vendredi 13 avril 2012

Semaine spéciale "Chuck" (partie 5) : l'espion qui faisait du lien

On va terminer cette série de billets par... un tour d'horizon des sites à visiter, des articles à lire et des adresses à garder dans un coin de vos favoris si vous aussi, vous êtes fan de l'agent Bartowski.

A tout seigneur tout honneur, on commencera par le site Chuck-France. Comme tous les sites de fans du show de Josh Schwartz, il est moins actif depuis le début de l'année et la diffusion du Series finale, mais on y trouve toujours beaucoup d'infos. Et notamment un guide des épisodes carrément incontournable car très détaillé (répliques phare, vidéos, et même... les gadgets utilisés). Un must.

Pour vos yeux 
et aussi vos oreilles

Autre blog immanquable : Incredible Chuck, qui garde un oeil sur l'après saison 5 (des rumeurs de film circulent depuis que le show a quitté l'antenne). Le classement thématique des infos est très pratique et celui des titres utilisés pour la bande originale est vraiment exhaustif. Une vraie mine d'or.

En parlant de musique, je vous conseille d'aller faire un tour sur cet article consacré à Alexandra Patsavas, la papesse des BO qui tuent sur le petit écran. Chargée de la supervision musicale de séries comme The OC, Gossip Girl, Grey's Anatomy ou encore Mad Men, elle est la femme de l'ombre qui a fait beaucoup pour le succès de Chuck.

L'article choisi ne parle pas de la série, mais il n'en demeure pas moins très intéressant pour comprendre comment ont été choisies les mélodies qui assurent le succès du show.

Une jolie perle pop décryptée

Sinon, vous pouvez aussi aller faire un tour du côté de la page consacrée à Chuck par NT1. On y trouve des trucs sympas (principalement des petites vidéos promo) et franchement, on a vu bien pire en France pour promouvoir une série américaine.

Enfin, on terminera en citant le papier consacré à la série par Les Inrocks : son auteur, Olivier Joyard, met en relief ce qui fait les spécificités du show, et notamment le fait qu'il ne manque pas de fond. Evoquant surtout "un objet télévisuel pop sans grand équivalent aujourd’hui", il met le doigt sur tout ce qui fait la singularité de cette drôle d'histoire d'espions.

Voilà, la semaine Chuck est terminée : rendez-vous samedi soir, sur NT1, pour les derniers inédits français de la série. Et en attendant, comme on dit...




Bien à vous,
Benny

jeudi 12 avril 2012

Semaine spéciale "Chuck" (partie 4) : la saison 3, celle où il faut grandir...

I know kung fu : l'ultime réplique de la saison 2 de Chuck, qui détourne une phrase culte de Matrix, fait définitivement partie des citations incontournables de la série. Elle marque surtout un tournant décisif dans l'évolution du show. Et cela à plus d'un titre.

J'ai déjà eu l'occasion de dire que l'arrivée de l'InterSecret 2.0 dans l'histoire (et accessoirement, la tête de notre héros) bouscule sérieusement le postulat posé dans le pilote de la série.

Désormais capable de se battre mieux que n'importe quel agent de la CIA et de la NSA, Chuck pouvait sérieusement perdre son âme avec ses nouvelles possibilités. Et quand je dis Chuck, je parle tout aussi bien du personnage que de la série.

Vous reprendrez bien du thriller ?

Contre toute attente, et même si le show perd sans doute un peu de sa fraîcheur juvénile, le tournant est particulièrement bien négocié. La part thriller du récit prend du volume tout au long des 19 épisodes arrachés à la chaîne NBC, qui a songé à l'annuler en fin de saison 2. Mais cela ne se fait pas au détriment de la dimension fun de l'histoire, plutôt bien préservée.

En fait, Chuck grandit. Après de multiples tergiversations, il accepte d'endosser le costume de superagent secret (vous me direz, avec les potentialités de l'InterSecret 2.0, c'est plus facile...). Il fait des choix, prend ses responsabilités. Quitte à en assumer les conséquences difficiles par la suite.

On n'est pas complètement dans un trip à la Great powers means great responsabilities... mais il y a un peu de ça quand même. Notamment dans l'évolution de la relation qui lie Chuck et Sarah. Il y a toujours un vrai risque à construire une relation sur de la tension sexuelle, sur une attirance inassouvie qu'il faudra bien assouvir un jour (coucou, Jim et Pam de The Office).

Finalement, les auteurs de Chuck négocient là aussi adroitement le tournant en plaçant rapidement le duo face à une situation qui impacts aussi la partie "espionnage" du récit.

Un enchainement sans temps mort

En abordant la question des conséquences de la technologie qu'il a dans son cerveau, Schwartz et Fedak offrent aussi et surtout un très bon moteur à la deuxième partie de la saison. Jusqu'à la première partie du final, qui possède un moment particulièrement sombre.
Rétrospectivement, même si l'arc avec Kristin Kreuk n'est pas le plus intense ni le plus original qui soit, il faut bien admettre que cette troisième année des aventures de Chuck n'a pas de temps mort. Les storylines s'enchainent vite et bien, que ce soit pour Awesome, Morgan, Elie et surtout Casey.

Une saison en deux temps bien négociés

Structurellement, on sent très nettement que les scénaristes avaient anticipé que cette saison ne dure que 13 épisodes, mais l'histoire rebondit très bien après ce cap. D'abord parce que le personnage de Shaw gagne en densité (même si Brendan Routh n'est sûrement pas le meilleur acteur de sa génération), ensuite parce qu'en l'espace d'une poignée d'épisodes, la double vie de notre héros en prend un sacré coup.

Là encore, le pari était osé, mais jusqu'au bout (et avec un combat dantesque), ça marche vraiment bien. Sûrement grâce à Jeffster aussi.



Finalement, grandir, c'est pas si terrible qu'on le pense...

Bien à vous,
Benny

mercredi 11 avril 2012

Semaine spéciale "Chuck" (partie 3) : Josh Schwartz et Chris Fedak, le surdoué et le roi d'USC


Aujourd'hui, on va s'intéresser à ceux qui sont derrière l'InterSecret narratif de Chuck. Traduction : c'est l'heure de parler des créateurs. 

Dans une certaine mesure, le duo pourrait rappeler, dans son mode de fonctionnement, celui que formaient Steven Bochco et David Milch pour NYPD Blue. Le premier étant le grand nom qui donne de la crédibilité au projet; le second, celui qui le porte dans le temps.

Sauf que c'est un peu plus subtil que ça. Quand bien même l'implication directe dans l'écriture sera davantage portée par Fedak (qui a signé le Series Finale).

La patte Schwartz

Schwartz, c'est un peu l'enfant prodigue de la télé US. Créateur et showrunner d'un premier show à 26 ans (un record : pour info, Abrams avait 32 ans quand Felicity est arrivé à l'antenne), celui qui a imaginé The OC mais aussi Gossip Girl et Hart of Dixie est un boulimique d'histoires.

Fils d'un couple juif qui travaillait chez Hasbro à l'époque où l'entreprise lançait Transformers  et Mon Petit poney (ça ne s'invente pas: sa bio est sur Wikipedia), il réunit plusieurs qualités du showrunner moderne. Inventif, capable de mêler émotion, humour et suspense, Josh Schwartz possède surtout deux gros points forts.

D'abord il est définitivement le produit d'une génération. Jamais avide de clins d'oeil dans ses productions, on lui doit par exemple le choix de Scott Bakula pour jouer le père de Chuck. La raison: c'était un fan de Code Quantum - comme Fedak.

Des histoires pour 
le coeur... et les oreilles

Ensuite, véritable mordu de musique qui aime garder la main sur la BO de ses séries (un peu comme Tarantino le fait avec ses films), Schwartz sait surtout produire des shows efficaces. Et ça qu'on aime ou pas les aventures de petites filles riches en Californie ou à New York.

L'histoire est parfois (allez, disons souvent) bateau dans Gossip Girl ? Overzetop, comme dans la saison 2 de The OC ? Schwartz s'attache pourtant toujours à privilégier la véracité des émotions pour accrocher le public. Quitte à corriger le tir en chemin. Ca passe par le coeur, par les oreilles, pas toujours par la tête diront certains... mais ça marche auprès de pas mal de téléspectateurs.

Fedak, mordu de thrillers

Dans l'aventure Chuck, il y a Schwartz mais il y a aussi Fedak. "Le roi Fedak" comme son complice le surnomme dans une interview accordée à Alan Sepinwall au moment d'évoquer la fin de l'histoire de l'agent Charles Bartowski / Charles Carmichael.

Tous les deux se sont rencontrés à USC, l'University of Southern California. A l'époque, Fedak, plus âgé, bénéficiait d'une certaine aura auprès des  plus jeunes, comme Schwartz.

Les deux gars sont restés régulièrement en contact jusqu'au jour où Fedak est venu rendre visite au jeune producteur sur le plateau de tournage de The OC.

Il lui parle alors de son projet de série : un show d'espionnage au ton singulier. Sans le savoir, Chuck est en train de naître autour d'une tasse de café...


Chuck, la fusion de deux imaginaires

"A ce moment-là je regardais la deuxième saison de The Office, explique Fedak dans une interview que l'on peut en partie lire sur le site Chuck France. Mais ce que j’aimais écrire c’était des trucs d’action : 24, Alias. C’est mon obsession, mais j’aime la comédie aussi. Et j’ai commencé à me demander ce qui arriverait si Jack Bauer débarquait dans The Office, et embarquait Jim dans une sorte d’aventure".

"Quand il m'a présenté son projet, explique de son coté Schwartz dans une interview pour Popgurls.com, je me suis dit qu'il y avait un vrai potentiel pour en faire quelque chose de vraiment marrant.
Lui pensait plus à quelque chose qui lorgnait du côté du thriller. Chuck, c'est vraiment la fusion de nos deux sensibilités. Et c'est surtout devenu une très chouette collaboration".

On parlait hier de Chuck comme d'un mélange des genres assez singulier ? Clairement, il prend sa source dans la rencontre même de ses créateurs...

Bien à vous,
Benny

mardi 10 avril 2012

Semaine spéciale "Chuck" (partie 2) : la saison 2, l'âge d'or ?

On continue cette semaine dédiée à la bande du Buy More, en revenant sur la deuxième saison du show de Josh Schwartz et Chris Fedak (puisque la saison a été chroniquée par ici).

Si je parle - un peu de manière provocante - d'un âge d'or de la série, c'est d'abord parce que c'est à cette époque que Chuck, porté par des chiffres encourageants en 2007/2008, bénéficie des budgets les plus confortables. Mais aussi parce que c'est sans doute à ce moment-là que le concept initial est exploité le plus directement.


Un équilibre malin

Pendant 22 épisodes, le principe de l'espion malgré lui est exploité de manière assez fraîche, dynamique. A mesure que les aventures s'enchaînent, le trio Chuck-Sarah-Casey se solidifie et la personnalité de chacun gagne en densité.

Si la série a des moyens, elle ne les perd pas en multipliant les prouesses techniques (même si les scènes de combat sont pleines d'énergie - il suffit de revoir le combat entre Sarah et Heather Chandler dans l'épisode 4, Promo 98, pour s'en convaincre). Elle les utilise surtout pour attirer de jolies guests star avec notamment John Laroquette et Melinda Clarke (épisode 2 : Opération séduction), qui servent des scripts efficaces.

Surtout, le show confirme sa thématique poupée gigogne... et développe vraiment sa spécificité. 


Une avancée sur trois plans

Si vous avez la curiosité de lire ce qu'on écrit sur Chuck sur les sites consacrés aux séries (au hasard, celui d'Allociné), vous constaterez que beaucoup de critiques plutôt élogieuses commencent par une formule du style "Bon, c'est vrai c'est pas très original mais..."

En fait, Schwartz et Fedak se sont complètement emparés d'une phrase d'un scénariste et consultant qui a aussi écrit des bouquins : Jean-Marie Roth. Dans L'écriture de scénario, Roth glisse au détour d'un chapitre "Tout a été déjà écrit... mais pas par vous".

C'est donc en reprenant les codes de la série d'espionnage, de la comédie romantique et de la série de geeks que les créateurs de Chuck ont façonné l'ADN narratif de leur show. L'entreprise était périlleuse, elle ne satisfait pas toujours tout le monde sur tous les plans... mais elle reste efficace.

Il faut dire que les aventures d'espion de Chuck sont divertissantes, que le rapprochement de Chuck et Sarah est très bien géré (il faut dire que Schwartz a du savoir-faire) et que les pérégrinations de Jeff, Lester et Big Mike se développent avec plus ou moins de bonheur (ça marche très bien dans l'épisode 5, Champion du Monde; c'est moins le cas quand Morgan veut s'approprier une DeLorean).


Le fait est là : l'ensemble tient la route. Et il fonctionne à plein régime dans des épisodes comme Chuck et son ex (où le héros retrouve Jill, celle qui lui a brisé le coeur), mais surtout Intersecret Story (qui secoue la traditionnelle histoire de la prise d'otage) ou encore dans les trois derniers épisodes de la saison. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'équilibre est évident entre ces trois pans narratifs.

Jusqu'au bout

Pour le coup, on n'est plus dans le guilty pleasure mais bel et bien dans l'hommage intelligent et rythmé de trois genres distincts. C'est ce qui explique que l'on n'est pas franchement dans le détournement jubilatoire de la culture geek que j'appelais de mes voeux à la fin de la première saison. Mais on s'en fiche un peu : les clins d'oeil restent sympa et nourrissent un ensemble qui n'est pas dénué d'ambition.

La preuve, c'est qu'un ultime twist annonce pour la saison suivante un tournant assez fort dans la carrière contrariée d'espion de Chuck Bartowski. C'aurait pu être franchement dangereux et contre toute attente, c'est plutôt salutaire : Chuck ne pouvait pas rester 90 épisodes à faire semblant d'attendre dans une voiture que Casey et Sarah sortent les gros flingues.

Le concept évolue alors en saison 3... On en reparlera mais le constat est évident : c'est dans la saison 2 que le principe de base de la série est exploité à fond. Avant de glisser vers autre chose, sensiblement et intelligemment.

Bien à vous,
Benny

lundi 9 avril 2012

Semaine spéciale "Chuck" (partie 1) : L'InstantMusique #9, "Short Skirt / Long Jacket" (Cake)

Cela fait un petit moment que je n'ai pas proposé sur ce blog une série thématique de posts. Si on excepte les groupes de posts consacrés aux fins d'année, cela date de mon analyse en deux temps de la première saison de In Treatment (ça se passait et ).

Aujourd'hui (et plus largement cette semaine), je remets ça avec une série pour laquelle mon affection ne cesse de grandir... ce qui n'est pas sans me surprendre.

Car, oui : plus le temps passe, plus je me fais et me refais des épisodes de Chuck, plus je me dis que cette série possède des qualités qui méritent d'être un peu mieux connues.


Un titre qui résonne dans les têtes

Je profite donc très opportunément de l'arrivée de la saison 4 de Chuck en prime time sur NT1 (c'était samedi dernier : et avec quatre épisodes, le show de Josh Schwartz a doublé l'audience de la chaîne de la TNT) pour lancer ce lundi une Semaine spéciale Chuck.

Et ça commence avec un "hommage" à la chanson qui sert de générique aux aventures de l'espion du Buy More, signée par le groupe californien Cake.

Connu en France pour des titres comme The Distance et une reprise géniale de I will survive (une des mes chansons cultes !), le groupe emmené par John McCrea a continué un joli bout de chemin dans les années 2000, notamment avec l'album Comfort Eagle.




C'est sur ce quatrième épisode des aventures de Cake que Josh Schwartz et sa bande sont allés chercher Long skirt / Short Jacket : un titre à la rythmique entêtante. Tellement entêtante qu'il suffit de la faire écouter à des passants et de filmer leurs réactions pour en faire un clip.

Une idée amusante qui fonctionne vraiment bien. Mention spéciale au petit gars à casquette, Robert L. Clarke, qui est bien dedans. La preuve ci-dessus.

Bien à vous,
Benny

jeudi 5 avril 2012

L'InstantMusique #8 : "Baltimore's fireflies" (Woodkid)

Une claque. Un bijou d'équilibre, à la fois fragile et puissant. Virevoltant et profond. C'est ce que vous découvrirez si vous vous procurez l'EP Iron de Woodkid.

Derrière ce pseudo, on retrouve un Français. Yoann Lemoine est musicien, chanteur et réalisateur. Installé derrière la caméra lors du tournage de clips de Katy Perry (Teenage Dream) ou encore Taylor Swift (Back to December), ce touche-à-tout qui se rapproche de la trentaine est aussi le réalisateur de Born To Die, de Lana Del Rey.

Il prépare actuellement son premier album, intitulé The Golden Age. Si le reste est aussi brillant que ce titre (et s'il ne s'enferme pas trop dans un même rythme), sa sortie risque de faire beaucoup parler.



On dit que les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés : la vidéo ci-dessus, un peu tristounette, a tendance à le confirmer (mais c'est la seule que j'ai trouvée dans laquelle la force du titre ressort pleinement). Espérons qu'un vrai clip sortira un jour...

Bien à vous,
Benny

lundi 2 avril 2012

"The Newsroom" : Deux minutes de Sorkin et (déjà) plein de commentaires

Deux minutes et sept secondes. Une vidéo qui tourne, tourne et tourne encore sur YouTube, sur les réseaux sociaux, les blogs et les sites d'info.


En diffusant le premier trailer de la prochaine série du créateur de Sports Night, The West Wing et Studio 60 juste avant le retour de Games of Throne, les exécutifs de HBO savaient qu'ils frapperaient fort.

Pas manqué. Depuis quelques heures, sur la Toile, les articles se multiplient pour évoquer, étudier quand ce n'est pas disséquer les premières images d'un show très attendu.

Depuis sa sortie par la petite porte en 2007 (et l'échec de Studio 60 sur NBC), le retour sur le petit écran de l'auteur américain, oscarisé au ciné pour le script de The Social Network, est attendu. Presque autant par ceux qu'il agace que par ceux qui l'adorent.

Deux minutes et sept secondes. Et plein d'éléments qui offrent l'opportunités aux deux camps de rester sur ses positions. Parce que pour le meilleur (soyons confiants) ou pour le pire (c'est possible aussi), ça restera du Sorkin...



Voici les réflexions relevées en tournant (entre) les pages web...

Pour The Guardian, ces quelques images donneraient déjà une tournure plus pessimiste au ton de Sorkin. C'est difficile à voir comme ça mais peut-être qu'après avoir exploré la figure de l'anti-héros avec The Social Network, on va le voir décliner la formule en série...

La blogueuse Linda Holmes, pour NPR, met, elle, en avant qu'une fois encore, l'opposition entre l'art (enfin l'info) et le commerce devrait être au coeur de l'histoire. Sans que cela ne soit forcément une mauvaise nouvelle. Elle remarque que la lutte intérieure du héros entre son idéalisme et son caractère difficilement supportable sera également sur le devant de la scène.

Dans la même logique, du côté de Time, on s'est amusé à lister les éléments familiers de ce court extrait. Autrement dit, ce qui pourrait renvoyer au Sorkinverse. C'est plutôt ludique et ça ne porte pas vraiment de jugement à l'emporte pièce. Donc ce n'est de l'occupation de terrain soft.

Au final, que ce soit pour sourire ou grimacer en retrouvant certains marqueurs forts de l'écriture du scénariste, ce trailer est d'abord une invitation à attendre le mois de juin. Avec l'arrivée du show à l'antenne. Sans s'enflammer. Et sans pouvoir en deviner quoi que ce soit de vraiment décisif.

En fait, il n'y a qu'une chose de sûre aujourd'hui : quand on met côte à côte les mots "Sorkin" et "télé", ça fait toujours parler. Beaucoup parler.

Bien à vous,
Benny