C'est un dossier qui, sur les autoroutes de l'info, aura pris pas mal de poussière sur le dessus vu qu'il était depuis un petit moment sur la bande d'arrêt d'urgence (comment ça, l'image est bancale ?) : j'ai clos ce dimanche mon compte meetic.Je ne vais pas vous faire un bilan chiffré ébouriffant : 2500 visites de mon profil en un peu plus de cinq ans, trois histoires, quelques jolies rencontres, une douzaine de rendez-vous ou plus qui ont fait flop (je sais c'est un tort : je n'ai pas tenu une vraie compta. Honte à moi) et un joli petit paquet de dialogues qui font rire (ou trembler d'effroi) malgré eux.
Questions de timing
Suis-je deçu ? Oui et non. Oui parce que je connais plein de gens autour de moi qui ont connu de grandes histoires grâce à ça (rends toi compte, e-public : un de mes meilleurs amis a épousé une Meetic girl et j'étais le témoin) et du coup, ça pourrait me faire pousser la névrose dans le bas du crâne à coups de "Pourquoi/Pourquoi/Pourquoi pas moi ?..." (En vociférant et en tapant des pieds, sivouplé)
Et non, vraiment pas, parce que si ça ne l'a pas fait avec les filles que j'ai rencontrées, j'ai la faiblesse de croire que c'est comme ça, que ça ne devait pas être mon chemin et puis c'est tout. Ca m'a surtout aidé à malmener ma part de timidité, et ça c'est plutôt cool.
Ce que j'en retire ? Que la notion de timing est vachement importante : trop de temps sur le net peut tuer la spontanéité des choses, alors que celle-ci est déjà mise à mal par le principe même du site de rencontres. C'est pourquoi, quand on passe par ce genre de trucs, il vaut mieux être nature et ne pas trop trainer avant de se rencontrer si l'échange est porteur.Vous avez du feu, mademoiselle ?
A côté de ça, je trouve constate que le nombre de fois ou un échange en chat ou par mail avait ce que j'appellerai "le feu sacré" est assez faible. Mais si, vous savez : le rythme, la qualité des répliques échangées avec la fille en face qui fait que l'on s'amuse et que l'on se découvre. Je ne veux surtout pas dire que les demoiselles n'ont rien à dire ou ne sont pas intéressantes (même si oui, ça arrive, certaines n'ont rien à dire), c'est juste que le pseudo avantage du oueb, celui de pouvoir rencontrer un tas de gens différent, est vachement contrebalancé par un gros souci : j'ai souvent eu l'impression que les filles étaient peut être encore plus timides (méfiantes ?) que le reste du temps.
C'est peut-être aussi le phénomène de la fille seule dans une boîte de nuit remplie de mecs. Peut-être que certains sont franchement lourds et que ça ne rend pas service aux autres... Alors, tel Gérard d'Aboville, je veux bien ramer, deux fois, dix fois, quinze fois mais au bout de la 37e fois, bizarrement, je fatigue voyez-vous...
L'amour des abonnements à tiroir
Toujours est-il que tout ça, c'est terminé. Et tant pis pour le dernier mail que je n'ai pas réussi à ouvrir pour cause d'abonnement expiré. L'aventure était sympa, mais il faut aussi dire que le cynisme commercial qui l'accompagne (Tu es un mec célibataire ? Tu veux rencontrer des gens ? Pas de problème : plus le temps passe, plus on va mettre en place des options/barrières qui te feront raquer) a eu raison de mon engouement tout relatif (je suis revenu aux bonnes vieilles méthodes des sorties depuis un moment).
Je garderai donc en priorité le souvenir de très chouettes histoires (comme celle-là) mais je pars sans regret. Et tant pis si je finis dans une caravane sur le bord de l'A7, à élever des serpents à cause de ça...
Bien à vous,
Benny








