jeudi 30 septembre 2010
"It's all in the game..."
Fin de l'interruption momentanée des programmes.
Je reviens. Enfin. Non pas que je n'avais rien à dire. Mais j'avais un peu la tête et l'énergie ailleurs. On va tâcher de rectifier ça, vite et bien.
Mais, pour l'heure, je suis encore en train de courir. je serai plus bavard dès ce week-end. Donc en attendant, un peu de musique...
Bien à vous,
Benny
lundi 30 août 2010
"Running Wilde" : Oh, my god, Gob Bluth strikes back !
Avec la rentrée, il y a une pelletée de nouveautés qui nous attendent dans les prochaines semaines du côté des States. NBC sort la grosse artillerie avec une sacrée refonte de sa grille des programmes, l'automne sera marqué par l'arrivée de Broadwalk Empire de Terrence The Soprano Winter, et je suis très curieux (mais je ne suis pas le seul...) de voir ce que va donner l'association David Milch, Michael Mann et Dustin Hoffman pour Luck sur HBO.
Avant ça, avant ça... On a rendez-vous sur la Fox à le 21 septembre pour découvrir Running Wilde. L'histoire d'un couple très mal assorti: Steve Wilde et Emmy Kudabic. Il est riche, imbus de lui-même et plutôt insupportable. Elle n'a pas du tout le même style de vie ni les mêmes valeurs et elle doit faire face à ses avances. Rien de super follichon au départ, sauf que la série est imaginée par Mitchell Hurwitz, créateur d'Arested Development. Que Emmy Kudabic, c'est Keri Russell. Et surtout que Steve Wilde, c'est Will Arnett. L'ex Gob Bluth de la série évoquée plus haut. Et accessoirement l'un des types les plus drôles du XXIe siècle (et dont je trouve la voix géniale).
Alors oui, c'est la Fox qui diffuse le show (donc ça ne va pas durer longtemps). Oui, certains critiques US n'ont pas été emballés par le pilote. Mais moi, je m'en fiche. J'attends et je croise les doigts. Et je regarde ça aussi. En attendant...
Bien à vous,
Benny
Avant ça, avant ça... On a rendez-vous sur la Fox à le 21 septembre pour découvrir Running Wilde. L'histoire d'un couple très mal assorti: Steve Wilde et Emmy Kudabic. Il est riche, imbus de lui-même et plutôt insupportable. Elle n'a pas du tout le même style de vie ni les mêmes valeurs et elle doit faire face à ses avances. Rien de super follichon au départ, sauf que la série est imaginée par Mitchell Hurwitz, créateur d'Arested Development. Que Emmy Kudabic, c'est Keri Russell. Et surtout que Steve Wilde, c'est Will Arnett. L'ex Gob Bluth de la série évoquée plus haut. Et accessoirement l'un des types les plus drôles du XXIe siècle (et dont je trouve la voix géniale).
Alors oui, c'est la Fox qui diffuse le show (donc ça ne va pas durer longtemps). Oui, certains critiques US n'ont pas été emballés par le pilote. Mais moi, je m'en fiche. J'attends et je croise les doigts. Et je regarde ça aussi. En attendant...
Bien à vous,
Benny
samedi 28 août 2010
Un an déjà...
Dans la catégorie, "Vas-y, prends-toi le temps qui passe vite dans la tête", cela fait tout juste un an que je suis parti à New York et Baltimore. Dix jours hallucinants dont je ne suis pas vraiment revenu. Dix jours qui me laissent à penser que j'y retournerai un jour, forcément. Pas forcément l'an prochain mais dans quelques temps, oui c'est sûr. Même à Charm City parce que regarder The Wire, ça vous donne envie de remettre ça.
Ce n'est pas vraiment de la nostalgie : je fais plein de trucs cet été et si j'avais vraiment voulu, j'aurais pu remettre ça cette année. Mais oui, c'était très chouette.
Bon, en fait si : je suis un gars qui vire facilement à la nostalgie (en même temps, avec un titre pareil hein...). Mais ça ne m'empêche pas de penser à aujourd'hui. Ni à demain. Donc, c'est plutôt cool au final, ces souvenirs qui refont surface depuis ce matin. En attendant de partir en vadrouille la semaine prochaine.
Bien à vous,
Benny
Ce n'est pas vraiment de la nostalgie : je fais plein de trucs cet été et si j'avais vraiment voulu, j'aurais pu remettre ça cette année. Mais oui, c'était très chouette.
Bon, en fait si : je suis un gars qui vire facilement à la nostalgie (en même temps, avec un titre pareil hein...). Mais ça ne m'empêche pas de penser à aujourd'hui. Ni à demain. Donc, c'est plutôt cool au final, ces souvenirs qui refont surface depuis ce matin. En attendant de partir en vadrouille la semaine prochaine.
Bien à vous,
Benny
mardi 24 août 2010
"Castle", la comédie policière trop gentille
C'est LA nouveauté de l'été en France. Sur le hertzien comme ailleurs (ce qui prouve une fois encore la frilosité française ambiante). Castle d'Andrew Marlowe est la seule véritable innovation dans les grilles de programmes chez nous (bon, on peut rajouter Men in Trees sur France 4 si on est vraiment tatillon), et cette série me pose un vrai problème.
Ce n'est pas son pitch - qui est pourtant pour Arabesque ce que Pimp my ride est pour la kangoo de mon tonton Edmond : une jolie séance de tunning.
Ce n'est pas non plus son duo d'acteurs très attachant - Nathan Fillion s'en donne à coeur joie face à une très bonne Stana Katic.
Non, mon souci avec cette histoire de romancier qui enquête avec la police de New York pour retrouver l'inspiration, c'est que c'est un hommage minimaliste aux comédies romantico-policières des années 80 (Remington Steele et Clair de Lune en tête). Minimaliste étant un doux euphémisme pour fainéant et limité.
Un canevas classique...
Je m'explique : la série, dont les scripts rappellent en partie ceux de Life avec Damian Lewis et Sarah Shahi (et non pas Mentalist, comme se plaisent à l'affirmer bêtement de trop nombreux magazines télé), s'appuie sur 1/des crimes dont la découverte est plus ou moins surprenante et 2/un duo d'enquêteurs antinomiques. Avec Castle, le duo Beckett/Castle fonctionne à 100% sur la tension sexuelle qui existent entre ces deux personnages. Les meilleurs moments, les meilleurs répliques sont celles que se balancent plus ou moins froidement cet homme et cette femme. Comme dans toute comédie policière bien calibrée.
Mais une vraie série de ce genre, ce n'est pas que ça : ce sont des seconds rôles qui servent le récit de manière efficace et divertissante. En prenant le contrepied des héros ou en apportant quelque chose d'inattendu, de surprenant. Et c'est là que le bat blesse. Castle, c'est une série sans surprise. La vie familiale de Rick Castle est gentillette, avec une mère artiste qui refuse de raccrocher et une fille plus que modèle.
Mais elle est hyper prévisible.
... mais incapable de surprendre
Le duo d'enquêteurs qui travaille avec Beckett et Castle, Esposito et Ryan, est d'une fadeur absolue. On sait qu'ils sont des outils pour éviter au récit de trop pédaler dans la choucroute et... ça se voit terriblement.
C'est ce qui fait que, pour moi, Castle est une fausse bonne série. Je la regarde, j'adore - encore une fois - les échanges entre les deux personnages principaux (qui sont, heureusement, régulièrement réjouissants) mais le reste du temps, mieux vaut que je n'ai pas un magazine à proximité de mon fauteuil parce que sinon, je vais plonger dedans.
S'ils avaient été vraiment audacieux, les producteurs de ce show auraient assumé leurs influences et auraient pu jouer avec le côté très carré de l'exercice (en dynamitant le traditionnel exercice du triangle amoureux qui dure le temps d'un épisode, en jouant sur le fait que dès qu'ils coucheront ensemble, Beckett et Castle n'intéresseront personne...) mais pour l'instant, on n'en prend pas trop le chemin.
Et ça repose - encore une fois (bis) - la question de l'inspiration des créatifs US pour les networks : si Castle, c'est le vent de fraîcheur de la fin des années 2000 (on décrit la série comme un joli hit outre-Atlantique), on se dit que HBO, AMC, FX et même Showtime ont une confortable marge de manoeuvre. Moi je n'ai qu'un mot : dommage.
Bien à vous,
Benny
Ce n'est pas son pitch - qui est pourtant pour Arabesque ce que Pimp my ride est pour la kangoo de mon tonton Edmond : une jolie séance de tunning.
Ce n'est pas non plus son duo d'acteurs très attachant - Nathan Fillion s'en donne à coeur joie face à une très bonne Stana Katic.
Non, mon souci avec cette histoire de romancier qui enquête avec la police de New York pour retrouver l'inspiration, c'est que c'est un hommage minimaliste aux comédies romantico-policières des années 80 (Remington Steele et Clair de Lune en tête). Minimaliste étant un doux euphémisme pour fainéant et limité.
Un canevas classique...
Je m'explique : la série, dont les scripts rappellent en partie ceux de Life avec Damian Lewis et Sarah Shahi (et non pas Mentalist, comme se plaisent à l'affirmer bêtement de trop nombreux magazines télé), s'appuie sur 1/des crimes dont la découverte est plus ou moins surprenante et 2/un duo d'enquêteurs antinomiques. Avec Castle, le duo Beckett/Castle fonctionne à 100% sur la tension sexuelle qui existent entre ces deux personnages. Les meilleurs moments, les meilleurs répliques sont celles que se balancent plus ou moins froidement cet homme et cette femme. Comme dans toute comédie policière bien calibrée.
Mais une vraie série de ce genre, ce n'est pas que ça : ce sont des seconds rôles qui servent le récit de manière efficace et divertissante. En prenant le contrepied des héros ou en apportant quelque chose d'inattendu, de surprenant. Et c'est là que le bat blesse. Castle, c'est une série sans surprise. La vie familiale de Rick Castle est gentillette, avec une mère artiste qui refuse de raccrocher et une fille plus que modèle.
Mais elle est hyper prévisible.
... mais incapable de surprendre
Le duo d'enquêteurs qui travaille avec Beckett et Castle, Esposito et Ryan, est d'une fadeur absolue. On sait qu'ils sont des outils pour éviter au récit de trop pédaler dans la choucroute et... ça se voit terriblement.
C'est ce qui fait que, pour moi, Castle est une fausse bonne série. Je la regarde, j'adore - encore une fois - les échanges entre les deux personnages principaux (qui sont, heureusement, régulièrement réjouissants) mais le reste du temps, mieux vaut que je n'ai pas un magazine à proximité de mon fauteuil parce que sinon, je vais plonger dedans.
S'ils avaient été vraiment audacieux, les producteurs de ce show auraient assumé leurs influences et auraient pu jouer avec le côté très carré de l'exercice (en dynamitant le traditionnel exercice du triangle amoureux qui dure le temps d'un épisode, en jouant sur le fait que dès qu'ils coucheront ensemble, Beckett et Castle n'intéresseront personne...) mais pour l'instant, on n'en prend pas trop le chemin.
Et ça repose - encore une fois (bis) - la question de l'inspiration des créatifs US pour les networks : si Castle, c'est le vent de fraîcheur de la fin des années 2000 (on décrit la série comme un joli hit outre-Atlantique), on se dit que HBO, AMC, FX et même Showtime ont une confortable marge de manoeuvre. Moi je n'ai qu'un mot : dommage.
Bien à vous,
Benny
dimanche 22 août 2010
Titus Welliver, la classe au second plan
Reparlons de Deadwood, tiens. Avant d'en venir (bientôt) à la critique de la saison 2, je me suis fait la réflexion que la série compte un très, très grand nombre de gueules du petit écran US dans ses rangs. Ces visages qu'on voit passer d'une série à l'autre sans qu'ils ne restent bien longtemps au même endroit... mais qui retiennent toujours l'attention par la qualité de leurs prestations.
Une gueule incontournable
Dans la série de David Milch, on en voit passer un joli paquet : Sarah Paulson (American Gothic, Studio 60), Garrett Dillahunt (The Sarah Connor's chronicles, Life, Urgences...), Brad Dourif (Millenium, toute la saga des Chucky au ciné) et il y a lui. Titus Welliver, acteur qui squatte nos petits écrans depuis bientôt 20 ans, qui enchaine les belles prestations sans jamais être sur le devant de la scène ou presque. Et hier soir, je ne sais pas pourquoi mais je me suis dit que c'était quand même surprenant.
Non parce que c'est vrai, quoi : partout où il est passé, des séries de Steven Bochco (Brooklyn South, Murder One, NYPD Blue), à celles de Dick Wolf (Law & Order, Law & Order : SVU) en passant par l'univers de John Wells (Third Watch), Welliver est allé partout, et surtout il s'est distingué à chaque fois. Et il continue en incarnant des personnages de séries toutes récentes (Kyle Hollis, le tueur que Charlie Crews poursuit dans Life, c'est lui), il fait vraiment partie de ses gars qui s'en sortent toujours admirablement. Dans le registre du bon gars comme du beau salaud. Il n' y a guère que dans les rôles qui n'ont rien d'humain qu'il ne parvient pas à vraiment convaincre. En même temps, pour le rôle de l'homme en noir de Lost, le double de Jacob, il fait ce qu'il peut avec pas grand'chose...
Son plus grand rôle,
c'est dans une série à redécouvrir
A bientôt 50 ans, Welliver a surtout commencé à faire parler de lui en France avec Brooklyn South de Steven Bochco. C'était à la fin des années 90, il prêtait ses traits à l'officier Jack Lowery et il a toujours tenu une place de choix dans les castings des séries de Milch et du créateur de Hill Street Blues. C'est pourtant en travaillant avec Barry Levinson qu'il va décrocher son plus beau rôle, entre ombre et lumières.C'était en 2000, c'était avec Falcone : une série qui avait pour acteur principal un des comédiens maudits des 90's et de la décennie suivante, Jason Gedrick (Murder one, EZ Streets, Boomtown).
Dans Falcone, Welliver est Santino Sonny Boy Napoli : un mafieux dont le père a été abattu sous ses yeux quand il était gosse parce qu'il avait balancé d'autres criminels. Sonny Boy a, depuis, pris des responsabilités dans le milieu, mais les têtes de pont du réseau continuent de se méfier de lui. Et quand un de ses hommes de main, ami d'enfance, fait une grave erreur, c'est à lui de faire le ménage.
Si ce n'est pas forcément The Sopranos, Falcone est une courte réussite (huit épisodes) grâce à lui. Titus crève en effet dans ce rôle tourmenté et tout en nuances. Alors en attendant de le voir à l'oeuvre dans The Good Wife, on peut toujours revoir cette adaptation télé de Donnie Brasco. En se disant que le meilleur est peut-être à venir.
Moi, en tout cas, en le regardant incarner Silas Adams aux côtés de la magique Sarah Paulson dans Deadwood, je ne peux pas m'empêcher de me demander quand est-ce qu'il tiendra un vrai premier rôle. Tout le monde attend - à raison - Garrett Dillahunt dans ce genre d'exercice... Mais Welliver mérite lui aussi de briller un peu plus, ailleurs qu'au second plan en tout cas.
Et sinon, vous, vous avez un second rôle TV que vous aimez plus particulièrement ?
Bien à vous,
Benny
Une gueule incontournable
Dans la série de David Milch, on en voit passer un joli paquet : Sarah Paulson (American Gothic, Studio 60), Garrett Dillahunt (The Sarah Connor's chronicles, Life, Urgences...), Brad Dourif (Millenium, toute la saga des Chucky au ciné) et il y a lui. Titus Welliver, acteur qui squatte nos petits écrans depuis bientôt 20 ans, qui enchaine les belles prestations sans jamais être sur le devant de la scène ou presque. Et hier soir, je ne sais pas pourquoi mais je me suis dit que c'était quand même surprenant.
Non parce que c'est vrai, quoi : partout où il est passé, des séries de Steven Bochco (Brooklyn South, Murder One, NYPD Blue), à celles de Dick Wolf (Law & Order, Law & Order : SVU) en passant par l'univers de John Wells (Third Watch), Welliver est allé partout, et surtout il s'est distingué à chaque fois. Et il continue en incarnant des personnages de séries toutes récentes (Kyle Hollis, le tueur que Charlie Crews poursuit dans Life, c'est lui), il fait vraiment partie de ses gars qui s'en sortent toujours admirablement. Dans le registre du bon gars comme du beau salaud. Il n' y a guère que dans les rôles qui n'ont rien d'humain qu'il ne parvient pas à vraiment convaincre. En même temps, pour le rôle de l'homme en noir de Lost, le double de Jacob, il fait ce qu'il peut avec pas grand'chose...
Son plus grand rôle,
c'est dans une série à redécouvrir
A bientôt 50 ans, Welliver a surtout commencé à faire parler de lui en France avec Brooklyn South de Steven Bochco. C'était à la fin des années 90, il prêtait ses traits à l'officier Jack Lowery et il a toujours tenu une place de choix dans les castings des séries de Milch et du créateur de Hill Street Blues. C'est pourtant en travaillant avec Barry Levinson qu'il va décrocher son plus beau rôle, entre ombre et lumières.C'était en 2000, c'était avec Falcone : une série qui avait pour acteur principal un des comédiens maudits des 90's et de la décennie suivante, Jason Gedrick (Murder one, EZ Streets, Boomtown).
Dans Falcone, Welliver est Santino Sonny Boy Napoli : un mafieux dont le père a été abattu sous ses yeux quand il était gosse parce qu'il avait balancé d'autres criminels. Sonny Boy a, depuis, pris des responsabilités dans le milieu, mais les têtes de pont du réseau continuent de se méfier de lui. Et quand un de ses hommes de main, ami d'enfance, fait une grave erreur, c'est à lui de faire le ménage.
Si ce n'est pas forcément The Sopranos, Falcone est une courte réussite (huit épisodes) grâce à lui. Titus crève en effet dans ce rôle tourmenté et tout en nuances. Alors en attendant de le voir à l'oeuvre dans The Good Wife, on peut toujours revoir cette adaptation télé de Donnie Brasco. En se disant que le meilleur est peut-être à venir.
Moi, en tout cas, en le regardant incarner Silas Adams aux côtés de la magique Sarah Paulson dans Deadwood, je ne peux pas m'empêcher de me demander quand est-ce qu'il tiendra un vrai premier rôle. Tout le monde attend - à raison - Garrett Dillahunt dans ce genre d'exercice... Mais Welliver mérite lui aussi de briller un peu plus, ailleurs qu'au second plan en tout cas.
Et sinon, vous, vous avez un second rôle TV que vous aimez plus particulièrement ?
Bien à vous,
Benny
samedi 21 août 2010
Vracorama d'été (la revanche des réflexions volantes)
Les gens, je suis bien. Bien dans mon short, bien dans mes vacances, bien dans mes projets : c'est le pied.
Après dix jours passés à la maison familiale à recharger les accus, je reviens tout juste de ma première escapade estivale. Deux jours chez un de mes meilleurs amis à visiter sa ville sous le soleil et à parler de nos parcours respectifs. Deux jours à parler bilan et avenir et c'était très très chouette.
Je ne sais pas comment ça se passe chez vous (pour ceux qui bossent en tout cas : j'imagine que c'est plus compliqué pour ceux qui cherchent un job), mais le taf à la BennyCorp étant quand même très accaparant, il me faut toujours plusieurs jours pour me "désintoxiquer" des réflexes et réflexions du boulot... et ce périple m'a grandement aidé. A un point tel que je me dis que j'aurais peut-être dû partir tout de suite au début des vacances. Enfin, bon, c'est pas bien gênant : j'ai bien rechargé et j'ai encore des destinations en vue. La prochaine ? Sans doute Paris.
Orgie de DVD et livres au soleil
En attendant, j'ai retrouvé avec plaisir le bonheur des lecteurs. En ce moment, je suis plongé dans Comment je n'ai pas rencontré Britney Spears d'Elise Costa. Les prémices sont très bons, on en reparlera. Avant que je ne me plonge peut-être dans un roman de George Pelecanos, Un jour en mai, tout juste acheté.
Et sinon ? Sinon, je regarde la saison 2 de Deadwood (pour l'heure un vrai bonheur, ces retrouvailles), la saison 4 de The Shield (avec des débuts super sombres je trouve, surtout dans le thème des enquêtes) et la saison 1 de La Loi de Los Angeles (je suis reparti pour une intégrale, je pense. Et ce cycle/revival est un vrai regal. Dire que ça date de presque 25 ans...). Sans oublier le truc qui me bluffe le plus en ce moment : la saison 1 de The Wire.
Tout ça entre des séances de sport, des sorties et des sessions de travail sur ordi.
Franchement, là, elle est belle la vie.
Bien à vous,
Benny
Après dix jours passés à la maison familiale à recharger les accus, je reviens tout juste de ma première escapade estivale. Deux jours chez un de mes meilleurs amis à visiter sa ville sous le soleil et à parler de nos parcours respectifs. Deux jours à parler bilan et avenir et c'était très très chouette.
Je ne sais pas comment ça se passe chez vous (pour ceux qui bossent en tout cas : j'imagine que c'est plus compliqué pour ceux qui cherchent un job), mais le taf à la BennyCorp étant quand même très accaparant, il me faut toujours plusieurs jours pour me "désintoxiquer" des réflexes et réflexions du boulot... et ce périple m'a grandement aidé. A un point tel que je me dis que j'aurais peut-être dû partir tout de suite au début des vacances. Enfin, bon, c'est pas bien gênant : j'ai bien rechargé et j'ai encore des destinations en vue. La prochaine ? Sans doute Paris.
Orgie de DVD et livres au soleil
En attendant, j'ai retrouvé avec plaisir le bonheur des lecteurs. En ce moment, je suis plongé dans Comment je n'ai pas rencontré Britney Spears d'Elise Costa. Les prémices sont très bons, on en reparlera. Avant que je ne me plonge peut-être dans un roman de George Pelecanos, Un jour en mai, tout juste acheté.
Et sinon ? Sinon, je regarde la saison 2 de Deadwood (pour l'heure un vrai bonheur, ces retrouvailles), la saison 4 de The Shield (avec des débuts super sombres je trouve, surtout dans le thème des enquêtes) et la saison 1 de La Loi de Los Angeles (je suis reparti pour une intégrale, je pense. Et ce cycle/revival est un vrai regal. Dire que ça date de presque 25 ans...). Sans oublier le truc qui me bluffe le plus en ce moment : la saison 1 de The Wire.
Tout ça entre des séances de sport, des sorties et des sessions de travail sur ordi.
Franchement, là, elle est belle la vie.
Bien à vous,
Benny
mercredi 18 août 2010
"Six Feet Under" (saison 2) : Le menteur, la pute et tous leurs amis
Back to LA. On avait laissé la famille Fisher peu après que David (le fils cadet) a fait son coming out à sa mère, après l'internement de Billy, le frère de Brenda, et surtout, juste après que Nate, le fils aîné, a appris qu'il était atteint d'une Malformation arterio-veineuse (MAV) potentiellement mortelle. Une conclusion magistrale au terme d'une saison inaugurale martelant épisode après épisode que la mort, le deuil, est là pour donner un sens à la vie.
Quand être et paraître s'équilibrent...
Portée par le dynamisme de son récit à entrées multiples (Six Feet Under est un ensemble show remarquablement équilibré : les noms qui défilent au générique de début ont tous une place vraiment importante dans le récit. Il n'y a, ici, pas de faire-valoir), le show d'Alan Ball met sans doute le personnage de Nate un peu plus en avant cette saison. Durant la première année, la pierre angulaire des scripts, c'était plutôt David. Avec ce personnage tiraillé entre sa foi et son homosexualité, et plus globalement entre son image et ses aspirations, le futur créateur de True Blood posait au coeur de son histoire une idée forte : les personnages de Six Feet Under bataillent constamment entre leurs désirs les plus profonds (quitte à ce qu'ils soient absurdes) et le poids du contexte.
Fondamentalement, ce n'est pas quelque chose de foncièrement original (on peut même dire qu'un trèèèès grand pourcentage de shows jouent là-dessus) mais Six Feet Under est sans doute la série où l'équilibre entre être et paraître est instauré avec force. On est loin par exemple de The Wire où la prééminence du système et des institutions dominent l'ensemble, écrasent tout le reste : ici, on est dans un étonnant soap sous acides, avec des personnages parfois franchement borderline.
Confronté à sa propre mort, Nate va aussi se retrouver face à ses contradictions et tous les arrangements qu'il a fait avec sa conscience. Notamment en se rendant à Seattle où il retrouvera Lisa, une fille dingue de lui, et en abordant une multitude de questions en lien avec l'après. Ce sera aussi l'occasion pour lui de croiser Ari, une femme rabbin interprété par la gracieuse Molly Parker, qui démontre que quand elle n'incarne pas Alma Garret dans Deadwood, elle reste une actrice au charme assez unique.
Le malaise Chenowith
Brenda, elle, est confrontée à son propre malaise à mesure qu'elle se dirige vers une "vie rangée" avec Nate. On pouvait penser que la présence de Billy dans sa vie constituait l'essentiel de son côté sombre et imprévisible. Cette saison 2 démontre qu'il n'en est rien et que son personnage est décidément très complexe.
A titre personnel, j'ai du mal avec Brenda Chenowith. J'ignore si c'est le personnage ou si c'est le jeu de Rachel Griffiths mais le fait est que parmi tous les personnages barrés du show, c'est la petite amie de Nate qui décroche la timbale. Et que c'est sans doute un ensemble de choses qui crée le rapport d'attraction/répulsion pour cette drôle de jeune femme. A un point tel que malgré toutes ses caractéristiques (ses choix à la cohérence douteuse, son attitude globale, sa froideur intrinsèque), j'ai quand même envie de voir ce qu'il va advenir d'elle.
Claire is magic...
Les autres poursuivent, de loin en loin, leur chemin : David forme un mignon petit couple gay quand bien même la vie avec son compagnon avant que les choses ne se compliquent salement; Ruth continue de casser peu à peu l'image austère (et la vie qui va avec) qui est la sienne; Rico est confronté à son homophobie alors que Claire poursuit sa quête d'identité. Drôle, émouvante, parfois paumée, la benjamine Fisher est un grand personnage. C'est sans doute l'adolescente la plus intéressante que l'on ait suivi à la TV depuis Angela Chase (My So Called Life) et Jessie Sammler (Once & Again) et la voir grandir est une jolie expérience de télespectateur. A un point tel que l'on a vraiment envie de voir la suite...
Bien à vous,
Benny
Quand être et paraître s'équilibrent...
Portée par le dynamisme de son récit à entrées multiples (Six Feet Under est un ensemble show remarquablement équilibré : les noms qui défilent au générique de début ont tous une place vraiment importante dans le récit. Il n'y a, ici, pas de faire-valoir), le show d'Alan Ball met sans doute le personnage de Nate un peu plus en avant cette saison. Durant la première année, la pierre angulaire des scripts, c'était plutôt David. Avec ce personnage tiraillé entre sa foi et son homosexualité, et plus globalement entre son image et ses aspirations, le futur créateur de True Blood posait au coeur de son histoire une idée forte : les personnages de Six Feet Under bataillent constamment entre leurs désirs les plus profonds (quitte à ce qu'ils soient absurdes) et le poids du contexte.
Fondamentalement, ce n'est pas quelque chose de foncièrement original (on peut même dire qu'un trèèèès grand pourcentage de shows jouent là-dessus) mais Six Feet Under est sans doute la série où l'équilibre entre être et paraître est instauré avec force. On est loin par exemple de The Wire où la prééminence du système et des institutions dominent l'ensemble, écrasent tout le reste : ici, on est dans un étonnant soap sous acides, avec des personnages parfois franchement borderline.
Confronté à sa propre mort, Nate va aussi se retrouver face à ses contradictions et tous les arrangements qu'il a fait avec sa conscience. Notamment en se rendant à Seattle où il retrouvera Lisa, une fille dingue de lui, et en abordant une multitude de questions en lien avec l'après. Ce sera aussi l'occasion pour lui de croiser Ari, une femme rabbin interprété par la gracieuse Molly Parker, qui démontre que quand elle n'incarne pas Alma Garret dans Deadwood, elle reste une actrice au charme assez unique.
Le malaise Chenowith
Brenda, elle, est confrontée à son propre malaise à mesure qu'elle se dirige vers une "vie rangée" avec Nate. On pouvait penser que la présence de Billy dans sa vie constituait l'essentiel de son côté sombre et imprévisible. Cette saison 2 démontre qu'il n'en est rien et que son personnage est décidément très complexe.
A titre personnel, j'ai du mal avec Brenda Chenowith. J'ignore si c'est le personnage ou si c'est le jeu de Rachel Griffiths mais le fait est que parmi tous les personnages barrés du show, c'est la petite amie de Nate qui décroche la timbale. Et que c'est sans doute un ensemble de choses qui crée le rapport d'attraction/répulsion pour cette drôle de jeune femme. A un point tel que malgré toutes ses caractéristiques (ses choix à la cohérence douteuse, son attitude globale, sa froideur intrinsèque), j'ai quand même envie de voir ce qu'il va advenir d'elle.
Claire is magic...
Les autres poursuivent, de loin en loin, leur chemin : David forme un mignon petit couple gay quand bien même la vie avec son compagnon avant que les choses ne se compliquent salement; Ruth continue de casser peu à peu l'image austère (et la vie qui va avec) qui est la sienne; Rico est confronté à son homophobie alors que Claire poursuit sa quête d'identité. Drôle, émouvante, parfois paumée, la benjamine Fisher est un grand personnage. C'est sans doute l'adolescente la plus intéressante que l'on ait suivi à la TV depuis Angela Chase (My So Called Life) et Jessie Sammler (Once & Again) et la voir grandir est une jolie expérience de télespectateur. A un point tel que l'on a vraiment envie de voir la suite...
Bien à vous,
Benny
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