mercredi 31 décembre 2008

L'année Dunder Mifflin

Ambiance "season finale" aujourd'hui. Un petit coup d'oeil dans le rétro, c'est parfois rigolo. Surtout lorsqu'on regarde les titres qui ont rejoint ma DVDthèque. Pêle-mêle, il y a eu Deadwood, The Office, 30 Rock, How I met Your mother, et, plus récemment Damages avec l'édition Deluxe (saisons 1 à 6) du coffret The Shield. C'est pas si énorme que ça. Et grosse surprise, ça fait beaucoup de sitcoms pour un garçon qui a toujours préféré les dramas.

Une drôle d'année

Celle qui restera pour moi la découverte (et a fortiori, la série) de l'année, c'est sans conteste The Office. Dans mon entourage, j'ai essayé de faire de nouveaux adeptes mais ça n'a pas toujours marché. Je ne vais pas faire la review du show (je l'avais déjà faite ici). Mais pour moi, alors que je commence la saison 3 (oui, moi et mon sempiternel retard...), The Office ne faiblit pas.
Parce que la dynamique de groupe du casting fonctionne bien. Parce qu'en cherchant l'amour, Michael Scott, s'il est toujours aussi bête et pathétique, n'en devient pas moins attachant. Parce que, pour l'instant, l'histoire entre Jim et Pam ne s'essoufle pas (d'où mon inquiétude : leur duo survivra-t-il à une relation de couple ? J'en frémis).
Parce que c'est une série qui n'est jamais aussi drôle que quand les personnages réagissent avec subtilité devant une caméra à l'affut (ah, les regards de dépit de Ryan...). Parce que je m'éclate toujours autant en suivant le "personnage en plus" qu'est justement la caméra et dont "l'humanité" s'etoffe parfois avec inventivité.
Tout ça pour (re)dire que The Office, c'est ma série de 2008.

Une distinction malédiction ?

J'espère qu'à l'avenir, je garderai mon enthousiasme pour les aventures qui se déroulent à Scranton parce que les séries qui m'ont marqué ces dernières années m'ont un peu déçu dans l'ensemble. En 2006, c'était House et en 2007 Rescue me. Comme je n'en suis qu'à la troisième des aventures de Hugh Laurie, j'ai bon espoir de m'éclater devant la saison 4, vu l'unanimité des louanges qui ont accompagné ces épisodes. Pour Rescue me... on va voir. La saison 2 n'était pas mauvaise, c'est juste qu'elle était moins ebourrifante que la première année. L'effet de surprise s'est estompé et je n'ai pas complètement accroché à certaines options scénaristiques. Mais je serai là dès que je pourrai acheter la saison 3.

L'Oceanic 815 des classiques

A côté de ça, pas de bol : je suis tombé dans le triangles des Bermudes des saisons bof : West Wing saison 5, Homicide saison 7, Heroes saison 2 (oh, un euphémisme, vous avez vu ?)... et il va falloir remédier à ça. Bon, il y a quand même eu la saison 4 de Lost (mais je suis ça un peu en dilettante) pour relever le niveau et surtout la saison 1 de Deadwood...

The good, the bad et surtout the Ugly Betty

Côté nouveautés dans le format 42 minutes, la palme reviendra sans conteste à Ugly Betty pour sa saison 1 et le début de le saison 2. Un vrai tour de force car je ne partais pas convaincu. Mais avec un dynamitage en règle de la télénovela comme celui-là, difficile de résister. Parfois, c'était même carrément jubilatoire. Pour moi, Rebecca Romijn est d'ailleurs l'actrice de l'année.
Chuck, la gourmandise de Josh Schwartz, a également su tirer son épingle du jeu comme Samantha Who ? ou Saving Grace avec Holly Hunter. On en reparlera sûrement bientôt.
L'escroquerie de l'année (ou plutôt la déception), c'est The Kill Point. On ne peut pas aussi bien commencer une histoire pour bâcler la fin comme c'était ici le cas. C'est juste pas possible, Mr De Monaco. Pis changez de nom aussi, pour la peine...


Non, ne partez pas tout de suite fidèles lecteurs (enfin toi, là...)


Réjouissons-nous : la suite sera, je le crois, un meilleur cru. L'année prochaine, plus de reviews et surtout plus de séries dans le Monde de Benny. J'ai en effet envie de renforcer cet aspect du blog. Au programme, l'an prochain donc : Damages saison 1, la critique saison par saison de The Shield, la suite de The West Wing, Dexter, encore des sitcoms (les suites de 30 Rock - aaaah ! - et de How I met your mother -ah ? - l'arrivée de Old Christine) et peut-être même l'inclassable The Wire (mais si je pouvais choper The Corner avant, ce serait bien. Oui, oui : je suis un garçon psycho-rigide).
Tout ça avec, en plus, les surprises qu'on n'avait pas prévues... ou les suggestions que vous aurez à me proposer.

D'ici là, prenez soin de vous. Et rendez-vous en 2009.

Bien à vous,
Benny

lundi 29 décembre 2008

Le tour des Globes

La cérémonie des Golden Globes, ce sera le 11 janvier. Sans plus attendre, voici les nominations et une sélection de ceux qui vont gagner. Ou pas.

Meilleure série dramatique
Dexter
Dr House (Docteur House)
In Treatment
Mad Men
True Blood
Vu le battage autour de la dernière création d'Alan Ball, je choisis celle-ci. Mais j'hésite avec In Treatment.

Meilleure série comique ou musicale

30 Rock
Californication
Entourage
The Office (US)
Weeds

Moi, je crois que la cheminée de Tina Fey va finir par exploser sous le poids des prix. En tout cas, je vote pour...

Meilleur acteur dans une série dramatique

Michael C. Hall
(Dexter)
Hugh Laurie
(Dr House)
Gabriel Byrne
(In Treatment)
Jon Hamm
(Mad Men)
Jonathan Rhys-Meyers
(The Tudors)
Jon Hamm ayant déjà été servi, je choisis Gabriel Byrne, le héros immobile le plus fascinant après le sphinx...

Meilleure actrice dans une série dramatique

Sally Field
(Brothers & Sisters)
January Jones
(Mad Men)
Mariska Hargitay
(New York Unité Spéciale)
Kyra Sedgwick
(The Closer : L.A. Enquêtes prioritaires)
Anna Paquin
(True Blood)
Vu la sélection, Anna Paquin me semble la plus à son avantage

Meilleur acteur dans une série comique ou musicale

Alec Baldwin
(30 Rock)
David Duchovny
(Californication)

Kevin Connolly
(Entourage)
Tony Shalhoub
(Monk)
Steve Carell
(The Office)
A mon avis, Duchovny va faire la passe de deux. Tant pis pour Baldwin.

Meilleure actrice dans une série comique ou musicale

Tina Fey
(30 Rock)
Christina Applegate
(Samantha qui ?)
Debra Messing
(The Starter Wife)
America Ferrara
(Ugly Betty)
Mary-Louise Parker
(Weeds)
Vu son parcours cette année, je pense que Christina Applegate à tous les atouts pour l'emporter.

Meilleur Acteur dans un second rôle pour une Série, une Mini-Série ou un Téléfilm

Blair Underwood
(En analyse)
Jeremy Piven
(Entourage)
Neil Patrick Harris
(How I Met Your Mother)

Tom Wilkinson
(John Adams)
Denis Leary
(Recount)
Au pif... un des gars de Recount. Or, comme je n'ai pas vu la création en question...


Meilleure Actrice dans un second rôle pour une Série, une Mini-Série ou un Téléfilm

Rachel Griffiths
(Brothers & Sisters)
Eileen Atkins
(Cranford)
Dianne Wiest
(En analyse)
Melissa George
(In Treatment)
Laura Dern
(Recount)
Là, je sais pas... Mais comme, petit, j'avais une passion pour les chevaux, j'ai pris l'actrice qui en a la dentition la plus proche (Special tribute to pErDUSA).

Bon, comme d'habitude, on comparera avec la vérité du palmarès. Histoire de rire. Un gage à proposer si j'ai au moins cinq réponses justes ? Lâchez-vous dans les coms !

Bien à vous,
Benny

Judging Emmys

Rappelez-vous : en juillet, je m'étais déjà livré au jeu des pronostics pour les Emmys. Et j'avais dit que si j'avais au moins 12 bonnes réponses, je mettrais une photo cochonne de moi sur ce blog.
Ca aura pris du temps (oui, beaucoup trop) mais voici les résultats. Et le comparatif.

Meilleure Comédie : 30 Rock (NBC)

Meilleur Drame : Mad Men (AMC)

Meilleur acteur dans une comédie : Alec Baldwin dans 30 Rock (NBC)

Meilleure actrice dans un drame: Glenn Close dans Damages (FX)

Meilleur acteur dans un drame : Bryan Cranston dans Breaking Bad (AMC)

Meilleure actrice dans une comédie : Tina Fey dans 30 Rock (NBC)

Meilleur second rôle masculin dans une comédie : Jeremy Piven dans Entourage (HBO)

Meilleure second rôle feminin dans une comédie : Jean Smart dans Samantha Who ? (HBO)

Meilleur second rôle masculin dans un drame : Željko Ivanek dans Damages (FX)

Meilleure second rôle féminin dans un drame : Dianne Wiest dans In Treatment (HBO)

Meilleure actrice guest star dans une série comique : Kathryn Joosten (Desperate Housewives)

Meilleure actrice guest star dans une série dramatique : Cynthia Nixon (New York Unité Spéciale)

Meilleur acteur guest star dans une série comique : Tim Conway (30 Rock)

Meilleur acteur guest star dans une série dramatique : Glynn Turman (In Treatment)

Meilleur programme de divertissement : The Daily Show with Jon Stewart (Comedy Central)

Si on compare avec mes prédictions pacorabanesques, on arrive à sept bonnes réponses. Bon, en gros, je vais pouvoir garder mes vêtements. La morale et ma peau fragile sont sauves. Et vu qu'on est en décembre, ce n'est pas dommage...

Bien à vous,
Benny

EDIT : oui, j'ai changé le titre de ce post. Celui-ci est nettement plus funky...

dimanche 28 décembre 2008

2008 en une playlist

Douze mois, douze albums (si, si) chroniqués sur ce blog. Ca valait bien une petite liste des titres qui, très humblement, ont marqué 2008 à mes yeux... et surtout à mes oreilles. C'est l'avantage quand on fait sa BO de l'année : on peut reparler de chansons qu'on a aimées et caser celles dont on n'a pas pu parler. Des titres vous renvoient à des moments, des souvenirs et tout un tas d'images.
Les sons ont une mémoire, comme on dit parfois... voici donc des titres à découvrir si le coeur vous en dit.

Superunknown (Soundgarden, album : Superunknown)
Janvier. Un mois passé sur les routes et pas mal de temps au bureau. Chris Cornell, très présent cette année, faisait parler de lui avec ce titre énergique. Un poil basique mais qui marque les tympans. La chanson que j'ai sans doute le plus écoutée.

Don't Panic (Coldplay, album : Parachutes)
Février. Et les joies des jolies promos à la Fnac. Le titre qui clôt le pilote de Rescue me est vraiment chouette. Une balade douce amère qui va bien avec les frimas de l'hiver.

The Switch & the Spur (The Raconteurs, album : Consolers of the lonely)
Mai/Juin. Après trois mois la tête dans le guidon, il était temps de profiter du printemps et de faire de jolies découvertes. Et ça, c'est sans doute l'album de l'année. Gare à la rythmique de cette chanson : une fois qu'elle vous a attrapée, elle ne vous lâche plus. Un test à la BennyCorp en atteste. En bonus track, vous me prendrez aussi un Consoler of the lonely, la chanson éponyme. Très réussie.

Big Daddy boy (Daphné, album : Carmin)
Une découverte de festival, en juillet. Et le seul titre français pour cette année. Une voix troublante, une musique qui vous agrippe aux tripes : Daphné, c'est la fille qui joue avec les cordes sensibles de votre âme. La ballade de l'année.

Super me (Trompe le Monde, album : Trompe le Monde)

Un petit groupe français qui chante en anglais et se sert de Nip/Tuck pour faire une chanson sur la chirurgie esthétique, c'est original. C'était en juillet, toujours en festival, et ça vaut toujours le détour...


We walk (The Ting Tings, album : We started nothing)

Nous voilà en août avec un petit délice sucré et bien péchu. Une intro au piano, la voix de Katie White et votre serviteur en a fait des bornes en voiture avec cette jolie chanson, un poil plus travaillée que le reste de l'album.

Cliffhanger (Cocoon, album : My friends all died in a plane crash)
En septembre, j'ai fait main basse sur l'album d'un duo auvergnat qui chante en anglais. Dis comme ça, c'est pas franchement glamour. Oui mais voilà : certaines ballades folk de ce binôme, si elles ne sont pas très gaies, ne manquent pas de charme.

# 1 Zero et Bling [Confessions of a king] (Audioslave, album : Out of Exile ; The Killers, album : Sam's town)

Septembre, c'était aussi le mois des vacances... et d'un voyage à Paris puis Bordeaux. Une destination changée au dernier moment pour découvrir une belle ville, sous la pluie. Et c'est justement sous la pluie, le long de la Garonne, que j'écoutais ces deux titres pas mal du tout. Depuis, à chaque fois que je les entends, j'éternue. Allez comprendre...

The day that never comes (Metallica ; album : Death Magnetic)
Octobre. 30 ans. Une fête chez mes parents avec tous mes potes. Dont un qui s'est coltiné six heures de train pour rester cinq heures et un autre qui m'a offert cet album. Une chouette journée ensoleillée, avec ceux que j'aime. L'occasion de le leur dire, même aux plus pudiques. L'opportunité, aussi, de faire un pied de nez au temps qui passe. Si, si : ce jour est venu... et il est encore là. Dans ma tête.

Are you gonna be my girl ? (Jet ; album : Get Born)

Novembre. Et un coup de coeur poour ce groupe qui se paie le luxe de refaire Lust for life d'Iggy Pop sans que l'on ne s'en offusque plus que ça. 2009 devrait repasser par la case Jet, parce que, quand même, ça le fait bien...

There was a time (Guns N'Roses ; album : Chinese Democracy)
Décembre. L'album dont on redoute le pire. Finalement, on tombe sur ce titre et dès la première écoute, on se dit que l'aventure n'est pas finie avec Axl Rose. En plus, ça fera un super titre d'introduction à l'an nouveau. Vivement la suite.


Bien à vous,
Benny

samedi 27 décembre 2008

L'album de décembre : "Chinese Democracy" (Guns N'Roses)

Devinette : qu'est-ce qui était attendu depuis 15 ans, a coûté en terme de production le prix d'un F-16 et sera, quoi qu'il arrive, un des cartons des ventes de la fin 2008 ? Si vous avez répondu le retour de Rosy Varte dans Maguy 2.0 (1), vous n'étiez pas tout à fait loin. Sauf que la série s'est arrêtée en 1992 et qu'un revival façon Melrose Place, ce n'est pas du tout d'actualité (Pitié...).

Axl'N Roses

Par contre, si vous avez gardé un oeil sur les dernières sorties CD de l'année, il vous aura sans doute été impossible d'échapper au battage médiatique. Guns N'Roses est de retour, après des mois et des mois d'aternoiements de son psychotique leader miaulant, Axl Rose.
Chinese Democracy, c'est donc les Guns sans Slash, sans Duff et Matt Sorum, sans Izzy Stradlin. Ouais... ben, il ne reste pas grand monde. Dizzy Reed aux claviers et percu en fait. Vous avez dit Canada Dry ?

Tu l'as vue, ma grosse attente ?

Peut-être mais c'est le soda le plus cher jamais mis en bouteille : il aura fallu 20 millions de dollars pour qu'il finisse sur les étagères des magasins. Quatre producteurs se seront également penchés sur le berceau et auront tenu la main de la mère Axl en salle d'accouchement après une gestation qui n'aura rien eu à envier à un gros éléphant.
Pour quel résultat ? Certains pointent du doigt l'opportunisme d'Axl Rose qui aurait pioché dans de multiples aspirations pour synthétiser une quinzaine d'années musicales. D'autres considèrent que le chanteur et âme du groupe a laissé tombé la hargne de la précédente décennie pour s'inspirer plus librement du heavy metal.

Oublier les 90'S

La vérité, c'est qu'il y a sans doute une énorme attente autour de cet album. Sûrement est-elle trop grande. Mais si cette nouvelle création n'est peut-être pas un monument du rock, on est très loin du fiasco. Certes, Chinese Democracy n'a pas grand'chose à voir avec Apetite for Destruction ou Use your Illusion. Sans doute parce que le groupe n'est plus vraiment ce qu'il a été. Il n'empêche : Chinese D. compte son lot de très bons titres. De There was a time à IRS en passant Madagascar (qui renvoie directement à Civil war).

Beltrami à la baguette, au fond à droite

Par moment, l'album est porté par un vrai souffle créatif. La puissance orchestral du compositeur ciné Marco Beltrami n'est pas pour rien dans cette constatation. Alors oui, certains titres sont moyens et il y a la sempiternelle ballade tellement sucrée qu'elle file du diabète (This I love). Mais franchement, l'ensemble a de la gueule.
Et quitte à choisir, mieux vaut finir l'aventure avec cet album plutôt qu'avec Spaghetti Incident.

Bien à vous,
Benny

- (1) : mais si, c'est drôle, Rosy/Roses c'est presque pareil. Donc c'est drôle, j'ai dit.

vendredi 26 décembre 2008

Du 9 avec du vieux

On va finir (ou presque) l'année avec quelques-unes des plus belles phrases lues, dites ou entendues par votre serviteur en 2008. Drôles, tristes, surprenantes, à côté de la plaque : elles ont un petit côté "zapping qui sert à rien" très utile en ces périodes de bilans parfois assommants.
C'est parti pour un Top 9, donc.

"Le coeur donne la direction, la tête indique le chemin" (Daniel Leclercq, entraîneur du RC Lens qui essaie en janvier d'adapter le "clear eyes, full heart" de Friday Night Lights. En vain : le club de foot du Nord descendra en fin de saison en ligue 2. N'est pas coach Taylor qui veut).

"Oui, parce qu'on fait aussi ça pour l'argent" (Le P-DG de la BennyCorp, au moment du lancement du projet sur lequel je bosse. Finalement à la fin de l'année, le projet a été reformaté. Faute d'argent).

"C'est en respectant les règles que l'on devient le plus créatif" (Yannick Dahan, chroniqueur et cinéaste. Déjà placé dans un post cette année. Ca a l'air réac comme truc mais c'est beaucoup plus malin que ça en à l'air).

"Le préfet se défend de faire une politique du chiffre. D'ailleurs, il n'en donne pas" (une collègue, en ouverture de son article sur la politique en vigueur dans notre département concernant les sans-papiers).

"Regarder Heroes, c'est comme lire un roman" (Tim Kring, comique analphabète).

"Non, mais moi je préfère les mecs pas vraiment beaux" (Une des filles que j'ai rencontrées cette année. Merci encore)

"Le producteur de Daktari a appelé. Le lion Clarence tourne demain. Faut donc que tu ramènes la veste" (Mon chef sur Facebook : au sujet de mon imper très seventies qui aurait, selon l'odieux personnage, été taillé dans les restes de la bête).

"Heu... en fait, je crois que j'aimerais bien être père" (Moi. Cet été à 2 heures du matin. Et pan : deux mois après, j'avais 30 ans. Eh ben...)

Et vous, vos phrases de l'année, c'est quoi ?

Bien à vous,
Benny

dimanche 14 décembre 2008

Le film de décembre : "Thank you for smoking"

"Michael Jordan joue au basket, Charles Manson tue des gens, moi je parle". Nick Naylor est lobbyiste. C'est aussi le vice-président de l'Academie d'études des effets du tabac, une structure financée par... l'industrie du tabac. Le rôle de Naylor ? Défendre les intérêts des industriels de la cigarette, alors que les dangers qui sont liés à ce produit sont sans cesse pointés du doigt par les talk shows, les journeaux et les politiciens. Un sacré défi... sauf quand on connaît aussi bien la culture américaine et la nature humaine que lui.

When Profit smokes

Emmené par l'excellent Aaron Eckhart, qui trouve ici son meilleur rôle au cinéma, le film de Jason Reitman est une comédie féroce, entièrement construite autour du personnage de Naylor. Il y a du Jim Profit chez ce lobbyiste. Est-il forcément un monstre ? Non, il est juste un peu plus culotté, un peu plus malin et un peu plus manipulateur que les autres. Un tout petit peu plus.
Cela, on le comprend dès le début du film quand, sur un plateau de télé, on l'oblige à soutenir son discours face à un ado au crane rasé et qui est atteint d'un grave cancer.
Et c'est précisément sa connaissance intime de la nature humaine qui plaît chez ce quadra au regard séducteur : la façon dont il parvient à faire accepter de l'argent à une ancienne incarnation du cowboy Marlboro qui est en train de mourir, est de ce point de vue édifiante.

La comédie était presque parfaite...

Voilà un personnage finement défini, longuement muri et c'est ce qui fait tout son charisme.
On pourra regretter que le canevas du récit soit assez standard pour une comédie : c'est ce qui fait que le film a quelques passages à vide. De ce point de vue, l'articulation entre la vie publique du héros et sa vie intime (ses rapports avec son fils de douze ans) n'est pas complètement convaincante. Mieux traitée, elle aurait pu faire du long métrage un monument du genre.
Mais cela ne remet pas en cause le fait que cette comédie est un très bon film, avec une accroche efficace, un déroulement fluide et une conclusion qui claque comme un coup de fouet. A consommer sans modération si ce n'est déjà fait.

Bien à vous,
Benny

samedi 13 décembre 2008

"Samantha Who ?" : une garce, une fille

Tout vient à point : aujourd'hui sur le BennyBlog, on se penche sur une des bonnes surprises de la saison 2007/2008 de la télé américaine. Une comédie gentiment déjantée qui célèbre le retour d'une valeur sûre du petit écran, Christina Applegate.
Samantha Newly est une garce. Une fille manipulatrice, égoïste, plutôt volage et parfois méprisante. Enfin, ça c'était avant. Un accident l'a effectivement amené à manger le bitume et une partie de sa personnalité. Hospitalisée, Samantha se reveille sans trop se souvenir de ses nombreux défauts. Victime d'amnésie retrograde, elle laisse entrevoir d'autres aspects de son caractère. Sam peut aussi être altruiste, sincère, dévouée. Presque enfantine parfois.
Au fil des jours, elle va redécouvrir qui elle était, et surtout découvrir qui elle veut être, en conciliant tant bien que mal des aspirations souvent contradictoires. D'un côté, un passé avec lequel elle devra sans cesse composer, de l'autre, un présent où elle se cherche.

My name is Samantha

En réflechissant bien, on se rend compte que sur le principe (et ça en fera râler certains), Samantha Who ? fonctionne exactement... comme My name is Earl. Earl Hickey comme Samantha Newly revisitent leur passé et les coups tordus qu'ils ont pu accomplir avec un réel désir de changer. Samantha comme Earl sont des séries hybrides, pas vraiment sitcom dans l'esprit mais plus des comédies. Mais si le show de Jorge Garcia est une vraie farce où l'on met souvent les pieds dans le potage, celle de Cecelia Ahern et Donald Todd est plus légère, souvent acide mais pas cruelle. Un divertissement léger, bien structuré et très attachant.

The Christina Applegate show

L'identité (et a fortiori le succès) du show repose grandement sur les jolies épaules de Christina Applegate, dont l'interprétation savoureuse structure pour ainsi dire complètement l'identité de la série. Samantha Who ? Ce n'est pas qu'elle, les seconds rôles jouent parfaitement le jeu mais leur raison d'être, c'est de graviter autour de cette gaffeuse patentée mais toujours émouvante qu'est l'héroïne.
Bon c'est vrai, Barry Watson, qui joue le valet de coeur de Sam, est un peu fade et son personnage n'est pas très enthousiasmant... mais il apporte sa pierre à un édifice bien construit, une fiction qui dépasse son concept pour asseoir son univers. Plus on avance dans la première saison, plus on est effectivement séduit par cette série rafraîchissante et enlevée.
En résumé : Christina Applegate strikes back et ça, quand même, c'est une bonne nouvelle.

Bien à vous,
Benny

PS : alors, le titre c'est un jeu de mots tout pourri avec "Un gars, une fille" pour ceux qui n'auraient pas compris. En même temps, il n'est pas forcément évident... A méditer.

jeudi 4 décembre 2008

Some kind of monster

Les titres en anglais sont rares par ici. Les billets vraiment introspectifs aussi. Eh bien aujourd'hui, on fera les deux.
Il y a des situations, dans la vie, qui vous confrontent à de troublantes impressions. Des événements qui font ressurgir des peurs plus ou moins palpables. Enfouies. Quelque part, quand on réflechit bien, c'est leur caractère insaisissable qui fait toute leur force, leur puissance. Leur efficacité.
Mes trouilles ? La solitude, la mort comme tout un chacun. Ca et ce qu'on pourrait appeler la perte de mon éducation. Ce qu'on m'a appris dès mon plus jeune âge et qui a fait de moi ce que je suis. Avec ses bons et ses mauvais côtés.
Cette trouille, c'est un peu comme si, en tendant vers autre chose (a priori quelque chose de mieux), je deviendrai finalement tout le contraire de ce que j'étais. Ce que je redoutais, en un sens.
En grandissant, on change : on engrange une expérience et avec un peu de chance, on a l'impression d'avancer. On laisse derrière soi certaines questions, on en appréhende d'autres. Mais comment savoir si l'on avance vraiment ? Difficile à dire quand on est en plein milieu du chemin...
Un de mes meilleurs amis m'a dit : "Tu verras, avec la trentaine, certaines choses qui te paraissaient complexes, lourdes à porter, passent au second plan". A 30 ans et deux mois, difficile de dire si c'est vrai. Mais je crois qu'il a raison.
Au bout du compte, quand on est face à ses peurs intimes, on peut envisager de faire un bilan d'étape. Considérer si, oui ou non, on s'est rapproché de ce qu'on recherchait. Et savoir si c'est, oui ou non, une bonne chose.
Mais le plus intéressant, c'est que finalement c'est en définissant le plus précisément ses peurs, en acceptant de les regarder en face pour mieux comprendre ce qu'elles remettent en cause dans votre vie, que l'on se définit soi-même. On ne les apprivoise pas forcément, on ne les résoud sûrement pas d'un seul coup mais en définitive, on se connaît mieux.
C'est pas si mal, je pense.

Bien à vous,
Benny

PS : non, c'est pas aussi bien que ce que j'aurais vraiment voulu dire, je crois. Non, je ne regarde pas Grey's Anatomy en ce moment. Oui, on parlera de trucs plus légers la prochaine fois. Genre Samantha Who ?

mardi 18 novembre 2008

L'album de novembre (yes !) : "Get born" (Jet)

Ca faisait un petit moment que je cherchais ça. Depuis Consolers of the lonely des Raconteurs, je crois : un album qui me sorte du créneau ballades plus ou moins rythmées dans lequel l'été m'avait un peu plongé. Cocoon, Fink, The Ting Tings, c'est sympa mais c'est comme tout... il me manquait un album capable d'alterner les rythmes sans être trop agressif (oui Death Magnetic de Metallica, c'est de toi que je parle...).
Avec Get Born de Jet, on touche au but. Bon, l'album n'est pas spécialement récent : la pochette annonce une date de sortie en 2003. Mais il faut admettre que le titre Are you gonna be my girl ?, récupéré pour une pub de BNP Paribas, l'a sacrément bien remis sur le devant de la scène. Et on ne va pas s'en plaindre.

Sur la bonne voix, avec Nic Cester

D'abord parce que Jet, c'est avant tout une voix : celle de Nic Cester. Micro en main, le gars exprime aussi bien la rage que la douceur. Pour tout dire, cela faisait un petit moment que je n'avais pas été aussi emballé par les cordes de quelqu'un. Certes, c'est éminement subjectif ce que je dis là, mais quand même...
A côté de ça, les compositions du groupe sont efficaces. Pas d'une audace à toute épreuve mais cela reste propre, soigné et... très rythmé. Quand on écoute Are you gonna be my girl ?, on pense forcément à Lust for life d'Iggy Pop. Le reste de l'album joue assez bien avec l'énergie de ce titre, que l'on retrouve notamment dans Cold hard bitch (en VF, Bisous les filles) et Get me Outta Here (en VF, Mais c'est un congrès socialiste ici ?), et d'autres plages plus tranquilles comme Radio Song (VF : Encore un peu de commercial pour vos oreilles) ou What you've done (VF : Non, c'est même pas moi).
En résumé : un vrai album de rock alternatif, porté par une excellente voix. Si vous êtes en panne d'énergie en ces matinées grises de fin d'année, vous savez maintenant ce qu'il vous reste à acheter.

Bien à vous,
Benny

mercredi 12 novembre 2008

Larry à tout prix ?

Il y a quelque temps de ça, je vous ai parlé de mes aventures facebookiennes, des interrogations que j'avais sur le côté un peu exhib' de l'aventure. Eh bien, je suis toujours aussi perplexe.
Parmi la tripotée d'amis avec lesquels ce fooooormidable réseau social vous met en relation, on se retrouve parfois avec des contacts qui sont des cousins d'amis de connaissances. Autant vous dire qu'avec ces gens-là, on tisse des liens dont la force laissent rêveur.

Les statuts qui bougent tous le temps

Moi, mon ami que je ne connais pas s'appelle Larry. Il joue de la guitare dans un groupe. Il est au lycée (ou à la fac ?) à Lyon et c'est en farfouillant dans les contacts d'un de mes ex collègues qu'il a trouvé mon nom. C'est comme ça qu'il m'a invité à rejoindre son réseau.
J'ai dit oui... et depuis, j'ai très souvent des nouvelles de lui. Tous les jours. Plusieurs fois par jour même. Et bon dieu : c'est vachement intéressant.
Alors voilà, Larry a une petite amie. Elle est belle et son prénom c'est... en même temps, on s'en fout, il change très souvent. Même que c'est pénible parce que quand Larry se fait plaquer, on a droit à des statuts du style "Larry a le coeur gros" ou "Larry se sent tout fragile". En même temps, quand Larry se case, ça donne "Larry is woaw in love" donc je sais pas à ce qui est mieux. Vraiment pas.

Le Facebooooo-ke pleure (quand ils ne viennent pas)...

La grande force de Larry ? C'est le king de la phrase statut hyper ellyptique. Vous ne savez pas ce qu'est la phrase statut ? C'est le truc où vous dites à vos amis ce que vous êtes en train de faire. A chaque fois, Larry la joue sybilline : pour que toutes les filles du bahut et celles qui le regardent jouer sur scène lui pose des tas de questions sur ce qui va pas, et s'il a besoin de quelque chose tout ça tout ça. Des phrases du style "Larry va dire stop", "Larry is the cocu" (oh pétard : mais de laquelle ?), "Larry is pas content et en a marre". Et ça marche plutôt pas mal puisque l'on commente régulièrement ce type de statuts.
L'est fort, le Larry.

Pakil mérite mon pied au derrière


Bon, des fois, c'est pour dire des trucs dont tout le monde se fout. Par exemple "Larry EST TROP CONTENT PAKIL A RETROUVé SON BROS' SUR FACEBOOK, ducoup bientot en vrai j'espere bien". Oui, Larry a un tic super pénible : il dit "Pakil" au lieu de "parce qu'il". Histoire sans doute de faire l'homme enfant (ben oui, pourquoi est-ce que ce serait que les femmes qui pourraient être femme enfant, d'abord ?).
D'autres fois, il dit aussi des trucs in, genre "Larry a envie de geeker pour se vider la tête". Sans trop savoir ce qu'est la culture geek et son imaginaire. Sans connaître non plus les quolibets qu'on pouvait se prendre il n'y a pas si longtemps, en osant émettre en public l'hypothèse que l'on avait l'ombre d'un côté geek.

Le Guitar hero s'exhibe...

Mais bon, globalement, Larry a trouvé le journal intime parfait : celui qui est lu en direct ou presque par ceux qui doivent le lire. Pas besoin d'attendre d'être mangé par les vers pour être compris. Pas besoin de faire un blog en espérant qu'on découvrira ses aspirations secrètes, ses envies profondes un jour prochain (ne me regardez pas comme ça : je ne parle pas de moi. Non). Là, c'est du live, coco. Et Larry, il kiffe grave. Pakil est rassuré de voir que ses amis se soucient de lui. Plusieurs fois par jour même.

... et la cybersaucisse le mate

En fait Larry, c'est un peu Nicolas Sarkozy. En bien ou en mal, pour dire pas grand'chose ou rien du tout, il est là. Jour après jour, après jour. Et moi, cybersaucisse, je m'agace chaque jour de le lire mais je le lis quand même.
Pfff... Si ça se trouve, mon Larry, il va raccrocher sa guitare et finir à l'UMP.

Bien à vous,
Benny

mercredi 5 novembre 2008

W, l'anti-homme d'état

Je suis allé au cinéma... et cela faisait un petit moment que ça ne m'était pas arrivé (la faute à CinéCinéma). Passé le dilemme du choix de film (Hellboy II ou W. ?), je me suis laissé porté par le film d'Oliver Stone et consacré à celui qui est aujourd'hui l'avant-dernier président des Etats-Unis.

Une intrigue miroir
Plus qu'un film qui se distinguerait par sa virtuosité cinématographique, W. s'appuie avant tout sur une solide trame narrative : le récit raconte en parallèle deux époques de la vie de George Walker Bush. D'un côté, la façon dont il accède à la présidence américaine. De l'autre, celle dont lui et son administration vont justifier l'entrée en guerre contre l'Irak. Un scénario particulièrement efficace et dont les deux axes sont un peu comme deux miroirs qui se répondraient.
W., c'est le portrait de l'anti-homme d'état. Un peu comme l'anti-héros qui subit les événements plus qu'il n'agit, Bush apparaît ici comme un imbécile à visage humain. Stone raconte tout au long du film que son héros n'a eu de cesse de composer avec le lourd regard de son père. Un père aux yeux duquel il ne répond jamais vraiment à ses attentes. Le pari est assez culotté : il donne en tout cas une complexité relative à un personnage qu'il est facile de détester au départ.
Le problème, c'est que l'on est ici dans un biopic. On ne sait pas vraiment où commence la fiction et où débute la dimension réaliste du récit, les éléments qui renvoient directement au réel. Et quand on s'attaque à un homme d'état aussi médiatique et aussi décrié que Bush, Jr. ça complique pas mal les choses.

Une drôle d'impression

Constatation évidente : on se retrouve face à un bon film, qui évite assez bien la lourdeur dans laquelle un tel long-métrage aurait pu s'embourber. Et en même temps.. on est un peu gêné par son aspiration "pseudo-documentaire". Le spectateur ne peut s'empêcher de se demander ce qui est vrai dans ce que raconte Stone. Son discours sur l'intervention américaine en Irak est cohérent. Impressionnant parfois. Mais sa propension à faire de George Bush Sr un second rôle plutôt stéréotypé (pour ne pas dire de fiction) casse complètement cette logique. Et c'est ce qui génère l'impression assez étrange évoquée plus haut.
Le casting est lui impeccable : de Josh Brolin dans le rôle titre à Richard Dreyfuss dans celui de Dick Cheney, en passant par Thandie Newton ou James Cromwell. En définitive, on passe un assez bon moment de cinéma. Un film pas désagréable mais un poil destabilisant.

Bien à vous,
Benny

mardi 4 novembre 2008

L'album d'octobre (oui, je sais...) : "Death Magnetic" (Metallica)

En octobre, les feuilles tombent des arbres. En octobre, les albums de gros groupes de rock tombent aussi dans les rayons à CD des magasins (Ptain, ça c'est de l'intro, coco...). D'un côté AC/DC, de l'autre Metallica.
Dans le cas de la bande réunie autour de Lars Ulrich, Kirk Hammett et James Hetfield, tout le monde s'accorde à dire que Death Magnetic s'apparente à un retour aux sources du succès. Après plusieurs albums qui n'ont pas vraiment convaincu (Load, Reload, St Anger), Metallica s'est offert une longue séance de psy. Difficile de dire si ce fut un ramonage de cheminée aussi efficace que celui d'Anna O. par Freud (non, c'est pas cochon : c'est l'expression même de la patiente pour évoquer ses séances, d'abord...). Mais le fait est là : le groupe livre cette fois un album solide, plutôt brut de fonderie.

De la rage en boîte

Si vous n'aimez pas trop le style Metallica, ce n'est peut-être pas avec cet opus que vous serez séduit (non, pour ça je vous conseillerai le live S&M, enregistré avec le San Francisco Philharmonic Orchestra. Tout simplement incontournable). Et à dire vrai, même quand on connaît le groupe, on n'est pas forcément emballé dès la première écoute. Sans doute parce que la puissance du son prend de prime abord le pas sur la richesse mélodique.
Pourtant, l'album compte son lot de bons titres, de The day that never comes à The end of the line, en passant par Broken, beat & scarred ou Suicide & Redemption. Du rock puissant, qui vous donnera le La les matins où vous êtes aussi en pétard que vos cheveux.

The Unforgiven strikes back

En cadeau bonus : The Unforgiven III. Ou comment écrire la troisième variation d'un titre à succès. Une chanson très réussie... mais qui fait se demander s'il y aura autant de séquelles de ce morceau que de films dans la franchise Saw (ah, Saw VI et Saw VII : avec des titres pareil, ce sera forcément bien).
Pas sûr cependant, pour conclure sur Death Magnetic (oui, juste avant c'était une digression assez moisie), que vous l'écoutiez régulièrement... Eh oui, la rage c'est bien mais ça va un moment. Et ce n'est pas non plus le Black album (celui qui compte dans ses pistes Enter Sandman).

Bien à vous,
Benny

lundi 3 novembre 2008

Benny au tableau

C'est toujours un peu la même chose : si je suis cyber-silencieux de ce côté-ci de la blogosphère, c'est que je suis soit bien occupé sur un plan privé, soit bien occupé par mon emploi du temps professionnel.
Ma vie sentimentale ressemblant parfois à un étrange remake d'un film de M. Night Shyamalan (si, si : même qu'on l'appellerait Incasable), je vous parlerai plus aujourd'hui de ma dernière aventure en lien avec mon boulot.
Il y a 15 jours, je me suis retrouvé vacataire à la fac.
Une situation qui ne manque pas d'ironie : j'étais parti de cet endroit parce que je ne voulais pas devenir prof. Ce n'est pas que je ne respecte pas ce corps de métier, juste que ça ne m'a jamais vraiment branché.

Challenge, ça change

Mais bon, comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis (Dieu que c'est idiot cette formule), que le contenu de l'atelier qu'on m'a proposé me bottait bien et que... j'avais besoin d'argent, j'ai sauté le pas. Avec un soupçon d'appréhension, il faut bien l'avouer. Je devais présenter à des étudiants en master une fonction précise de mon boulot et j'avais vraiment envie de faire ça bien. J'avais en mémoire des cours et autres travaux dirigés pas tellement enthousiasmants quand j'étais moi-même étudiant. Si je devais m'y coller, j'espérais bien rendre ces interventions alertes, dynamiques.
Au bout du compte... j'ai trouvé ça pas mal. Les étudiants ont paru s'intéresser à ce que je pouvais raconter, je me suis efforcé de les amener à tirer eux-mêmes les enseignements des mises en situation que je leur proposais. Au final, ils m'ont paru fichtrement malins.

La pédagogie boomerang

Pourtant, c'est marrant : je dois avouer que l'on ne sait jamais complètement si on a pleinement atteint son but, si on a vraiment stimulé la curiosité de l'auditoire. En tout cas, c'est ce dont j'ai eu l'impression. Une collègue de boulot, qui est passés dans la salle où avait lieu l'atelier, m'a dit qu'ils avaient l'air intéressés. J'espère en tout cas.
D'un autre côté, et c'est ça le plus surprenant, c'est peut être surtout moi qui ai le plus appris. Parce qu'en formalisant des choses que je savais sur mon métier, en mettant des mots sur certaines notions, eh bien j'ai eu l'impression d'en apprendre pas mal.
C'est marrant une relation pédagogique, quand même. Comme si, dans une salle de classe, celui qui apprenait le plus n'est pas forcément celui que l'on croit...

Le fossé 1986

Quoi qu'il en soit, en revenant au boulot, j'ai eu droit aux habituelles réactions des collègues. "Alors, t'as dragué des étudiantes ?" (rajouter ici un rire à mi-chemin entre la hyène baveuse et l'ado en pleine poussée d'hormones). Ben non. Non pas que certaines n'étaient pas mignonnes, au contraire.
Mais 1/ Dans certains contextes, je peux encore être timide (si), 2/ Ces filles sont nées en 1986. Oui : 1986. On a huit ans d'écart et pour elles, Diego Maradona est une baleine échouée dans un survet. Pire : si vous leur parlez de La Cinq, elles croient bon de corriger "La Cinquième". Et ça, ça fait bizarre, quand même.
Précisons : je ne suis pas devenu un vieux con méprisant en arrivant à 30 ans. Mais je suis encore suffisamment souple le matin pour ne pas me lamenter en me ramassant mes chaussettes parce que j'ai mal au dos.
Je n'ai donc pas encore besoin de courir après une étudiante en master et accessoirement, ma jeunesse perdue. Je préfère donc me tourner vers des filles de mon âge. Ou attendre qu'une étudiante de 1987 viennent me prouver que oui, les préjugés sur l'âge, c'est complètement idiot et que l'essentiel est ailleurs. A moins que Newton et mes chaussettes ne se paient ma tête plus vite que prévu.
Y a que ceux qui sont complètement Incasable qui ne changent pas d'avis, en fait...

Bien à vous,
Benny

PS : sinon, c'est officiel je n'ai plus besoin d'argent, j'ai fait ces cours pour (presque) rien. Mes amis (qui sont des gens monstrueusement géniaux, disons-le) m'ont offert un voyage à New York pour l'été prochain. Je cherche donc une personne (oui, une) pour m'accompagner. Prière de laisser vos candidatures sur ce blog. D'avance merci.

samedi 1 novembre 2008

Homicide, saison 7 : coucher de soleil sur Baltimore

C’était annoncé en janvier, c’est fait. J’ai enfin vu la dernière saison de la série produite par Barry Levinson et Tom Fontana… presque huit ans après avoir commencé son visionnage. Pas parce que je n’aimais pas cette série policière, non. Au contraire même. Disons que j’avais envie de savourer les derniers épisodes d’un show comme il y en a peu.


Une vraie rencontre télévisuelle


Pour certains, Homicide, c’est la plus grande série policière des années 90. Je crois que je suis de ceux-là. Peut-être parce que c’est une des fictions qui interpellent le plus le téléspectateur. A coup d’épisodes poétiques ou d’histoires très réalistes, en brossant des portraits d’une richesse saisissante, Homicide a, pendant sept saisons, embarqué le téléspectateur dans un univers singulier, en installant une atmosphère assez unique.

Quand j’ai commencé à la regarder, je visionnais en même temps les premières saisons de Law & Order et NYPD Blue. Trois séries assez différentes et dont l’impact sur le long terme est tout aussi nuancé. NYPD Blue, c’est la série nerveuse, tape à l’œil, qui séduit d’entrée avant de lasser. Law & Order, c’est le show classieux, dont la concision et la force narrative vous scotche. Homicide, c’est plus compliqué : c’est une fiction pas très sexy au départ, qui demande en tout cas qu’on s’accroche pour rentrer dans son univers. Mais une fois la porte ouverte, un charme assez particulier vous lie à cette série. Un peu comme une fille qu’on ne remarque pas vraiment la première fois qu’on la voit mais que l’on ne pourra plus oublier dès qu’on aura appris à la connaître…

Dit comme ça, je crois que vous l’aurez compris : c’est une autre pierre dans mon jardin de sériephile.


Une relève décevante


Si j’ai un peu attendu pour avant de cette ultime saison, c’est parce qu’elle est souvent peu appréciée par les fans des flics de Baltimore. Le monument Franck Pembleton (monstrueux André Braugher) est parti et une tripotée de personnages est apparue en deux ans. Des personnages moins bien dessinés que leurs devanciers, et qui souffre cruellement de la comparaison. Sheppard, Ballard, Falsone et Stivers sont des personnages assez fades, plus lisses que Kellerman, Howard ou Pembleton. Et quand on produit une série dont l’intérêt réside dans le parcours d’une bande de héros qui n’en sont pas, le faux pas ne pardonne guère…

Un des vrais problèmes de cette septième saison, c’est aussi que Homicide est une série qui fonctionne sur une dynamique de binômes : Pembleton/Bayliss, Munch/Bolander, Lewis/Kellerman… c’est l’évolution de ces « relations de couple » qui fait toute la puissance du show. Or, dans cette ultime fournée d’épisodes, les duos se font et se défont en fonction des intrigues. Une autre erreur qui coûte cher. Même la paire Lewis/Sheppard qui essaie d’explorer de nouvelles pistes dans les histoires de duo ne fonctionne pas vraiment. Il manque une ligne directrice ambitieuse pour que la recette ait vraiment du goût. L’absence de Tom Fontana, maître d’œuvre des cinq premières saisons et très occupé par Oz à l’époque, n’est sans doute pas étranger à cela.


Du moins bon… mais aussi du bon (parfois)


Comme souvent avec les grandes séries, cette saison un peu décevante compte son lot de très bons épisodes. Souvent parce que les intrigues sont efficaces. Parfois parce que les auteurs reviennent aux fondamentaux de façon salutaire. A ce titre, le retour de Kellerman fait assurément partie de la seconde catégorie. L’apparition de l’inspecteur déchu entraîne toute une série de réactions chez les autres flics de la crim’ et là, on retrouve le vrai Homicide. Mais cette impression n’est que sporadique. A ce titre, le season finale paraît un peu bricolé et ne convainc qu’à moitié.

On attendra donc de voir le téléfilm final… que je n’ai pas encore visionné (c’est prévu pour ce mois-ci), pour se forger un avis définitif sur la conclusion de cette série. Un cycle à Baltimore s’achèvera alors. Il sera temps ensuite d’en commencer un autre, avec The Corner et surtout The Wire.


Bien à vous,

Benny

vendredi 10 octobre 2008

30 Rocks

Il y a du changement dans le titre de ce blog. C'est tout ce que j'ai à dire là-dessus, pour le moment. Ca et puis... c'est plutôt cool.
Oh et puis tiens, si vous êtes plus de cinq à lire ce machin qu'on appelle mon Monde, ben c'est l'occasion ou jamais de flatter mon ego pour me faire un coucou. Un poutou. Des avances. Des propositions indécentes.
Enfin, si vous n'avez pas de poils au menton.
Et les autres aussi, hein... je vous ai à l'oeil :p

Bien à vous,
Benny

PS : Oui, je confirme, c'est la pire illustration que j'ai jamais mise sur ce blog. Fallait bien que ça arrive un jour... Mon dieu, et si c'était vraiment le début de la fin ?

mardi 7 octobre 2008

Rescue me, saison 2 : le chemin (trop) tumultueux de Tommy Gavin

Je l’ai déjà dit sur ce blog, j’ai beaucoup aimé la première saison de Rescue me : les héros du 11 septembre. En racontant les aventures d’une caserne de pompiers new-yorkais, Denis Leary et Peter Tolan proposent une série incroyablement gonflée. Capable d’être particulièrement balourde grâce à ses traits d'humour et très brillante quand elle s’aventure sur les terres du drame.
Le meilleur épisode de cette saison inaugurale ne conte-t-il pas une histoire de mesure de quéquettes avant que ne survienne un accident dont les conséquences scotchent le spectateur ?
Autant le dire : j’attendais cette deuxième saison avec une certaine excitation.

Starring Jesus Christ

Lorsque débute cette nouvelle fournée de 13 épisodes, Tommy (Denis Leary, producteur, scénariste et acteur principal) a presque tout perdu : sa femme l’a quitté avec leurs enfants sans laisser d’adresse et lui-même a dû quitter sa caserne après un accident.
On le retrouve donc à Staten Island, là où les incendies sont à peu près aussi nombreux que les avalanches en Californie. Pour lui, la pilule est dure à avaler : s’il a de vrais problèmes d’alcool, s’il a de sacrées prédispositions au mensonge, il n’en demeure pas moins un firefighter de tout premier ordre. Le meilleur.
Le voilà donc seul. Seul... avec Sheila, sa cousine par alliance qui porte son enfant et lui court toujours après. Seul... avec les fantômes qui le poursuivent encore et toujours. Son cousin Jimmy, mort dans les Twin towers, et bientôt Jésus Christ et Marie Madeleine (oui, oui) l’accompagnent alors qu’il s’enfonce chaque jour un peu plus dans les problèmes. Avant de relever la tête.
Cette année, le parcours de Tommy est effectivement haut en couleur. Plus encore qu’en saison 1. On le verra refaire surface, remonter spectaculairement la pente en l’espace de quelques épisodes. Et… c’est peut-être trop. En tout cas, je ne suis pas convaincu.

D’un extrême à l’autre

La vie de Gavin ne supporte pas ce qui est tiède. Leary et Tolan ont donc décidé de le faire passer d’un extrême à l’autre. D’une addiction à l’autre, aussi. Mais si la charge sur les anti-dépresseurs est aussi insidieuse que forte, on a du mal à croire que le monde qui entoure Tommy est tout aussi instable que lui. L’exemple du retour de Janet, sa femme, est assez symptomatique de tout cela tant il est soudain. Presque bancal.
De ce point de vue, on pourrait se dire que la saison est décevante. En vérité, si le héros de Rescue me a un parcours chaotique, c’est plutôt du côté des seconds rôles qu’il faut chercher les vraies bonnes surprises de la saison 2.
Pas tellement du côté de Franco, dont le cheminement fait beaucoup penser à celui d’un Tommy plus jeune. Ni du côté de Siletti et Garrity, qui gardent néanmoins une place prépondérante dans les scènes bas du front de la série. Les vrais héros de cette nouvelle année sont les anciens : Kenny Shay et Jerry Reilly.

L’année de Jerry Reilly

Le premier s’amourache d’une sublime call girl (incroyable : j’ai enfin trouvé une série où Milena Govich est potable !) et le second doit s’occuper de sa femme atteinte de la maladie d’Alzheimer. Une situation qui l’oblige à se reprocher de son fils gay.
Pour le coup, la série retrouve toute sa force dans cette storyline. Reilly est homophobe, on le sait depuis la saison 1. Mais il aime aussi son fils et toute la complexité du personnage, coincé entre ses préjugés et ses sentiments paternels, ressort avec brio. De la même façon, la violence sourde de la maladie d’Alzheimer, la régression terrible qui la caractérise, sont remarquablement mises en scène.
En définitive, quand la saison s’achève sur un nouveau drame (je ne sais plus qui a écrit sur pErdUSA « Dans Rescue me, rien ne finit jamais bien »…), Gavin se retrouve à nouveau sur le fil du rasoir. On se dit alors que la saison est assez bonne. Mais la série peine à conserver la puissance qui la caractérisait à ses débuts. L’effet de surprise s’estompe…
Il n’y a donc qu’une chose à faire : attendre la saison 3.

Bien à vous,
Benny

lundi 6 octobre 2008

The Kill Point : de la guerre psychologique à la défaite narrative

Oui, je me suis fait avoir. En septembre , alors que la série était au début de sa diffusion sur France 2, j’ai bien cru qu’on tenait avec The Kill Point une grosse nouveauté. Une mini-série de poids. Hélas, les promesses des prémices n’ont pas tenu sur le long terme. Et je m’en vais vous dire pourquoi…

Un point de départ imparable

The Kill Point, c’est quoi ? C’est l’histoire du braquage d’une banque de Pittsburgh, la Three Rivers trust qui tourne à la prise d’otages quand les hommes emmenés par Mr. Wolf (John Leguizamo) se retrouvent sous les tirs des forces de l’ordre alors qu’ils tentent de prendre la fuite.
Très vite, des équipes d’intervention rejoignent le théâtre des opérations. Un négociateur, le capitaine Horst Cali (oui, il a un nom idiot. Mais comme c’est l’excellent Donnie Wahlberg, on s’en fiche), prend le commandement.
Là où la prise d’otages devient originale, c’est qu’elle est menée par des anciens combattants qui étaient quelques mois plus tôt en Irak. Et que Mr. Wolf, alias le lieutenant Jake Mendez, entend profiter des caméras pour faire de cet événement un acte politique fort. Ses exigences pour sortir de la banque ? Un gilet pare-balles pour ceux qui sont encore en Irak, l’engagement dans le service actif des fils de sénateurs qui ont voté cette guerre et… un bus pour s’en aller. C’est en tout cas ce qu’il affirme torse nu, sous les yeux des badauds, des caméras et des forces de l’ordre. En exhibant une multitude de cicatrices.

L’affrontement de deux personnalités

Tout l’intérêt de The Kill Point, c’est la guerre psychologique qui se met en place entre Mr Wolf et Cali. Une guerre où les dangers viennent de toutes parts, notamment à l’extérieur. D’un côté, il y a les anciens hommes de Mendez, bien décidés à l’aider à sortir. De l’autre, le père d’une des otages, un riche magnat prêt à tout pour sauver celle-ci.
Cet affrontement, passe par toute une série d’actions qui permettent tour à tour à Wolf et Cali de prendre moralement l’ascendant sur son vis-à-vis. Et c’est définitivement la partie la plus excitante de la série. Le gros problème de James De Monaco, producteur exécutif du show, c’est qu’il donne l’impression de maîtriser tous les enjeux de son récit, la complexité des questions qu’il soulève… et en fait pas vraiment.

Ni un thriller ni une série de société

Quand il décrit Wolf comme un homme brisé par la guerre, psychologiquement au bord du précipice, déterminé à placer la signification profonde de cette prise d’otages sur un terrain politique, on est en droit d’attendre que l’intégralité de son parcours au fil des épisodes traduise cela. Mais pas du tout. Cela parait surtout évident dans le dernier épisode où De Monaco essaie de surprendre le spectateur avec un final plutôt haletant mais où la dimension psychologique de la série est grandement évacuée. Le personnage de Wolf - brillamment campé par Leguizamo – devient en effet un prétexte pour brouiller le plus longtemps possible les cartes sur l’issue de l’aventure.
Au final, on a ni le thriller à rebondissements que souhaite présenter le scénariste, ni la série ancrée dans une réalité sociale forte qu’on semblait nous proposer. Wolf est-il un opportuniste au sang froid ? Ou cherche-t-il vraiment à éveiller les consciences sur ce qui se passe au Proche-Orient ? Au final, on en sait rien du tout, parce que la conclusion est franchement escamotée. C’est vraiment, vraiment dommage.
Si on a envie d'écrire un jour un scénario, on retient quand même quelque chose : dans un script réussi, l'évolution d'un personnage est cohérente de bout en bout et c'est elle qui impulse les twists dans le récit. Si on veut surprendre le spectateur avec un élément original mais qui tombe un peu du ciel, on prend le risque de se planter.

Bien à vous,
Benny

L’album de septembre : « My friends all died in a plane crash » (Cocoon)

Sur les ondes, sur les écrans de chaînes musicales, ce duo aura été le petit phénomène folk de l’été. A juste titre : Cocoon, ce sont Mark Daumail et Morgane Imbeaud, deux gens qui viennent… de Clermont-Ferrand. C’est en effet en Auvergne qu’ont résonné les premières notes d’un album bien construit.
Cocoon, c’est un voyage entre ballades entraînantes et légères (Vulture, Chupee) et d’autres douces amères. Au gré d’orchestrations qui mettent en valeur des accords de guitare assez classiques, portées par des voix qui s’unissent au fil des titres, ces chansons vous prennent aux tripes le plus souvent. Surtout Seesaw et Cliffhanger. My friends… c’est un peu l’art d’installer une atmosphère sans trop en faire. Pas étonnant dès lors que les publicitaires se soient jetés sur le bébé.
Seul petit bémol : l’ensemble peut être un poil tristounet en un sens. Et il vaut mieux éviter l’album si on a le moral comme la croissance en France. En même temps, si vous voulez vous faire un week-end survet/glace à la vanille/Brownie, c’est pas si mal, j’imagine…
Heureusement, comme je suis à la bourre, ce mois d’octobre devrait me donner l’occasion de choisir un album plus mordant.

Bien à vous,
Benny

Benny & the perfect girl

Pendant longtemps, si on me demandait à quoi pouvait ressembler la femme parfaite, je répondais "facile : elle a un sale caractère, elle a un sourire et des fesses d'enfer, parle le latin et pête au lit". Je pensais qu'avec un portrait comme ça, j'esquissais les principaux traits d'une fille surprenante, cultivée mais décomplexée (oui, enfin faut pas non plus que ce soit un problème clinique le dernier point, hein). Et puis bon, la vie étant ce qu'elle est, mon parcours sentimental trèèèès tortueux, j'ai dû revoir mon jugement.

Du coup, je fais une pause.


En plus, tout bien réfléchi, je crois que la fille idéale, c'est peut-être elle. Je ne l'ai jamais vue mais j'adore ce qu'elle écrit. Vraiment. C'est un peu la reine de la phrase barrée. Celle qui, chez Walter, repère avec acuité toutes sortes de travers.


Comme à la Benny's Corp, ses chefs sont parfois aussi bons managers que derviches tourneurs. Des gars persuadés de maîtriser les logiques de groupe et d'équipe, qui sont imbus de leur prétendu savoir mais sont surtout de sacrées quiches. Et ça, elle ne se prive jamais de le démontrer à coups d'exemples bien sentis.


Je suis de retour et elle m'a joué un tour.


Je suis très, très fan de ses traits d'humour : elle est caustique, pas vraiment cynique. En tout cas si on conçoit le cynisme comme une façon d'exprimer son aigreur. Non, elle, elle est plus acide qu'amère.
En plus, elle aussi est montée dans ce grand huit de la rencontre que serait soi-disant internet. Juste le temps d'avoir mal au coeur (au cas où vous vous dîtes "oh, c'est romantique", je précise que ça veut surtout dire avoir envie de vomir) sur un manège très, très artificiel. Souvent même, à lire ses chroniques, on se dit que ça fiche autant la trouille que le train fantôme.
Et elle a raison.


N'empêche, elle est drôle et, au détour d'une ou deux phrases piquantes, on devine une chouette nana. Inventive, imaginative. J'ai même envie de dire émouvante, parce que des fois elle se livre un tout petit peu (si, si : faut juste lire entre les traits :p).


Et comme elle est parfaite, elle m'a joué un tour de cochon.
Elle m'a taguée.
Elle le paiera.

Indiquer le nom de la personne avec un lien vers son blog.



C'est Une Blonde dans la ville. Le lien, c'est là. Je n'ai rien de plus à dire à cette personne. Sauf que je la bisouille, tiens.

Prendre le livre que l'on lit actuellement (ou que l'on préfère) et l'ouvrir à la page 123.Recopier le texte de la cinquième phrase et les trois suivantes.



Alors, je vous aurais bien lu un extrait de "La Psy" de Jonathan Kellerman, le livre que j'arrive pas à finir en ce moment parce que je ne suis pas d'humeur à bouquiner. Mais je l'ai laissé chez mes parents lors de mon séjour chez eux cet été.
Dommage parce que, ce que j'en ai lu, c'était bien. Bien écrit en tout cas : les dialogues ressemblent à de vrais dialogues et ca fait du bien parce que je trouve que beaucoup de gens mettent dans la bouche de leurs personnages imaginaires des répliques que même un personnage des Feux de l'Amour ne dirait pas. Que voulez-vous, j'ai lu une tripotée de romans d'Ed McBain et dans le genre, le pape du polar en structure modulaire (ah, là je me la pête quand même...) est plutôt balèze.

Ce qui nous amène à ce que je lisais maintenant. Juste avant de découvrir cette cyber-malédiction.
P 123, 5e phrase. Let's go.
"Deux minutes avant la fin de la cuisson, ajouter le vinaigre balsamique et mélanger. Avant de servir, goûter pour vérifier l'assaisonnement et ajouter du sel ou du poivre s'il en manque. On peut faire cuire les courgettes la veille, sans ajouter le vinaigre balsamique"."
C'est tiré de "Le Livre de cuisine pour les garçons qui veulent épater les filles avec peu de matériel et encore moins d'expérience" de Nicole Seeman.
Le haletant chapitre lu a pour nom "Courgettes confites".
Ben ouais : c'est pas parce que ma vie sentimentale est ce que "Waterworld" est à l'industrie du cinéma (comprendre, un bide qui fait rire) que je vais me laisser mourir de faim d'abord.

Indiquer année de parution, édition, titre et auteur du livre.

C'est paru en 2004, chez Tana Editions. Mmmm : pas sûr que j'achète dans la même collection le machin qu'ils ont osé appeler "Goûte ça et épouse moi".


Choisir quatre autres blogueurs/blogueuses et leur demander ce qu'ils lisent...

Et je me delecte de refiler cette belle saleté à mon petit camarade Adam de Blabla Series. Ca lui apprendra a regarder Secret Story en plein été, non mais.
Autre victime : Feyrtys. C'est en partie grâce à elle que je me suis lancée dans l'aventure bloggesque, il était temps qu'elle le sache. Par pitié, ne me deteste pas.
Victime 3 : Jess, Jess, Jess. L'amie du plat pays et son blog coloré. Eh oui, tiens, qu'est-ce que tu lis ?
And last but not least, Mr Joel J. Fleishman, une autre source d'inspiration. Lui qui disait qu'il avait moins de temps pour son blog, va pas etre déçu...


Bien à vous,
Benny



AH OUI ET PUIS... : là, j'ai été gentil. Le prochain qui me fait ça, je lui fait un portrait tellement méchant que même sa mère, en le lisant, pleurera à chaudes larmes :p

dimanche 7 septembre 2008

Vrac-o-rama pour la rentrée

Dîtes bonjour à Mère indigne !

Un nouveau blog a rejoint ma liste de liens incontournables. Le blog de Mère indigne, habitante de Locbidule, instit par ailleurs, qui essaie d’élever un enfant de troizanédemi avec Père indigne. Ce n’est pas toujours facile mais c’est raconté avec beaucoup d’humour, d’énergie et ça vaut vraiment le détour (merci à Pauline pour le tuyau). Des billets d'humeur qui évitent les babillements et ne se privent pas de dire quelques vérités bien senties.

"The Kill Point" fait mouche

Pour moi, c’est la jolie petite nouveauté de la rentrée en attendant les vraies nouvelles séries (Pushing Daisies et surtout, surtout Life). Diffusée pendant l’été 2007 sur Spike TV, The Kill Point raconte une prise d’otages dans une banque de Pittsburgh. Une histoire de braquage qui débute beaucoup mieux que le décevant The Nine, et met en place (en tout cas dans ses deux premiers épisodes) une intéressante guerre psychologique entre Donnie Boomtown Wahlberg et John ER Leguizamo. A voir sur France 2 le dimanche soir en deuxième partie de soirée. La review, c’est pour bientôt.

Seriebox joue la case forum

Si vous vous êtes perdus sur ce blog en faisant une recherche Google contenant les mots « chambre à air » et « Giscardisme », je vous conseille de continuer votre déambulation aveugle du côté de Seriebox, un forum de discussion mis en place par Baba et Jess, deux dynamiques bloggeurs dont les liens sont également à découvrir dans la rubrique « Lucarne ! ».
Sur Seriebox, pas encore de liens sur le site de Vulcania (tant pis pour les Giscardiens) ou sur celui de Michelin (tant pis pour les chambres à air et le Bibendum) mais plein de sujets sur les séries à retrouver ou à découvrir, ainsi que sur le monde sériel en général.
Un espace de discussion vraiment sympa, qui mérite d’être connu. Et pendant que vous y êtes, vous irez voir les bandes de pErDUSA et Critictoo (avec un super nouveau site), qui ont aussi des forums bien faits et pleins d’infos.
Et pour VGE, ben… allez, c’est cadeau et ça me fait plaisir.

Bien à vous,
Benny

Rachida fait le ventre rond

On m’aurait dit la semaine passée que je parlerais politique ici, je ne l’aurais pas forcément cru. Et pourtant, si. La raison : la déclaration de Rachida Dati, à la sortie du conseil des ministres, alors qu’on l’interrogeait sur sa probable grossesse. Un sujet qui fait beaucoup travailler la presse ces dernières semaines, et pas que la presse people.
Après avoir esquivé le sujet au terme d’une conférence de presse à la prison de Fleury-Mérogis, expliquant que ce n’était ni le moment ni le lieu d’évoquer cette question, la Garde des sceaux a finalement consenti à répondre. Oui, elle est enceinte. Et qui est le père ? Sa réponse : « J’ai une vie privée compliquée et c’est la limite que je me pose vis-à-vis de la presse. Je ne dirai rien là-dessus ».

Gossip politics

Et voilà encore un exemple de ce qui m’agace le plus en ce moment dans la communication des hommes et femmes politiques. Alors que certains leur reprochent d’être loin des préoccupations des Français, alors qu’on dit que leur message passe de plus en plus difficilement, ils occupent les médias avec des sujets à caractère privé non sans jouer sur cet axe de communication.
Car qu’est-ce qui empêche le ministre de la Justice de dire au sujet du père de son futur enfant « cela ne regarde que lui et moi. Je préfère ne pas communiquer là-dessus » ? Quel est l’intérêt de préciser « Vous savez, j’ai une vie privée compliquée » ? C’est un ministre ou Blair Waldorf ? J’hésite…
Cet épisode rappelle forcément la conférence de presse de Nicolas Sarkozy en janvier, son sourire en coin quand la deuxième question qu’on lui a posée ce jour-là portait sur ses rapports avec sa future femme Carla Bruni.

Audience, tu penses…

Que la vie privée des hommes politiques intéresse le public n’est pas nouveau. Que ces derniers l’instrumentalisent pour se présenter sous un jour plus humain, pour créer une certaine forme de compassion à une grande échelle de diffusion (pas seulement Paris Match), ça par contre, c’est assez récent. Et plutôt gênant parce que je ne pense pas que c’est de cette façon que s’améliorera le crédit porté par les Français à la politique. A mon sens, ça sent la manipulation et c’est bien voyant.
D’un autre côté, soyons honnêtes. Les médias, toujours en quête d’audience dans un paysage très concurrentiel, jouent le jeu. Et une large partie du public est demanderesse. Le phénomène est complexe, très humain finalement. Je suis peut-être vieux jeu, mais… Ceux pour qui la politique s’impose par la force des idées, et défendent une certaine idée du jardin secret, devront faire avec, faire le dos rond. Rachida Dati, elle, a choisi la stratégie du ventre rond. Pour au moins quelques mois.

Bien à vous,
Benny

samedi 6 septembre 2008

Partir, revenir… et mieux repartir

Je suis rentré ! Le séjour à Paris puis Bordeaux s’est bien passé même si franchement, question soleil en Gironde, ça aura été la grosse désillusion (c’est le syndrome Amélie, lire le post précédent). Qu’à cela ne tienne : la ville possède de vraies curiosités architecturales, un patrimoine et une identité bien affirmée. Autant dire que je n’ai pas tenu en place.

Des paysages et des sons

Et c’est une constante chez moi depuis plusieurs années : Paris, Marseille, Biarritz, La Rochelle, Arcachon, Bordeaux… j’adore faire un petit séjour en solo pour me balader pendant de longues heures jusqu’à me retrouver avec de sacrées courbatures aux jambes. Lecteur CD puis MP3 sur les oreilles (pour coller une BO aux paysages que j’ai pu découvrir, et repenser à ses images à chaque fois que je réécoute certaines chansons), c’est pour moi l’occasion de faire tout ce que je ne fais pas le reste de l’année. D’abord, pour le grand bavard que je suis, c’est un peu l’occasion de m’isoler.
De réfléchir à la façon dont les semaines et les mois se sont écoulés depuis mon précédent périple. De voir ce que j’ai fait, ce que j’ai vu, ce que j’ai manqué… pour mieux faire une liste de projets pour la rentrée. Pas sûr que je fasse tout ce à quoi j’aspire mais bon, en même temps, ce ne sont pas d’idiotes résolutions de début d’année alors… Une chose est sûre : je suis prêt pour ma rentrée.
Et pour cela, rien de tel que de marcher de longues heures… même quand il pleut. C’est un peu comme dans Forrest Gump, quand le héros traverse le pays de long en large et on cherche à comprendre pourquoi. Sa réponse : « j’ai juste envie de courir, c’est tout ».
Moi, je marche, c’est tout.

Où l’on vient, où l’on va

Ce qui ne veut pas dire que je suis un sauvage, au contraire : je bavarde avec les gens que je rencontre et j’aime aussi beaucoup partir en virée avec des potes. Mais parfois, ça fait du bien de se retrouver seul et, sans complaisance, de faire le point. Avant de rentrer, parce que quand même, la solitude, au bout d’un moment, c’est gonflant…
Paradoxe : c’est finalement quand je suis seul que je pense le plus à mes amis, à ma famille, à l’évolution de nos rapports. A la façon de profiter le plus possible de nos liens alors que le temps glisse toujours entre les doigts.
On en revient à Forrest Gump. Au moment où, alors que Gump retrace quelques unes de ses plus belles découvertes au fil de ses aventures, Jenny, mourante, lui confie : « j’aurais tellement été être avec toi… ». Et lui de lui répondre, en désignant sa tête : « mais tu y étais, là dedans ».

A ma famille, à mon Cinq majeur, et à tous ceux qui se reconnaîtront (dont les quatre personnes qui lisent ce blog) : vous étiez avec moi à Bordeaux et c’était cool.
C’est une phrase absolument neuneu, un peu comme ce post. Mais tout à fait sincère.

Bien à vous,
Benny

jeudi 28 août 2008

L’aventure commence au guichet

Lundi, à la gare la plus proche de chez moi. Un petit tour dans la file d’attente qui se tortille le long des guichets de réservations et c’est à moi. Il fait beau, c’est encore l’été (si, si) et cette fois, après de multiples tergiversations, j’ai arrêté le choix de mon petit voyage estival en solo. Ce sera… Barcelone. La Catalogne, le soleil, les plages espagnoles, l’architecture, le Camp Nou : ce ne sera pas New York et Baltimore comme un temps envisagé (va encore falloir reporter) mais bon, ça vaut quand même franchement le coup. Un petit détour par Paris, un autre dans le Sud-Ouest et Viva Barcelona !

Et me voilà, tout content devant le guichet pour réserver mes billets. Sauf que de l’autre côté du guichet, il y a Amélie. En tout cas, c’est ce que son badge accroché sur la veste dit. Et Amélie, elle est gentille hein. Vraiment sympa même. Mais son problème (et très vite le mien), c’est que ses parents l'ont sûrement conçue dans un champ où reposent les restes d’un cimetière indien parce qu’elle a la poisse. Le temps d’enregistrer les différentes étapes du périple, elle imprime les billets, me le tend… et puis non. Non ? « Non, y a un problème avec le… oui, non. Il faut recommencer ».
Alors on recommence, on reprend mon nom, mon adresse, mon numéro de téléphone, on refait un débit bancaire après avoir annulé la précédente opération et Viva Barcelo… non.
« Ben non, ça marche pas… » soupire Amélie en se mordant la lèvre inférieure.
« Pardon, mais c’est quoi le problème ? » demande-je un brin amusé.
« Ca ne marche pas »
(soupir) « Oui, mais c’est où le souci ? »
« C’est le réseau international, ça coince, c’est déjà arrivé cet après-midi ».
« Ah ? »
« oui » (soupir)
« Ah »

On rerecommence. Annulation de l’opération bancaire. On reprend mon nom, le nom de la rue où je passe l’été (épelé pour une troisième fois. Amélie rigole. C’est drôle), mon numéro de téléphone. On refait la réservation. Amélie est contente : « ah, cette fois je suis arrivée à faire ce que la machine ne me laissait pas faire la dernière fois ! ».
Et puis… non. Toujours rien.
Alors on va chercher la chef, plus que ça à faire. Ben oui, et puis ça devient long cette affaire. Heureusement, Amélie dit « je reviens tout de suite ». Et au pays de ceux qui prennent le temps d’aller vite (on ne rit pas : la compagnie en a fait un slogan), « tout de suite », ça dure 15 minutes.
C’est sympa : ça vous laisse le temps d’échanger un regard avec le type du guichet d’à côté, qui vient contester une amende (vous savez, ces regards complices où on se dit que… ben non, on a rien à partager en fait). Et puis vous regardez aussi la file d’attente où des clients vous toisent tout méchamment parce que « bon, il a pas fini de faire perdre du temps aux autres celui-là ???»
Finalement, Amélie revient avec la chef. Pas bien contente d’avoir été dérangée prestement, visiblement. Alors on a recommencé. Deux fois, trois fois. On a même rebooté le PC. Amélie a ri : elle n’arrivait toujours pas à retenir l’orthographe de ma rue. C’était drôle.
On a presque pas vu le temps passer… ah ben si : une heure, quand même. A un moment, j’ai dit que je commençais à m’inquiéter parce qu’il me semblait bien avoir vu dans la file d’attente les enfants de ceux avec qui j’avais, à une époque, attendu mon tour. C’était drôle. Ah ben non : Amélie n’a pas ri. Pas plus que sa chef.
Finalement, je pars vendredi 29 août. Je vous souhaite une bonne semaine : je ne rentrerai pas avant jeudi soir.
Je vais visiter Bordeaux.

Bien à vous,
Benny

mercredi 27 août 2008

Le CD d’août : « We started nothing » (The Ting Tings)

Il y a des sons qui vont bien avec le soleil. La preuve avec cet album du duo anglais Jules de Martino/Katie White. Un gars, une fille de la région de Manchester qui ne manquent ni d’énergie ni d’imagination quand il s’agit de se faire une petite place dans l’immense répertoire pop anglais.
Le secret ? A vrai dire, je doute qu’il y en ait vraiment un… mais the Ting Tings a un vrai don pour proposer des mélodies légères, efficaces et plutôt péchues.
Il y a Shut up and let me go, un titre qui sert d’illustration musicale à la dernière pub pour iPod (et dont le clip rappelle furieusement celui de Seven Nation Army des White Stripes). Mais il y a aussi That’s not my name (très bon), Great DJ ou encore Traffic Light : autant de chansons qui sont un peu comme les bulles d’un cocktail que l’on siroterait sous les derniers rayons du soleil d’été (arf, c'est beau...).
L’intelligence du groupe, c’est en fait d’expérimenter de multiples articulations sonores et d’exploiter, au gré des plages, les multiples facettes de la voix de Katie White. Parfois ça rappelle Avril Lavigne (Fruit Machine, mouais), parfois c’est tout simplement génial (We walk, LE titre).
Un très bon album. De ceux que l’on est content d’avoir dans la boite à gants ou sur son MP3, quant on est coincé dans la foule avant d’aller au boulot.

Bien à vous,
Benny