jeudi 4 décembre 2008

Some kind of monster

Les titres en anglais sont rares par ici. Les billets vraiment introspectifs aussi. Eh bien aujourd'hui, on fera les deux.
Il y a des situations, dans la vie, qui vous confrontent à de troublantes impressions. Des événements qui font ressurgir des peurs plus ou moins palpables. Enfouies. Quelque part, quand on réflechit bien, c'est leur caractère insaisissable qui fait toute leur force, leur puissance. Leur efficacité.
Mes trouilles ? La solitude, la mort comme tout un chacun. Ca et ce qu'on pourrait appeler la perte de mon éducation. Ce qu'on m'a appris dès mon plus jeune âge et qui a fait de moi ce que je suis. Avec ses bons et ses mauvais côtés.
Cette trouille, c'est un peu comme si, en tendant vers autre chose (a priori quelque chose de mieux), je deviendrai finalement tout le contraire de ce que j'étais. Ce que je redoutais, en un sens.
En grandissant, on change : on engrange une expérience et avec un peu de chance, on a l'impression d'avancer. On laisse derrière soi certaines questions, on en appréhende d'autres. Mais comment savoir si l'on avance vraiment ? Difficile à dire quand on est en plein milieu du chemin...
Un de mes meilleurs amis m'a dit : "Tu verras, avec la trentaine, certaines choses qui te paraissaient complexes, lourdes à porter, passent au second plan". A 30 ans et deux mois, difficile de dire si c'est vrai. Mais je crois qu'il a raison.
Au bout du compte, quand on est face à ses peurs intimes, on peut envisager de faire un bilan d'étape. Considérer si, oui ou non, on s'est rapproché de ce qu'on recherchait. Et savoir si c'est, oui ou non, une bonne chose.
Mais le plus intéressant, c'est que finalement c'est en définissant le plus précisément ses peurs, en acceptant de les regarder en face pour mieux comprendre ce qu'elles remettent en cause dans votre vie, que l'on se définit soi-même. On ne les apprivoise pas forcément, on ne les résoud sûrement pas d'un seul coup mais en définitive, on se connaît mieux.
C'est pas si mal, je pense.

Bien à vous,
Benny

PS : non, c'est pas aussi bien que ce que j'aurais vraiment voulu dire, je crois. Non, je ne regarde pas Grey's Anatomy en ce moment. Oui, on parlera de trucs plus légers la prochaine fois. Genre Samantha Who ?

4 commentaires:

Marie a dit…

Samantha Who, c'est un peu un genre de soeur jumelle, pour moi. Surtout rapport au côté gourde blonde, en fait.

Benny a dit…

Moi, je la trouve super touchante en fait. Et Christina Applegate super convaincante. Bon, va falloir que je blogge vite moi...

Anonyme a dit…

Ouah! Il est long mon message, sorry

Vu que j'ai 30 ans... et 21 mois, je trouve que oui, tu poses un regard different sur certaines choses quand tu passes de l'autre côté de la barière mon Benny.
Tu te rends compte que ce que tu pensais être un compte d'années est en fait un compte à rebourd vers l'une des deux seules choses que les humains ont en commun, et que le monde change autour de toi.
C'est cette révélation qui fait que tu passes moins de temps à ressasser le passé, ou alors c'est le fait que le passé, ben il est de plus en plus loin alors tu y penses moins! Après, il y en a qui ne font rien et qui se conforte dans la routine car "c'est leur vie", tranquile. D'autre se force à trouver "leur truc" en essayant tout et n'importe quoi. D'autre on tout à coup les miquettes à l'idée que le chemin n'a qu'une seule destination et se disent qu'ils n'ont rien fait jusque là... blahblahblah. Le secret, c'est de ... Ah, ben ça c'est à toi de trouver ce qui te plait héhé! Alors, qu'est ce que ce sera pour acompagner vot' cake au fruits m'sieur? L'aventure exotique, la vie tranquile, la déprime, la routine rassurante, la recherche aveugle du grand bonheur, la recherche de l'extase perpétuelle (rmq: ne pas se trouer le crane avec une perceuse), la culture et l'épanouissement, acheter un Becherel et un dico, s'abonner à "Moi aussi je suis mystique" (avec dedans ce mois ci une statue de Boudha à faire toi même en papier maché) ou tout simplement profiter de la vie et de ce que tu trouves sur le chemin?

A+

Ray

ps: chestnuts roasting in an open fire... On dirait que tu vas avoir un tas de choses à me raconter cette année ;-)

Anonyme a dit…

bouh.. Je me sens bien idiote, comme je te l'ai déjà dit ,d'avoir pu te décevoir à ce point là .
Zoug et moi on t'embrasse quand même, tiens. 30 ans - 8 mois !

Zougmama