lundi 3 novembre 2008

Benny au tableau

C'est toujours un peu la même chose : si je suis cyber-silencieux de ce côté-ci de la blogosphère, c'est que je suis soit bien occupé sur un plan privé, soit bien occupé par mon emploi du temps professionnel.
Ma vie sentimentale ressemblant parfois à un étrange remake d'un film de M. Night Shyamalan (si, si : même qu'on l'appellerait Incasable), je vous parlerai plus aujourd'hui de ma dernière aventure en lien avec mon boulot.
Il y a 15 jours, je me suis retrouvé vacataire à la fac.
Une situation qui ne manque pas d'ironie : j'étais parti de cet endroit parce que je ne voulais pas devenir prof. Ce n'est pas que je ne respecte pas ce corps de métier, juste que ça ne m'a jamais vraiment branché.

Challenge, ça change

Mais bon, comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis (Dieu que c'est idiot cette formule), que le contenu de l'atelier qu'on m'a proposé me bottait bien et que... j'avais besoin d'argent, j'ai sauté le pas. Avec un soupçon d'appréhension, il faut bien l'avouer. Je devais présenter à des étudiants en master une fonction précise de mon boulot et j'avais vraiment envie de faire ça bien. J'avais en mémoire des cours et autres travaux dirigés pas tellement enthousiasmants quand j'étais moi-même étudiant. Si je devais m'y coller, j'espérais bien rendre ces interventions alertes, dynamiques.
Au bout du compte... j'ai trouvé ça pas mal. Les étudiants ont paru s'intéresser à ce que je pouvais raconter, je me suis efforcé de les amener à tirer eux-mêmes les enseignements des mises en situation que je leur proposais. Au final, ils m'ont paru fichtrement malins.

La pédagogie boomerang

Pourtant, c'est marrant : je dois avouer que l'on ne sait jamais complètement si on a pleinement atteint son but, si on a vraiment stimulé la curiosité de l'auditoire. En tout cas, c'est ce dont j'ai eu l'impression. Une collègue de boulot, qui est passés dans la salle où avait lieu l'atelier, m'a dit qu'ils avaient l'air intéressés. J'espère en tout cas.
D'un autre côté, et c'est ça le plus surprenant, c'est peut être surtout moi qui ai le plus appris. Parce qu'en formalisant des choses que je savais sur mon métier, en mettant des mots sur certaines notions, eh bien j'ai eu l'impression d'en apprendre pas mal.
C'est marrant une relation pédagogique, quand même. Comme si, dans une salle de classe, celui qui apprenait le plus n'est pas forcément celui que l'on croit...

Le fossé 1986

Quoi qu'il en soit, en revenant au boulot, j'ai eu droit aux habituelles réactions des collègues. "Alors, t'as dragué des étudiantes ?" (rajouter ici un rire à mi-chemin entre la hyène baveuse et l'ado en pleine poussée d'hormones). Ben non. Non pas que certaines n'étaient pas mignonnes, au contraire.
Mais 1/ Dans certains contextes, je peux encore être timide (si), 2/ Ces filles sont nées en 1986. Oui : 1986. On a huit ans d'écart et pour elles, Diego Maradona est une baleine échouée dans un survet. Pire : si vous leur parlez de La Cinq, elles croient bon de corriger "La Cinquième". Et ça, ça fait bizarre, quand même.
Précisons : je ne suis pas devenu un vieux con méprisant en arrivant à 30 ans. Mais je suis encore suffisamment souple le matin pour ne pas me lamenter en me ramassant mes chaussettes parce que j'ai mal au dos.
Je n'ai donc pas encore besoin de courir après une étudiante en master et accessoirement, ma jeunesse perdue. Je préfère donc me tourner vers des filles de mon âge. Ou attendre qu'une étudiante de 1987 viennent me prouver que oui, les préjugés sur l'âge, c'est complètement idiot et que l'essentiel est ailleurs. A moins que Newton et mes chaussettes ne se paient ma tête plus vite que prévu.
Y a que ceux qui sont complètement Incasable qui ne changent pas d'avis, en fait...

Bien à vous,
Benny

PS : sinon, c'est officiel je n'ai plus besoin d'argent, j'ai fait ces cours pour (presque) rien. Mes amis (qui sont des gens monstrueusement géniaux, disons-le) m'ont offert un voyage à New York pour l'été prochain. Je cherche donc une personne (oui, une) pour m'accompagner. Prière de laisser vos candidatures sur ce blog. D'avance merci.

samedi 1 novembre 2008

Homicide, saison 7 : coucher de soleil sur Baltimore

C’était annoncé en janvier, c’est fait. J’ai enfin vu la dernière saison de la série produite par Barry Levinson et Tom Fontana… presque huit ans après avoir commencé son visionnage. Pas parce que je n’aimais pas cette série policière, non. Au contraire même. Disons que j’avais envie de savourer les derniers épisodes d’un show comme il y en a peu.


Une vraie rencontre télévisuelle


Pour certains, Homicide, c’est la plus grande série policière des années 90. Je crois que je suis de ceux-là. Peut-être parce que c’est une des fictions qui interpellent le plus le téléspectateur. A coup d’épisodes poétiques ou d’histoires très réalistes, en brossant des portraits d’une richesse saisissante, Homicide a, pendant sept saisons, embarqué le téléspectateur dans un univers singulier, en installant une atmosphère assez unique.

Quand j’ai commencé à la regarder, je visionnais en même temps les premières saisons de Law & Order et NYPD Blue. Trois séries assez différentes et dont l’impact sur le long terme est tout aussi nuancé. NYPD Blue, c’est la série nerveuse, tape à l’œil, qui séduit d’entrée avant de lasser. Law & Order, c’est le show classieux, dont la concision et la force narrative vous scotche. Homicide, c’est plus compliqué : c’est une fiction pas très sexy au départ, qui demande en tout cas qu’on s’accroche pour rentrer dans son univers. Mais une fois la porte ouverte, un charme assez particulier vous lie à cette série. Un peu comme une fille qu’on ne remarque pas vraiment la première fois qu’on la voit mais que l’on ne pourra plus oublier dès qu’on aura appris à la connaître…

Dit comme ça, je crois que vous l’aurez compris : c’est une autre pierre dans mon jardin de sériephile.


Une relève décevante


Si j’ai un peu attendu pour avant de cette ultime saison, c’est parce qu’elle est souvent peu appréciée par les fans des flics de Baltimore. Le monument Franck Pembleton (monstrueux André Braugher) est parti et une tripotée de personnages est apparue en deux ans. Des personnages moins bien dessinés que leurs devanciers, et qui souffre cruellement de la comparaison. Sheppard, Ballard, Falsone et Stivers sont des personnages assez fades, plus lisses que Kellerman, Howard ou Pembleton. Et quand on produit une série dont l’intérêt réside dans le parcours d’une bande de héros qui n’en sont pas, le faux pas ne pardonne guère…

Un des vrais problèmes de cette septième saison, c’est aussi que Homicide est une série qui fonctionne sur une dynamique de binômes : Pembleton/Bayliss, Munch/Bolander, Lewis/Kellerman… c’est l’évolution de ces « relations de couple » qui fait toute la puissance du show. Or, dans cette ultime fournée d’épisodes, les duos se font et se défont en fonction des intrigues. Une autre erreur qui coûte cher. Même la paire Lewis/Sheppard qui essaie d’explorer de nouvelles pistes dans les histoires de duo ne fonctionne pas vraiment. Il manque une ligne directrice ambitieuse pour que la recette ait vraiment du goût. L’absence de Tom Fontana, maître d’œuvre des cinq premières saisons et très occupé par Oz à l’époque, n’est sans doute pas étranger à cela.


Du moins bon… mais aussi du bon (parfois)


Comme souvent avec les grandes séries, cette saison un peu décevante compte son lot de très bons épisodes. Souvent parce que les intrigues sont efficaces. Parfois parce que les auteurs reviennent aux fondamentaux de façon salutaire. A ce titre, le retour de Kellerman fait assurément partie de la seconde catégorie. L’apparition de l’inspecteur déchu entraîne toute une série de réactions chez les autres flics de la crim’ et là, on retrouve le vrai Homicide. Mais cette impression n’est que sporadique. A ce titre, le season finale paraît un peu bricolé et ne convainc qu’à moitié.

On attendra donc de voir le téléfilm final… que je n’ai pas encore visionné (c’est prévu pour ce mois-ci), pour se forger un avis définitif sur la conclusion de cette série. Un cycle à Baltimore s’achèvera alors. Il sera temps ensuite d’en commencer un autre, avec The Corner et surtout The Wire.


Bien à vous,

Benny

vendredi 10 octobre 2008

30 Rocks

Il y a du changement dans le titre de ce blog. C'est tout ce que j'ai à dire là-dessus, pour le moment. Ca et puis... c'est plutôt cool.
Oh et puis tiens, si vous êtes plus de cinq à lire ce machin qu'on appelle mon Monde, ben c'est l'occasion ou jamais de flatter mon ego pour me faire un coucou. Un poutou. Des avances. Des propositions indécentes.
Enfin, si vous n'avez pas de poils au menton.
Et les autres aussi, hein... je vous ai à l'oeil :p

Bien à vous,
Benny

PS : Oui, je confirme, c'est la pire illustration que j'ai jamais mise sur ce blog. Fallait bien que ça arrive un jour... Mon dieu, et si c'était vraiment le début de la fin ?

mardi 7 octobre 2008

Rescue me, saison 2 : le chemin (trop) tumultueux de Tommy Gavin

Je l’ai déjà dit sur ce blog, j’ai beaucoup aimé la première saison de Rescue me : les héros du 11 septembre. En racontant les aventures d’une caserne de pompiers new-yorkais, Denis Leary et Peter Tolan proposent une série incroyablement gonflée. Capable d’être particulièrement balourde grâce à ses traits d'humour et très brillante quand elle s’aventure sur les terres du drame.
Le meilleur épisode de cette saison inaugurale ne conte-t-il pas une histoire de mesure de quéquettes avant que ne survienne un accident dont les conséquences scotchent le spectateur ?
Autant le dire : j’attendais cette deuxième saison avec une certaine excitation.

Starring Jesus Christ

Lorsque débute cette nouvelle fournée de 13 épisodes, Tommy (Denis Leary, producteur, scénariste et acteur principal) a presque tout perdu : sa femme l’a quitté avec leurs enfants sans laisser d’adresse et lui-même a dû quitter sa caserne après un accident.
On le retrouve donc à Staten Island, là où les incendies sont à peu près aussi nombreux que les avalanches en Californie. Pour lui, la pilule est dure à avaler : s’il a de vrais problèmes d’alcool, s’il a de sacrées prédispositions au mensonge, il n’en demeure pas moins un firefighter de tout premier ordre. Le meilleur.
Le voilà donc seul. Seul... avec Sheila, sa cousine par alliance qui porte son enfant et lui court toujours après. Seul... avec les fantômes qui le poursuivent encore et toujours. Son cousin Jimmy, mort dans les Twin towers, et bientôt Jésus Christ et Marie Madeleine (oui, oui) l’accompagnent alors qu’il s’enfonce chaque jour un peu plus dans les problèmes. Avant de relever la tête.
Cette année, le parcours de Tommy est effectivement haut en couleur. Plus encore qu’en saison 1. On le verra refaire surface, remonter spectaculairement la pente en l’espace de quelques épisodes. Et… c’est peut-être trop. En tout cas, je ne suis pas convaincu.

D’un extrême à l’autre

La vie de Gavin ne supporte pas ce qui est tiède. Leary et Tolan ont donc décidé de le faire passer d’un extrême à l’autre. D’une addiction à l’autre, aussi. Mais si la charge sur les anti-dépresseurs est aussi insidieuse que forte, on a du mal à croire que le monde qui entoure Tommy est tout aussi instable que lui. L’exemple du retour de Janet, sa femme, est assez symptomatique de tout cela tant il est soudain. Presque bancal.
De ce point de vue, on pourrait se dire que la saison est décevante. En vérité, si le héros de Rescue me a un parcours chaotique, c’est plutôt du côté des seconds rôles qu’il faut chercher les vraies bonnes surprises de la saison 2.
Pas tellement du côté de Franco, dont le cheminement fait beaucoup penser à celui d’un Tommy plus jeune. Ni du côté de Siletti et Garrity, qui gardent néanmoins une place prépondérante dans les scènes bas du front de la série. Les vrais héros de cette nouvelle année sont les anciens : Kenny Shay et Jerry Reilly.

L’année de Jerry Reilly

Le premier s’amourache d’une sublime call girl (incroyable : j’ai enfin trouvé une série où Milena Govich est potable !) et le second doit s’occuper de sa femme atteinte de la maladie d’Alzheimer. Une situation qui l’oblige à se reprocher de son fils gay.
Pour le coup, la série retrouve toute sa force dans cette storyline. Reilly est homophobe, on le sait depuis la saison 1. Mais il aime aussi son fils et toute la complexité du personnage, coincé entre ses préjugés et ses sentiments paternels, ressort avec brio. De la même façon, la violence sourde de la maladie d’Alzheimer, la régression terrible qui la caractérise, sont remarquablement mises en scène.
En définitive, quand la saison s’achève sur un nouveau drame (je ne sais plus qui a écrit sur pErdUSA « Dans Rescue me, rien ne finit jamais bien »…), Gavin se retrouve à nouveau sur le fil du rasoir. On se dit alors que la saison est assez bonne. Mais la série peine à conserver la puissance qui la caractérisait à ses débuts. L’effet de surprise s’estompe…
Il n’y a donc qu’une chose à faire : attendre la saison 3.

Bien à vous,
Benny

lundi 6 octobre 2008

The Kill Point : de la guerre psychologique à la défaite narrative

Oui, je me suis fait avoir. En septembre , alors que la série était au début de sa diffusion sur France 2, j’ai bien cru qu’on tenait avec The Kill Point une grosse nouveauté. Une mini-série de poids. Hélas, les promesses des prémices n’ont pas tenu sur le long terme. Et je m’en vais vous dire pourquoi…

Un point de départ imparable

The Kill Point, c’est quoi ? C’est l’histoire du braquage d’une banque de Pittsburgh, la Three Rivers trust qui tourne à la prise d’otages quand les hommes emmenés par Mr. Wolf (John Leguizamo) se retrouvent sous les tirs des forces de l’ordre alors qu’ils tentent de prendre la fuite.
Très vite, des équipes d’intervention rejoignent le théâtre des opérations. Un négociateur, le capitaine Horst Cali (oui, il a un nom idiot. Mais comme c’est l’excellent Donnie Wahlberg, on s’en fiche), prend le commandement.
Là où la prise d’otages devient originale, c’est qu’elle est menée par des anciens combattants qui étaient quelques mois plus tôt en Irak. Et que Mr. Wolf, alias le lieutenant Jake Mendez, entend profiter des caméras pour faire de cet événement un acte politique fort. Ses exigences pour sortir de la banque ? Un gilet pare-balles pour ceux qui sont encore en Irak, l’engagement dans le service actif des fils de sénateurs qui ont voté cette guerre et… un bus pour s’en aller. C’est en tout cas ce qu’il affirme torse nu, sous les yeux des badauds, des caméras et des forces de l’ordre. En exhibant une multitude de cicatrices.

L’affrontement de deux personnalités

Tout l’intérêt de The Kill Point, c’est la guerre psychologique qui se met en place entre Mr Wolf et Cali. Une guerre où les dangers viennent de toutes parts, notamment à l’extérieur. D’un côté, il y a les anciens hommes de Mendez, bien décidés à l’aider à sortir. De l’autre, le père d’une des otages, un riche magnat prêt à tout pour sauver celle-ci.
Cet affrontement, passe par toute une série d’actions qui permettent tour à tour à Wolf et Cali de prendre moralement l’ascendant sur son vis-à-vis. Et c’est définitivement la partie la plus excitante de la série. Le gros problème de James De Monaco, producteur exécutif du show, c’est qu’il donne l’impression de maîtriser tous les enjeux de son récit, la complexité des questions qu’il soulève… et en fait pas vraiment.

Ni un thriller ni une série de société

Quand il décrit Wolf comme un homme brisé par la guerre, psychologiquement au bord du précipice, déterminé à placer la signification profonde de cette prise d’otages sur un terrain politique, on est en droit d’attendre que l’intégralité de son parcours au fil des épisodes traduise cela. Mais pas du tout. Cela parait surtout évident dans le dernier épisode où De Monaco essaie de surprendre le spectateur avec un final plutôt haletant mais où la dimension psychologique de la série est grandement évacuée. Le personnage de Wolf - brillamment campé par Leguizamo – devient en effet un prétexte pour brouiller le plus longtemps possible les cartes sur l’issue de l’aventure.
Au final, on a ni le thriller à rebondissements que souhaite présenter le scénariste, ni la série ancrée dans une réalité sociale forte qu’on semblait nous proposer. Wolf est-il un opportuniste au sang froid ? Ou cherche-t-il vraiment à éveiller les consciences sur ce qui se passe au Proche-Orient ? Au final, on en sait rien du tout, parce que la conclusion est franchement escamotée. C’est vraiment, vraiment dommage.
Si on a envie d'écrire un jour un scénario, on retient quand même quelque chose : dans un script réussi, l'évolution d'un personnage est cohérente de bout en bout et c'est elle qui impulse les twists dans le récit. Si on veut surprendre le spectateur avec un élément original mais qui tombe un peu du ciel, on prend le risque de se planter.

Bien à vous,
Benny

L’album de septembre : « My friends all died in a plane crash » (Cocoon)

Sur les ondes, sur les écrans de chaînes musicales, ce duo aura été le petit phénomène folk de l’été. A juste titre : Cocoon, ce sont Mark Daumail et Morgane Imbeaud, deux gens qui viennent… de Clermont-Ferrand. C’est en effet en Auvergne qu’ont résonné les premières notes d’un album bien construit.
Cocoon, c’est un voyage entre ballades entraînantes et légères (Vulture, Chupee) et d’autres douces amères. Au gré d’orchestrations qui mettent en valeur des accords de guitare assez classiques, portées par des voix qui s’unissent au fil des titres, ces chansons vous prennent aux tripes le plus souvent. Surtout Seesaw et Cliffhanger. My friends… c’est un peu l’art d’installer une atmosphère sans trop en faire. Pas étonnant dès lors que les publicitaires se soient jetés sur le bébé.
Seul petit bémol : l’ensemble peut être un poil tristounet en un sens. Et il vaut mieux éviter l’album si on a le moral comme la croissance en France. En même temps, si vous voulez vous faire un week-end survet/glace à la vanille/Brownie, c’est pas si mal, j’imagine…
Heureusement, comme je suis à la bourre, ce mois d’octobre devrait me donner l’occasion de choisir un album plus mordant.

Bien à vous,
Benny

Benny & the perfect girl

Pendant longtemps, si on me demandait à quoi pouvait ressembler la femme parfaite, je répondais "facile : elle a un sale caractère, elle a un sourire et des fesses d'enfer, parle le latin et pête au lit". Je pensais qu'avec un portrait comme ça, j'esquissais les principaux traits d'une fille surprenante, cultivée mais décomplexée (oui, enfin faut pas non plus que ce soit un problème clinique le dernier point, hein). Et puis bon, la vie étant ce qu'elle est, mon parcours sentimental trèèèès tortueux, j'ai dû revoir mon jugement.

Du coup, je fais une pause.


En plus, tout bien réfléchi, je crois que la fille idéale, c'est peut-être elle. Je ne l'ai jamais vue mais j'adore ce qu'elle écrit. Vraiment. C'est un peu la reine de la phrase barrée. Celle qui, chez Walter, repère avec acuité toutes sortes de travers.


Comme à la Benny's Corp, ses chefs sont parfois aussi bons managers que derviches tourneurs. Des gars persuadés de maîtriser les logiques de groupe et d'équipe, qui sont imbus de leur prétendu savoir mais sont surtout de sacrées quiches. Et ça, elle ne se prive jamais de le démontrer à coups d'exemples bien sentis.


Je suis de retour et elle m'a joué un tour.


Je suis très, très fan de ses traits d'humour : elle est caustique, pas vraiment cynique. En tout cas si on conçoit le cynisme comme une façon d'exprimer son aigreur. Non, elle, elle est plus acide qu'amère.
En plus, elle aussi est montée dans ce grand huit de la rencontre que serait soi-disant internet. Juste le temps d'avoir mal au coeur (au cas où vous vous dîtes "oh, c'est romantique", je précise que ça veut surtout dire avoir envie de vomir) sur un manège très, très artificiel. Souvent même, à lire ses chroniques, on se dit que ça fiche autant la trouille que le train fantôme.
Et elle a raison.


N'empêche, elle est drôle et, au détour d'une ou deux phrases piquantes, on devine une chouette nana. Inventive, imaginative. J'ai même envie de dire émouvante, parce que des fois elle se livre un tout petit peu (si, si : faut juste lire entre les traits :p).


Et comme elle est parfaite, elle m'a joué un tour de cochon.
Elle m'a taguée.
Elle le paiera.

Indiquer le nom de la personne avec un lien vers son blog.



C'est Une Blonde dans la ville. Le lien, c'est là. Je n'ai rien de plus à dire à cette personne. Sauf que je la bisouille, tiens.

Prendre le livre que l'on lit actuellement (ou que l'on préfère) et l'ouvrir à la page 123.Recopier le texte de la cinquième phrase et les trois suivantes.



Alors, je vous aurais bien lu un extrait de "La Psy" de Jonathan Kellerman, le livre que j'arrive pas à finir en ce moment parce que je ne suis pas d'humeur à bouquiner. Mais je l'ai laissé chez mes parents lors de mon séjour chez eux cet été.
Dommage parce que, ce que j'en ai lu, c'était bien. Bien écrit en tout cas : les dialogues ressemblent à de vrais dialogues et ca fait du bien parce que je trouve que beaucoup de gens mettent dans la bouche de leurs personnages imaginaires des répliques que même un personnage des Feux de l'Amour ne dirait pas. Que voulez-vous, j'ai lu une tripotée de romans d'Ed McBain et dans le genre, le pape du polar en structure modulaire (ah, là je me la pête quand même...) est plutôt balèze.

Ce qui nous amène à ce que je lisais maintenant. Juste avant de découvrir cette cyber-malédiction.
P 123, 5e phrase. Let's go.
"Deux minutes avant la fin de la cuisson, ajouter le vinaigre balsamique et mélanger. Avant de servir, goûter pour vérifier l'assaisonnement et ajouter du sel ou du poivre s'il en manque. On peut faire cuire les courgettes la veille, sans ajouter le vinaigre balsamique"."
C'est tiré de "Le Livre de cuisine pour les garçons qui veulent épater les filles avec peu de matériel et encore moins d'expérience" de Nicole Seeman.
Le haletant chapitre lu a pour nom "Courgettes confites".
Ben ouais : c'est pas parce que ma vie sentimentale est ce que "Waterworld" est à l'industrie du cinéma (comprendre, un bide qui fait rire) que je vais me laisser mourir de faim d'abord.

Indiquer année de parution, édition, titre et auteur du livre.

C'est paru en 2004, chez Tana Editions. Mmmm : pas sûr que j'achète dans la même collection le machin qu'ils ont osé appeler "Goûte ça et épouse moi".


Choisir quatre autres blogueurs/blogueuses et leur demander ce qu'ils lisent...

Et je me delecte de refiler cette belle saleté à mon petit camarade Adam de Blabla Series. Ca lui apprendra a regarder Secret Story en plein été, non mais.
Autre victime : Feyrtys. C'est en partie grâce à elle que je me suis lancée dans l'aventure bloggesque, il était temps qu'elle le sache. Par pitié, ne me deteste pas.
Victime 3 : Jess, Jess, Jess. L'amie du plat pays et son blog coloré. Eh oui, tiens, qu'est-ce que tu lis ?
And last but not least, Mr Joel J. Fleishman, une autre source d'inspiration. Lui qui disait qu'il avait moins de temps pour son blog, va pas etre déçu...


Bien à vous,
Benny



AH OUI ET PUIS... : là, j'ai été gentil. Le prochain qui me fait ça, je lui fait un portrait tellement méchant que même sa mère, en le lisant, pleurera à chaudes larmes :p