lundi 14 septembre 2009

Rentrée : par ici la sortie

Bon, il va falloir s'y résoudre : les vacances s'achèvent. New York, c'est fini et la BennyCorp attend mon retour pour mercredi. Youpi.
Ne vous y trompez pas : je ne suis pas si mécontent de rentrer. Non pas que mon boulot me manquait mais bon, c'était dans le contrat. Et en plus, j'ai envie de faire plein de trucs. Redécorer mon appart' qui fait un peu trop "Comment tu sais que je suis célibataire ?", renouer avec mes casseroles pour inviter plus souvent mes potes et acheter une nouvelle plante verte (Repose en paix, Liz-Lemon-La Plante : le défi que j'avais imposé à la biologie en ne t'arrosant pas cet été s'est retourné contre toi. Puisses-tu me pardonner. Ma parole, le fleuriste va encore vouloir me revendre un cactus par mesure de retorsion). Tout ça sans oublier de... poursuivre certains projets d'écriture.
Et puis on va sortir. Dès ce mardi. Eh oui, les enfants : Papa a un rendez-vous Meetic à l'horizon. Avec tout ce que ça comporte de flippant, d'involontairement drôle et d'excitant. Mais c'est pas ma faute d'abord : c'est la demoiselle qui a repéré mon profil et a aimé l'annonce.
Après toute une batterie de cyber-casseroles comme seul ce délicieux site de rencontres peut vous en offrir, je retente l'expérience. Faut dire que les autres sorties de ces derniers mois n'ont pas été inoubliables. Pas de déclic, pas vraiment de claques. Sauf peut-être cette infirmière polonaise, toute contente d'accepter mon invitation à sortir en soirée et qui est arrivée à 20h en disant "J'ai déjà mangé". Des fois, l'Europe me dépasse.

Tu pues, le chien

Pour mardi, la demoiselle a dit "Je viendrais avec mon chien". Une chienne plus exactement. "Je te préviens, elle pue autant qu'elle est adorable" a-t-elle précisé. Le grand gamin que je suis a répondu : "J'avais un pote à la fac dont on disait exactement la même chose. Mais ça, c'est parce qu'on sortait beaucoup trop [et qu'on enchainait parfois direct boîte de nuit et amphi]...". Elle n'a pas vraiment ri.
Ca va être une bonne soirée, si si, une bonne soirée...
Car il est comme ça votre Benny, cher e-public. Aussi trouillard et pessimiste avant d'aller au feu que détendu quand vient l'heure H. Schizophrène ? Un petit peu. Ou plutôt ancien grand timide qui voit le naturel souvent revenir au galop. Mais c'est tout ce qui fait le charme de ces soirées aussi. La mise à nu (au moins symboliquement. Tout en sachant que j'ai rien contre l'arrachage de Levi's à plus ou moins court terme). Le dépassement, la casquette par dessus le mur quoi (Ô mon dieu. On dirait un monologue de Meredith Grey : achevez-moi ! Tout de suite ! Mieux : inoculez-moi le groin-groin (*) !!!).
Bon, si je n'ai pas été dévoré par la bête, je vous raconterais peut-être comment ça s'est passé. S'il y a des choses à raconter, cela va sans dire.

Bien à vous,
Benny

(*) : remercions au passage Une Blonde dans la ville, grâce à qui j'ai fait cette découverte bloggesque qui a illuminé mon week-end tatanien (aka, en tatanes).

dimanche 13 septembre 2009

Et pendant ce temps, à Baltimore...

Quand vous dîtes que vous partez en voyage à New York, bon nombre de gens poussent des onomatopées de surprise/envie/jalousie (choisis ton favori). Quand vous dîtes que vous voulez aussi aller à Baltimore, petite cité du Maryland connu pour ses 300 assassinats par an (stat des 90's), beaucoup de gens vous répondent "Gné ?".
Et pourtant, pourtant, ami lecteur, je te jure que ça vaut le coup. D'abord parce que, comme à NY, il y a eu un gros effort de fait côté sécurité (ce qui n'empêche pas de trouver une floppée de faits divers idiots dans le journal : genre, un type s'est fait tirer son SUV à la station-service parce qu'il est parti payer le caissier, à 3 heures du matin, en laissant le moteur tourner et la porte ouverte). Ensuite parce que c'est une vraie ville universitaire, avec tout plein de jeunes.
D'ailleurs, quand on arrive à la gare de Charm City (le surnom américain de la ville), le premier truc que l'on découvre ce sont des bâtiments universitaires. Et ce qui est proprement bluffant, c'est que l'on retrouve très vite les maisons qui peuplent les épisodes de Homicide et The Wire, monstres télé des 90'S et de la décennie actuelle.
Du coup, les touristes sont nombreux dans cette ville où les blacks sont majoritaires. Notamment autour de Inner Harbor, le port très touristique de la ville. On est loin de celui de The Wire, mais après avoir descendu Charles Street, la rue qui traverse le centre historique de Baltimore, c'est une plaisante découverte. Surtout sous un chaud soleil.
A Charm City, la spécialité, c'est le crabe et c'est après avoir englouti un sandwich dédié à cette spécialité (en compagnie d'une toute petite américaine qui avait commandé un saut de Pepsi : paye ton décor), j'ai rejoint Fells Point, quartier très prisé des jeunes mais également super touristique. Un petit tour sur le port et direction un bâtiment qui, de loin, me rappelait quelque chose...
Très vite, j'avais la confirmation de mon impression : c'était le décor du commissariat de Homicide. Avec juste en face, le Waterfront, le bar dans lequel se déroulait de nombreuses scènes de la série. Le genre de truc qui rebooste bien après une journée à marcher dans des quartiers pas toujours glamour (Little Italy, par exemple : pas très italien dans l'esprit).
Direction le bar, donc. Evidemment. Là, je suis tombé sur Greg, un barman dont la mère vit en Angleterre et qui connaît un peu la France. On a parlé d'Homicide et aussi du tournage de The Wire. Autant la première était tournée à Fells Point, autant The Wire bougeait dans de nombreux quartiers. "Mais plus on se rapprochait de l'eau, plus on avait de chances de les croiser", a-t-il précisé.
La discussion a duré une petite heure. Normal : j'ai étudié Homicide quand j'étais à la fac, c'est une série avec laquelle il n'est pas toujours facile d'accrocher mais qui vous laisse un souvenir fort, étonnant et émouvant. Donc c'était clairement le pied de traîner par ici. A la fin, Greg et moi, on s'est serré la main et il m'a offert les consos.
En sortant, je me suis demandé si je reviendrais un jour là-bas (Peut-être après avoir vu tout The Wire ?). Au fond, peu importe : j'avais réalisé un autre rêve... assez énorme, pour le coup.

Bien à vous,
Benny

samedi 12 septembre 2009

Le Top 50 des trucs dingues de New York (Partie 2)

Suite et fin de mes pérégrinations sur les iles de la Grosse Pomme, avant de revenir sur le petit tour (assez étonnant) dans le Maryland et Baltimore, dans un prochain post. Et on garde la même formule des instantanés. Trois, deux, un... partez !

26/ Park Slope à Brooklyn, un quartier avec des maisons typiques que l'on voit dans de nombreuses séries. Au milieu des bâtisses, la maison de Barbie... ou presque. Si le quartier est classé, le propriétaire de celle-ci avait peint celle-ci juste avant l'entrée en vigueur de la procédure de classement. C'est... flashy.

27/ Un carrefour à Brooklyn, dont j'ai oublié de noter le nom, mais en direction de Coney Island. Aux quatre coins, des mecs en bleu de travail avec des sacs. Ils attendent qu'un camion les ramasse et les conduise à un chantier. Un grand nombre d'entre eux n'ont pas de papiers. Et c'est tous les jours comme ça, dans une ville où le pourcentage de la pauvreté est plus élevé qu'aux USA.

28/ Une petite pizzeria dans le Upper West Side, dont j'ai perdu le nom mais où on fait de sacrément bonnes homemade lasagnas. Sur les murs, il y a des photos du patron avec, entre autres, Alec Baldwin, Jon Lovitz ou Ice T. Sympa.

29/ Les soldes à Soho ! Oui, monsieur, oui, madame. Ca fait du 30 $ pour un Levi's Bootcut et 20 $ la chemise qui va très bien avec. De quoi être à l'aise et plutôt bien sympa pour la rentrée, pour moins de 45€. "Benny aime ça" comme on dit sur Facebook.

30/Bowery Street, ou comment passer de Chinatown à Little Italy en à peine 15 minutes. New York dans tout ce qu'elle a de plus étonnant. Surtout quand on enchaine sur NoLiTa (Northern of Little Italy), quartier plein de charme sur lequel se sont jetées les boutiques de mode.

31/ Sarah Roosevelt Park et ses playgrounds de basket. Idéal pour le spectacle en fin d'aprem et pour s'envoyer des cupcakes avec un Sprite, histoire de recharger les batteries...

32/ Greenwich Village : loin des rues perpendiculaires de Midtown, le quartier où ont vécu Bob Dylan et Joan Baez a un charme incroyable. C'est véritablement une ville dans la ville. Egalement classé, il est occupé par le haut de la classe moyenne. Et le temps du "Une maison, une famille" est bien révolu.

33/ Meat Packing District, à l'angle de la 14e rue et de la neuvième avenue. L'ancien quartier des bouchers est devenu super tendance. Les restos classe rameutent pas mal de monde mais attention : il y a de quoi hâcher menu votre compte en banque.

34/ Queens et Flushing Meadows : quand on est à New York pendant l'US Open, ç'aurait été bête de ne pas faire un tour. Le parc est vraiment magnifique avec notamment un gigantesque globe terrestre à voir.

35/ Le Metro dans Queens (oui, il paraît qu'on dit Queens et pas le Queens). Une expérience marrante mais ce qu'on dit est vrai : il est tout vieux et tout fatigué, le Metropolitain là-bas. A côté, Paris, c'est la classe.

36/ Le Pulaski Bridge, qui relie Queens et Brooklyn. Sans doute pas le pont le plus connu de New York mais c'était le début d'une balade à pied qui a duré... 5 heures. Et les ponts à New York, c'est comme les routes et le metro : c'est pas franchement reluisant et c'est le gros souci des USA. Notamment quand on est à mi-chemin et que l'ouvrage ballotte de tous côtés alors que les camions roulent à toute allure. J'ai pas trainé.

37/ Le quartier Satmar de Brooklyn encore : ou comment j'ai trouvé le moyen de me perdre en plein shabbat à 18h30 chez les ultra orthodoxes avec une tenue pas vraiment shabbat (un t shirt où Chuck Norris et Mr. T dessinés font un bras de fer, une grosse barbe et des lunettes de soleil). Vous avez dit touriste ?

38/ Le Brooklyn Bridge, de nuit. La traversée la plus hallucinante, le souvenir carrément inoubliable. Parce que le pont est superbe, et parce que la skyline dans le crépuscule avec "Ten Years Gone" ou "Going to California" (oui, je sais : c'est idiot) de Led Zep dans les oreilles, ça vous file des frissons. Merci Ray pour tes conseils... c'était un moment magique.

39/ Le ciel au bout des rues de Midtown et d'Upper East ou West Side. Les rues étant en angle droit, le ciel est toujours à l'horizon à New York. Et plus prosaïquement, c'est super fastoche de se repérer.

40/Central Park, hallucinant poumon vert tout en longueur d'une ville qui fait huit fois la taille de Paris. Et le samedi, sous le soleil, autant dire qu'il y a du monde ! Des sportifs, des adeptes de la bronzette et ceux qui préfèrent la virée en canoé. Le parc reçoit 20 millions de visiteurs par an.

41/ Central Park encore, et les plaques qui ornent de nombreux bancs. C'est là que l'on prend conscience de l'attachement des New-Yorkais pour ce parc. Moi, j'étais assis sur un banc orné d'une plaque dédié à un homme disparu par ses enfants et sa famille. "En souvenirs de tous ces merveilleux moments passés ici". Le coût ? On parle de 7500$ la plaque.

42/ Les vendeurs de hot dog, évidemment. La recette ? Ketchup, moutarde et coleslaw, pour tenir une promesse faite à un de mes meilleurs amis qui a vécu là-bas.

43/ Le métro, c'est très très chaud. Dans les couloirs qui mènent aux rames la chaleur est étouffante dès le matin. On comprend mieux pourquoi les Américains sont des fous de la clim...

44/ Top of the Rock, le sommet du Rockfeller center, pour voir New York de tout en haut. Le Rock', c'est le deuxième immeuble le plus haut de la ville après l'Empire State Building (ici, sous les nuages. Bizarre, non ?). Ici, la file d'attente est largement plus supportable que dans le cas de l'Empire State. Et on peut papoter avec des étudiants canadiens bien cool avant de prendre l'ascenseur express.

45/ Ce qui marque le plus quand on voit la ville d'en haut ? Central Park évidemment. Un peu comme un tableau dont le cadre serait de longues lignes d'immeubles. C'est assez troublant.

46/ Un rat. Un seul, moins cool que les écureuils et plutôt petit. Le rongeur et moi, on s'est croisé à Central Park et on s'est pas dit grand'chose. Je n'ai jamais été très fan et depuis la vision d'un documentaire racontant que NY est envahi par les rats (avec une scène effrayante reconstituant le témoignage d'une New Yorkaise qui expliquait s'être réveillé avec un énorme rat sur son lit !), j'avais un peu la pétoche. Finalement, cela aura été assez calme. Tant mieux.

47/Bryant Park, un petit jardin aménagé à la française, littéralement pris d'assaut par les promeneurs et surtout ceux qui aiment se poser avec un bon bouquin. Un très chouette coin, près de Times Square.

48/Les campagnes promo de la rentrée et des séries de l'été. De Vampire Diaries à Glee (le phénomène médiatique, là-bas : "Must Glee TV" comme disait un journal de Baltimore) en passant par Leverage, Nurse Jackie et Dark Blue. En parlant de cette série, c'est officiel : après Caruso, Bruckheimer a une étonnante fascination pour les constipés (cette fois, Dylan McDermott).

49/ Si on considère que je fais douze à quinze kilomètres par jour pendant mes vacances d'été, je ne serai pas surpris si on me disait que j'ai marché au moins 100 km en dix jours. Et à Big Apple, ça se fait bien !

50/ Le départ, sous un grand soleil et le coeur aussi lourd que les jambes. Et cette impression incroyable : quand on a découvert New York, on ne peut qu'y revenir...

Bien à vous,
Benny

PS : plus d'images en lien avec ces visites seront visibles dès que mon appareil photo se montrera plus coopératif.

vendredi 11 septembre 2009

Rembobine, rembobine : l'album de juin, "Miss Météores" (Olivia Ruiz)

Pour son deuxième album, elle était la Femme Chocolat (et La Fille du Vent, excellent titre passé un peu inaperçu) : pour réussir la passe de trois, la demoiselle est revenue tout feu, tout flamme, avec un album, Miss Météores, qui aura eu le mérite de sortir la scène française d'une certaine mollesse en ce début d'année 2009.
Quoi de neuf sur la planète Ruiz ? Le soleil brille plus que jamais de ses beaux rayons, qu'ils soient chauds et espagnols, français et plein de fantaisie (Ah, Les Crêpes aux champignons... très bon titre) ou anglais et plein d'énergie.
Le principe est finalement simple : on reprend les ingrédients du succès précédent (des arrangements inventifs, une voix au charme assuré, un mélange des influences plutôt percutant) et on tripatouille les quantités pour donner encore plus de goût à l'ensemble.
Miss Météores, c'est en effet un album plus puissant, clairement plus rock, et qui vous permet de faire le plein d'énergie de bon matin. Bonne nouvelle aussi : les textes de mademoiselle se diversifient, gagnent parfois en profondeur comme avec le titre Peur du Noir.



En clair ? Olivia Ruiz continue de faire ce qu'elle sait faire en affirmant ses qualités, mais aussi sa capacité à mélanger les styles en collaborant avec des formations à suivre. Les surprises sont nombreuses et vont au-delà du single Elle panique : une bonne nouvelle pour les oreilles et pour le moral. On se plaît même à dire : "Vite, la suite".

Bien à vous,
Benny

jeudi 10 septembre 2009

Le Top 50 des trucs dingues de New York (Partie 1)

Pas facile de faire un debrief d'un voyage aussi énorme qu'un périple à New York. Soit je fais un long feuilleton à épisodes mais ça va prendre trop de temps soit je choisis les instantanés, en attendant d'avoir récupéré toutes mes images (maudite sois-tu, boîte à clics !). Comme je suis balance ascendant chaise longue en ce moment, l'option B me paraît tout indiquée.

Alors allons y pour les images qui défilent à toute vitesse :

1/Le transfert de JFK à Manhattan, où l'on découvre Brooklyn et Queens par les express ways tout en se disant que bon, ça change de la France mais pas trop... jusqu'à ce que l'on passe le pont de Queensboro et qu'on voit arriver Manhattan, que l'on entre dans l'île. C'est très très impressionnant. Même quand votre chauffeur pakistanais crie et que la radio joue "I saw the sign" de Ace of Base...

2/L'arrivée à Times Square, la débauche d'images hallucinantes et le chauffeur qui se gare. L'hôtel réservé est à l'angle de la 47th West et de Broadway. Traduction ? Times Square, ben c'est à 15 mètres de là où je dormais. Je ne vous raconte pas l'état dans lequel j'étais en poussant ma valise, quand bien même j'étais debout depuis 20 heures.

3/Le sèche-cheveux dans la salle de bains. Ca ne m'a pas servi à grand-chose mais c'est la classe quand même.

4/Rockefeller Center pour voir l'entrée des studios de NBC, que l'on aperçoit souvent dans 30 Rock. Un petit tour au NBC Store Experience, où le mot merchandising, il est tellement bien développé, décliné et mis en scène que devant les Dundies en vente, j'ai demandé au vendeur si j'étais mort et au paradis. Il a dit non. Tant mieux.

5/ Un clodo avec un énorme carton "Hey man, buy me a beer", un type avec un énorme serpent sur les épaules, des démarcheurs qui ne portent qu'une énorme serviette de bain et vous invitent à découvrir une pièce à Broadway. Times Square, ça le fait bien... même dix minutes.

6/Un réveil et une heure : 4 heures du matin, c'est l'heure à laquelle on se lève quand on vient de France avec le décalage horaire (moins 6 heures). On s'y fait vite à force de trainer tard.

7/ Le tour de New York en bus, de Columbia à Lower Manhattan en pasant par Greenwich Village et Wall Street. Le trou de Ground Zero. Les travaux trainent, faute d'argent. Rien ne dit que tout sera terminé en 2013.

8/ La statue de la liberté même sous la grisaille et en ferry qui tangue, c'est classe. Devant le musée d'Ellis Island, les drapeaux sont en berne. On est le 29 août : Ted Kennedy est mis en terre alors que d'autres célèbrent l'anniversaire de Michael Jackson.

9/ La gare de Grand Central, près de Madison avenue. Un décor hallucinant, avec tout un tas de dorures et des salles à profusion. Incroyable. Et dur à photographier aussi.

10/ Union square le samedi soir. Des jeunes de partout et des écureuils pas farouches sur les bancs. Dans la rue, tous les spectacles sont bons pour rameuter la foule... et grappiller des dollars, pendant que d'autres jouent aux échecs.

11/ Le klaxon des camions de pompiers qui dévalent les rues nuit et jour. C'mon, C'mon...

12/ Harlem et l'Apollo Theater, là où Michael Jackson a commencé et auquel on a dédié un mur de dédicaces cette semaine là.

13/ Harlem et ses heights, super classieux. L'argent revient dans ce borough et les choses évoluent mais c'est long. Ce qui frappe dans les rues principales, c'est que l'on sent que l'on est en pleine transition. On n'est plus dans la situation tiers-mondiste dénoncé par Jimmy Carter à la fin des années 70. Mais on devine très facilement, en regardant certaines maisons, que ce temps n'est pas si loin...
Là-bas, ils ont fait revenir les classes moyennes en instituant notamment des Zones franches urbaines, comme en France. Et comme les loyers sont hors de prix à Manhattan ça a eu des effets.

14/ La quête pendant une messe gospel. D'abord dans des grands paniers en osier, puis de manière individuelle, pour que les gros donateurs soient bien repérés.

15/ Un conseil : si vous êtes dans un petit resto entouré de mecs avec que des T shirts moulants et super exubérants/ou super collés l'un à l'autre, oui vous êtes à Chelsea. Pas besoin d'attendre qu'un gars vous demande en riffougnant si vos têtons ont gelé à cause de la clim pour s'en rendre compte, comme votre serviteur...

16/ Si New York est une ruche, ses abeilles ont quatre roues et un gros klaxon. Là-bas, le nombre de taxis est hallucinant. Une voiture sur deux, au moins.

17/ Le MoMA, avec ses demoiselles d'Avignon, ses créations hallucinantes, son expo dédiée aux Smiths (spéciale dédicace à Feyrtys) et celle d'un Chinois qui a exposé tout ce que sa mère avait conservé pendant sa vie, respectant le principe de la République populaire de Chine "Waste not". Impressionnant.

18/ Un saxophoniste et ses énooormes joues : finalement, lundi soir, il n'y a pas eu de cours de danse ce soir-là. Mais c'était super sympa.

19/ Le pont de Brooklyn de jour et juste après, les immeubles des témoins de Jeovah (reconnus comme religion là-bas). Dans une des tours, il y a un gigantesque appartement réservé pour le retour du messie. "Il est prêt et il est libre en ce moment", a dit le guide. Avant de précisé, gêné : "au fait, il y a des Jeovah dans le bus ?". Véridique.

20/ Coney Island et ses plages : bienvenue à Brooklyn. Du sable et... une poubelle tous les cinq mètres.

21/ Bedford Avenue : l'axe le plus hallucinant de New York selon moi, et c'est à Brooklyn. On part du quartier ukrainien, on remonte la zone résidentielle avant de se retrouver chez les Jamaïcains, les Italiens et les Satmar, des Juifs Ultra Orthodoxes. Les femmes portent des péruques, les hommes sont en costumes tradi... et puis on rejoint Williamsburg, nouveau quartier branché de Brooklyn et même de la ville.

22/ Des tatouages : à Williamsburg, une fille sur trois au moins en porte un minimum. Et franchement, en France, les femmes sont plus jolies.

23/ Five Points, Queens. Des gigantesques murs recouverts de fresques murales, recouvertes de nouvelles fresques tous les 15 jours. De quoi en prendre plein les yeux.

24/ Une grosse assiette. Oui, parce que là-bas, toutes les portions sont énormes, dantesques. D'où l'intérêt de connaître la formule magique : "Could you wrap this up for me please ?" (Ca et "Stop talking about my nipples !")

25/ Chelsea Pier, ses pontons et une déception. Honteuse. J'ai pas retrouvé Law & Order way. Va falloir y retourner, c'est sûr...

La suite bientôt
Bien à vous,
Benny

Rembobine, rembobine : l'album de mai, "White Lies for Dark Times" (Ben Harper)

Oui, oui, oui : vous pouvez rire, vous moquer et me tancer, mais je suis bien décidé à rattraper le retard de ma chronique des albums de l'année. Alors oui, je suis grave en retard. Mais non, je ne ferai pas l'insulte de faire comme si de rien n'était. Mieux : on va combler cet impair vite fait.
Et on commence par un album qui ne manque ni de hargne ni de mélodies finement composées. Faisant équipe avec les gars de Relentless 7, Ben Harper est revenu au printemps avec une création qui secoue son image, celle d'un pape de la world music qui parfois bat et rebat un peu les mêmes sentiers depuis plusieurs albums. Non pas qu'il ne fasse pas ça bien, au contraire. Mais on en venait tout de même à penser qu'il ne surprendrait plus vraiment son public...
Avec White lies for Dark Times, pourtant, il retrouve une belle fougue symbolisée par le titre Shimmer & Shime mais pas seulement. Avec Up to You, Lay There & Lie me ou Why must you always dress in black, il retrouve la grinta d'un album comme The Will To Live, sur lequel on trouve des monuments comme Glory & Consequences ou Faded.



Evidemment, Ben Harper ne serait pas Ben Harper s'il ne nous gratifiait pas son album de ballades finement ciselées (comme Skin Thin) mais ce n'est pas ce que l'on retiendra de ce nouvel épisode musical. Un album énervé comme disent certains chroniqueurs ? Mouais, pas forcément. Une ode énergique à l'optimisme ? On est déjà plus dans le vrai.

Bien à vous,
Benny

mercredi 9 septembre 2009

De retour du Nouveau monde

Je suis de retour ! Dix jours entre New York et Baltimore, ça passe super vite (quand bien même ça fait mal aux jambes) mais surtout, c'était incroyable. Fantastique. Exceptionnel. Le beau temps était de la partie 80% du temps. Big Apple est une cité étonnante et pleine de paradoxe;s, complètement folle. Baltimore, elle, alterne les quartiers pas très sexy et des zones vraiment pleines de charme, c'est une ville de caractère et elle mérite vraiment le détour.
Trois ans d'attente, un an de préparation, dix jours de dingue et voilà, c'est déjà passé. Ca fait tout drôle : d'un côté, je n'en reviens pas que cela soit passé de l'autre, je suis un brin nostalgique. Je viens tout simplement de réaliser un rêve.
C'est tout moi : je suis un garçon beaucoup trop sentimental...
Dans les prochains jours, je reviendrai plus amplement sur ce séjour, avec de nombreuses images à l'appui. Mais je dois me battre avec la boite à clics (lire l'appareil photo) qui a décidé de prendre quelques vacances.
Profitons, pour l'instant, de cette vue de la cathédrale Saint-Patrick.

Bien à vous,
Benny