samedi 2 août 2008

Le CD de juillet (*) : "Distance and time" (Fink)

Attention : gros, gros coup de cœur. Et vrai coup de bol, aussi. Ayant dû couvrir pendant plusieurs jours un festival dans le cadre de mon boulot, mes oreilles ont été amenées à écouter pas mal d’artistes dont je n’avais jamais entendu parler… et qui m’ont fait vibrer. A commencer par cet artiste anglais au parcours atypique.
A la base DJ, Fin Greenall s’est un jour retrouvé derrière un micro pour redécouvrir la musique sous un jour nouveau. Des platines aux cordes de guitare, il y a sans doute un peu plus que quelques pas mais Fink a fait le chemin avec une facilité bluffante. Reconverti dans un répertoire folk intimiste, le garçon est un étonnant songwriter. Un de ceux qui a su préserver le souvenir des émotions de l’adolescence (vous savez, celles qui sont neuves, parfois violentes...) pour mêler les mots et les mélodies.

L'autre aventure intérieure

Chez lui, tout paraît simple, très épuré : This is the thing, Blueberry pancakes, Make it good, Little blue mailbox ne sont pas des chansons particulièrement sophistiquées mais elles dégagent une sincérité, une puissance évocatrice rares. Un authentique tour de force porté par une voix soul qui résonne avec une singularité touchante.
Fink, c’est l’univers des cordes sensibles. Un périple plutôt blues, pas déprimant mais à coup sûr émouvant. Ne manquez pas le voyage.

Bien à vous,
Benny

(*) : oui, je suis à la bourre, c'est mal. Mais le concert de Fink avait lieu fin juillet. Et comme ça, je pourrais tricher et faire deux chroniques en août :p