mercredi 30 septembre 2009

L'album de septembre : "Horehound" (The Dead Weather)

On va conclure ce très musical (et très prolifique, notons-le : je tiens au mieux mes engagements de rentrée) mois de septembre en vous donnant des nouvelles de Jack White. Non content d'être le génie des White Stripes, pas rassasié de ses aventures avec The Raconteurs, voici que celui qui est juste un des plus talentueux musiciens de la décennie s'acoquine avec Alison Mosshart (The Kills) et Dean Fertita (Queens of the Stone Age) pour se lancer dans un nouveau projet baptisé The Dead Weather.
Le parti pris est simple : un son lourd et plutôt crade, martelé à la batterie par White (le gars est diaboliquement polyvalent), pose une ambiance sombre, un brin torturée mais pas moins électrique. White qui broie avec malice le noir ? Ah, ah : il n'en fallait pas beaucoup plus pour que les adorateurs de l'artiste crie au génie et compare Horehound avec le son de Led Zeppelin, ni plus ni moins.
Et là, je dis stop. Non pas que je refuse absolument qu'on touche à ce qui est peut-être le plus grand groupe de rock de tous les temps : après tout, Izia, chroniquée le mois dernier, affiche avec fierté cette filiation dans ses créations et il n'y a pas matière à se rouler par terre...



Simplement, la force de Led Zeppelin, c'est de transcender encore et toujours les genres pour mieux surprendre son public. Là, on ne sort jamais vraiment du postulat de départ et ça limite grandement l'envergure de cette aventure. Certes, des titres comme Hang you from the Heavens, Treat me like your mother et No Hassle Night sont réussis mais l'album n'est pas inoubliable. Ca manque d'imagination et de génie, tout simplement.

Bien à vous,
Benny

mardi 29 septembre 2009

"The West Wing" (saison 6) : l'autre théorie du Big bang

Après une saison 5 très paradoxale, pour ne pas dire plutôt décevante, John Wells, principal producteur de la série depuis le départ d'Aaron Sorkin et Thomas Schlamme, avait le choix. Soit poursuivre en conservant le canevas existant quand bien même il avait déjà été bien exploité depuis cinq ans. Soit prendre des risques, explorer une autre réalité du double mandat de l'administration Bartlet : sa conclusion et ce que sera le futur après le départ de Jed Bartlet du bureau ovale.
En résumé, soit on choisissait le calque, soit on choisissait la claque.
Et comme on est dans The West Wing, série prônant l'audace et le combat pour ériger un idéal au fil des saisons, le choix était plutôt évident.

Une claque au ralenti

Evident et en même temps, particulièrement casse-gueule : en brisant une structure aussi solide, il fallait être sûr d'inscrire son grand chambardement dans un contexte électrisant, susceptible d'attirer l'attention du téléspectateur tout en redonnant une fonction précise à chaque personnage. La course à la succession de Jed Bartlet était un pretexte parfait. Fini le temps où Josh et Toby allaient et venaient dans les couloirs en quête d'un binôme avec qui argumenter/défendre un projet/débattre. Oubliée l'époque où Will Bailey n'apparaissait que par à-coups et devenait un personnage fade. Chacun retrouve une fonction précise et nouvelle, chacun poursuit un objectif et le public retrouve l'incontournable série qu'aurait dû toujours être The West Wing.

Les nouvelles cartes

La grande force de l'équipe de John Wells, c'est d'avoir redéfini le paysage de la série de façon progressive et en même temps assez rapide. En l'espace de huit épisodes, tout est réglé. Josh, Will et Donna ont quitté la Maison Blanche et travaillent à l'après-Bartlet dans des directions différentes, tandis que CJ Cregg devient Chief of Staff. Un secrétaire général qui n'a rien à voir à cette figure paternelle que pouvait être Léo Mc Garry mais plutôt un soutien efficace pour Jed Bartlet qui voit ses prérogatives sensiblement s'étendre cette saison. Alors que Léo était un conseiller avisé qui prenait un grosse part dans les décisions de Bartlet, le président fait davantage office de seul maître à bord. CJ est là pour l'accompagner tandis que le quatuor Toby/Annabeth/Kate/Charlie est lui aussi là pour seconder CJ.

Idéalisme Vs. Pragmatisme, le retour

De son côté, Josh redevient le formidable animal politique qu'il a pu être dans les trois premières saisons. Un homme connaissant les arcanes de la course à la Maison Blanche comme personne ou presque, quand il faut ruser, communiquer voire... omettre des choses. L'idéalisme de Santos, le candidat qu'il soutient, se heurte régulièrement à ces calculs politiques et par ce biais, on retrouve toute ce qui fait la force de The West Wing : la fougue de l'audace qui se heurte aux exigences du pragmatisme. Une lutte continuelle qui transcende les scripts des épisodes consacrés à la campagne. On pourra un peu regretter que le personnage de Santos manque un peu d'envergure (ou Jimmy Smits ? Je n'arrive pas à trancher...) mais ça cadre assez bien avec son apprentissage pour devenir un homme d'état.
Redistribuer les cartes et proposer deux axes narratifs (la course à la Maison Blanche d'un côté, la fin du second mandart Bartlet de l'autre), c'était aussi prendre le risque de créer un parent pauvre. Mais Wells et ses auteurs ont, à mon sens, assez bien évité le piège en s'appuyant fortement sur la caractérisation des personnages, leurs personnalités et leurs dilemmes. A ce titre, celui qui casse littéralement la baraque, c'est évidemment Martin Sheen.

Martin Sheen crève l'écran

Le voir interpréter un Bartlet diminué par la sclérose en plaques lui permet de composer un personnage touchant, doté d'une grande force d'âme et, en même temps, très fragile. Grâce à lui, mais aussi au parcours de Toby, qui n'a pas suivi Josh sur le chemin de l'après-Bartlet, à l'émergence subtile de Kate Harper tandis que Léo occupe une intéressante position en retrait, les épisodes "Maison Blanche" restent de haute tenue et on ne s'ennuie jamais. On peut, parfois, leur préférer les épisodes "Election" mais ils ne font jamais figure de bouche-trou. Certains répondent même habilement aux autres.
Vraie prise de risque maîtrisée, cette sixième saison est un must : une année sans temps mort, bluffante et revigorante. A un point tel que, quand le season finale s'achève avec un carton "Executive producer John Wells", on sent un délicieux frisson vous parcourir l'échine. Le Républicain Arnold Vinick va vraiment pouvoir entrer en scène : l'issue, la fin de la série en saison 7, est celle de toutes les promesses...

Bien à vous,
Benny

lundi 28 septembre 2009

La vie d'un homme, c'est parfois peuplé d'angoisses cyclistes

Ce matin, en me levant, je me suis rendu compte que ça fait tout juste un mois que je suis parti à New York et, franchement, ça fait tout drôle. Ca m'a rendu nostalgique et, ne me demandez pas pourquoi (après tout, ça n'a aucun rapport), ça m'a donné envie de vous raconter une histoire qui date un peu et qui est toute personnelle.
Les habitués de ce blog le savent : je suis un ex grand timide. Un ancien complexé de la période lycée/fac/début de vie active (la vache : ce fut aussi long, dis donc ?) qui a su dépasser ses angoisses les plus intimes pour être, en gros, ce qu'il est aujourd'hui (Qui a dit un célibataire en baskets avec une plante verte ?).
Mais il faut aussi savoir que ma toute première expérience, c'était quand même avec une femme mariée. Oui, oui. Enfin, elle était séparée et en instance de divorce mais bon, dit comme ça, ça fait un peu héros de comédie dramatique avec Juliette Binoche donc je préfère dire "Elle était mariée".

Nuits blanches sur canapé

La première chose à savoir, c'est que je suis une grosse nouille qui a vu trop de films. Vous n'avez jamais eu envie de vivre un truc un peu dingue, qui va électriser un peu vos nuits à la façon de Nuits Blanches à Seattle avec Tom Hanks et Meg Ryan ? Moi oui et ça m'est arrivé. Ou presque.
J'ai rencontré la fille en question sur Internet et l'histoire aura voulu qu'au moment où elle m'a contacté via un chat meetic, j'étais crevé et j'allais éteindre mon PC. Je ne l'ai finalement pas fait et ce n'est pas plus mal. On a papoté un peu, le courant est plutôt bien passé et on a repapoté à plusieurs reprises. A l'époque, elle était avec un autre garçon mais elle ne savait pas trop si ça allait durer. Je me rappelle lui avoir dit "Eh bien, si ça ne dure pas avec Machin fais le moi savoir : je te trouve très chouette". Elle a ri. Huit jours ps tard, elle et machin, c'était fini.
Elle m'a recontacté via MSN. C'était un dimanche soir en plein hiver. On commence à discuter et je finis par lui dire : "Tu sais, dans ma région, on a truc qui s'appelle le téléphone. Tu connais ?"
Elle a encore ri. On s'est appelé. On a raccroché à huit heures du matin.

La psychologie et les hommes

Et on a recommencé : lundi soir, mardi soir, mercredi soir... jusqu'à vendredi soir. Je crois que j'ai jamais aussi peu dormi dans une semaine mais rien que d'y penser, je souris. On a parlé de tout, de n'importe quoi, on s'est endormi sur nos canapés comme de grosses larves, et on a vite convenu de se voir dès mon premier jour de repos : le dimanche suivant.
Bon, moi, bien évidemment, j'ai voulu venir avant. Notamment jeudi soir parce que j'en avais marre d'attendre. Mais comme son père devait venir au petit matin, on a préféré reporter et s'en tenir à ce qui avait été décidé.
Au fil des soirées, nos conversations en fin de semaine sont devenues plus... mutines, on va dire. Oui, vous avez compris : je parle bien de débauche, de stupre, de lucre... et de lustucru.
Et là, mademoiselle ou madame lectrice, une vérité universelle débarque dans ce post : un mec, c'est parfois très, très idiot. Surtout quand ça se met à réfléchir trop.
Ben oui : ce qu'on vous dit pas quand vous vivez un truc intense au téléphone la nuit, c'est qu'il y a des moments en journée où on y pense, pense et repense. Et que fait un mec quand il pense ? Il se dit : "Mon dieu, si ça se trouve, on arrive à l'instant T. Est-ce que je vais assurer ?".
Je l'ai dit : un mec, c'est idiot. Vous allez quand même pas me faire croire que vous le découvrez en lisant ce texte, non ?
Donc je décide d'en parler avec l'un de mes meilleurs amis, qui bossait avec moi à l'époque. Sa réponse est digne d'un grand pédagogue. "T'inquiète pas, ça va bien se passer".
Merci. Super.
Je retente avec un autre pote. Sa réponse ? "T'inquiète pas, ça va bien se passer".
Youhou.
La psychologie et l'homme, c'est une grande histoire.

Toi aussi, redécouvre les maquettes

Je m'apprête donc à partir avec mes doutes sous le bras dimanche matin. Et samedi soir, je reçois un texto : "J'ai envie de te voir ce soir". Je réfléchis... une seconde et je dis oui. Je bossais à l'époque dans un service de relecture et de maquettes donc je terminais à minuit : pas moyen d'acheter des fleurs alors celle que je considère comme ma petite soeur (qui bossait dans le même service) et moi, on a fabriqué un bouquet de maquettes en papier en attendant la fin de la permanence de nuit (Moquez-vous : c'est nunuche et ridicule, j'en conviens).
Là, je prends ma Bennymobile et je fais la bagatelle de 200 bornes de nuit dans le brouillard à deux heures du matin et peu de sommeil dans mes réserves. Mais j'avais tout de même bien la pêche : j'ai dû promettre à mon "pote-psychologue" et à ma "petite soeur" que j'enverrai un texto une fois arrivé. J'ai vraiment des amis en or...

Quand Lance Armstrong s'invite...

J'arrive à trois heures du matin. Avec mes maquettes en bouquet. Elle rit. On visite son appart et on... n'a pas vu la salle de bains. On a calmé le jeu assez vite cependant, puisque j'ai joué cartes sur table sur mes questions du moment. Elle a été cool. On a bavardé un long moment sauf que j'avais toujours mes questions en tête.
A tel point que quand je suis allé aux toilettes, je me suis rendu compte que je m'inquiétais tellement que j'avais mal aux testitrucs.
Sur le coup, grand idiot hors catégories que je suis, j'ai pensé :
"Putain, si ça se trouve j'ai un cancer : dans deux ans, je gagne le Tour de France"
Et ça, c'est le drame, hein : je déteste le vélo.
Finalement, j'ai rien pu faire cette fois là. De tout le week-end. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne s'est pas bien amusés.
Au bout de trois jours, je suis rentré chez moi et... on n'a jamais remis ça. Ca n'a finalement pas duré longtemps. Je pourrais rêver 150 fois de refaire cette histoire mais la vérité, c'est qu'elle me plaît comme elle est.
Par la suite, elle et moi, on est devenu amis.
Par contre, je déteste toujours le vélo.

Bien à vous,
Benny

jeudi 24 septembre 2009

Rembobine, rembobine : l'album de juillet, "21st Century Breakdown" (Green Day)

C'était un des rendez-vous musicaux de l'année 2009. Après le carton d'American Idiot en 2004, pavé anti-Bush survitaminé qui avait marqué un tournant dans l'histoire du groupe américain, Billie Joe Armstrong et les gars de Green Day étaient très attendus en cette fin de décennie.
Ils ont décidé d'y répondre en reprenant les ingrédients de leur précédent album : un son punk rock plutôt bien travaillé, jouant assez adroitement avec les nuances dans une sorte de gigantesque opera rock en trois actes.

American Idiot 2.0 ?

Sauf que franchement, on a l'impression de se faire un peu avoir. La prise de risques est ici super limitée, et à la première écoute, on a vraiment la sensation d'avoir un American Idiot 2.0 sur la platine ; même si l'ensemble est bien fait. On se doutait bien qu'avec 21th Century Breakdown, on n'aurait pas forcément droit à un album aussi marquant que son prédecessur (qui constituait une sacrée étape en repensant au groupe qui, en 1994, se faisait connaître avec le mythique Basket Case). Mais de là à avoir une création aussi peu aventureuse...



On pourra toujours se consoler en se disant que certains titres sont vraiment réussis, à l'image de Peacemaker. Mais, à choisir, on préférera American Idiot, les aventures de St Jimmy et l'excellent Boulevard of Broken Dreams...

Bien à vous,
Benny

PS : et voilà, un retard de chroniques de rattrapé. Hé, hé, hé...

mardi 22 septembre 2009

Une plante oui, mais quel nom ?

C'était dit, c'est fait : une nouvelle plante a rejoint mon appart'. Le fleuriste m'a dit que c'était un Guzmania mais, ne le dites pas à Eric Besson, dans son pot, une carte dit que c'est un Bromelia...
Qu'a cela ne tienne : c'est une plante célibataire m'a dit le vendeur. N'imaginez pas que je vais faire des choses que la morale (et la flore, et la faune) réprouve : ça veut juste dire qu'elle vit sa vie et qu'elle est assez indépendante.
Ce qui me convient parfaitement sur ce coup, il faut bien l'avouer.
Pas trop d'entretien et, a priori, tout ira bien. A plus forte raison si je suis les indications qui vont avec sa carte :
- Beaucoup de lumière, pas en plein soleil. Température ambiante : oui, ça ira. Pas besoin de teinter les vitres du salon non plus...
- Fumer n'est pas nécessaire : ben, il manquerait plus que je sois obliger de lui payer sa cartouche hebdo de gauloises bleues, tiens...
- Maintenir la terre humide et s'assurer que le conduit de la plante contient toujours de l'eau : oulà, mais je suis nul en anatomie des plantes moi ! C'est où le conduit d'abord ?
- Destiner à la décoration et non à la consommation : non, sans rire ? Z'ont dû l'écrire en pleine psychose du Groin-Groin, cte affaire...

Hommage, hommages

Quoi qu'il en soit, il lui faut un nom. Oui, moi j'ai besoin de nommer mes plantes, c'est comme ça. Il y a eu Elliott (en hommage à Scrubs) qui a vécu trois ans avant de dépérir chez mes parents. Il y a eu Liz Lemon (tribute to 30 Rock) que j'ai lâchement abandonné cet été et qui ne l'a pas supporté et il y a eu Pam Beesley (The Office) qui... n'a pas vécu longtemps.
Et là, pour le baptème, je sèche.
J'ai alors pensé à faire un hommage bloggesque. Genre Une plante dans le pot, Feuillue en salon ou encore Brom-Brom séduit. Je peux aussi l'appeler Léti, en hommage à ma meilleure amie. Cela, même si elle est enceinte d'une fille et refuse de l'appeler comme moi (Tsss, comment que je suis magnanime...)
Vous avez un avis ?

Bien à vous,
Benny

lundi 21 septembre 2009

Rescue me (saison 3) : ceux qui restent debout

On avait quitté les gars de la caserne 62 de New York sans trop savoir quoi penser : l'effet de surprise envolé, la saison 2 avait souffert de la comparaison avec sa devancière. Suscitant une grosse attente, elle avait un peu déçu. Le parcours du héros, Tommy Gavin, passait en effet d'un extrême à l'autre sans toujours émouvoir... et c'est du côté des seconds rôles que l'on trouvait son bonheur.
Pour la troisième saison, on assiste à un retour à l'équilibre assez réjouissant.

Gavin et Shay, le drôle de couple

Quand je dis retour à l'équilibre, je ne parle évidemment pas de Tommy Gavin. En fin de saison 2, il a perdu son fils dans des conditions plus que dramatiques, ce qui a brisé sa famille. On aurait pu croire qu'il allait sombrer, retomber dans la drogue et l'alcool. Mais non : il reste debout. Il est toujours menteur, truqueur, mais il reste sobre et essaie, tant bien que mal, de faire face à ses démons.
Clairement, c'est un des points forts de cette saison : Gavin résiste, affronte les difficultés (et il y en a cette année) et surtout compose avec ses émotions (sur un mode tragi-comique réussi). Par petites touches, on le voit ainsi évoluer de manière subtile.
De la même façon, Kenny Shay passe lui aussi de l'ombre à la lumière après avoir perdu tout son argent en fin de saison dernière. A la dérive dans un premier temps, il décide de remonter la pente... en s'accrochant à Tommy. Voir ces deux bourrins cabossés cohabiter dans un même appartement est assez symbolique.

Une réussite de groupe

Avec cette saison 3, Rescue Me affirme avec force que les héros, ce sont des hommes parfois bas, parfois mesquins, mais qui ont le mérite de ne pas plier sous la tempête... quand bien même ils ignorent s'ils verront un jour ou l'autre une éclairicie. Disons-le tout net : c'est assez chouette.
Mais Tommy et Kenny ne sont pas les seuls à être sur le devant de la scène. Si je parlais de retour à l'équilibre, c'est parce que les autres hommes de Rescue me (série quand même bourrée de testerone) sont eux aussi à la fête.
Franco est confronté à son rapport à la paternité tandis que Siletti découvre sa bissexualité sur un mode assez léger mais pas complètement dépourvu de fond. Quand à Garrity... On le sait, c'est un abruti et c'est ce qu'on aime chez lui. Il suit lui aussi son chemin et finit même par épouser une femme... dans un cimetière.


La tragi-comédie fait mouche


Outrancière, Rescue me devient une sorte de soap tragi-comique qui charrie tout un lot de drames sans pour autant oublier de jouer la carte de l'émotion juste. Certes, tout n'est pas parfait (le season finale est mi-figue mi-raisin) et on sait que la vraisemblance n'est pas la qualité première de la série. Mais chaque épisode possède sa scène qui touche les coeurs. Comme celle qui clot le season premiere, celle de Un mariage et un enterrement où le père de Tommy apprend une nouvelle tragédie (Charles Durning est juste monstrueux) ou encore le prologue de Retour de batons, où Siletti s'illustre aux yeux de toute la brigade, laquelle lui rend hommage avec une simplicité touchante.
"L'humour est la politesse du désespoir" a dit un jour le cinéaste Chris Marker. Rescue me, c'est exactement ça.

Bien à vous,
Benny

mardi 15 septembre 2009

Soundtrack pour le retour au train-train quotidien


C'est septembre et il pleut. Il y a un mois, ami lecteur/amie lectrice, tu te proménais nu(e) sur une plage de la Creuse main dans la patte avec un ours brun nommé Godefroy (comment ça, je suis nul en géographie, en image romantique et en prénom classe ?), et aujourd'hui, trop serré dans ta veste qui te gratte (coquin-e), tu regrettes ce temps béni, alors que tu écrivais "RTT" dans le sable...
Tu as besoin d'énergie, de retrouver un petit peu le sourire et la hargne du vainqueur pour affronter l'automne et la grippe A ? Benny a pensé à toi. Voici une petite sélection musicale pour attaquer la journée avec la pêche.
Ne me remercie (j'en avais aussi besoin). Mais laisse les ours bruns tranquille.

1/ Dimension de Wolfmother (Album : Wolfmother)
2/ The Scorpion sleeps de Rob Zombie (Album : Educated Horses)
3/ Shallow be Thy Game des Red Hot Chili Peppers (Album : One hot minute)
4/ Over the Hills & Far away de Led Zeppelin (Album : Houses of the Holy)
5/ I won't back down de Johnny Cash (Album : je vais chercher...)
6/ Hate to see you go de Foghat (Album : Rock n Roll Outlaw)
7/ Leash de Pearl Jam (Album : Vs)
8/ The Ocean de Led Zeppelin (Album : Houses of the Holy)
9/ Box of Rain de Grateful Dead (Album : je sais plus...)
10/ No Hassle Night de The Dead Weather (Album : Horehound)
11/ Dancing Days de Led Zeppelin (Album : Houses of the Holy)

Bien à vous,
Benny