale, on n'a qu'une envie: voir ce qu'il va advenir des doubles de Harlan County.
Chapeau, messieurs... et à l'année prochaine.
Bien à vous,
Benny
Trois coups avant minuit: la BO de mon année (Partie 2)
On continue d'égrener les jours et les mois au rythme de titre estampillés 2011 (ou un peu plus vieux) à travers cette petite rétro musicale qui consacre aussi mon album de l'année.
JUILLET "Keep the Faith" (Bon Jovi, Keep the Faith)
Alors, pour le coup, ça c'est pas franchement récent... mais il y a une vraie histoire avec ce titre. Elle nous ramène au 1er juillet et à mon dernier jour à la BennyCorp avec mes deux principaux confrères. Le début d'un nouveau semestre et la fin d'une époque... tout se mélange, jusque dans une vidéo qu'ils ont réalisée pour marquer mon départ (avec notamment celle qui m'a succédé), qui est truffée de moments émouvants et sur laquelle on peut entendre ce titre qui a égayé de nombreux vendredis soirs.
C'est clairement l'un des plus beaux (si ce n'est le plus beau) témoignages d'amitié qu'on m'ait fait. J'en suis resté sans voix. Aujourd'hui, c'est mon jerican de secours pour les moments où je cale... et je réalise combien j'ai de la chance d'avoir ça avec loi.
AOÛT "Arlandria" (Foo Fighters, Wasting Light)
Encore un mois bien chargé, à déménager, chercher où emménager, ne pas trouver, courir et s'énerver... Aux quatre coins de BennyCity ou dans ma caisse pour rejoindre la Grande Méchante Ville, cet album sorti au printemps a tourné en boucle, encore et encore. Au point que oui: pour moi, c'est l'album de l'année. Carrément taillé dans le rock, assez souple mélodiquement, c'est le partenaire idéal pour changer de vie. En tout cas, c'est l'album des Foo Fighters que j'écoute le plus depuis le volume 1 de In Your Honor, autre grand succès de mes playlists et qui reste attaché à ma vie dans la Ville du Vent, en 2006 (un jour on en reparlera, tiens).
SEPTEMBRE "I'm Picky" (Shaka Ponk, The Geek and the Jerkin' Socks) et "The Rover" (Led Zeppelin, Physical Graffiti)
Deux titres qui marquent mon départ pour la Grande Méchante Ville. Le premier, extrait d'un album lui aussi très bien fichu, est encore un vrai concentré d'énergie, que je rattache souvent à des moments liés à la nuit (allez savoir pourquoi...). Le second est définitivement lié à mon retour en voiture après l'emménagement. Il y a, dans The Rover, une vraie dimension crépusculaire qui colle parfaitement à l'instant: tout est près pour partir, tourner une page. Un chouette moment lié à une excursion en voiture.
OCTOBRE "Coma" (The Guns and Roses, Use your illusion 1) et "A commotion" (Feist, Metals)
Ce mois, c'est un peu deux étapes : celle où je finis d'émerger de mes cartons dans la coloc et où je commence (quand même) un peu à bosser et celle où... je peux enfin vraiment utiliser une connexion ADSL. Conclusion? Le premier titre est extirpé de ma ZicoThèque, le second est découvert grâce à la chronique du nouvel album de Feist. Autant PJ Harvey aura été la dame du printemps, autant Feist aura été celle de l'automne. Avec classe et puissance.
NOVEMBRE "ReWired" (Kasabian, Velociraptor!)
Cette année aura eu ceci d'étrange que j'ai parfois chroniqué des albums à un moment donné et que j'en ai apprécié les perles un peu plus tard. C'était le cas avec Wasting Light des Foo Fighters, cela l'aura aussi été avec la nouvelle livraison des Kasabian, dont la finesse des compos fait encore mouche ce coup-ci.
DECEMBRE "Someone Like You" (Adele, 21)
J'aime bien Adele, même si je connais assez mal son travail. Je sais que Hometown Glory me semble écrit par une personne qui a grandi à BennyCity, et je pense que la demoiselle a toutes les cartes en main pour aller très loin. Someone Like You me ramène dans la voiture avec mon père, alors que je rentre à la maison. Elle porte en elle un esprit qui colle pour moi avec Noël, le moment idéal pour faire une pause avec ceux que l'on aime.
Bien à vous,
Benny
JUILLET "Keep the Faith" (Bon Jovi, Keep the Faith)
Alors, pour le coup, ça c'est pas franchement récent... mais il y a une vraie histoire avec ce titre. Elle nous ramène au 1er juillet et à mon dernier jour à la BennyCorp avec mes deux principaux confrères. Le début d'un nouveau semestre et la fin d'une époque... tout se mélange, jusque dans une vidéo qu'ils ont réalisée pour marquer mon départ (avec notamment celle qui m'a succédé), qui est truffée de moments émouvants et sur laquelle on peut entendre ce titre qui a égayé de nombreux vendredis soirs.
C'est clairement l'un des plus beaux (si ce n'est le plus beau) témoignages d'amitié qu'on m'ait fait. J'en suis resté sans voix. Aujourd'hui, c'est mon jerican de secours pour les moments où je cale... et je réalise combien j'ai de la chance d'avoir ça avec loi.
AOÛT "Arlandria" (Foo Fighters, Wasting Light)
Encore un mois bien chargé, à déménager, chercher où emménager, ne pas trouver, courir et s'énerver... Aux quatre coins de BennyCity ou dans ma caisse pour rejoindre la Grande Méchante Ville, cet album sorti au printemps a tourné en boucle, encore et encore. Au point que oui: pour moi, c'est l'album de l'année. Carrément taillé dans le rock, assez souple mélodiquement, c'est le partenaire idéal pour changer de vie. En tout cas, c'est l'album des Foo Fighters que j'écoute le plus depuis le volume 1 de In Your Honor, autre grand succès de mes playlists et qui reste attaché à ma vie dans la Ville du Vent, en 2006 (un jour on en reparlera, tiens).
SEPTEMBRE "I'm Picky" (Shaka Ponk, The Geek and the Jerkin' Socks) et "The Rover" (Led Zeppelin, Physical Graffiti)
Deux titres qui marquent mon départ pour la Grande Méchante Ville. Le premier, extrait d'un album lui aussi très bien fichu, est encore un vrai concentré d'énergie, que je rattache souvent à des moments liés à la nuit (allez savoir pourquoi...). Le second est définitivement lié à mon retour en voiture après l'emménagement. Il y a, dans The Rover, une vraie dimension crépusculaire qui colle parfaitement à l'instant: tout est près pour partir, tourner une page. Un chouette moment lié à une excursion en voiture.
OCTOBRE "Coma" (The Guns and Roses, Use your illusion 1) et "A commotion" (Feist, Metals)
Ce mois, c'est un peu deux étapes : celle où je finis d'émerger de mes cartons dans la coloc et où je commence (quand même) un peu à bosser et celle où... je peux enfin vraiment utiliser une connexion ADSL. Conclusion? Le premier titre est extirpé de ma ZicoThèque, le second est découvert grâce à la chronique du nouvel album de Feist. Autant PJ Harvey aura été la dame du printemps, autant Feist aura été celle de l'automne. Avec classe et puissance.
NOVEMBRE "ReWired" (Kasabian, Velociraptor!)
Cette année aura eu ceci d'étrange que j'ai parfois chroniqué des albums à un moment donné et que j'en ai apprécié les perles un peu plus tard. C'était le cas avec Wasting Light des Foo Fighters, cela l'aura aussi été avec la nouvelle livraison des Kasabian, dont la finesse des compos fait encore mouche ce coup-ci.
DECEMBRE "Someone Like You" (Adele, 21)
J'aime bien Adele, même si je connais assez mal son travail. Je sais que Hometown Glory me semble écrit par une personne qui a grandi à BennyCity, et je pense que la demoiselle a toutes les cartes en main pour aller très loin. Someone Like You me ramène dans la voiture avec mon père, alors que je rentre à la maison. Elle porte en elle un esprit qui colle pour moi avec Noël, le moment idéal pour faire une pause avec ceux que l'on aime.
Bien à vous,
Benny
vendredi 30 décembre 2011
Quatre coups avant minuit: "Six Feet Under" (saison 5), la mort et le tableau de l'existence
Every Picture Tells a Story / Chaque Tableau a son Histoire: cette formule (qui sert de titre au deuxième épisode du Caméléon, pour l'anecdote inutile), pourrait résumer à elle seule l'ultime saison des aventures de la famille Fisher.
Avec ces douze épisodes, Alan Ball et ses sbires ne font effectivement pas que conclure une histoire dans laquelle le sens de l'existence a toujours été éclairé par la lumière blafarde du deuil. Ils livrent un ensemble dont toute la subtilité, toute la cohérence se révèle à l'aune de son épilogue.
Même si je ne pense pas que tout était écrit à l'avance par Alan Ball, il est clair que l'homme savait ce vers quoi il allait tendre dès le départ. Et qu'il a mis un point d'honneur à ce que ceci soit pleinement révélé au téléspectateur dans les derniers épisodes. Cet conjecture devient une évidence lorsque l'on se penche, a posteriori, sur la trajectoire de Nate.
Le dessein de Ball
De toute la série, le fils aîné des Fischer est sans aucun doute le personnage le plus complexe. Tour à tour émouvant, touchant et exaspérant, je me souviens avoir été agacé par les atermoiements de son attitude dans la saison 4: j'avais l'impression qu'il n'avançait pas, qu'il ne murissait guère et qu'il se complaisait à se reposer des interrogations auquel il me semblait qu'il avait déjà répondu. La saison 5 démontre de façon magistrale combien en fait il n'est pas là tant question d'avancer que de gérer sa capacité à choisir ce que l'on est. Sa propre propension à prendre des risques et à les assumer.
Comme il partage sa vie avec une femme qui a beaucoup de mal à donner ce dont elle a elle-même tant besoin (je vous le donne en mille : de l'amour), il se heurte perpétuellement à la problématique que l'on vient d'énoncer. Jusqu'à ce que survienne, dans le troisième tiers de la saison, un événement aussi inattendu que traumatisant (pour les héros comme pour le téléspectateur). Jusqu'à ce que le tableau de son existence comme celui de ses proches (vous pouvez appeler ça le dessein d'Alan Ball) ne nous soit finalement révélé.
Un final qui vous hantera...
Ce tournant (que je me refuse à spoiler), c'est clairement l'axe autour duquel tourne cette dernière saison. Un axe autour duquel se structure la course de tous les autres personnages. Pour David, qui franchit une étape cruciale dans sa vie sentimentale avec Keith; pour Ruth, qui dressera un constat plutôt amer sur tout un pan de son existence mais qui l'assoit dans une solide position de matriarche; et pour Claire (je le dis à chaque fois mais vraiment : Lauren Ambrose est fantastique) qui devient du même coup une adulte.
Rarement un season finale n'aura porté en lui une telle puissance évocatrice, une telle densité. En tout cas, pas dans ma vie de téléspectateur. Peut-être parce que la charge sentimentale qui me liait à la série était un peu moins forte qu'avec Urgences ou The West Wing et que du coup, sa puissance narrative n'en est que plus manifeste. Manifeste et incontestable.
... et révèlera une évidence
A tel point que le constat est sans détour : il faut voir Six Feet Under (au moins) une fois dans sa vie. Vous courrez sans aucun doute le risque d'être hanté par ses dernières minutes pendant longtemps, mais l'aventure raisonnera durablement en vous. Dans votre rapport à la fiction comme dans votre rapport à la vie. Et c'est tout ce que j'ai à dire à propos de ça.
Bien à vous,
Benny
Avec ces douze épisodes, Alan Ball et ses sbires ne font effectivement pas que conclure une histoire dans laquelle le sens de l'existence a toujours été éclairé par la lumière blafarde du deuil. Ils livrent un ensemble dont toute la subtilité, toute la cohérence se révèle à l'aune de son épilogue.
Même si je ne pense pas que tout était écrit à l'avance par Alan Ball, il est clair que l'homme savait ce vers quoi il allait tendre dès le départ. Et qu'il a mis un point d'honneur à ce que ceci soit pleinement révélé au téléspectateur dans les derniers épisodes. Cet conjecture devient une évidence lorsque l'on se penche, a posteriori, sur la trajectoire de Nate.
Le dessein de Ball
De toute la série, le fils aîné des Fischer est sans aucun doute le personnage le plus complexe. Tour à tour émouvant, touchant et exaspérant, je me souviens avoir été agacé par les atermoiements de son attitude dans la saison 4: j'avais l'impression qu'il n'avançait pas, qu'il ne murissait guère et qu'il se complaisait à se reposer des interrogations auquel il me semblait qu'il avait déjà répondu. La saison 5 démontre de façon magistrale combien en fait il n'est pas là tant question d'avancer que de gérer sa capacité à choisir ce que l'on est. Sa propre propension à prendre des risques et à les assumer.
Comme il partage sa vie avec une femme qui a beaucoup de mal à donner ce dont elle a elle-même tant besoin (je vous le donne en mille : de l'amour), il se heurte perpétuellement à la problématique que l'on vient d'énoncer. Jusqu'à ce que survienne, dans le troisième tiers de la saison, un événement aussi inattendu que traumatisant (pour les héros comme pour le téléspectateur). Jusqu'à ce que le tableau de son existence comme celui de ses proches (vous pouvez appeler ça le dessein d'Alan Ball) ne nous soit finalement révélé.
Un final qui vous hantera...
Ce tournant (que je me refuse à spoiler), c'est clairement l'axe autour duquel tourne cette dernière saison. Un axe autour duquel se structure la course de tous les autres personnages. Pour David, qui franchit une étape cruciale dans sa vie sentimentale avec Keith; pour Ruth, qui dressera un constat plutôt amer sur tout un pan de son existence mais qui l'assoit dans une solide position de matriarche; et pour Claire (je le dis à chaque fois mais vraiment : Lauren Ambrose est fantastique) qui devient du même coup une adulte.
Rarement un season finale n'aura porté en lui une telle puissance évocatrice, une telle densité. En tout cas, pas dans ma vie de téléspectateur. Peut-être parce que la charge sentimentale qui me liait à la série était un peu moins forte qu'avec Urgences ou The West Wing et que du coup, sa puissance narrative n'en est que plus manifeste. Manifeste et incontestable.
... et révèlera une évidence
A tel point que le constat est sans détour : il faut voir Six Feet Under (au moins) une fois dans sa vie. Vous courrez sans aucun doute le risque d'être hanté par ses dernières minutes pendant longtemps, mais l'aventure raisonnera durablement en vous. Dans votre rapport à la fiction comme dans votre rapport à la vie. Et c'est tout ce que j'ai à dire à propos de ça.
Bien à vous,
Benny
Cinq coups avant minuit : La BO de mon année (partie 1)
C'est l'heure de rebrancher le tourne-disque, le baladeur ou le magnéto à cassettes (oui, on est sur un blog moderne ici, qu'est-ce que vous croyez ?) pour raconter 2011. Pas forcément pour évoquer douze nouveautés en douze mois mais pour évoquer une année où il s'est passé pas mal de choses. Et à chaque fois, la musique n'était jamais loin.
JANVIER "My Medicine" (The Pretty Reckless, The Pretty Reckless) et "So Far From Your Weapon" (The Dead Weather, The Dead Weather)
Pour le premier titre, c'est marrant: à l'époque, je m'étais surpris à trouver cet album bien foutu alors que je suis d'ordinaire plus que soupçonneux sur les albums d'actrice. Presque un an plus tard, je trouve toujours que c'était bien. Nerveux. Et que ça se réécoute avec plaisir. Je me demande ce que donnera le deuxième album de la Momsen.
Le deuxième titre est lié à un moment plus perso: le mois de janvier, c'était un peu comme se retrouver dans le tambour d'une machine à laver, se faire secouer un peu dans tous les sens et... adorer ça. C'était un dimanche matin que cet air m'est revenu en tête et il m'a accompagné toute une journée au travail. Sans le savoir, j'étais déjà prêt pour la suite de l'année.
FEVRIER "Zombies of Life" (Rodeo Massacre, If you can't smoke'em, sell'em)
J'adore les groupes qui s'inspirent des 70's pour nous balader avec une mélodie efficace. Les Rodeo Massacre ont beaucoup aimé les Jefferson Airplane et le rock un peu psyché: ça se sent, ça s'entend et ça le fait. Une très jolie découverte qui, sans être vraiment révolutionnaire, remet au goût du jour des sonorités parfois un peu vite oubliées.
MARS "Let England Shake" (PJ Harvey, Let England Shake), "Lost in the flood" (Bruce Springsteen & the E Street Band, Live in New York City)
Le premier titre marque le retour d'une sacrée figure de l'Angleterre des refrains. Le texte cloué aux préoccupations sociales d'un pays qui va connaître un été très agité, le son toujours très travaillé: PJ Harvey démontre qu'elle est plus que jamais dans le bon tempo au début des années 2010. Et cet album reste une des créations majeures de l'année.
Le deuxième titre, je l'ai écouté pendant une longue, longue journée de pluie. Vous savez, ce genre de jour où vous pressentez que ça se terminera sur un truc pas cool... Finalement, j'en ai été quitte pour un nouveau tour de tambour, et une des plus belles nuits de l'année.
AVRIL "Hollow Hero" (Le Prince Miiaou, Fill the blanks with your emptiness) et "Megumi and the Milkyway above" (Connan Mockasin)
Un gars, une fille... et deux artistes singulièrement barrés qui ont vraiment marqué l'année. Capable de vous filer le frisson quand elle est sur scène tant il émane d'elle un troublant mélange de force et de fragilité. Chez Maud-Elisa Mandeau, on essaie, on triture, on tortille, on ajoute, on accumule les essais mélodiques. Et à la fin, on obtient des titres d'une densité rare. Encore, une sacrée découverte, à mettre au côté de Connan Mockasin et son très étonnant titre, "Megumi & the Milkyway above" que l'on oublie pas, que dis-je, que l'on ne peut pas oublier une fois qu'on l'a écouté. Il fallait au moins venir d'Australie pour proposer un truc aussi barré et aussi ébouriffant musicalement. D'ailleurs, je vous laisse savourer.
MAI "Future Starts slow" (The Kills, Blood Pressures), "Breathe In" (Yodelice, Cardioid)
Très honnêtement, le premier aurait pu être l'album de l'année. A dire vrai, cela ne s'est pas joué à grand'chose parce que j'ai vraiment aimé l'album de Mosshart et Hince, quand bien même pas mal d'habitués du duo ont plutôt peu accroché. La vérité, c'est que c'est du bon rock, accessible sans être passe partout et que The Last Goodbye ou Pots & Pans sont régulièrement revenus dans mes oreilles cette année.
Le second titre se paie le luxe de placer un même album deux années de suite dans mon bilan-BO. En même temps, c'est comme ça: c'est ce qui résonnait dans la BennyMobile alors que j'allais enfin pouvoir envisager mon départ pour la Grande Méchante Ville. Forcément, ça marque...
JUIN "Another ay to Die" (Jack White & Alicia Keys, BO de Quantum of Solace)
Mois de malade. Volume de travail de malade. C'est mon avant-dernier mois à la BennyCorp et me voilà embringué dans un challenge à la limite de la stupidité: faire la moitié d'un numéro spécial tout seul. Et je l'ai fait. Dans ces cas-là, il faut un pur hymne pour gérer l'affaire. Ce titre, c'est carrément ça.
La suite (et la fin), ce sera pour demain.
Bien à vous,
Benny
JANVIER "My Medicine" (The Pretty Reckless, The Pretty Reckless) et "So Far From Your Weapon" (The Dead Weather, The Dead Weather)
Pour le premier titre, c'est marrant: à l'époque, je m'étais surpris à trouver cet album bien foutu alors que je suis d'ordinaire plus que soupçonneux sur les albums d'actrice. Presque un an plus tard, je trouve toujours que c'était bien. Nerveux. Et que ça se réécoute avec plaisir. Je me demande ce que donnera le deuxième album de la Momsen.
Le deuxième titre est lié à un moment plus perso: le mois de janvier, c'était un peu comme se retrouver dans le tambour d'une machine à laver, se faire secouer un peu dans tous les sens et... adorer ça. C'était un dimanche matin que cet air m'est revenu en tête et il m'a accompagné toute une journée au travail. Sans le savoir, j'étais déjà prêt pour la suite de l'année.
FEVRIER "Zombies of Life" (Rodeo Massacre, If you can't smoke'em, sell'em)
J'adore les groupes qui s'inspirent des 70's pour nous balader avec une mélodie efficace. Les Rodeo Massacre ont beaucoup aimé les Jefferson Airplane et le rock un peu psyché: ça se sent, ça s'entend et ça le fait. Une très jolie découverte qui, sans être vraiment révolutionnaire, remet au goût du jour des sonorités parfois un peu vite oubliées.
MARS "Let England Shake" (PJ Harvey, Let England Shake), "Lost in the flood" (Bruce Springsteen & the E Street Band, Live in New York City)
Le premier titre marque le retour d'une sacrée figure de l'Angleterre des refrains. Le texte cloué aux préoccupations sociales d'un pays qui va connaître un été très agité, le son toujours très travaillé: PJ Harvey démontre qu'elle est plus que jamais dans le bon tempo au début des années 2010. Et cet album reste une des créations majeures de l'année.
Le deuxième titre, je l'ai écouté pendant une longue, longue journée de pluie. Vous savez, ce genre de jour où vous pressentez que ça se terminera sur un truc pas cool... Finalement, j'en ai été quitte pour un nouveau tour de tambour, et une des plus belles nuits de l'année.
AVRIL "Hollow Hero" (Le Prince Miiaou, Fill the blanks with your emptiness) et "Megumi and the Milkyway above" (Connan Mockasin)
Un gars, une fille... et deux artistes singulièrement barrés qui ont vraiment marqué l'année. Capable de vous filer le frisson quand elle est sur scène tant il émane d'elle un troublant mélange de force et de fragilité. Chez Maud-Elisa Mandeau, on essaie, on triture, on tortille, on ajoute, on accumule les essais mélodiques. Et à la fin, on obtient des titres d'une densité rare. Encore, une sacrée découverte, à mettre au côté de Connan Mockasin et son très étonnant titre, "Megumi & the Milkyway above" que l'on oublie pas, que dis-je, que l'on ne peut pas oublier une fois qu'on l'a écouté. Il fallait au moins venir d'Australie pour proposer un truc aussi barré et aussi ébouriffant musicalement. D'ailleurs, je vous laisse savourer.
MAI "Future Starts slow" (The Kills, Blood Pressures), "Breathe In" (Yodelice, Cardioid)
Très honnêtement, le premier aurait pu être l'album de l'année. A dire vrai, cela ne s'est pas joué à grand'chose parce que j'ai vraiment aimé l'album de Mosshart et Hince, quand bien même pas mal d'habitués du duo ont plutôt peu accroché. La vérité, c'est que c'est du bon rock, accessible sans être passe partout et que The Last Goodbye ou Pots & Pans sont régulièrement revenus dans mes oreilles cette année.
Le second titre se paie le luxe de placer un même album deux années de suite dans mon bilan-BO. En même temps, c'est comme ça: c'est ce qui résonnait dans la BennyMobile alors que j'allais enfin pouvoir envisager mon départ pour la Grande Méchante Ville. Forcément, ça marque...
JUIN "Another ay to Die" (Jack White & Alicia Keys, BO de Quantum of Solace)
Mois de malade. Volume de travail de malade. C'est mon avant-dernier mois à la BennyCorp et me voilà embringué dans un challenge à la limite de la stupidité: faire la moitié d'un numéro spécial tout seul. Et je l'ai fait. Dans ces cas-là, il faut un pur hymne pour gérer l'affaire. Ce titre, c'est carrément ça.
La suite (et la fin), ce sera pour demain.
Bien à vous,
Benny
jeudi 29 décembre 2011
Six coups avant minuit : Les trucs à retenir en 2011 dans la Grande Méchante Ville
Jeudi 15 septembre, 13h12. Le train qui relie BennyCity à la Grande Méchante Ville quitte le quai avec à son bord votre serviteur, une valise et un sac pour retrouver un nouvel appart, une nouvelle coloc et des affaires déjà là-bas. A ce moment précis, le coeur est aussi gros que les bagages parce que c'est un moment que j'ai longtemps attendu... et parce que, pas loin, il y a la BennyCorp, mes collègues et tout un tas de trucs qui font partie du passé. Pour onze mois ou pour plus que ça.
Jeudi 22 décembre, 19h42. Retour à la maison pour les fêtes, avec l'impression que le temps a filé à toute vitesse mais qu'il n'a pas été perdu. Ou en tout cas le moins possible. Avant de foncer en 2012, avec la ferme intention de faire un trou pour rester sur place, et puisque je n'ai pas eu le temps de le faire avant, petit inventaire des impressions, des souvenirs et des images recueillis sur le théâtre d'un vrai, beau et grand défi.
Numéro 1 : Se casser la gueule avec sa monstrueuse valise dans les escaliers qui mène au premier métro, ça ne fait jamais perdre le sens des réalités, et encore moins celui de la formule. Ce que j'ai dit en me redressant presque aussitôt? "Putain, ça commence bien". Ouaip.
Numéro 2 : Croire que la formule 48 heures chrono de la Redoute, c'est plus fiable que la théorie selon laquelle Oswald aurait shooté seul Kennedy, c'est moyen bien. Bon, c'est vrai: ça n'a pas un lien direct avec la Grande Méchante Ville mais mine de rien, j'ai vécu 15 jours sans le canapé clic clac qui devait me servir de lit. J'ai bien fait d'emprunter l'intégrale de Band of Brothers à un pote: ça mettait un peu dans l'ambiance.
Numéro 3 : On dit que le Parisien n'est pas sympa. C'est faux. Si vous partez dans l'idée que tous les habitants de la Grande Méchante Ville sont méchants/désagréables/pressés, une fois sur quatre, vous tombez sur une personne plutôt gentille (ou presque). Et ça, ça illumine votre journée.
Numéro 4 : Si vous voulez venir là-bas, c'est très sympa. Par contre pour la bouffe, apprenez les rudiments de la boucherie. Et montez avec votre propre vache: la viande coûte tout de même très cher. Perso, je suis devenu un cador de la multi-cuisine de légumes avec du thon.
Numéro 5 : Achetez-vous une bonne paire de pompes parce qu'il y a quand même beaucoup, beaucoup de très chouettes coins. Même quand on joue le touriste de base en passant par les Champs Elysées de nuit pour les fêtes ou le pont de l'Alma. Mais ça marche aussi en vous tapant la rue vieille du Temple, Belleville, Menilmontant (je surkiffe la descente) Barbès en journée ou encore la rue des Vinaigriers.
Numéro 6 : Le père Lachaise. Je ne vis pas très loin et j'ai passé au moins 25 minutes à chercher la tombe de Desproges dans cet espèce de "cimetière anti-cimetière" où les gens se baladent avec leur appareil photo. L'ironie de la quête veut qu'elle soit juste en face d'une sépulture plutôt imposante que tout le monde regarde... et dont je me souviens pas qui en est "l'hôte". C'est peut-être vrai qu'on est tous égaux face à la mort, finalement.
Numéro 7 : On vous dit que la foule, le métro, les gens qui courent tout le temps rendent la Grande Méchante Ville insupportable... En vrai, si vous aimez Noël, ça passe tout seul. Surtout si vous kiffez le gros rush des courses de cette période, en fait. Moi, c'est mon cas.
Numéro 8 : Les trucs dans la rue. Un grand classique de la Grande Méchante Ville, tout au moins là où je vis (et je voyais pas ça à BennyCity). Les gens laissent sur le pallier les trucs dont ils veulent se débarrasser. Au début, tu trouves ça chelou. Après, tu t'adaptes. Mais des fois, tu te retrouves à te demander, comme ma coloc, si tu peux récupérer le truc ou si c'est juste que le riverain est en train d'ouvrir sa porte pour rentrer sa nouvelle étagère d'occase...
Numéro 9 : Le manque de lumière. Alors ça, je ne sais pas si c'est moi ou si je vieillis mais bon sang, qu'est-ce que c'est gris l'automne là-bas. Du coup, je ne sais pas si c'est ça, si c'est la fatigue à courir partout ou si c'est les deux mais j'ai fini l'année un peu à plat. Du coup, je prends des vitamines.
Numéro 10 : La crise. La pauvreté. Qui est quand même partout quand on ouvre les yeux. Sans faire du sentimentalisme à deux balles, quand on se retrouve sur un parking où des jeunes actifs vivent dans leur bagnole parce qu'ils ne peuvent pas payer de loyers, et que ces derniers expliquent qu'on veut qu'ils partent, on fait pas le fier.
Numéro 11 : un long, vraiment long escalator qui ramène à la surface de la terre, dans le quartier où je vis. Celui que je prends quand je reviens de mes rendez-vous, de mes virées, de mes sorties avec des connaissances, des collègues ou des amis. Celui que je vais prendre pendant encore six mois et, je l'espère, après. Parce que même si c'est la crise, même si le défi n'est pas gagné, même s'il va falloir se bagarrer, qu'est-ce que je kiffe cette aventure, tout de même...
Bien à vous,
Benny
Jeudi 22 décembre, 19h42. Retour à la maison pour les fêtes, avec l'impression que le temps a filé à toute vitesse mais qu'il n'a pas été perdu. Ou en tout cas le moins possible. Avant de foncer en 2012, avec la ferme intention de faire un trou pour rester sur place, et puisque je n'ai pas eu le temps de le faire avant, petit inventaire des impressions, des souvenirs et des images recueillis sur le théâtre d'un vrai, beau et grand défi.
Numéro 1 : Se casser la gueule avec sa monstrueuse valise dans les escaliers qui mène au premier métro, ça ne fait jamais perdre le sens des réalités, et encore moins celui de la formule. Ce que j'ai dit en me redressant presque aussitôt? "Putain, ça commence bien". Ouaip.
Numéro 2 : Croire que la formule 48 heures chrono de la Redoute, c'est plus fiable que la théorie selon laquelle Oswald aurait shooté seul Kennedy, c'est moyen bien. Bon, c'est vrai: ça n'a pas un lien direct avec la Grande Méchante Ville mais mine de rien, j'ai vécu 15 jours sans le canapé clic clac qui devait me servir de lit. J'ai bien fait d'emprunter l'intégrale de Band of Brothers à un pote: ça mettait un peu dans l'ambiance.
Numéro 3 : On dit que le Parisien n'est pas sympa. C'est faux. Si vous partez dans l'idée que tous les habitants de la Grande Méchante Ville sont méchants/désagréables/pressés, une fois sur quatre, vous tombez sur une personne plutôt gentille (ou presque). Et ça, ça illumine votre journée.
Numéro 4 : Si vous voulez venir là-bas, c'est très sympa. Par contre pour la bouffe, apprenez les rudiments de la boucherie. Et montez avec votre propre vache: la viande coûte tout de même très cher. Perso, je suis devenu un cador de la multi-cuisine de légumes avec du thon.
Numéro 5 : Achetez-vous une bonne paire de pompes parce qu'il y a quand même beaucoup, beaucoup de très chouettes coins. Même quand on joue le touriste de base en passant par les Champs Elysées de nuit pour les fêtes ou le pont de l'Alma. Mais ça marche aussi en vous tapant la rue vieille du Temple, Belleville, Menilmontant (je surkiffe la descente) Barbès en journée ou encore la rue des Vinaigriers.
Numéro 6 : Le père Lachaise. Je ne vis pas très loin et j'ai passé au moins 25 minutes à chercher la tombe de Desproges dans cet espèce de "cimetière anti-cimetière" où les gens se baladent avec leur appareil photo. L'ironie de la quête veut qu'elle soit juste en face d'une sépulture plutôt imposante que tout le monde regarde... et dont je me souviens pas qui en est "l'hôte". C'est peut-être vrai qu'on est tous égaux face à la mort, finalement.
Numéro 7 : On vous dit que la foule, le métro, les gens qui courent tout le temps rendent la Grande Méchante Ville insupportable... En vrai, si vous aimez Noël, ça passe tout seul. Surtout si vous kiffez le gros rush des courses de cette période, en fait. Moi, c'est mon cas.Numéro 8 : Les trucs dans la rue. Un grand classique de la Grande Méchante Ville, tout au moins là où je vis (et je voyais pas ça à BennyCity). Les gens laissent sur le pallier les trucs dont ils veulent se débarrasser. Au début, tu trouves ça chelou. Après, tu t'adaptes. Mais des fois, tu te retrouves à te demander, comme ma coloc, si tu peux récupérer le truc ou si c'est juste que le riverain est en train d'ouvrir sa porte pour rentrer sa nouvelle étagère d'occase...
Numéro 9 : Le manque de lumière. Alors ça, je ne sais pas si c'est moi ou si je vieillis mais bon sang, qu'est-ce que c'est gris l'automne là-bas. Du coup, je ne sais pas si c'est ça, si c'est la fatigue à courir partout ou si c'est les deux mais j'ai fini l'année un peu à plat. Du coup, je prends des vitamines.
Numéro 10 : La crise. La pauvreté. Qui est quand même partout quand on ouvre les yeux. Sans faire du sentimentalisme à deux balles, quand on se retrouve sur un parking où des jeunes actifs vivent dans leur bagnole parce qu'ils ne peuvent pas payer de loyers, et que ces derniers expliquent qu'on veut qu'ils partent, on fait pas le fier.
Numéro 11 : un long, vraiment long escalator qui ramène à la surface de la terre, dans le quartier où je vis. Celui que je prends quand je reviens de mes rendez-vous, de mes virées, de mes sorties avec des connaissances, des collègues ou des amis. Celui que je vais prendre pendant encore six mois et, je l'espère, après. Parce que même si c'est la crise, même si le défi n'est pas gagné, même s'il va falloir se bagarrer, qu'est-ce que je kiffe cette aventure, tout de même...
Bien à vous,
Benny
Vous en reprendrez bien... "Shout 2000" (Disturbed)
Petit coup de projecteur sur une reprise pas très connue du célèbre titre de Tears for Fears, qui a fait son apparition il y a un peu plus de dix ans et secoue quand même beaucoup sa maman. Disturbed, pour ceux qui ne le savent pas, c'est un groupe de Metal créé dans les années 90 et qui nous vient de Chicago. Emmené par un chanteur qui a des faux airs de Vin Diesel après qu'il a pris deux fois des pates (David Draiman), Disturbed s'est notamment fait connaître avec cet extrait de The Sickness.
Le reste, c'est de la littérature...
Bien à vous,
Benny
Le reste, c'est de la littérature...
Bien à vous,
Benny
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