dimanche 8 novembre 2009

Du tag au tac

Elle a recommencé. L'an passé déjà, Une Blonde dans la ville m'avait tagué et j'en ai profité pour dire que tout le bien que je pensais de son blog, de son écriture et de ce que l'on pouvait en deviner de sa personnalité. J'avais aussi spécifié qu'il valait mieux ne pas recommencer parce que je pourrais être beaucoup magnanime.
Et qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle a recommencé.
Oh, de manière subtile, hein : non contente de nourrir intelligemment le débat sur ce blog (pendant que d'autres sont un peu trop silencieux, suivez mon e-regard Leti et les autres...), de me faire réfléchir (oui, oui), la demoiselle m'a récemment tagué... en bonus. Le texte dit : "Si quelqu'un d'autre veut participer (Benny par exemple ?) ce sera avec plaisir aussi, évidemment..."
Evidemment.

Un Benny, ça se méfie

Alors oui, on pourrait dire que je me pose en victime, que c'est moi qui veut bien me prêter au jeu. Ce qui n'est pas tout à fait faux (voire carrément vrai). Mais tu dois savoir deux choses, e-public. La première, c'est que la Blonde, elle fait avec Miss400 une horoscoperie qui influe dangereusement sur mes velléités amoureuses du ouikend. Et que, maintenant que j'ai dit que je le ferais, je suis obligé de tenir parole sous peine d'avoir Venus où tu penses pendant trois semaines chaque vendredi matin. Or, j'ignore si je pourrais le supporter.
Un homme assume, surtout quand il est trentenaire.
La seconde, c'est que la demoiselle est une femme qui a de la personnalité, ce qui est à mes yeux une qualité essentielle. Le truc qui fait que j'apprécie vraiment ou pas quelqu'un (ça et l'humour et la curiosité). C'est trippant, disons-le... jusqu'au stade où vous recevez un mail qui dit : "Mon papa n'aura pas besoin de se déplacer pour pulvériser le tracteur du tien". Si on passe outre le fait (complètement anodin, c'est évident) que j'avais tiré le premier question provocation puérile, je n'ose imaginer ce qu'il adviendra de moi si je ne respecte pas mes engagements.
Un homme sait être audacieux mais aussi réfléchir, surtout quand il est trentenaire.

Un fauteuil pour poster

Vous découvrez donc aujourd'hui l'endroit où c'est que je tape des phrases en français pour mon Monde. Vous l'aurez constaté : je suis un bloggeur de fauteuil. Je passe une partie de mes journées au bureau donc à la maison je fais du clavier dans un endroit confortable, sous les feuilles toujours avisées de Luciole LaPlante. Même que le fauteuil en question, c'est une Bergère Ascot d'après le vendeur.
On constate aussi que dans mon appart les rideaux sont en ce moment au lavage et que le sol est en linoléum, ce qui, fondamentalement, est moche. Et là je dois faire un aveu : j'aime bien mon appart à BennyCity mais sans plus.

Moi et ma Bergère

Je préfèrais celui que, Bergère Ascot et moi, on occupait dans une autre ville plus au sud, pour un autre poste à la BennyCorp. Je pense donc que je n'irais pas au-delà du bail de trois ans que j'ai signé ici. Cet appart, il est plutôt confortable, il est pratique (je travaille à dix minutes à pied de chez moi) mais il est temps que je devienne propriétaire et je veux le faire dans un appart coup de coeur.
En bonus, je vous ai mis une photo de mon bureau, où je garde là aussi un oeil sur mon blog. On a de super locaux et vous découvrirez un secret en regardant ma ptite souris : je suis... gaucher.
Je sais, c'est incroyable comme info. Je vais donc en rester là, non sans tagguer à mon tour Sonia, Marie (histoire de la ramener dans le 2.0) Arnaud J. Fleishman pour savoir où ils blogguent. Dura Bog Lex, Sed Blog Lex.

Bien à vous,
Benny

mercredi 4 novembre 2009

Mon père, cet homme en slip dont je suis fier

Aujourd'hui, c'était jour de gloire. Mon père était dans le journal local : il témoignait, photo à l'appui, alors que des gens s'amusent à couper les barbelés des clôtures qui entourent les champs du village où j'ai grandi. Article annoncé en une du quotidien, s'il vous plaît.
J'adore mes parents. Je ne suis pas vraiment famille mais eux, je les admire, je les respecte et surtout, je leur voue une énorme tendresse (Signe nunuche évident : je souris devant mon écran rien que de l'écrire. C'est dire...). Cela étant, si je tiens mon caractère de ma mère c'est vrai que pendant un long moment, je me suis demandé ce qui nous liait mon père et moi.

Le contraste et la météo

Pour en avoir parlé avec des amis, je me suis rendu compte que les relations père/fils sont souvent complexes. Dans mon cas, j'ai longtemps été habité par une angoisse : celle que mon géniteur et moi, on se loupe. On s'est toujours bien entendu, on ne s'est jamais engueulé mais j'avais la trouille que l'on arrive jamais à échanger vraiment. Pour moi qui suis quelqu'un de vachement bavard, qui aime mettre des mots sur les émotions, c'était très troublant d'être face à un homme très pudique et peu affable. Pas forcément réservé mais pas tellement taillé pour les longues discussions, les confidences.
Mon père est agriculteur et l'univers de la terre n'est pas celui où l'on exprime le plus facilement ses émotions. Pendant des années, lui et moi, on parlait du temps et je le vivais vraiment pas bien.
Et puis un soir (ça date de pas si longtemps que ça : trois ans je crois), alors que je regardais un DVD de série, je vois mon père qui passe, en slip dans le salon, et fait un aller-retour à la cuisine avant de filer à la salle de bains. Il était une heure du matin et il se levait pour aller aux écuries pour voir si une de ses vaches allait mettre bas cette nuit.

Tout en gestes

Je n'ai rien dit mais ça a été une claque. J'ai enfin compris, à 28 ans, que ce qui nous liait mon père et moi, ce ne sont pas des mots que j'attendais vainement. Ce sont des actes. Le goût du travail bien fait, l'opiniâtreté à faire correctement ce qui doit être fait, ce n'était pas seulement ce que ma mère m'a inculqué en me répétant quand j'étais gosse, "Si tu dois faire quelque chose, fais le bien". C'est aussi ce que mon père réalise tout le temps, jour après jour. Et, modestement, je m'efforce de faire comme lui.
Depuis cette nuit-là, je vis les choses beaucoup plus simplement. J'appréhende nos "moments" avec plus de justesse sans doute. Je sais ce qui nous lie tous les deux. Aujourd'hui, on parle toujours du temps... mais je le vis beaucoup mieux parce que je perçois, entre deux phrases sur le manque de pluie, tout ce qu'il y a autour de ces mots. Du coup, il me semble que je montre mieux cet attachement.
Ce matin en regardant le journal, j'avais à nouveau six ans. Quand je disais à tout le monde à propos de mon père, alors qu'il passait en tracteur devant l'école, que c'est juste l'homme le plus fort du monde.
...
...
...
Bon, dit comme ça, c'est hyper cucul mais c'est vrai. Alors, tant pis.

Bien à vous,
Benny

lundi 2 novembre 2009

Dis, tu veux être mon ami (juste pour déjeuner) ?

Il faut que je vous raconte ma dernière découverte. Dimanche soir, alors que je faisais de l'apnée au milieu de la paperasserie, je me suis retrouvé à rédiger un CV... ce qui ne m'est pas arrivé depuis une paye.
Rends-toi compte, e-lecteur, mon dernier curiculoum, je l'ai fait sur mon premier PC chez mes parents il y a de ça près de dix ans. A l'époque, sur windows il y avait des CV prêts à l'emploi et qu'il suffisait de remplir. Eh ben, sur windows XP, crois-le ou non, l'onglet des modèles, je l'ai pas retrouvé (oui, bon : je suis peut-être juste myope de l'écran, hein, mais rien n'est moins sûr).

La fin du diktat-salade-avec-le-collègue

Je suis donc allé chercher sur le net, évidemment. J'ai notamment découvert un site comptant une floppée de modèles à télécharger. Ce qui, incidemment, a ouvert une autre fenêtre de mon moteur de recherche (en l'occurence Renard-en-Feu).
Le nom du site découvert, c'est Entre-Midi-et-2.com. La Tagline est efficace : "Désormais, vous n'êtes plus obligé de supporter vos collègues aussi entre midi et deux". Voilà ce qui a motivé la création du site: on n'a pas forcément envie de déjeuner tous les midis avec les mêmes personnes que l'on côtoie déjà toute la journée la plupart du temps.
Le site est donc destiné à toutes les personnes qui souhaitent profiter de leur pause déjeuner pour voir de nouvelles têtes, faire de nouvelles connaissances et élargir leur cercle d'ami(e)s.
Et même que l'on précise en gras : "Pas de photo, pas de critères physiques, pas de statut de la relation… Simplement un moyen ludique de mettre en lien les plus de 25 millions de Français qui travaillent tous les jours les uns à coté des autres".

Partager un repas, c'est tout
(gare à toi si c'est pas le cas)


Je trouve ça rigolo, original mais... un peu bizarre. Ca tient sans doute au fait que je m'entends bien avec mes collègues (même quand ils me font passer pour Polanski, les imbéciles) et que je les évite quand je les aime pas. Mais aussi et surtout à qu'il ne me serait jamais venu à l'idée d'utiliser un site internet pour trouver une personne avec qui manger une bavette sauce au poivre. Ben oui : tout le monde sait que moi, les sites de mise en relation, ça m'aide d'abord à rencontrer des filles divorcées dingues d'accordéon et de bal folk, comme la dernière fois que j'ai trainé ma souris sur meetic.
Tout ça me fait vachement penser à Edward Norton et à son laïus sur les amis à usage unique dans Fight Club. Celui-là, c'est peut-être juste pour déjeûner. Gare à toi si tu dévies sur le territoire amoureux au moment d'engloutir le fromage blanc. Sur le site, on jure que c'est juste de la mise en relation. Rien à voir avec la rencontre amoureuse : non, non, non.

Vas-y, trouve-toi un Jean-Louis

Alors oui, je sais qu'on est tous très occupé (mais aussi surconnecté) mais bon : on peut, peut-être, tout simplement sortir et éventuellement aller bavarder à la terrasse d'un café, avec les gens qu'on croise régulièrement dans cet établissement, non ?
C'est peut-être un site hyper-urbain pour ceux qui bossent dans les très grandes villes. Enfin bon, j'ai quand même jeté un oeil à ma zone de travail. Je peux déjeuner avec un Jean-Louis qui bosse à dix kilomètres du bureau. Même qu'il est très sportif, a mon âge et parle le Thaï.
Trop cool : si on a rien à se dire, il pourra le faire en langue étrangère.

Bien à vous,
Benny

samedi 31 octobre 2009

"It's always sunny in Philadelphia" : comique choc

Souvenez-vous, c'était il y a quelques mois. Obligé de faire des économies pour préparer mon voyage à New York, je vous avais demandé votre avis au moment d'acheter un coffret DVD de série. c'était mon dernier achat en la matière avant mon départ aux Stazunis.
Finalement, mon choix s'était arrêté sur Dexter et It's always sunny in Philadelphia, toutes les deux en promo. Si la critique de la saison un du serial killer le plus célèbre de Miami devrait tomber le mois prochain, l'heure est venue de vous dire ce que j'ai pensé de Sunny.

Vous avez dit "anti-sitcom" ?

Mais avant ça, plantons un peu le décor : It's always sunny in Philadelphia, c'est d'abord le projet de trois acteurs/scénaristes, Rob McElhenney (à la base du projet), Charlie Day (aperçu dans New York 911 : il jouait Mickey, le frère de Bosco) et Glenn Howerton (vu dans Urgences : il incarnait un interne qui ne faisait que passer dans la saison 10). Trois artistes peut-être un peu lassés d'attendre qu'on leur propose un vrai gros projet enthousiasmant et qui ont décidé de prendre le taureau par les cornes.
Les voilà donc aux commandes d'une sitcom assez singulière. Philadelphia, c'est l'histoire de trois copains d'enfance d'origine irlandaise qui tiennent un bar dans un quartier miteux de la ville phare de Pennsylvanie. Il y a Mac, fils de dealer incarcéré; Dennis, beau gosse qui a une très haute opinion de lui-même ; et Charlie, amie d'enfance des deux autres et à qui on confie les pires corvées. Ils ne sont pas seuls : Dee, la soeur jumelle de Dennis (Kaitlin Olson) tient le bar avec eux, en attendant de devenir un jour peut-être une actrice reconnue.

Tout le monde il est laid,
tout le monde il est méchant


Pour moi, cette série, c'est l'anti-sitcom par excellence. A partir de ces éléments super classiques, les scénaristes dynamitent méthodiquement, obstinément, tous les poncifs du genre. Dans Philadelphia, tout le monde est affreux, bête et franchement méchants. La contraception, la pédophilie, le nazisme, la religion... tout et bon pour raconter des histoires trash et faire rire de ce dont il est politiquement incorrect de se moquer.
Sur le coup, quand on a pas l'habitude, ça surprend... Parfois, certaines histoires donnent du relief aux côtés les plus mesquins de l'humanité et on est assez étonné. L'exercice transgressif est en tout cas parfaitement accompli.

Un manque de coeur ?


Reste un problème. Un gros, en tout cas pour moi. Quand bien même la série est bien fichue, quand bien même elle compte aussi dans son casting le mythique Danny DeVito, les personnages ne sont pas attachants. En un sens, c'est normal : on n'est pas dans une comédie classique, donc on n'a pas à se lier à eux. Mais personnellement, peut-être suis-je old school, mais j'ai besoin d'accrocher davantage aux héros d'une série. Pour vraiment rire d'eux, il faut que je puisse rire avec eux (l'exemple incontournable, c'est évidemment Michael Scott/Steve Carell dans The Office). Là, ce n'est pas le cas même si j'aime vraiment bien Charlie Day.
Moralité : j'ai trouvé cette série vraiment originale, surprenante. J'ai plutôt aimé regarder ses deux premières saisons. Mais si je ne vois pas la suite, je ne suis pas certain que cela m'ennuie.

Bien à vous,
Benny

jeudi 29 octobre 2009

Un jour à la BennyCorp

8h15 : le réveil sonne. Je m'extirpe de la couette en me débattant. Je me suis encore enroulé dedans comme un feuilleté au jambon.

8h25 : En me levant, je me sens nauséeux, pour la deuxième fois cette semaine. Sous la douche, je me demande qui pourrait être la mère si j'étais enceint. Non, au réveil, je ne suis pas toujours très malin.

9h15 : déjeuner sommaire, rapport au mal de ventre. Direction la BennyCorp en laissant un message sur le répondeur de ma meilleure amie qui, elle, est vraiment enceinte et fête ce jour-là ses 32 ans.

9h30 : arrivée à la BennyCorp. Un coup d'oeil sur le net pour voir où se trouve mon rendez-vous. Une impression mappy plus tard, direction le lieu en question avec une stagiaire photo. Je dois pas traîner à midi, je dois livrer... une pelle à neige pour une vidéo Halloween et faire une interview.

10h20 : arrivée au local, pour rencontrer la responsable d'une association qui vient en aide aux femmes SDF. Deux d'entre elles doivent venir témoigner, une autre qui s'en est sortie est également attendue. Ce sera la seule à venir. Juste avant qu'une autre, la vingtaine, débarque au local après un coup de fil du 115. Vous savez à quoi ça ressemble une femme SDF ? Certaines se masculinisent pour faire face à un milieu dur, violent, machiste. Mais la majorité font tout pour ressembler à n'importe qui. Celle qui entre ce matin-là porte un ensemble blanc. Elle a l'air d'une femme tout ce qu'il y a de plus normal. Quelqu'un qu'on peut rencontrer sans se douter de quoi que ce soit. "Parce que dans la rue, quand vous êtes une femme, vous êtes une proie alors vous faites très attention". J'ai l'estomac qui se noue, mais ce n'est plus la nausée.

10h40 : la femme qui était dans la rue parle de son parcours avec la stagiaire photo et moi. "Soyez discret", avait glissé la responsable avant le début de l'entrevue. Ca ne me pose en général pas trop de problème : j'explique que l'on est là pour établir une relation de confiance, que je ne suis pas là pour lui compliquer la vie davantage. Vous me dites ce que vous voulez me dire, et vous me dites ce que vous ne voulez pas que je note. Elle répond qu'elle ne veut pas faire de photo. Je joue franc jeu : ça ne m'arrange pas trop mais je respecte. Commençons d'abord par l'entretien. Sans faire exprès, son pied heurte le mien. Je lui dit, étonné, que ça faisait une paye qu'on ne m'avait pas fait du pied. Elle rit.

11h55 : Oubliée, la pelle à neige. Pas le temps. On est dans la rue, la photographe, l'ex SDF et moi... pour faire une photo. On tente le coup de dos, et en faisant le point sur la rue, pour qu'elle soit floue. On fait l'image... et elle dit que ça la gêne trop, qu'elle ne veut plus. La photographe efface les clichés devant elle, pour lui montrer qu'on joue le jeu.

12h30 : pause déjeuner. Et un petit tour sur le net au bureau. Aujourd'hui ce sera salade devant ordi. Plus un petit tour sur mon blog pour changer la barre des vidéos consultables. Je veux une sélection de vidéos sur My name is Earl. Je me retrouve avec des clips de variété dont Bonnie Tyler et Kareen Anton. La barbe.

13h30 : la stagiaire photo et moi débauchons une collègue de l'étage du dessous pour servir de modèle pour la photo. Photo principale + photo de une : la plus chiante des formules. La photographe joue la carte contre-jour pour donner du style à l'image. Ca rend pas mal à première vue : je croise les doigts pour que l'on ait L'image.

14h45 : direction le centre-ville, pour rencontrer un artiste qui colle... des moutons sur les façades des immeubles de BennyCity. Un gars après lequel on court depuis une semaine et qui est très discret. Là encore, il faut jouer sur du velours, mettre le gars en confiance. Bien se mettre d'accord sur la façon dont il perçoit son activité. Pas question de faire relire le papier (jamais, c'est la règle) mais prendre le temps de lire les notes pour être sûr qu'on est sur la même longueur d'onde. Le courant passe bien, le mec est cool. Un joli moment.

16h : retour à la BennyCorp en bus. Re-coup de fil à ma meilleure amie. Elle a une bonne voix, c'est cool parce que je crois la grossesse suit assez normalement son cours.

16H30 : chasse au footballeur pour interview téléphonique, histoire de gagner du temps et ne pas aller, pour une fois, à l'entraînement vendredi. Impossible de mettre la main sur son portable. Coup d'oeil sur les pages blanches : il est dedans. Toujours, toujours, toujours revenir à la simplicité. Il n'est pas là : je laisse un message.

17 h : interview téléphonique avec l'adjoint au maire en charge du social, pour faire le point sur les SDF dans la ville.

17h30 : coup de fil et re-coup de fil à monsieur ballon rond. Pas de réponse. Demain, j'irais à l'entraînement. Merdouille.

18 h : début de la rédaction du reportage sur l'artiste.

18h15 : retour sur mon blog. La tronche de Bonnie Tyler me gave. Je mets des vidéos de The Big Bang Theory en ligne.

18h45 : je rédige mon papier... et on me montre la fausse Une réalisée pour deux gars qui partent faire un tour du monde et doivent la montrer partout où ils iront. De la pub à moindre coup et sympa. Dans un coin, mes collègues ont mis... ma photo avec en sous-titre "C'est le nouveau Polanski". Ils rient deux minutes, je les méprise pendant un quart d'heure.

19h30 : fin de journée. Je suis têtu : je retente l'opération My Name is Earl... et revoilà Bonnie Tyler. C'est la quatrième vidéo visible dans la sélection dans le coin à droite. Fais chier. Je rentre chez moi.Demain, j'ai un footeux à choper, un dossier à rédiger et une chanteuse has been à dézinguer. Mais après, c'est le week-end.

Bien à vous,
Benny

mercredi 28 octobre 2009

"The Shield" (saison 2) : Violence vs. Intelligence

La première saison de The Shield est ce que l'on peut appeler un modèle d'installation. Je l'ai déjà dit : les personnages (une ordure charismatique autour de laquelle gravitent des personnages plus ou moins droits), le propos (la corruption,
ses multiples ramifications matérielles et surtout morales), le contexte (un univers hyper violent, dans lequel les repères vacillent sans cesse)... tout est brillamment posé en à peine plus d'une douzaine d'épisodes.
Restait ensuite à développer ces thèmes, à les approfondir. "Vivre et laisser mûrir" serait-on tenté de dire. Pour cela, Shawn Ryan, créateur de la série, a utilisé une technique aussi simple, aussi classique, qu'efficace. La confrontation de son héros, Vic Mackey, avec une ordure de haut vol : Armadillo Quintero.

Un affrontement réussi...

Armadillo (incarné par Danny Pino, à peine un an avant qu'il n'enfile l'imper de l'inspecteur Scotty Valens dans Cold Case) est un homme aussi dangereux que charismatique. Aussi intelligent que violent. En fondant les Los Torrucos, qui est une unification des Los Magnificos et des Los Toros, il s'impose d'entrée comme un adversaire d'envergure pour Vic et la Strike team.
Cette storyline renforce un des aspects de la série: la lutte d'influence que se livrent flics et malfrats dans The Shield, c'est d'abord une bataille pour la terre, l'occupation des quartiers et la gestion des trafics qui s'y déroulent.
Pendant une bonne partie de la saison (huit épisodes),on va donc assister à l'affrontement Vic/Armadillo... mais pas seulement. Dutch et surtout Claudette sont aussi sur les traces du criminel. Et l'opposition assez factuelle entre les ripoux prêts à tous et les flics respectueux des règles devient carrément frontale.

... avant une (légère) baisse de rythme

Parallèlement à la storyline Quintero, une seconde trame se développe principalement : celle du money train des Arméniens. Mackey et la strike team ont en effet pour ambition de réaliser un monstrueux casse en court-circuitant le dispositif d'écoulement de l'argent des malfrats. Plutôt bien construite, elle reste moins forte que celle évoquée plus haut. De fait, la fin de l'histoire Armadillo entraîne une légère baisse de rythme.
L'idée d'intégrer un épisode préquel (Copilot, contant la création du Barn, le commissariat où se déroule l'action) était une idée assez habile pour marquer un temps dans la saison. Mais son traitement manque sans doute de subtilité et de force pour emporter complètement l'adhésion.

Un peu plus loin dans la nuit

Ces quelques réserves ne remettent pas en cause l'essentiel : la saison 2 s'inscrit bien dans l'esprit et le rythme de sa devancière. Elle offre surtout une constatation évidente : peu à peu, tous les héros (ou presque) s'enfoncent un plus dans la nuit. Tout cela à travers un voyage qui leur réserve, on s'en doute, bien des surprises...

Bien à vous,
Benny

mardi 27 octobre 2009

Vracorama d'octobre (épisode II)

Les semaines de 15 jours, c'est relou tout de même
Me revoilà sur le oueb après deux semaines intenses de chez intenses à cause de mes passages à la fac sur mes jours de repos. Je pensais que je finirais sur les rotules et je... tiens bien le rythme. Ce qui m'étonne agréablement. Je vais enfin pouvoir prendre un plus de temps pour moi et pour ce blog. J'envisage aussi de me rendre dans le Vaucluse et à Paris dans le mois qui vient. Et c'est tant mieux : j'ai envie de "m'aérer" après ces deux semaines à penser boulot-boulot.
Pan, dans le panneau !
Ce n'est pas parce que j'ai un emploi du temps chargé que j'ai vécu comme une autruche. Il y a quelque temps, je me suis rendu à une soirée meeting love, comme je l'avais annoncé. Le résultat : je suis revenu avec... un joli bracelet jaune phosphorescent, comme les 33 mecs célibataires qui participaient à cette soirée qui devait réunir 37 personnes (dont une fille, je suis sûr). Je suis d'une naïveté confondante : apparemment, beaucoup de soirées de ce type se passe comme ça, autrement dit improductives car saturées de testostérone. Mais bon, comme je venais pour le boulot, je n'ai pas complètement perdu mon temps. Et puis j'ai beaucoup ri : une de mes collègues étaient là et elle avait reçu par erreur un bracelet vert. Celui de la fille en couple mais pas farouche. Comme elle est plutôt timide c'était assez drôle.
Ma séance télé à moi
C'est mon dernier coup de coeur sériel : je suis en train de regarder la saison 1 de In Treatment. Une série dramatique au format sitcomesque (un épisode = 25 minutes) au cours desquels on suit la psychothérapie de cinq patients (Un homme, une femme, une ado et un couple) alors que leur psychologue est lui-même en proie à des difficultés d'ordre personnel. C'est super dense, vraiment très prenant et les portraits esquissés au fil des épisodes sont vraiment très réussis. On en reparle très vite : ça a tout du must, cette affaire.

Bien à vous,
Benny